-
Compteur de contenus
11 894 -
Inscription
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Demsky
-
Des commentaires trop superficiels, de politiques en campagne, avec en plus une bonne dose de cynisme, aucun intérêt. Seul intérêt : le sondage
-
-
L’Allemagne du chancelier Schröder a fait passer au début des années 2000, une série de réformes néolibérales du marché du travail (les réformes dites "Hartz") qui ont à la fois fait des coupes sombres dans l’assurance-chômage et encouragé le développement des emplois précaires. Elles ont favorisé la création de mauvais emplois (des mini jobs, des jobs à 1 euro pour les chômeurs) dans les services, qui ont d’ailleurs contribué à détériorer les conditions d’emploi des femmes. Mais ces réformes ne sont pas pour grand-chose dans les bonnes performances de l’emploi du pays après la crise de 2008. Celles-ci sont surtout liées au modèle industriel du pays : d’abord au rôle des partenaires sociaux qui ont négocié un recours massif au chômage partiel pour protéger l’emploi industriel, puis à la reprise de la demande des pays émergents pour les productions allemandes (véhicules de luxe, machines-outils). Depuis, l’Allemagne est revenue sur ces réformes Hartz. Politiquement, elles avaient durablement éloigné les sociaux-démocrates de leur électorat. Économiquement, elles pesaient sur le pouvoir d’achat et la croissance. C'est finalement une conservatrice - Angela Merkel - qui a mené des réformes plus sociales. L'Allemagne a mis en place un salaire minimum, qui est aujourd’hui plus élevé que le Smic français, et a re-régulé les contrats de travail en CDD et l’intérim. On pourrait s’en inspirer. Alors que l'Allemagne a rétropédalé sur les réformes néolibérales, la France continue à avancer tête baissée sur ces réformes qui ont fait la preuve de leur nocivité. Mais ce n’est pas en s’attaquant aux chômeurs qu’on réduira le chômage. La réduction de la durée d’indemnisation a-t-elle fait ses preuves ailleurs ? On dispose d’évaluations des effets de la réduction des durées et des montants d’indemnisation, et ce dans plusieurs pays, y compris la France qui a mis en place en 1992 une allocation chômage dégressive (appelée Allocation unique dégressive). L’argument était déjà que cela allait accélérer le retour à l’emploi des chômeurs. Mais les évaluations n’ont pas montré d’effet sur le retour à l’emploi. Paradoxalement, elles constataient même un allongement des durées de chômage pour les cadres. C’est pourtant pour eux que la dégressivité des allocations a été récemment remise en place. Dans les autres pays, certaines évaluations ont suggéré un effet faible de la baisse des durées d’indemnisation sur le retour à l'emploi. Quelques évaluations ont suggéré que l’amélioration des taux d’emploi se payait par une baisse de la qualité des emplois retrouvés par les chômeurs. Nulle part la réduction des durées d’indemnisation n’a entraîné une baisse massive du chômage ou un retour au plein-emploi. La rapidité avec laquelle les chômeurs retrouvent un emploi dépend bien plus de la conjoncture, de la présence d’emplois à pourvoir, en quantité et en qualité. Par exemple, en France, jusque dans les années 1970, l'assurance-chômage était généreuse (avec des taux de remplacement du salaire et des durées d’indemnisation élevés), pourtant, les chômeurs retrouvaient rapidement un emploi. Le pays était au plein-emploi. Personne n'estimait alors nécessaire de réduire les durées de chômage pour accélérer le retour à l'emploi. L’assurance-chômage protège les chômeurs, elle n’est pas la cause du chômage. On est donc aujourd'hui sur une mésinterprétation des causes du chômage. Le gouvernement persiste à appliquer des recettes néolibérales qui n’ont pas fait leurs preuves, sinon pour appauvrir les chômeurs. L’assurance-chômage a pour fonction de soutenir le pouvoir d'achat des chômeurs et de garantir leur droit à un revenu convenable. Elle a aussi un rôle macroéconomique contracyclique, qui consiste à assurer aux chômeurs un relatif maintien de leur revenu pour soutenir la demande et la croissance. Préserver un système généreux d’assurance-chômage est essentiel pour soutenir le revenu de celles et ceux qui sont privés d’emploi, surtout en période d’inflation. C’est crucial pour amortir les crises économiques futures.
-
Vous avez aussi des cures d'austérité : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/argentine-le-licenciement-massif-de-fonctionnaires-se-poursuit/ar-BB1kIyRf?ocid=msedgntp&pc=LCTS&cvid=66c6cf02a5444107bc3550495017e6c9&ei=32 -
Une bonne petite pression fiscale à la suédoise, sans tabou, ne tente aucun entrepreneur ? Le classement des pays par importance relative des impôts de production reste inchangé pour cette édition 2023. La Suède reste le pays dont le poids des impôts de production est le plus élevé (en 9,9 % de PIB), ce qui s’explique toutefois par son rôle dans le financement du système social suédois. -
Que faites vous en Europe ou France ? -
Encore plus facile à dire : << ce seront à court terme des recettes suplplémentaires >> -
Du rock, du vrai, du truc qui pulse bien
Demsky a répondu à un(e) sujet de panda_en_kimono dans Musiques
-
Attentat à Moscou : "Ils ont été torturés…" Qui sont les quatre assaillants inculpés
Demsky a répondu à un(e) sujet de Pirene dans International
Il existe des plans sur la comète plus juteux & risqués. -
Sans parler de tous les << cas de figure >> : persona = << qui sonne de toutes parts >>
-
Attentat à Moscou : "Ils ont été torturés…" Qui sont les quatre assaillants inculpés
Demsky a répondu à un(e) sujet de Pirene dans International
C'est uniquement pour des raisons pratiques que la peine de mort est suspendue en Russie : la corruption, les règlements de comptes.. -
"Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou"
Demsky a répondu à un(e) sujet de querty dans Philosophie
Aucun problème avec son expérience de la certitude pour rester dans le sujet^^ ...ce physicien ET philosophe : Bernard d'Espagnat "pense pouvoir conjecturer" que la physique fondamentale ne saurait décrire fidèlement une quelconque "réalité en soi". La raison en est que les bases de la physique sont "anthropomorphiques", qu'elles mettent en jeu l'être humain de façon essentielle, que l'homme perçoit et construit la réalité à son image. Personne n'a réussi jusqu'à présent à remplacer les bases de la réalité au sens de la science physique par d'autres de façon convaincante. La position de Bernard d'Espagnat semble se rapprocher de celle de Kant : si ma perception du réel dépend de la configuration de mon entendement, il ne saurait y avoir de réalité en soi" ou du moins il est impossible d'accéder à une telle réalité. On ne peut jamais observer que des données sensibles, des data, des phénomènes et non des noumènes. Il en résulte que la science n'est pas le simple enregistrement du réel "tel qu'il est", mais une construction humaine. En d'autres termes, le sens du réel est "voilé". Bernard d'Espagnat utilise le terme "voilé", recouvert d'un voile qui rappelle la définition grecque de la vérité comme "dévoilement" (a-lethéia), mais selon lui le sens du réel ne pourra jamais être dévoilé. Le réel est et restera voilé parce que la vérité du réel n'est pas objective. La position de Bernard d'Espagnat semble se rapprocher de celle de Berkeley qui allait jusqu'à nier la réalité de termes telle que "matière", "substance" et même celle d'une réalité extérieure à l'esprit humain puisque "esse est percipi", "être, c'est être perçu", n'est réel que ce qui est perçu, nous ne pouvons connaître de la réalité que ce que nous en percevons. "Laissé à lui-même mon esprit tendrait, en de telle matière au "bon sens". Il tendrait à penser que les objets infiniment petits ou infiniment grands existent bien tel qu'on les voit ou bien tels que nous décrivent implicitement les nom génériques : molécules, atomes, particules... qui leur sont donnée dans les manuels" : Les objets décrits dans les manuels ne sont pas des objets réellement existants, des objets en soi, mais des constructions commodes de l'esprit, de l'imagination. Le "bon sens" est déçu par la physique qui est souvent contre intuitive. Les réalités que la physique quantique met en évidence sont totalement contraires à l'expérience ordinaire, par exemple qu'une particule puisse occuper deux positions différentes à la fois ou que deux particules puissent interagir à distance (*) ou qu'une même réalité comme la lumière puisse avoir deux propriétés contradictoires, ondulatoire et corpusculaire. Note : (*) Ce phénomène, également appelé "intrication quantique" décrit une situation où les particules peuvent rester reliées entre elles de telle sorte que les propriétés physiques de l’une affectent l’autre, quelle que soit la distance les séparant. Ce phénomène a été observé par le physicien Alain Aspect, physicien et universitaire français connu notamment pour avoir conduit le premier test concluant portant sur l'un des paradoxes fondamentaux de la mécanique quantique, le paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen. En 2022, il est colauréat du prix Nobel de physique aux côtés de John Clauser et Anton Zeilinger « pour les expériences avec des photons intriqués, établissant les violations des inégalités de Bell et ouvrant une voie pionnière vers l’informatique quantique ». Les données de la mécanique quantique bouleversent totalement nos repères et ne relèvent pas de notre expérience quotidienne. "A priori cette conception serait vraiment plus "raisonnable". Ainsi, par elle rendrait compte sans détour de l'accord de tout un chacun quant aux choses que nous voyons tous ; Je m'en détache avec réticence". Nous nous accordons tous sur les choses que nous voyons, sur les phénomènes, même si nous ne voyons pas "le réel en soi", sur la couleur rouge par exemple, à supposer que nous ne soyons pas daltoniens. Cette conception serait a priori plus raisonnable, a priori, indépendamment de son expérience en tant que physicien, mais Bernard d'Espagnat affirme s'en être détaché a posteriori, c'est-à-dire après avoir posé sur le réel un regard de physicien. La physique lui a appris a posteriori que la conception "chosiste" est fausse. La physique lui a appris la fausseté de la conception "chosiste" par un enchaînement compliqué de faits expérimentaux et de lois reliant ces faits, par exemple les lois qui établissent la corrélation statistique de la mécanique quantique. Si on conserve une conception "raisonnable" de objets, il est impossible de prédire des phénomènes incompatibles avec ceux qui sont observés en réalité. La physique quantique observe qu'un électron peut occuper plusieurs positions à la fois ou encore qu'on ne peut en même temps déterminer la position et la vitesse d'une particule. Si on conserve la position "raisonnable", celle du bon sens, on ne peut pas rendre rendre compte de ces phénomènes et les prédire. Je vais regarder... -
"Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou"
Demsky a répondu à un(e) sujet de querty dans Philosophie
Le Protagoras est le dialogue qui explique on ne peut plus clairement les règles du dialogue socratique. Il s'agit d'un entretien entre deux personnes, un questionnant et un répondant, dont les rôles peuvent être inversés au cours du dialogue, pourvu que cette inversion soit méthodiquement signalée et circonscrite sur un temps reconnu par chacun. Le dialogue consiste à répondre strictement à ce qui est demandé, sans refuser d'argumenter, sans se perdre dans de longs discours. Le dialogue ne nécessite pas d'arbitrage extérieur, car ce sont deux intelligences qui se mettent à l'épreuve, s'entretiennent entre elles. Enfin, l'interlocuteur doit s'investir sans restriction dans les positions qu'il soutient. L'accord doit être entier, libre, sincère et ne pas comporter d'accords de complaisance6. Et Socrate n'est pas si éloigné que ça de la connaissance de l’art, comme le prétend F.N. -
Du rock, du vrai, du truc qui pulse bien
Demsky a répondu à un(e) sujet de panda_en_kimono dans Musiques
-
"Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou"
Demsky a répondu à un(e) sujet de querty dans Philosophie
Toutes ? Pas que Nietzsche conçoit des arguments pour cerner l’attitude de Socrate vis-à-vis de la connaissance et de l’art. Comment une telle monstruosité pouvait-elle accéder à « la belle apparence », au beau, au Sublime ? Et de poursuivre en établissant une concordance entre sa hideur extérieure et intérieure : il est « nécessairement laid intérieurement » Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis : "Toute personne qui change d'avis est donc obligatoirement intelligente !!! Tout le monde change au moins d'avis sur une chose, même anodine, dans sa vie, donc on est tous intelligents. Ce qui me déplait dans ce proverbe, c'est le fait de généraliser... Il peut avoir des imbéciles qui changent d'avis et des intelligents qui ne le feront jamais, pas obligatoirement par bêtise, mais par intérêt..." -
"Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou"
Demsky a répondu à un(e) sujet de querty dans Philosophie
-
Iles d'Aran Surdité de la roche enseigne érodée un phare dans une lucarne les sanglots de la mer en ricochets glissent sur le silence des buveurs une pinte, deux pintes… molle continuité Calfeutrée devant la cheminée la vieille remet une tourbe claquant sa langue à chaque crépitement un gros nuage orphelin rejoint le troupeau éclaircie virale la lumière mousse drue Les mêmes gueules d’échoués dans le miroir éventré l’écho de la mer jusqu’à la nausée les filets roulés aux pieds du sel au coin des yeux un naufrage de mémoire Grégory Rateau, Conspiration du réel, 2022 Il fait beau aujourd'hui Il fait beau aujourd’hui on grille ça sent le hareng ça sent le malheur car ça va encore augmenter on va être des arêtes de crocodiles dans le désert des figues sèches presque carbonisées des patates attachées dans la casserole on va rêver de givre et de neige des corbeaux noirs sur blanc de glace au coca Les moustiques vont se charger de malaria les malheurs vont grandir partout et ça fait pas marrer Ils appellent ça le beau temps Brigitte Fontaine, Fatrasie Elle et Ile Ni Afrique ni Jusant ni Ponant, que le métis brise l’anneau de honte, que notre image rencontre notre visage. Ni noirs ni blancs ni jaunes. Ni cathédrale ni temple ni mosquée ni pagode, mais Saints de la même Bâtardise: L' île ! Édouard J. Maunick
-
Pour les haies l'idéal c'est de le faire à la fin de l'été.
