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Demsky

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Tout ce qui a été posté par Demsky

  1. A quoi servent les Républicains ( LR ) ? Il y a un risque que la monarchie revienne ?
  2. Faure fait naturellement l'objet de critiques à l'approche des élections mais au PS un courant anti NFP/LFI veut sa tête. A mon avis c'est quelqu'un de pris en tenaille, qui pratique beaucoup l'autocensure..
  3. Apparemment c'est la directrice de campagne de la tête de liste qui a burn-outé et qu'elle a remplacée, ou qu'elle a achevée
  4. La lâcheté du procédé n'engage pas que lui, simple fusible de Macron...
  5. Demsky

    Le nouveau gouvernement

    Macron, Lemaire, Dati ou... font surtout partie de la famille des rétro-pantouflards européens...
  6. C'est tout sauf français, but that 's yummy !...
  7. " La propriété accumulée " = " le trophée remporté par le guerrier " ( Veblen ) Quoique : [...] Le général allemand de la guerre mondiale Erich Ludendorff, qui écrivit en 1935 un traité sur la « guerre totale », était conscient qu’il s’agissait d’un processus dépassant largement le cadre militaire : « La guerre totale qui n’est pas l’affaire des forces armées, mais touche aussi la vie immédiate et l’âme (!) de chaque membre des peuples belligérants, n’était pas née uniquement de conditions politiques nouvelles. […] Depuis, la guerre totale a gagné en profondeur, tant au perfectionnement et à l’augmentation de l’aviation qui lance non seulement des bombes, mais aussi des tracts et des brochures de propagande sur les populations, qu’au perfectionnement et à l’augmentation des stations radiophoniques qui diffusent la propagande du côté de l’ennemi » Mais si le sens secret de cette « mobilisation totale » était finalement d’imposer les prétentions totalitaires de l’économie capitaliste, alors le « mouvement » politico-militaire de la première moitié du XXe siècle peut facilement être déchiffré comme une étape préliminaire et une transformation vers le déchaînement du « marché total » à partir de 1950. Les « bombes, mais aussi [les] tracts et [les] brochures » de Ludendorff sont devenus, dans les démocraties commerciales d’après-guerre, le déluge de feu ininterrompu de la publicité et le matraquage médiatique qui, comme envahissement visuel et sonore, s’empare de l’ensemble de l’espace public et revêt un caractère terroriste dans la mesure où nul ne peut échapper à ce bavardage incessant et à son intrusion scandaleuse. Ce qui est ici diffusé « du côté de l’ennemi » (et l’« ennemi », ce sont tous ceux qui sont en guerre permanente pour la clientèle, les emplois, les carrières, le prestige, etc. dans un monde complètement capitalisé) dépasse en tous points les débuts militaires de la « guerre totale » entre 1914 et 1945. Le concept de totalitarisme peut ainsi être interprété à rebours de l’idéologie de légitimation occidentale. C’est particulièrement frappant dans le cas d’un classique de la « théorie du totalitarisme », le livre de la philosophe américaine Hannah Arendt sur Les Origines du totalitarisme, publié en 1951. Elle écrit : « Rien ne caractérise mieux les mouvements totalitaires en général, et la gloire de leurs leaders en particulier, que la rapidité surprenante avec laquelle on les oublie et la facilité surprenante avec laquelle on les remplace. […] Cette précarité a sans aucun doute un rapport avec l'inconstance proverbiale des masses. […] Mais elle s'explique davantage par l'obsession du mouvement perpétuel du mouvement totalitaire qui reste au pouvoir aussi longtemps qu'il demeure en mouvement et met en mouvement tout ce qui l’entoure. […] S'il est vrai qu'il existe une personnalité ou une mentalité totalitaires, cette capacité d'adaptation et cette absence de continuité extraordinaires en sont assurément les caractéristiques principales » Hannah Arendt n’a ici à l’esprit que le côté politico-étatique du totalitarisme, c’est-à-dire les dictatures de l’entre-deux-guerres. Mais ce n’est qu’en apparence que la masse anonyme politico-militaire de la première moitié du siècle, mobilisée par les dictatures ou les formes démocratiques de transition, s’oppose au culte commercial tout aussi anonyme en tant que « consommateur » dans les démocraties d’après-guerre. Au contraire, l’une, la masse mobilisée dans les défilés, peut être comprise comme la mise en pratique de l’autre, l’individu consommateur isolé. L’individu démocratique « libre » de l’après-guerre n’est rien d’autre que l’« exemplaire » normalisé et modelé par la machine politico-militaire, qui n’a été relâché que pour être à la disposition de la marche commerciale ultérieure de la machine capitaliste mondiale. Dans sa fixation (compréhensible en 1951) sur les dictatures totalitaires d’État, Hannah Arendt ignore à quel point ses formulations sur l’essence du totalitarisme correspondent exactement au caractère du marché en voie de totalitarisation et donc à la démocratie occidentale elle-même. Car la « rapidité surprenante avec laquelle on les oublie », à quoi correspond-t-elle le mieux sinon aux conjonctures capitalistes, qui ne sont plus un développement humain, mais seulement le passage de contenus indifférents à travers le mouvement de l’argent ? La « facilité surprenante avec laquelle on les remplace », que nomme-t-on sinon la personnalité réduite à l’état d’objet de personne universellement interchangeable ? Qu’est-ce que l’« obsession du mouvement » sinon le capitalisme lui-même, qui, en tant que système de Ponzi économique, peut de se maintenir « aussi longtemps qu’il demeure en mouvement et met en mouvement tout ce qui l’entoure » ? Où cette « capacité d’adaptation » est-elle une plus grande vertu sinon dans l’économie de marché mondial démocratique, comme nous l’entendons à nouveau prêcher aujourd’hui par les chefs de file de l’« adaptation » permanente à un « changement structurel » aveugle ? Et enfin, qu’est-ce qui pourrait représenter une « absence de continuité » plus radicale sinon le marché universel sans histoire, qui accomplit son mouvement perpétuel dans une sorte de nirvana intemporel ? Cette correspondance devient encore plus claire lorsque Hannah Arendt cherche à saisir plus précisément la « loi du mouvement » du totalitarisme : « Derrière la prétention à la domination mondiale de tous les mouvements totalitaires se cache toujours la prétention de créer un genre humain qui incarnerait activement des lois qu’il ne pourrait autrement supporter que passivement, avec résistance et jamais complètement. La tranquillité macabre qui, selon la théorie classique, place la tyrannie sur le pays, […] reste aussi interdite aux pays totalitaires que la tranquillité en général. Bien que ses habitants soient privés de toute action qui relève de la libre spontanéité […], ils sont maintenus en perpétuel mouvement en tant que représentants du gigantesque processus surhumain de la nature ou de l’histoire qui les traverse à toute allure […] Dans ce sens, la terreur est en quelque sorte la « loi » qui ne peut être transgressée » Mais ce qui est dénoncé ici comme l’essence du totalitarisme n’est rien d’autre que l’essence du libéralisme lui-même. En effet, il s’agit des concepts phares de l’économie politique bourgeoise et de la philosophie des Lumières qui, dès l’origine, ont eu la prétention d’appliquer « les lois de la nature et de l’histoire » aux hommes. Et c’est le capitalisme devenu total qui prive les habitants de l’espace social où règne « toute action qui relève de la libre spontanéité », car toute activité dans cet espace est formatée axiomatiquement par l’impératif économique. Au moins aussi impitoyable que dans les dictatures totalitaires d’État, le marché mondial libre maintient les individus économisés « en perpétuel mouvement en tant que représentants du gigantesque processus surhumain », subissant les ruptures structurelles d’une dynamique de croissance aveugle qui « les traverse à toute allure » et que les idéologues néolibéraux font passer pour un processus objectif « de la nature ou de l’histoire ». En réalité, nous avons bel et bien affaire à une continuité de l’histoire capitaliste, dans laquelle les dictatures totalitaires d’État et la « mobilisation totale » des guerres mondiales ne représentaient pas un contre-modèle fondamental, mais un état historiquement déterminé d’agrégation et une forme d’imposition de « l’économie de marché et de la démocratie » elles-mêmes. La société dans son ensemble a connu un mouvement accéléré à tous les niveaux et dans tous les domaines pour pouvoir supporter l’accumulation accélérée et condensée du capital. La transformation du totalitarisme capitaliste de l’État total en marché total a conduit à la fin du XXe siècle à une « terreur de l’économie » sans précédent – la « loi » dont on nous dit avec mépris qu’elle « ne peut être transgressée ». Et le contrôle de la réalité par les médias capitalistes ne peut parler sans cesse de liberté que parce que nous avons depuis longtemps laissé « 1984 » derrière nous. Qui est totalitaire ? Les abîmes d’un concept idéologique « à tout faire », par Robert Kurz 9 Mars 2025
  8. C'est la droite donc pourquoi pas depuis le début, après, si on préfère voir le psy de 6 ème sens vivant...
  9. Demsky

    Sarkozy dormira en prison

    La justice n'a jamais proposé de café long ( Association de malfaiteurs, 10 ans d'emprisonnement. ), mais 1 expresso ( tentative d'association de malfaiteurs, 5 ans d'emprisonnement. )
  10. 2 tendances, 1 Recherche du bonheur individuel, quoiqu'il en coûte, l'institution d'un R.U... 2 Recherche de la liberté quoiqu'il en coûte, liste trop longue...
  11. C'est pas religieux, comme vous le savez très bien, autant que les ethnologues : L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu’elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. C. Lévi-Strauss.
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