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Loopy

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Tout ce qui a été posté par Loopy

  1. Méfiez vous quand meme des anglais qui quand ils n'ont plus assez de pouces s'y prennent vraiment comme des pieds... Plus encore des avocats qui savent aussi bien se montrer tantôt sous un angle beau, tantôt sous un angle laid tant qu'ils vous font bouffer du pudding... ceci dit vous vous laisseriez convaincre par un chèque, c'est pire #in love. Et comme je ne pèse, pour rester chez nos amis anglo saxon, guere plus qu'un livre, je vous laisse à vos légumes qui se clash dans l'arène à coup de gode, sève et je ne sais quoi.... Fais gaffe aux cucurbitacées quand même xD
  2. Loopy

    80 km/h !

    J'avoue avoir du mal avec ce débat sur les 80 km/h... Retournons le problème. A ce jour, la vitesse est de 80km/h. Quel intérêt objectif de la passer à 90 km / h ? Sachant que sur un trajet la vitesse moyenne tourne plus aux alentour des 40-50 km/h à vue de nez, passer certains tronçons à 90km/h nous ferais culminer à une moyenne de ... 42-52 km / h ? Par ailleurs, il est difficile pour quelqu'un qui découvre une route de la pratiquer à 90 km/h (et même parfois à 80km/h), on ne roule finalement à cette vitesse que sur des trajets qu'on connait bien, genre domicile - travail. Or, on est beaucoup à se plaindre des bouchons sur ces trajets précisément et augmenter la vitesse contribuera à augmenter les bouchons. Au final, on risque même d'y perdre encore plus de temps, en prenant encore plus de risque, en payant encore plus de carburant (parce que plus le trafic est fluide, moins on consomme)... Bref, je n'arrive sérieusement pas à trouver la moindre raison valable pour augmenter la vitesse de 10 km/h sur les routes. Et pourtant, je fais 120 km par jour pour aller travailler. Si ce qui vous dérange est qu'on vous prend pour des cons, faites un effort pour montrer que vous ne l'êtes pas en déployant votre énergie sur des thématiques plus forte que celle là. Là, oui, je verrais une différence.
  3. Loopy

    les radars

    J'espère quand même que vous continuerez à prendre votre traitement ...
  4. Non, ça, c'est un cliché dégueulasse... Le plus souvent, leur mère est aussi leur tante Qué s'appellerio les Anomymouffe
  5. Parce que le parler du pas de Calais est considéré comme une pub en faveur de l'alcool ...
  6. C'est pas vrai, les anglais, plus délicats, préfères y mettre les doigts et vantent leurs pouces... Il y a bien la banane et le Kiwi (mais faut aimer les poils). Pour ceux qui préfèrent les ancêtres, il y a le mal nommé Panais, mais ça frise le Cougars Mâle... D'aucune prennent un air d'aventure et voyagent de mâts en mâts jusqu'au Piton de la fournaise... Prétentieux, mais chaleureux. Enfin, il y a celles au cul plus vagabond encore qui iront enfourcher une fusée pour décrocher l'endroit ou le "dos ressemble à la lune", et dieu sait que ce "pornographe du phonographe" ne manquait pas d'imagination. Sur ce, je m'en vais voir Fernande, jusuqu'à ce que je rencontre Lulu... A la revoyure !
  7. Si le sexe te fais rire, nous avons un problème de taille
  8. Loopy

    le grand débat chez Hanouna

    Le fait de vouloir à tout prix diffuser ce "grand débat" sur canaux populaires (au sens de l'audimat...) ne fait pour moi que renforcer l'idée selon laquelle il s'agit d'abord d'un grand coup de com' destiné d'abord à faire retomber le soufflet et à faire émerger des mouvements plus politisés et donc plus faciles à diviser, comme c'est déjà le cas. Macron ne veut pas ouvrir le moindre débat, il veut d'abord forcer le mouvement GJ à se structurer autour d'idées clivantes afin diviser les revendications... Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça fonctionne... Bref, une manœuvre politique doublée d'un marketing assez caractéristique de la présidence actuelle qui cherche perpétuellement à se mettre en scène, déguisée de ses dérapages contrôlés de phrases chocs et buzz. Macron est avant tout un beau parleur qui sait se montrer parfois convaincant mais derrière tout ce remu ménage, il n'y a finalement bien souvent que du vent, ou, au mieux, quelques postures, des poses pour paparazzi. Je me demande à quand l'analyse géopolitique dans Gala et la publication du journal officiel de l'assemblée entre deux pub pour du shampoing... ou de la vaseline...
  9. Je viens de terminer ce quiz. Mon score 80/100 Mon temps 176 secondes  
  10. Je viens de terminer ce quiz. Mon score 60/100 Mon temps 302 secondes  
  11. Un simple exemple ne peut être a priori considéré comme représentatif d'une généralité, je ne généraliserai donc pas en parlant ce ma propre expérience. Je ne vois qu'assez peu de prise des Gilets Jaunes sur les cadres en réalité. Beaucoup s'en amuse sans avoir vraiment d'avis général mais admettent être en accord avec certaines idées et en désaccord avec d'autres, certains cautionnent complètement le mouvement, d'autre s'y opposent de manière assez virulente (en proportion à peu près équivalente), tous en parle, mais peu agissent concrètement. S'ils pensent aussi (comme tout le monde) à leur pouvoir d'achat, la plupart des cadres que je connais ne se sentent pas concerné par les principales problématiques (du moins celles relayées par les médias mainstream) des Gilets Jaunes qui parlent plus de survies, quant les cadre vont parler de confort. Je pense pour ma part qu'invoquer "l'effet Gilet Jaune" pour justifier une forte attente des cadres autour de leur pouvoir d'achat cache autre chose : un malaise grandissant dans la structuration du travail actuel, de moins en moins en phase avec les préoccupations modernes des cadres montants (qui poussent dehors, petit à petit, les BabyBoomers).
  12. Loopy

    [QUIZ] les questions con

    Je viens de terminer ce quiz. Mon score 80/100 Mon temps 19 secondes  
  13. Loopy

    Le Vélo

    Il pleut. Il n'y a rien de plus con comme décors que la pluie… C’est con, c’est cliché et c’est humide. J’ai passé 10 minutes à allumer chacune des clopes que j’ai fumées. Franchement, ça ne devait pas être simple pour Cro-Magnon de s’allumer le barbecue avec deux pauvres silex quand il faisait ce temps-là. C’est encore pire de se dire qu’on est capable d’envoyer des trucs en orbite autour d’autres truc en orbite, mais qu’on n’est pas foutu de trouver un moyen pour allumer sa clope sous la pluie. Peut-être devrais-je rentrer au foyer avant le couvre-feu. J’ai déjà fini mon paquet. J’ai la nausée. Je ne suis pas certaine que c’est d’avoir trop fumé. Je tremble. Je ne suis pas certaine que c’est à cause du froid. Au fond de ma poche, ma main droite joue machinalement avec ton petit cadeau. Comment réagiras-tu ? Est- ce que je te reconnaitrais ? Oh ça oui… Je n’ai pas oublié ton parfum, ta démarche, ton allure. Je vais attendre. L’envie de vomir ne passe pas. Ce n’est pas franchement sexy comme état. Les draps de ma portent encore une profonde trace de ton passage. Ce fut certes bref, avant qu’on ne nous éloigne, mais intense. Je n’avais pas bien compris alors, mais le temps a passé et j’ai mûri. Je me demande ce que tu diras. Te souviens-tu vraiment ? As-tu des regrets ? Moi oui. J’aurais voulu te retrouver plus tôt. M’as-tu aussi cherchée ? Quand je t’ai appelé, tu m’as semblé ailleurs. Comme si tes souvenirs peinaient à remonter. Pourtant tu m’as assurée que tu viendrais. Je ne devrais pas attendre… On m’a dit de ne pas le faire, que rien de bien n’en sortirait. On m’a prévenue que tu as changé, mais je suis convaincue qu’au fond, tu es toujours le même, que tu me verras et te souviendras de tout. Quand nous courions dans les parcs, quand tu me rejoignais au lit, quand tu me disais de ne pas m’en faire, que tu seras toujours là et que tu veillais sur moi…Je ne dois pas me laisser submerger. Et si j’étais déçue ? Je veux savoir. Je devrais faire demi-tour. Trop tard, te voilà. Je serre mon cadeau, avance d’un pas. Non, non. Celui-ci est trop grand et trop pressé. Mais l’autre derrière, lui, semble chercher quelque chose. Est-ce toi cette fois ? Peut-être. Le pas semble plus hésitant, plus laborieux que le tien. L’âge peut être. Il n’arrange rien, pour moi non plus. C’est toi, j’en suis sûre. Tu ne m’as pas vue. Ou alors ne m’as-tu pas reconnue ? J’avance. Ma main se crispe dans ma poche. Je ne sais pas si je vais te parler d’abord, ou te l’offrir. J’avance. Je suis certaine que tu comprendras sans un mot, d’un seul regard. Ce regard que tu portes sur moi à l’instant. Oui, c’est toi. Tes yeux interrogent ta mémoire, ils se demandent si c’est bien moi. J’avance. Ce regard. Tu avais le même quand nous courions dans le parc. J’avance. Quand j’essayais de fuir tes coups. J’avance. Quand tu me rejoignais au lit. J’avance. J’avais peur. Je m’arrête. J’ai encore peur. Tu me disais que tu serais toujours là, je voulais que tu te trompes… J’avais mal, j’ai mal, je sors la main de ma poche. Tu tends les mains, entre surprise et panique. Je vois maintenant dans ton regard le miroir de mes angoisses. Alors c’était cela qui te faisait bander ? Je ne tremble plus, presse la détente, le coup part. Tu t’écroules. Un cri a retenti derrière moi. Depuis que je rêvais de ce moment je pensais que ma colère s’évanouirait en pressant la gâchette. Il n’en n’est rien, alors j’essaie encore et encore. J’ai entendu ton hurlement se fondre dans l’écho des coups de feu. Je sens l’agitation autour de moi. Ça pue la poudre, la folie et la panique autour. Ma main vibre encore, mon poignet me fait mal, mes oreilles sifflent, je n’entends plus rien. Sous la pression de mon index, l’arme ne fait maintenant qu’un cliquetis inoffensif. C’était si simple. Je m’approche. Je veux être certaine. Sur le trottoir, le sang se mêle à la pluie qui file dans le caniveau. Les goutes sur ton manteau font vibrer ta silhouette. Tu parais presque encore en vie. Tu sembles jeune. Tu es trop jeune. Ce n’est pas toi. Une sirène retentie. Elle est toute proche. C’est trop tard. J’ai échoué. Comme toujours Papa, tu auras tout gâché, ma vie comme ta mort… --- Il pleut. Je ne sais pas pourquoi Maman m’a amenée ici. J’ai froid et je suis mouillée. Moi j’avais envie de faire du vélo ce matin, mais Maman m’a donnée une fleur et m’a dit d’aller la poser sur le trottoir. Alors je me suis approchée et j’ai fait ce que Maman m’a demandé. Les grands demandent parfois des choses bizarres, et il faut faire comme si c’était normal, parce que sinon ils sont tristes ou fâchés. Papa n’est pas là. Maman m’a dit qu’il était parti au ciel, mais je ne l’ai pas vu quand j’ai regardé par la fenêtre. Maman était triste alors j’ai fait comme si c’était normal. J’ai fait un dessin avec Papa et Maman et Mamy et la Maison, mais Maman était encore triste. Je me demande si c’est normal. Moi aussi je suis triste, un peu. Mamy est rentrée avec nous à la maison. Quand on est à la maison, Papa est toujours là après le Dodo et on joue tous les deux. Quand il pleut on fait des légos ou des puzzles, même si j’ai envie de du vélo. Mais ça fait plein de Dodo maintenant, et Papa n’est toujours pas là. J’ai peur. Peut-être qu’on peut prendre la voiture et aller au Ciel ? Je suis sûre que Maman dira oui. Je vais préparer mes affaires. Je prends Doudou. C’est obligé. Puis je vais prendre aussi un pyjama, des livres pour lire des histoires. Les légos. Pas tous, seulement lui, là, et le jaune, là-bas. J’irai demander à Maman de mettre le vélo dans le coffre. Il va être content Papa quand je vais lui dire que j’ai préparé mes affaires toute seule ! ---- La pluie s’est arrêtée. Tant qu’elle tombait, j’avais une bonne excuse, mais maintenant, je n’ai plus le choix, je dois monter sur ce vélo ou laisser filer Paul avec la grognasse qui essaye de le brancher - genre je n’existe pas - et je ne lui ferais pas ce plaisir, à la grognasse. On m’a dit que j’avais su faire du vélo quand j’étais petite. Il parait que j’en faisais avec mon père dans la rue. Je ne m’en souviens pas. Tout ce que je sais, c’est que mon père a été tué par une folle dans la rue un jour. Elle est sortie de son truc pour tarés et bien que Maman a tout fait pour qu’elle aille en prison, elle s’est évanouie dans la Nature. Maman ne s’en est jamais remise. Moi je ne sais pas trop. J’ai vu un type pendant longtemps et je devais lui raconter comment j’allais, ce que je faisais à l’école et tout. Maman insistait beaucoup pour que j’y aille, mais depuis que j’ai 15ans, elle m’a lâché la grappe. Alors je n’y suis plus allée. J’ai pas mal pensé à mon père ces derniers temps parce que mamy-folle-dingue n’arrête pas d’en parler. Tout le monde me dit qu’il était chanmé le daron. Moi je ne sais pas. J’aurais bien aimé savoir, au fond, mais je fais comme si c’était cool. En plus les mecs ça les fait graves kiffer mon histoire. Ils se la jouent genre protecteur, grands chevaliers, et tout… Je crois que ça leur plait. J’en profite. Sauf quand ça tourne en pitié. C’est pourri la pitié. Je ne sais pas pourquoi j’ai dit oui à une ballade en vélo. Je sais juste que Paul est beau-gosse, qu’il joue de la gratte et qu’il écrit des textes de slam super sensibles. Il m’en a même écrit un à moi. Ca ne parlait pas de mon père. Et ça valait bien que je sorte avec lui au moins 2 semaines. Ça fait 3 mois. Putain on est un vieux couple. On n’a pas encore couché, mais genre on se tient la main dans la rue et tout. Sauf qu’il y a la grognasse. Sa pote. Je suis obligée faire la niaise avec elle parce qu’il l’aime bien. J’ai peur qu’il l’aime un peu trop. Je suis sûre qu’elle aussi l’aime un peu trop. Hors de question de laisser ces deux-là ensembles. Paul c’est mon mec, et la grognasse n’y touche pas. Point barre. Ca y est… Elle fait sa belle sur son vélo. Putain de fille à papa pourrie gâtée. Nous on est en vélib, alors qu’elle se pavane sur sa bécane toute neuve. C’est bon grognasse arrête de faire ta bombasse là… J’enfourche la bête. Merde, c’est haut quand même, je touche à peine les pédales… C’est sensé tenir debout ce machin ? Faut faire quoi ? Ca ne tient pas ! … Et voila… je suis tombée comme une loque. La grognasse se fout de ma gueule. J’ai eu un flash. Je crois que je me suis rappelée mon père. En tout cas, je me souviens qu’une fois j’étais tombée. J’ai eu mal. Mais après Papa m’a fait un câlin et un bisou. Paul cours vers moi. Il me prend dans ses bras. …je me sens bien…. J’en profite un peu. Je le serre fort contre moi. Il m’embrasse, l’air de rien. Je le laisse faire. La grognasse ne sourit plus. Bien fait. --- Alors c’est ici. Je vais laisser le vélo contre le mur. Les gens vont me prendre pour une folle à rester là sur le trottoir, en plein cagnard. Tant pis, je ne suis plus à ça près. Depuis que Paul a insisté pour que je retourne chez le psy, après la mort de mamy-folle-dingue – si t’es là-haut aussi, mamy, le prend pas mal, mais t’étais quand même mal câblée - j’ai eu pleins de flash. Je me suis même rappelée de la voix de mon père et je crois que ça m’a fait remonter plein de sentiments en vrac, en même temps. C’est encore un peu confus. Je suis devenue ingérables, je n’arrête pas de rire et de pleurer pour rien. Le pauvre Paul est perdu. Faut dire que la grossesse n’aide pas. C’est le psy qui m’a conseillée de venir ici. Il m’a dit c’était un peu comme le dernier endroit que j’avais en commun avec mon père. Il m’a dit qu’il était tant que j’ai une discussion avec moi-même à cet endroit et que si je voulais, je pourrais peut être même avoir une petite conversation avec toi. Je ne crois pas trop à ces trucs, mais je suis allé voir maman à la maison de vieux et la fille qui s’occupe d’elle – Christine je crois - m’a dit qu’elle se laissait dépérir depuis qu’elle ne pouvait plus aller au cimetière. Pas certain qu’elle a compris que j’étais enceinte. Hors de question que je finisse comme ça. Tout va bien avec Paul, on a des bons taffs et je suis sûre que la petite sera heureuse. Le gynéco n’est pas encore sûr, mais moi je le sens, c’est une fille… A chaque fois que je bouffe du chocolat, c’est soirée disco dans mon utérus. Tu penses que tu lui aurais appris à faire du vélo ? … Tu penses que je n’ai pas l’air d’une conne à tailler la bavette avec un trottoir ?... Après tout pourquoi pas. Si tu veux savoir, Paul est un type bien. On est avocat tous les deux. Son truc à lui, c’est les petites frappes. Il aime bien défendre les jeunes de quartiers qui se sont fait choppés en train de dealer 3 pauv’ barettes de shit derrière la tour de leur cité. Il dit qu’il se sent utile, je n’ai pas encore vraiment compris à quoi. Il voudrait l’appeler Bérénice. Du coup au passage, je sais pas trop si ça se fait, mais si tu croises le grand manitou là-haut, ça m’arrangerai s’il pouvait envoyer une sorte de révélation à Paul pour le faire changer d’avis. Genre je ne sais pas, lui faire voire la vierge… Marie ça me va mieux comme prénom. Moi, mon truc, c’est les affaires familiales. Les divorces, tout ça. J’ai appris à pardonner. A l’évidence je ne tiens pas ça de Maman… J’ai aussi retrouvé la fille qui t’avait vidé un chargeur dessus. Enfin, retrouvée… J’ai juste retrouvé sa trace. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai fait ça. Peut-être parce que je cherchais des réponses. J’y ai trouvé beaucoup de tristesse et pas que la mienne. J’aurais peut-être due venir te voir ici, c’est plus apaisant. En plus il fait bon. Quand j’ai quitté la maison, Maman n’est pas restée longtemps. Elle ne voulait pas être toute seule. Alors on a vidé la maison et elle a déménagé dans un petit appartement d’étudiant pas loin de chez moi. Elle est en maison de retraite maintenant. C’est ironique la vie, tu finis comme tu commences : tu quittes ta grande maison pour aller dans un appart en loc’, puis tu finis chez des sortes de nouveaux parents. Tout l’inverse du début… Finalement tu vois, t’as pas raté grand-chose du film... Une part de mon innocence s’est certainement envolée avec toi, mais pas complètement je crois. En rangeant les affaires de Maman, j’ai retrouvé une petite pochette plastique pleine de gribouillages. Je me suis souvenu de ces dessins, je les avais fait pour toi et je disais que je voulais te les apporter au ciel – tu m’étonnes que Maman voulait que j’aille voir un psy… Maman me répondait alors de les laisser au père noël, c’est drôle, je m’en souviens bien, tous les ans ce petit rituel. Elle me disait qu’il se chargerait de te les apporter. Au début il y avait beaucoup de dessin, puis de moins en moins. Finalement, vers 7-8 ans je pense, je n’en n’ai plus fait 1 par an. Bon, à 25ans, j’étais passé au-dessus de la déception d’apprendre que le père noël ne l’avait pas fait, mais je me suis dit qu’après tout, je pouvais bien te les donner moi-même. Alors je te les laisse, juste là. T’es pas obligé de les encadrer rassures toi. Le dernier, je l’ai fait hier. Je ne dessine pas beaucoup mieux tu verras, mais c’est quand même moins brouillon. Au sujet du vélo, je ne pourrais bientôt plus en faire pendant un bout de temps… Les joies de la grossesse et pire peut être, celles de l’accouchement. Mais j’y remontrais, promis. Quand ta petite fille apprendra, qu’elle tombera, j’essaierai de faire comme dans mes souvenirs. Tu vois, quelque part, il y a toujours un petit quelque chose de toi dans tout ça. … Voilà Papa. Je ne pensais pas que ce serait si dur… c’est le moment de te dire adieu. Je ne repasserai plus par ici de sitôt. Tu n’es plus là, tu ne l’as pas été. Je ne t’en veux pas. J’ai trouvé d’autres bras, d’autres mains tendues, et aujourd’hui, je vais bien. Il avait raison le psy. Je ferais bien de l’écouter plus souvent. Peut être que je te repasserai un petit coup de fil un de ces 4 si je tombe. J’espère que toi aussi, tu as un vélo au-dessus des nuages.
  14. Pour ma part, je me suis demandé en pratique comment le régime végan pouvait être appliqué à grande échelle et en particulier en zone rurale, tout en faisant grand cas des principes écologiques de base (circuit courts, agriculture bio, ... ). J'ai donc commencé à chercher des informations pour savoir comment il était possible, par exemple, uniquement en conservant un circuit court (sans faire pousser des tomate en Sibérie donc), de réguler ses apports nutritifs tout au long de l'année via un régime végan... Je n'ai pas trouver la réponse à ma question... Mais j'ai trouvé ça : https://www.elementascience.org/articles/10.12952/journal.elementa.000116/ Un article intéressant que je vous invite à lire et qui est (pas si bien) résumé dans le Huffingtonpost post : https://www.huffingtonpost.fr/2016/08/05/devenir-vegan-environnement_n_11346558.html Ce qu'il en sort globalement est, sans surprise, que la mesure est encore ce qu'il y a de plus prometteur. Des régimes végétariens ou des régime omnivore à teneur en viande faible à modéré sont ce qui semble être le plus réaliste et le plus optimal compte tenu des ressources et de l'environnement. Dans le genre "anti-vegan", j'ai trouvé cela. https://m.jfdumas.fr/Stop-au-bourrage-de-crane-Le-mode-de-vie-vegan-n-est-ni-ecologique-ni-ethique-_a389.html Je ne l'ai pas encore lu entièrement, mais, bien qu'assez peu objectif semble-t-il, ça m'a l'air quand même documenté donc je le partage.
  15. Et rien.. Justement... Du moins je n'en tire aucune conclusion pour ma part, ce qui est une façon de mettre en abîme le ridicule de cette polémique plus destinée à mettre en avant un Zemmour "Marketinguement" moribond qu'à soulever quelconque problème de fond. L'histoire des prénoms que nous entendons tous les jours est souvent bien plus ancienne que celle d'un sentiment national, patriotique, qui a pour trame de fond des théorie du genre du "grand remplacement" et équivalent ... Car si un prénom n'était, que de part son origine et le passif entre cette origine et notre pays, une insulte, nous pourrions presque tous être une insulte à la France et à bien d'autres... "Eric" ne serait d'ailleurs pas en reste, comme Gérard et j'en passe... Selon son propre chemin de pensée, il est même d'une certaine manière une insulte à lui même. Idée que j'avoue séduisante dans sa finalité, mais si puante dans construction que je n'oserai pas la formuler en mon ... prénom...
  16. "Eric" est un prénom d'origine Allemande non ?
  17. https://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/23/le-grand-boniment_4353499_823448.html https://www.nouvelobs.com/societe/20180109.OBS0357/immigration-que-repondre-a-votre-beau-frere-qui-croit-au-grand-remplacement.html https://oeilsurlefront.liberation.fr/les-intox/2017/09/13/les-calculs-foireux-de-causeur-pour-tenter-de-demontrer-le-grand-remplacement_1596016 https://www.monde-diplomatique.fr/2014/05/LIOGIER/50422
  18. Sans ne porter aucun jugement sur le fond du propos, je ne suis pas convaincu que la comparaison des "juifs" avec une "chienne craintive" soit tout à fait de nature à détendre l'ambiance... En portant maintenant un regard plus critique sur le fond, osons espérer qu'en 2018, les Hommes, qui disposent d'un arsenal autrement plus abondant et destructeur que les Chiens - et par "arsenal, j'entends aussi bien ce qu'ils ont dans les mains que ce qu'ils ont dans la tête - soient capables de mieux cerner leurs émotions et d'en faire un meilleur usage... même si cette émotion est la peur.
  19. Loopy

    Le Voile de la Discorde

    Bonjour. Et si justement l'instruction était la solution à toute ces bêtises? Alors peut être que sa place serait parfaitement justifiée. Demain peut être sera t elle le fer de lance d'une autre idée de la pratique religieuse.
  20. Il existe des milliers de revues scientifiques, dans tous les domaines. Chacune propose plusieurs dizaines d'articles originaux par mois. Chaque article contient nécessairement une découverte quelle que soit sont ampleur (c'est ce qu'on appelle "orignal") sinon il n'est pas publiée. Parmis donc les centaines de milliers de découverte scientifiques de ces dernières années, je t'invite à choisir celles qui sont les plus nouvelles. Je pense que l'origine de ce (faux) constat, est que le XXème siècle est un siècle bénit pour les sciences (du moins les sciences dure). Ce siècle à vu un progrès important des moyen matériel et financiers accordés aux sciences, qui ont permis de mettre en place de meilleurs moyen de communication, d'étude, d'enseignement, ... qui ont permis à la communauté d'avancer très rapidement. Les deux guerre mondiale n'ont pas été sans conséquence et ont permis (de la pire des manière) d'accélérer encore les avancées scientifiques et techniques en amplifiant les moyens accordés et en franchissant aussi beaucoup de limites éthiques qui n'auraient jamais dues être franchies quitte à rester ignorants. La fulgurance de ce siècle dans l'histoire des science ne doit toutefois pas nous faire oublier que nous n'en sommes qu'au début du XXIème siècle. Une petit exercice intéressant serait de comparer quel est état des science aujourd'hui comparé à 2000, puis de faire le même exercice entre 1900 et 1918. Je ne l'ai pas fait moi même, mais je pense que c'est très largement comparable, sinon mieux de nos jours, malgré le "bénéfice" (... tout relatif...) d'une guerre pour le siècle précédent. Si on me demande une découverte majeure de notre siècle, la première qui vient à l'esprit est la mise en évidence de l'onde gravitationnelle. Mais en cherchant rapidement, j'ai trouvé ce petit résumé plus général concernant quelques découvertes majeures entre 2000 et aujourd'hui... Le XXème siècle peut il en dire autant ? https://labs.letemps.ch/interactive/2015/timeline-sciences-15ans/ Je pense que la science continue d'avancer à un bon pas, et qu'elle accélère même. Je pense cependant que les attentes sont elles aussi en progression devant les défis majeurs qui nous attendent et que cette attente progresse même encore plus rapidement. La plupart d'entre nous (désolé les viocs xD) est d'une génération qui, dans les pays du nord, n'a pas eu à se préoccuper des ambitions territoriale de ses voisins, des famines, des bombardements, des reconstructions... Nous voyons le monde sous un jour nouveau et dans le confort de nos paix locales, avons le loisir de rêver à piloter un faucon millenium, à marcher sur la lune. C'est une chance que nous avons, ici, de pouvoir discuter de cela, et il est dommage de la gâcher en plaintes finalement peu justifiée... La science du XXème siècle nous a apporté beaucoup de technologie de guerre, faute à l'histoire de ce siècle probablement. Souhaitons que le XXIème siècle ne suive pas le même chemin.
  21. Loopy

    Le Voile de la Discorde

    Bonjour à tous, Certes, ce n'est pas très impartial, mais j'invite à écouter : https://www.franceinter.fr/emissions/le-moment-meurice/le-moment-meurice-23-mai-2018 Certains voient un voile. Moi je vois d'abord une étudiante. Comme le conclut Guillaume Meurice, tout le monde s'intéresse à son voile, mais bien peu sont en mesure de nous expliquer de quoi elle parlait. Scoop alors, elle parlait de son inquiétude pour l'accès l'université... Il y a là une sorte de paradoxe. Finalement, peut importe ce qu'elle pense, tant qu'elle parait. Le paradoxe étant que toutes les radicalités prônent l'obscurantisme et que, étant de fait opposé à l'obscurantisme, l'université instruit et pousse vers d'autres chemins. Donc, à ceux qui ont peur de ce voile porté par une étudiante, je vous en prie, réjouissez vous : en voila une au moins qui ne sera pas bercée par les propagandes et suffisamment instruite pour les combattre. Qu'elle porte un voile, une soutane, un string ou un serre tête, qu'importe. Je soutiens avec force le combat de cette étudiante et de tous les autres, dans l'espoir qu'un jour chacun soit suffisamment instruit pour s'intéresser plus à ce que les gens ont dans la tête, plutôt que dessus, car je pense que c'est par là qu'on fermera la plus grande porte ouverte aux radicaux de toutes sortes.
  22. Loopy

    Vincent Lambert

    C'est une vision bien triste des choses...
  23. Loopy

    Vincent Lambert

    Cela ne contredit en rien mon propos, aux détails près que : je pense son sacrifice énorme, car je pense qu'elle a conscience qu'elle a déjà perdu son enfant... Même si elle se raccroche, sans que cela ne soit ni raisonnable ni rationnel, à ce qu'il en reste. je pense effectivement qu'elle en souffre...
  24. Loopy

    Vincent Lambert

    Elle ne sera ni la dernière ni la première pourtant. Suite à un traumatisme, et après bien plus de temps que cela, certains nourrissent encore des sentiments puissants qui occultent le bon sens. Le fait d'être étalée sur la place public dans ses plus intimes douleurs n'aide pas. Cela aura peut être même pu installer chez elle une défiance à l'égard du monde entier, une sorte de paranoïa maladive, qui finalement ne bénéficie ni à la mère ni au fils (ni au saint esprit, soit dit en passant...). Oui, c'est juste. Il est également grand temps que tout ce petit monde cesse de n'être aux yeux de certains qu'une illustration déshumanisée de l'opinion, un exemple, en somme... Je ne veux pas faire preuve ici de la moindre idéologie, simplement rappeler qu'il y a des êtres humains derrières mots qu'on emploi pour les qualifier.
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