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Gouderien

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Tout ce qui a été posté par Gouderien

  1. Je n'ai pas assez vu de films de Lars von Trier pour estimer que c'est un bon réalisateur.
  2. Et encore deux "Agatha Raisin" : "Crime et déluge" (n° 12)... j'ai commencé à lire ça en juin, juste après avoir subi moi-même un déluge... Il y a de ces hasards. Or donc, Agatha Raisin est enfin débarrassée de James Lacey, son (bref) mari... qui est entré dans les ordres. En fait ça ne va pas durer très longtemps, car on ne tardera pas à apprendre que l'ancien colonel, qui s'était retiré du monde dans un monastère du sud de la France, a disparu. A mon avis, on le reverra dans un des quelque 20 romans qui complètent la série. Déprimée malgré elle, Agatha s'embarque pour un voyage au bout du monde, histoire de se changer les idées. Là, elle va identifier un meurtrier potentiel... mais trop tard pour empêcher un crime. Rentrée chez elle, Agatha retrouve la pluie anglaise (d'où le titre) et aussi un nouveau voisin, John Armitage, auteur... de romans policiers. Naturellement il va y avoir un crime, et naturellement Agatha trouvera le coupable, avec le mélange de chance, de hasard et d'inconscience qui la caractérise. Le début du bouquin est très bien, mais après on retrouve une certaine routine, surtout quand Agatha, incorrigible, tente de séduire son nouveau voisin. "Chantage au presbytère" (n°13) est mieux. Déjà la couverture est l'une des plus réussie de la série. Un trop beau vicaire vient se faire assassiner dans le village d'Agatha. On apprend qu'il faisait chanter un tas de gens, en particulier des femmes... L'enquête est bien plus intéressante que dans le roman précédent.
  3. Je pense pas que les films de Lars von Trier fassent rire grand-monde.
  4. C'était pas "Breaking the Waves"? C'est le seul film de Lars von Triers que j'ai vu, et encore à la télé. Typique d'un mec qui ajoute "von" à son nom pour faire croire qu'il est noble. Quelle chance!
  5. Gouderien

    Le défi lecture 2023

    Pas lu, mais j'ai lu pas mal de choses sur le sujet. Par exemple "Pompéi", de Robert Harris (excellent). Le thème est souvent prétexte à ressortir tous les clichés courants sur l'Empire romain, même si ces livres restent en général très sobres, en comparaison des bêtises que l'on peut voir dans les films consacrés au même sujet. Effectivement, pour plusieurs raisons, on pense que l'éruption a eu lieu en octobre, et non en août. Je vais peut-être le lire (quand j'aurai fini les 12 bouquins que j'ai en cours), tellement je me suis senti frustré par le film de Nolan.
  6. Intéressant, à condition de mettre les sous-titres (approximatifs mais c'est toujours ça.)
  7. C'est pas parce qu'on interdit un instrument de propagande islamiste comme le burkini qu'on est raciste.
  8. Si seulement les écologistes pouvaient s'occuper seulement... d'écologie. (Déjà que même dans ce domaine ils sont souvent pas très convaincants!)
  9. Certainement, mais je ne crois pas que ça soit LFI qui défende ces "valeurs de gauche". En plus, comment défendre un parti qui attaque tout le monde?
  10. Oui enfin tout ça c'est des chiffres. La volonté d'agir, c'est autre chose.
  11. Je n'aime décidément pas la troisième heure de ce film. Je pense que le spectateur moyen, non féru des subtilités de la politique américaine de ces années-là, ne comprendra même pas ce que l'on reproche à Oppenheimer - à part d'être un espion soviétique, ça oui on a compris. Le point de vue est essentiellement celui de l'accusation, et on a très peu d'informations sur ce qu'a fait Oppenheimer entre septembre 1945 et 1954*, qui justifie une telle hargne de la part de gens comme Lewis Strauss. En fait, il manque sans doute une demi-heure à ce film... pourtant déjà bien trop long. On aurait pu aussi raconter l'histoire d'une tout autre manière, en accordant beaucoup moins de temps à ce procès interminable et ennuyeux - mais on sait que les Américains adorent les procès, et les films de procès. * En fait, aux yeux d'un observateur non-américain, il y a une contradiction flagrante entre les gigantesques responsabilités confiées à ce savant, et la méfiance que lui valent ses sympathies de gauche et même communistes, avant-guerre - sympathies que se feront un plaisir de rappeler ses accusateurs lors de son procès. Comment peut-on à la fois considérer cet homme comme un quasi-pestiféré, et lui confier la conception de l'arme la plus destructrice de tous les temps?
  12. Ce qui pourrait se passer : on envoie des renforts et on tire dans le tas. Allah reconnaîtra les siens. Ce qui va se passer : rien. C'est pas comme si on était encore une grande puissance, avec un président digne de ce nom. Faut pas rêver...
  13. De toute façon l'industrie chinoise on la subventionne d'une façon ou d'une autre... et notamment par l'achat des voitures électriques. Pour le reste, on a pris tellement de retard dans ces domaines, qu'il n'est pas étonnant qu'on soit obligé de se fournir à l'étranger. Pour ce qui est des voitures électriques, il faut être idiot ou de mauvaise foi pour imaginer qu'il s'agit du remède à tous nos problèmes. Construire ces véhicules pollue, il faut bien fournir l'électricité qui les alimente, et aussi les milliers de bornes de rechargement. Sans compter que ces voitures sont vendues très cher. De toute façon il est probable que le gouvernement sera obligé de faire marche arrière quant au remplacement complet du parc des voitures à essence ou diesel par des véhicules électriques, car ce n'est tout simplement pas dans les moyens de beaucoup de Français. (Mais par contre, quel excellent prétexte pour justifier l'extension du parc de centrales nucléaires!) Le vélo, voilà la solution vraiment écologique!
  14. Par définition, le dérèglement climatique a des conséquences imprévisibles. Et nous n'en sommes qu'au début. En ce qui concerne la climatisation, j'imagine que personne de censé ne préconise son développement, car le remède est pire que le mal. Pour ce qui est de la voiture électrique, c'est l'arnaque du siècle, mais on en a déjà parlé. Que les escrocs exploitent le dérèglement climatique pour faire leurs petites affaires n'est pas vraiment étonnant. Ce qui l'est plus, c'est quand le gouvernement agit en contradiction avec ses propres principes (genre "Faites ce que je dis, pas ce que je fais".)
  15. La BO est désagréable, mais surtout son problème essentiel est qu'elle fait double emploi avec l'atmosphère déjà bien angoissante créée par le le scénario et la mise en scène de Nolan. Le spectateur n'est pas si idiot, il comprend les choses, ce n'est pas la peine de les lui asséner en plus au marteau-pilon au moyen d'une musique bruyante. Un metteur en scène habile aurait utilisé du Mozart ou du Rossini, du jazz et des variétés de l'époque, pour créer un effet de contraste. Il est vrai que Christopher Nolan aime les musiques tapageuses : par exemple dans "Inception" (sauf qu'en l'occurrence le compositeur était Hans Zimmer, ce qui change bien des choses). Dans toute sa filmographie, Nolan ne semble jamais s'être posé cette question pourtant essentielle : quelle est la fonction d'une musique de film? Et non, ce n'est pas juste du bruit pour accompagner les images. La réponse est souvent ce qui distingue un grand metteur en scène d'un tâcheron. Quant à moi je ne me suis jamais fait d'illusions à ce sujet, surtout que je porte en général un regard très acéré sur les films historiques.
  16. Si, ils en parlent dans le film (c'est même le sujet de la dernière conversation entre Oppenheimer et Einstein). Le général Groves, tout militaire qu'il est, a d'ailleurs à cet égard une réaction plus saine que celle de tout ces scientifiques : quand on lui dit que les chances que ça arrive sont "voisines de zéro", il répond : "Je préfèrerais zéro".
  17. Tout à fait. Ce film sur Oppenheimer est un peu énervant, dans le sens où le vrai sujet semble être non pas la création de la bombe atomique et les remords qui éventuellement vont avec, mais le fait de savoir si le personnage-titre était un espion soviétique. En fait, le spectateur moyen non-américain s'en fout un peu. D'autant plus que si mes souvenirs sont exacts, de 1941 à 1945 les USA et l'URSS étaient alliés. C'est un peu comme si on faisait un film sur Jean Moulin, et que l'essentiel de l'intrigue tournait autour de l'hypothèse que c'était un agent soviétique (une accusation qui a effectivement été émise). Sauf que Jean Moulin, mort sous la torture en 1943, a échappé au genre de procès qu'a connu Oppenheimer. "Oppenheimer" appartient à un genre particulièrement exaspérant (mais pas si rare) du cinéma américain : le film de procès caché. Le sujet peut être en apparence n'importe lequel, l'essentiel de l'intrigue tourne en fait autour d'un procès. Un bon exemple est "Flight", film de 2012 avec Denzel Washington. Un pilote de ligne parvient à empêcher in-extrémis un grave accident. On va le féliciter? C'est compter sans la mentalité américaine. On l'accuse d'être alcoolique et drogué, et donc on lui fait un procès, à l'issu duquel il se retrouvera en prison. Vous vous prenez pour un héros? Vous vous faites de lourdes illusions. Et de toute façon, même si vous en étiez un, ça ne change rien. Comme le dit l'Inquisiteur dans le jeu "Warhammer 40.000" : "Il n'y a pas d'innocents - il n'y a que des degrés de culpabilité."
  18. J'ajoute que le climax du film est, bien évidemment, l'essai "Trinity", puis le bombardement d'Hiroshima et Nagasaki, qui n'est qu'évoqué. Le spectateur mal informé peut alors croire que le film est fini. Et non, malheureux, tu as encore une heure à subir! Nolan semble d'ailleurs surtout intéressé, dans l'histoire d'Oppenheimer, par les accusations qui ont été portées contre lui, puisqu'il en parle dès le début. Pour donner un peu d'intérêt à cette dernière heure, Nolan a d'ailleurs inventé un antagoniste, en la personne de l'"amiral" Lewis Strauss (oui, comme le fabriquant de jeans), président de la Commission de l'énergie atomique, un personnage qui a vraiment existé mais dont les machinations à l'encontre d'Oppenheimer semblent bien mesquines et dérisoires, en comparaison des enjeux scientifiques et stratégiques de l'époque. Il faut se pincer pour accorder la moindre attention à cette histoire, et ne pas juste s'endormir sur son siège. Ajoutons que cette idée de montrer en couleur certaines séquences et d'autres en noir et blanc est intéressante, mais au fond il aurait été plus simple de tout raconter au présent (mais je suppose que "simple" est un mot qui ne fait pas partie du vocabulaire de Nolan).
  19. Je reconnais que je suis hypersensible en musique... Mais là, au bout d'un quart d'heure, je me suis demandé si j'allais pouvoir supporter ce boucan pendant 3 heures, et j'ai sérieusement envisagé de me lever et de partir. Le son était-il trop fort? Ça ne semblait pas, pas au niveau des dialogues en tout cas. Prochain film à voir (très différent) : "Barbie"! J'espère que Christopher Nolan n'a pas approché ce film, de près ou de loin!
  20. Si on s'intéresse à Robert Oppenheimer, autant lire le livre dont le film a été tiré, à moins d'avoir trois heures à perdre et les oreilles pas trop sensibles.
  21. Eh bien je l'ai vu! Si si si! Bon je confirme, Christopher Nolan ne sera jamais Kubrick. Ce film peut en gros être divisé en deux parties : d'abord l'histoire de Robert Oppenheimer, jusqu'aux bombardements atomiques du Japon; ça dure environ deux heures. C'est bien fait, la trame historique est suivie, la plupart des acteurs sont très bons (Matt Damon en général Groves est excellent). Nolan ne serait pas Nolan, s'il ne complexifiait pas un peu la chose en intercalant de larges morceaux de la seconde partie, mais bon c'est supportable. Deuxième partie : Oppenheimer est soupçonné d'espionnage au profit des Russes, et aussi de s'opposer aux travaux sur la bombe H. Ça dure environ une heure, c'est un film de procès, le genre que les Américains adorent et qui emmerde le monde entier. Cette partie est largement un pensum, et on attend la fin avec impatience. Elle (et le film en entier) est en partie sauvée par la dernière réflexion que fait Oppenheimer à Einstein, tout à la fin du film. Maintenant il faut que je parle de la grande souffrance de ce film, de la pénitence que j'ai endurée pendant presque trois heures (désolé...) Je veux parler bien entendu de la musique. De même que tout le monde n'est pas Stanley Kubrick, tout le monde n'est pas John Williams. De là à infliger au malheureux spectateur/auditeur coincé sur son siège une torture pareille, il y a des limites. Quand une musique est aussi bruyante, tapageuse, casse-oreilles, superflue, qu'on en vient à se dire rapidement que les choses seraient bien mieux si elle n'était pas là, la bande originale, loin d'être un atout, devient un véritable handicap pour un film. J'ai trouvé ça presque aussi difficile à supporter que le boucan des travaux qui sévissent dans mon quartier depuis des mois. Cette idée que chaque image d'un film doit obligatoirement être soulignée par de la musique, bien souvent tonitruante, est idiote : on n'est pas dans un "space opera", et ce n'est pas un épisode de "Star Wars". D'ailleurs fort peu de compositeurs sont capables de livrer une BO d'une telle longueur, et encore moins de le faire correctement. Au total, si je devais noter ce film sur 10, je lui donnerais juste la moyenne : 5. La reconstitution historique est bien faite, les acteurs sont bons, mais le procès n'apporte rien, et au total le film télescope deux thématiques historiques très différentes : la guerre contre les nazis et les Japonais, et la guerre froide. On pourrait enlever la 3e heure sans trop de problèmes. Enfin la musique est une horreur.
  22. On devine qui sont les plus fous. Quand est-ce qu'on renverra les mollahs dans leurs mosquées à coup de pied dans le cul, avec interdiction d'en sortir? Et là je parle uniquement des modérés, pas de ceux qui ont du sang sur les mains, et qui méritent le châtiment de la justice.
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