La "France", c'est assez vague. Ou alors, ce serait une sorte d'esprit tout puissant disant "oui" et "non" d'un seul ton.
Il y a ceux qui pensent et ceux qui laissent penser les autres. Pas parce qu'ils ne peuvent ou ne savent pas penser, mais parce qu'il faut ceux qui pensent, et ceux qui agissent.
Autrement dit, il y a toujours une minorité qui pense pour une majorité. Celle-ci propose des idées, des "pensées", et les autres adhèrent, ou non.
Ce n'est pas une relation de maitre et esclave, juste une question de "rôle". Chacun, disons, à son métier. Il y a celui de penser. Maintenant, le problème consisterait à se demander si cela n'est pas en déclin. Je ne me sens pas apte à en juger, ne m'estimant ni assez informé ni parfaitement au courant de tout.
Mais il y a assurément des gens qui pensent, et "librement", pour ne pas dire justement. Ils ne sont pas forcément toujours écoutés pour autant.
Ah, et, le problème du "faut-il autoriser une pensée qui serait, dans l'acte, mauvais pour un autre", c'est un débat récurrent. Pour ma part, je dirais que oui, mais je dirais aussi que cette personne-là est idiote de penser cela.
Bref, pour être libre de penser, il faut, au préalable, être capable de penser "juste". Et ça, c'est pas forcément donné à tout le monde. Ce qui, en soi, est normal.