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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Vexé? Moi? Jamais, voyons! Ah, je ne connaissais pas du tout Pessoa. Mais, si j'y songe un jour (en fait, si je croise le nom, ça m'évoque souvent que j'en ai entendu parler), je le lirai! Sinon, là, comme ça... Je te dirais que le diable réside dans toute monstruosité de taule que tu croises. Alors, pourquoi pas? Va falloir que je mette des titres, cela dit. J'ai cru au départ que tu me corrigeais encore une faute avant de comprendre que tu parlais du dernier billet :D
  2. Jedino

    !

    Fais pas c****! (D'ailleurs, works me disait qu'il y en avait une! :D )
  3. Jedino

    ?

    Hahaha! La seule chance que tu as, c'est que je n'ai pas le temps autrement que le week-end
  4. Soyons originaux, mes amis. Soyons originaux en niant toute originalité, en excluant toute saveur et tout style plaisant. Prenons l'histoire la plus originale possible : un homme banal dans une vie ordinaire. Comment ne pourrait-il pas se détacher au milieu de ces aventuriers, experts, savants et gens d'actions? N'est-ce pas inquiétant que de vivre dans un monde où le commun devient le plus étonnant? Et il est vrai que A. se faisait beaucoup de souci. Oh, pas pour ces questions très inutiles et très lointaines pour lui, non. Plutôt pour son petit chat qui ne rentrait pas alors qu'il était dehors depuis ce matin et qu'il commençait à faire nuit. Demain, s'il ne revenait pas pendant son sommeil, il partirait le retrouver. Mais A. ne trouva pas le sommeil. Son inquiétude le tenait que trop éveillé. Ses questions, bien réelles, elles, emplissaient son encéphale. Et s'il lui était arrivé quelque chose? Et s'il souffrait en cet instant même, espérant une aide qui ne venait pas? Décidé, il se leva, sachant très bien qu'il ne parviendrait à rien tant qu'il ne savait pas. Habillé et muni de sa lampe torche, il sortit et débuta ses recherches. Après une heure, il le retrouva sur la route, plus loin dans le village, couché à même le sol, le ventre écrasé. Une roue lui était passé dessus. Le coeur de A. fut, à ce moment-là, brisé. Il s'approcha, le prit entre ses doigts, et retourna chez lui pour l'enterrer. Vous remarquerez que la voiture qui aurait dû débouler précisément quand il était au milieu de la chaussée, en pleine nuit quand personne ne conduit, n'a pas déboulé et ne l'a pas écrasé. De même que la situation absurde qui consiste à lui faire comprendre qu'il a fait erreur parce que ce chat n'est pas son chat, et donc qu'il se fait renverser quand son chat est en réalité bien au chaud chez lui, dans un coin, n'a pas davantage lieu. Que de choses quotidiennes, bien que tristes, qui arrivent chaque jour! Un homme seul, mélancolique, avec son être fidèle, qui un jour disparaît, mais jamais très loin. Nous ne sommes pas dans le cas où l'homme se lance dans des aventures rocambolesques pour délivrer son chat des forces du mal ou d'un enlèvement pour faire pression par son attachement afin d'extorquer les millions qu'il aurait planqué soigneusement dans le fond de son jardin perdu. Que voulez-vous, nos vies n'y ressemblent pas, et il est bien inutile de les rêver ainsi. Imaginons donc un monde fait d'aventuriers. Ne songeraient-ils pas, en ce cas, à être des hommes posés et calmes, et écriraient à ce propos de la prose et des vers? A quoi bon se préoccuper de réalisme? Aucun personnage n'est jamais apparu devant nous, sauf dans les romans. Voilà le bon lecteur : celui qui lit, et non pas celui qui lit pour quelque chose. Chaque objectif empoisonne la pureté de la lecture. Et qu'avons-nous à faire de l'originalité? Nul ne l'est, tous le pensent. Parce que dans le cas échéant, l'oeuvre la plus originale serait celle-là même qui existe mais n'est lue par personne. Mieux, elle n'aurait été écrite par personne. Oui, c'est cela : je rêve d'écrire quelque chose que je n'aurais pas écrit et qu'aucun ne lirait. J'aurais atteint, en ce cas, le degré d'originalité suprême. Une oeuvre qui cherche à être originale en son essence est mauvaise. L'essentiel, c'est qu'elle soit. En cela, elle ressemble aux hommes. Elle ressemble à l'homme.
  5. Jedino

    ?

    Bon, bon, vous demandez des titres qui soient digne de mon désintérêt de la chose, soit. Et non, je n'abandonnerai pas devant lui! Ocytocine : Trop subtil pour toi? Si ça peut te rassurer, ça l'est pour moi aussi, trop subtil!
  6. Jedino

    !

    Hahaha! EN-ORME! J'aurais pas cru que mon rejet des notes irait jusqu'à exclure le mot auquel j'ai pourtant pensé! :smile2: C'est gentil.
  7. Jedino

    ?

    Ah bon? On y comprend quoi?! Hahaha! C'est que le titre était à mettre en rapport avec le suivant, dans ma tête! Mais comme il n'était pas encore là
  8. Jedino

    !

    J'me suis dit : "et si tu écrivais une histoire, ces trucs un peu chiant". Mais pour raconter quoi? Ma vie? Je sais bien que la mode consiste à tout dire sur soi et à s'imaginer, en plus, intéressant. "J'avais treize ans, j'ai eu une mauvaise note, j'ai été traumatisé." Merci, vraiment. Voilà ma vie changée. Une histoire? Tout a déjà été chanté. Il suffirait de se souvenir un peu. Et quand l'un parvient à trouver l'infime qui n'a pas été abordé, il est hué, mis en cage, et expédié assez loin pour ne déranger personne. Des idées? Mieux vaut encore jouer aux cartes. Flaubert n'avait pas tort : l'idéal serait d'écrire sur rien. Voilà une source inépuisable, une terre inexplorée et fertile. Seulement, comment écrire sur rien, sinon en n'écrivant pas? Les plus grands poètes seraient-ils ceux qui, plutôt que de l'écrire, la font vivre à travers eux? Une poésie vivante, mouvante, faisant éclore des amours et des peines? Allons, essayons. Z. ne voulait pas autre chose que s'ennuyer, aujourd'hui. Et comment mieux s'y prendre qu'en s'adonnant à l'inactivité? Il trônait sur son banc comme un monstre sur la peur. Tout son zèle finissait dans cet enseignement de patience et de beauté. En philosophe, il songeait à ce qu'était la vie, en ce qu'elle se définissait par son mouvement, par l'action. Peut-être se trompaient-ils. Peut-être que la vie tenait davantage dans le retirement de sa nature, de son inclination à toujours s'agiter. Erreur! s'indigna sa volonté. Penser est déjà se tromper, poser le premier jalon du faire. Alors, cessons. Il était assis, il regardait sans regarder. Cela était de trop. Il ferma les yeux. Se mît droit. La vue s'était tue. Si les bruits agressaient ses tympans, il en oubliait la contenance et la provenance. Son ouïe ne voyait plus. Sa bouche, fermée, ne goûtait pas la saveur d'un air pur et corrompant. Ses narines, éteintes, manquaient de respirer. Et, enfin, son toucher, qui flirtait avec le sol et le bois, s'estompait à mesure qu'il quittait ce monde. Arrêtons. Cela est faux. Parler de quelqu'un, c'est déjà parler de quelque chose. Je ne vois qu'une solution, radicale, pour s'en approcher. Le caillou se tenait là, immobile, attendant avec apathie que le temps érode son dos. Il est vrai qu'il souffrait grandement de sa condition, usé qu'il était par les innombrables écrasements qu'il subissait depuis les centaines d'années qu'il trainait là. Elle l'avait pourtant déplacé, depuis, le mettant un peu de côté par rapport au chemin. Mais enfin, tout ceci n'était plus de son âge. Il laissait volontiers sa place à la jeunesse qui tardait à venir. Pourquoi? Il l'ignorait. En réalité, il ne pouvait pas même y songer. Je ne compte pas parler pour lui pour autant. Il a choisi ce qu'il a choisi. D'ailleurs, alors que je me promenais rêveusement en forêt, il m'expliqua, à mon passage, qu'il attendait son heure. C'est là que je pris conscience que plus nous bougeons, moins nous durons. Plus nous y pensons, moins nous le supportons. Je lui proposais d'écrire sa vie. Il me répondit qu'il n'en avait pas à conter, que toutes ces choses n'étaient bonnes que pour nous, les êtres à pieds. J'insistais cependant, et il me fit une concession, le résumé d'un millier d'ans : ma vie est attente. Je compris alors que j'étais bien parti pour durer, moi aussi.
  9. Jedino

    ?

    Mon navire chavire Dans les vagues du désert Et la mort m'y attire Quand durement il me sert Où? C'est bien sur la terre Que mon avenir se mire Sur ce ciel qui est serre, Qui toujours me vise et tire Car de ce gai enfer Je n'en retiens que la lyre, De la sueur en fer Qui, trop, plombe mon martyre Vogue, ô marin de cire Vogue jusque chez Ether Loin, si loin, du moindre pire Où brûle un espoir d'hiver
  10. Nan mais l'autre! Voir en moi une quelconque concurrence avec un rythme de un par mois, franchement! Mais d'accord, tu veux jouer à ça, alors on va jouer à ça
  11. Le 25 m'a d'abord plu, mais le 32 bain du soir est vraiment génial.
  12. Tout poète a sa muse, me fais pas le coup du petit original! Elle est toujours quelqu'un! Si ce n'est pas un être, c'est une idée
  13. De qui parle-t-on, petit séducteur?
  14. Jedino

    300 : La naissance d'un Empire

    L'âge ne fait pas la conscience des choses. Cela ne veut pas dire que ça ne les marque pas pour autant.
  15. Bon, vous avez fini, les enfants? Ca vote à peine que ça pense pouvoir parler des choses pour les grands! (Histoire de mettre tout le monde d'accord, rien de mieux qu'une troisième voie contre laquelle s'unir!) Et la montée des extrêmes, vu le passé récent, a de quoi inquiéter. Que ce soit justifié ou non, c'est discutable. Mais, je doute que les gens soient plus modérés et tolérants que y'a soixante ans. Ce qui ne veut pas dire que ça va être la merde. Parfois, faut quelqu'un qui ai une certaine poigne. Le problème, c'est qu'on ne sait jamais à l'avance jusqu'où cette personne compte en avoir une. Tout comme on ne sait pas si elle est en mesure d'en avoir une. Bref, c'est parler dans le vent!
  16. Jedino

    Quizz

    Non, Hel :D
  17. Jedino

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    C'est l'ambiance japonaise, ce soir
  18. Jedino

    300 : La naissance d'un Empire

    Ne t'en fais pas, actuellement, les jeunes de 12 ans ne sont plus aussi candides que nous au même âge, bien souvent. C'est malheureux, d'ailleurs.
  19. Jedino

    Tractor, le retour

    Sincèrement? Moi-même je ne sais plus :D Mais à me relire, le premier mot, la mort, doit me mener à un nouveau foyer, c'est-à-dire un au-delà.
  20. Jedino

    Tractor, le retour

    Il ne te reste plus qu'à te lancer, dis-moi! :D Cela dit, le choix des rimes était pensé par rapport au dernier mot qui était essentiel à mes yeux : "foyer". Mais oui, les rimes en "a" sont plus simples, et j'ai pas forcément choisi la méthode la plus simple pour le construire, effectivement.
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