-
Compteur de contenus
48 064 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Jedino
-
Mais quel dragueur !
-
D'une muselière la muse tait le silence du papier ?
-
Une muse est l'inverse d'une muselière : elle permet d'ouvrir la vanne?
-
Derrière chaque poète de qualité se cache une muse !
-
Je le savais! Il y avait toujours eu une femme là-dessous ! Il y en a chez tout poète ! Chez Tequila aussi ! WE ARE THE CHAMPIONSSSS!
-
De la logique et de l'humanité
Jedino a commenté un(e) billet du blog de Jedino dans Blog de Jedino le bouleau
Si c'est marrant, c'est déjà ça ! Et, c'est gentil. Je dois admettre que je les trouve très rarement fluides, personnellement. -
De la logique et de l'humanité
Jedino a commenté un(e) billet du blog de Jedino dans Blog de Jedino le bouleau
Ca dépend. Dis-moi comment tu raisonnes, je te dirai qui tu es? -
Quelqu'un qui est arrogant est un con. Quelqu'un qui est arrogant et a de bonnes idées, de temps à autre, est un génie. Quelqu'un qui est intelligent est un homme intéressant. Quelqu'un qui est intelligent et bien habillé est un homme d'avenir. Si celui-là est en plus travailleur, il sera en plus un homme important. Quelqu'un qui ne sourit pas est un dépressif. Quelqu'un qui ne sourit pas et a des propos délirants est un philosophe. Quelqu'un qui ne sourit pas, a des propos délirants et une haute estime de soi se traduisant par une certaine autorité est un homme providentiel. Quelqu'un qui sait lire l'avenir est un charlatan. Quelqu'un qui sait lire l'avenir avec des calculs est un scientifique. Quelqu'un qui passe ses soirées à se piquer est un drogué. Quelqu'un qui passe ses soirées à se bourrer la gueule est un être social. Quelqu'un qui aime manger dans un restaurant étoilé est un homme distingué. Quelqu'un qui aime manger dans un macdo est un névrosé diabétique en puissance. Quelqu'un qui ne travaille pas est un pauvre. Quelqu'un qui travaille est un riche. Quelqu'un qui a un langage commun est de la masse. Quelqu'un qui use de la rhétorique est un homme cultivé. Quelqu'un qui dit aimer le sexe est un pervers. Quelqu'un qui n'en parle pas est un coincé. Quelqu'un qui n'a pas d'argent et vole est un voleur. Quelqu'un qui en a et vole est un homme sensé préférant ne pas être écrasé par l'impôt. Quelqu'un qui ment est un menteur. Quelqu'un qui ne ment jamais est un menteur aussi. Quelqu'un qui veut est un matérialiste. Quelqu'un qui ne veut rien est une bizarrerie. Quelqu'un qui cherche du sens est un naïf. Quelqu'un qui n'en cherche pas est un nihiliste. Etc.
-
Il m'arrive aussi de mal comprendre. En fait, le problème que nous avons, là, c'est que nous sommes d'accord (en tout cas, je suis d'accord avec ton premier paragraphe), mais ne le voyons pas. Ah ça! Nous y sommes réduits, en quelque sorte, oui. En fait, je crois que je manque de clarté, à ce propos : je fais une différence entre ce dont il use et ce dont il cherche fondamentalement, disons idéalement. Tu dis qu'en effet, ils cherchent une vérité, vérité qui est permise par des symboles, par une construction, le hiéroglyphe, et celui-ci renvoie à quelque chose de réel, il le représente, le signifie pour nous. J'étais plus loin, si l'on veut, dans le sens où le degré le plus élevé de la vérité est la réalité, dans le sens où le modèle, le hiéroglyphe le plus parfait, ne peut qu'être parfaitement en lien avec la réalité, donc être celle-ci. C'est peut-être difficilement concevable dans la mesure où nous ne concevons pas qu'une vérité puisse être autre chose qu'une construction de l'esprit, alors même qu'une théorie a bien pour but d'approcher ce qui est, bien ce qui est est lui-même objet d'une théorie, puisqu'au fond, nous ignorons s'il nous faut chercher quelque chose d'unique ou de multiple, et même s'il est pertinent de parler de "la" réalité. D'où notre retranchement dans la vérité, que nous maitrisons parce que nous l'avons érigé. Mais cela montrera ses limites. A mon avis. Le but n'est pas tant d'y échapper, mais de l'accepter. Mais nous pourrions discuter des heures encore sur ce qu'est finalement, ou non, "la" réalité, si elle est seulement. Par contre, je ne suis pas certain du terme "séparer" à propos du Big Bang, dans le sens où si j'ai bien saisi la chose, l'expansion a permis aux petits éléments d'en former des moins petits par une réduction des conditions extrêmes. C'est plutôt, dans ce cas, une évolution, une conjonction, non? Qui vaille la peine, non. Nous pouvons toujours aspirer à l'objectivité, là n'est pas le problème. Mais celle qui a du sens, oui. Je vais essayer d'être plus clair, et ça renvoie à l'idée donnée plus haut, à savoir que nous ne pouvons voir que "notre" réalité. Autrement dit, l'objectivité est bornée nécessairement, et ce n'est pas négatif, par le fait que nous soyons un point dans une immensité. Cette définition de l'objectivité est en fait une forme de subjectivité dans le sens où notre regard est interne au monde. Pour être réellement objectif au sens fort du terme, il faudrait être en dehors. Donc, Dieu, si l'on veut. Je ne disais rien de plus, mais maladroitement sans doute. Et, je suis très loin de renier le "coeur", bien au contraire. Je le pense même plus haut que la raison. Mais ça, c'est quelque chose qui nous regarde. Ah là, tu es en dehors de mes connaissances, je dois l'admettre. Vous faites donc une distinction "nietzschéenne", finalement, entre le langage et ce qu'il prétend signifier. C'est la différence que je fais entre vérité et réalité. La vérité est liée à notre représentation, la réalité est en dehors et indépendante à nous (je veux dire, de notre représentation). La même différence qui peut se faire entre le fait d'être et le fait d'exister : le second contient, par rapport au premier, la conscience d'être, théoriquement. Il n'empêche que le second n'est qu'une extension du premier. Au fond, je dis quelque chose d'assez semblable entre le réel et le vrai.
-
Du petit déjeuner et des chocapics
Jedino a commenté un(e) billet du blog de Jedino dans Blog de Jedino le bouleau
Il a une façon de faire qui me plaît beaucoup. Et, il a un imaginaire qui change un peu des conneries classiques. Mais je comprends ! -
Du petit déjeuner et des chocapics
Jedino a commenté un(e) billet du blog de Jedino dans Blog de Jedino le bouleau
Quel philosophe! Inutile de te dire que je ne vois pas du tout ce que sont ces vidéos. En revanche, je peux te dire d'où me vient l'aspect général : Palahniuk. -
Haha, t'es con x)
-
Tu dégueules. Miam miam. Et tu bouffes tout ça, une seconde fois. C'est pour le style, que tu dis. Le côté original, un truc dans ce goût-là. Mais pas grand monde te croit, même s'ils t'accompagnent tous, dans l'autre sens. Et t'expliques qu'avant de faire entrer, il faut déjà faire sortir. Qu'au fond ça se fait ailleurs dans la nature de manger sa merde, que ça permet d'économiser, de consommer jusqu'à plus possible. Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à dérailler. Je veux dire, complètement. Ouai, c'est quand j'ai cessé de partir dans ce délire, quand celui-ci ne me rapportait plus rien du tout, que ça a mal fini. C'est que les trucs glauques, ça plaît un temps, mais ça a le défaut de demander sans cesse de l'innovation. C'est comme tout : le nouveau s'essouffle si tu ne le renouvelles pas continuellement. Ca a un côté plutôt renaissance, d'ailleurs, à mon avis. Alors je me suis mis à agrémenter les repas des clients du restaurant où je bossais. Et je filmais l'après, quand ils apprenaient, à voix haute, qu'ils avaient vraiment avalés une fraîche semence. Garantie naturelle et sans pesticide. Pas de quoi se plaindre. Le patron n'a pas trop apprécié, vous imaginez. Ca m'a valu un petit séjour, après lequel j'ai finalement été déclaré sain d'esprit. Qui en doutait? Forcément, l'idée m'est venue d'être plus discret, dès lors. J'avais pris conscience que les gens aimaient uniquement les trucs portés sur les autres et les trucs subtils et ignorés. Bref, baise-toi ou baise-moi sans me le dire. C'est une philosophie de vie, me direz-vous. Puis j'ai pigé qu'il fallait me donner en spectacle, me vendre devant un public qui cracherait des billets pour se vider devant ce qu'ils ne feront jamais. C'est le côté idole, que de se faire admirer pour des choses que les autres ne feront pas parce qu'ils se croient trop nuls pour y arriver. Quand ce taré est marrant, il s'appelle bizarre. Quand il est dangereux, fou. Au fond, nous dépendons tous des abrutis qui nous fréquentent. Rien que pour s'attirer leur mépris. J'ai donc monté ma petite affaire, avec une salle, et tout le bordel. J'ai eu du mal à trouver un partenaire, mais ça s'est fait. Suffisait d'aller au bon endroit, celui où les ambitieux, les vrais, savent la valeur du prix à payer pour le devenir. Nous avons monté un concours, celui qui parviendrait à boire le plus de la pisse recueillie auparavant parmi nos admirateurs, et ceci, sans gerber. Essayez, vous verrez : quand l'habitude n'est pas là, ce n'est pas simple. Vous verrez aussi qu'à force, ça passe. Faut juste pas trop être regardant. Parce qu'effectivement, à mesure que nos prestations passent, nos performances suivaient. Là encore, tout a fini par perdre. Les gens se lassaient. Une fois, ça les emporte. Deux fois, c'est démodé. Ca va vite, vous savez. Faut pas manquer d'imagination, dans cette situation. Ca ne nous a pas manqué, d'ailleurs, et nous avons enchainé d'autres chefs d'oeuvre étonnants. Sans aucune prétention, ni rien. Nous restions modestes, sans chercher à créer aucun record. Et un beau jour, il s'est dégonflé. Des douleurs à l'estomac, qu'il disait. Excuse à la con. Comment ce qui sort de toi pourrait te faire du tort à toi? C'est complètement con, que je lui répondais, pour insister. Sinon, t'aurais déjà crevé d'avoir trop sucé ton sang. Ca m'a vraiment désespéré, cette affaire-là. Et je me suis dit qu'il était temps que je fasse ma sortie aussi, que je devais faire le machin qui marquerait les esprits et ferait de moi une espèce de légende, au moins dans le coin. Vous l'ignorez peut-être, mais quand un type qui passe de la célébrité à rien, il ne rêve que d'un truc, c'est de pigeonner autrement les idiots qui venaient le voir. Pour ma part, ce n'était pas tant un problème d'argent que de renommée. Etre inconnu lorsque tu tournes, ça te dérange pas. Crever comme tu as vécu, en revanche, c'est autre chose. En général, c'est là que débarque l'idée géniale. Débile, mais géniale. D'abord, tu appâtes les proies. Suffit de dire qu'ils ne peuvent pas savoir pour qu'ils se jettent tous histoire de. En l'occurrence, de taire ce qui se passera, et de l'annoncer, très logiquement, comme grandiose, unique, et tout le baratin qui fait l'excellent imbu de sa personne et de son talent. Le problème, c'est que le prix de l'entrée, tu ne sais pas exactement si tu peux l'augmenter, ou non. Ca dépend pour beaucoup de ta réputation et de l'état de ta réputation à l'heure qu'il est. T'as plutôt intérêt à modérer sur les zéros si tu souhaites ameuter des rats. Surtout les plus gros. Enfin, il vaut mieux que l'annonce concorde avec ce qui suivra : si vous décevez, vous n'y gagnerez rien, tout au contraire. Je suis face à des milliers de tête. De toutes les teintes de l'abrutissement et de la bêtise. Ah ça ! Pour sûr que tout le monde est différent. Certains ne s'en doutent pas, cependant. Du coup, ils beuglent gentiment, comme les autres. Faut pas s'étonner que les gens se piétinent pour aller écouter des types qui chantent harmonieusement. C'est qu'ils s'y retrouvent, là-dedans, vous savez. Bref, ils me regardent tous. Genre, t'attends quoi, du con? Ne jamais faire patienter tout ce gratin. S'ils attendent, s'arrêtent, ils finissent comme les requins, et ils crèvent. Ca s'appelle l'activité, ou quelque chose comme ça. Paraît que c'est bien, et que si tu le fais pas, tu es d'une race haïssable. J'ai pourtant du mal à voir ce qui est actif dans la passivité d'une redondance journalière. Pas pour rien que les accidents les plus nombreux se font au plus proche de chez nous. Une fois que tu te crois comme tu es, tu restes comme tu crois être, et tu n'es jamais comme tu es. Pour ne pas jouer sur le suspens, parce que je ne suis pas dans un foutu bouquin, j'ai donc sorti mon couteau. N'allez pas penser n'importe quoi, néanmoins. J'ai pris quelque chose de solide, quelque chose de sûr. L'outil fait l'artisan. Ils ont tous sorti un "oh" faussement surpris. Une fois flirtant sur ma gorge, ils l'ont reproduit, avec une nuance d'inquiétude. Je me sentais comme à l'opéra, le siège en moins. Pas longtemps, car j'ai bien fini par devoir m'asseoir au sol. La conscience est si lâche. Un cou et puis s'en va. J'ai gravé mon image dans ces mémoires, et dans celles qui ont lu respectueusement le torchon de papier du lendemain censé les instruire. Rassurez-vous, malgré tout : ça n'a duré qu'un week-end, avant que je finisse classé dans l'histoire. La petite, l'humble, celle des anormaux qui ont eu l'espoir d'un jour tenter de bouger ce merdier. Dans une semaine, d'autres ajouteront que ce mort n'a jamais vécu. Et tout sera réglé. L'Histoire fût, mais n'a jamais été. Irréfutable.
-
Mais c'est sympa, Nakk !
-
L'un ne va pas sans l'autre ! La "mauvaise image du rap" n'a pas besoin d'être véhiculée par qui que ce soit pour exister, rassure-toi.
-
Paraît que j'ai un côté Montaigne, tout s'explique donc. Faut pas avoir honte d'écouter un artiste cultivé comme Booba !
-
Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je marche dans la rue, je ne vois que des pingouins, tous plus ou moins moches, tous plus ou moins les mêmes, et tous plus ou moins en course pour rejoindre un troupeau quand ils n'ont plus à chauffer le gosse loin, très loin, et seul. Les mêmes démarches à la con, les mêmes démarches toujours vers l'avant. Zombifiés par leurs musiques abrutissantes, celles qui chantent dans les têtes et s'appellent pensées. Bref, une armée d'abrutis en puissance se voulant être beaux et dignes quand ils ne sont que bas et laids. Fort heureusement, ils n'oublient jamais que les habits font l'homme. Mieux encore, ils sont capables, grâce à une science du jugement aiguisé, ce qu'est la personne avec la force du premier regard. Autrement dit, nous possédons en nous un scanner visuel de ce qu'est un être dans sa profondeur, si je me risque à parler d'une quelconque profondeur pour des machins pareils. Dès lors, à quoi bon discuter? si nous savons tout de l'autre avant même d'en savoir. Je vous le demande. Enfin, admettons que cela ait du sens aussi. Nous en venons, très logiquement, à échanger, dans l'idéal de la situation, c'est-à-dire à monologuer amicalement chacun de son côté afin de dire ce que nous serions selon nous, et selon la monstruosité qu'est une société. Donc, je donne mon prénom, je donne mon âge, je donne mes occupations, je donne tout ce que je peux faire qui soit pour moi valorisant et potentiellement intéressant. L'autre ne manque pas de m'imiter. C'est ce que nous nommons respectueusement la conversation, conversation qui s'accompagne pour beaucoup d'une fausse courtoisie. Mais franchement, qu'est-ce que ça peut me foutre, tout cela? Est-ce que je connais quelqu'un quand je connais des données d'elle, des artifices censés l'identifier, ou est-ce que je la connais quand je sens ce qu'elle peut être, quand je passe du temps avec celle-ci? Passons. la sociologie m'a déjà tué, la psychologie aussi. L'essentiel n'est de toute façon pas d'être dans le vrai ou dans le juste : nous nous contrefoutons pas mal d'agir comme il faut ou comme il faudrait. Nous agissons. Mal, cela va sans dire. Qu'importe ! Nous avons appris qu'il vaut mieux mal agir que ne jamais se mouvoir. Ceci explique sans doute notre mépris à l'égard des plantes. Fainéantes ! L'homme est définitivement à l'image de Dieu. Il ne faudrait surtout pas que son arrogance soit injustifiée. Imaginez ! Il risquerait de prendre conscience de son infinie superficialité et, pire, il en serait l'unique fautif. Bordel, allez cramer en Enfer. Vos âneries m'insupportent. Ou peut-être est-ce cela, l'intelligence : se vanter d'être sur le trône de la merde, se prétendre capable d'un degré d'esprit proche du divin, et renier ses poils qui rappellent trop cette animalité qui fait peur, au point d'en inventer une seconde peau, une textile, une foutue apparence. Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer, ou me borner à tenter de comprendre. Parce que j'ai beaucoup de peine à concevoir que nous soyons en mesure de saisir ce qu'est un arbre en dedans par la simple vue de son écorce et de son feuillage. Je dois sûrement être trop con pour ça.
-
Rien ne rime avec Rose
Jedino a commenté un(e) billet du blog de konvicted dans ♪ Quand on est kon ♪
Et ça vient faire la morale. -
Je vous le redemande, alors : qu'est-ce que LA vérité? Qui peut prétendre la connaître? Sinon quelqu'un qui se méprend. Je joue trop sur la nuance, c'est peut-être là le problème : quêter la vérité a du sens, est honorable, est humain. Ce n'est pas blâmable. C'est le rôle du philosophe et, de manière générale, de la science. Même si la vérité peut être aussi de l'ordre de la foi. En revanche, aller brandir comme quoi nous avons atteint la vérité, cela, ce n'est que de la prétention, en effet. Si nous avons tendance à penser que notre vérité, donc une vérité, est l'unique, surtout quand nous la cherchons, cela ne fait pas de nous des porteurs de la dite vérité qui se voudrait, il me semble, unique. Autrement dit, pour être peut-être plus clair : certains atteignent effectivement une vérité, la vérité qui est bonne pour eux, et ils peuvent l'enseigner. Mais confondre leur vérité avec la vérité, l'universelle, celle après qui court tout philosophe et scientifique depuis des millénaires, là c'est une erreur, et c'est de la prétention si c'est conscient, et de l'erreur, possiblement grave, dans la mesure où on l'enseigne. Mais je vous l'accorde, un professeur qui n'a pas foi en ce qu'il dit est inquiétant. Seulement, un professeur qui s'ignore dans le faux, ou dû moins pas dans le vrai, en sera un mauvais. Pourquoi? Parce qu'il prétendra dire le vrai quand il ne fait que dire quelque chose qui s'en approche. Autrement dit, non seulement il se trompe sur son compte, mais il trompe les autres, malgré lui. D'où ma critique de prétention à l'encontre de ceux qui prétendent avoir trouvé LA vérité, celle qui conviendrait à tous. Bref, ma position est en fait celle que peut exprimer Siddhartha dans le roman de Hesse : quand le personnage rencontre un sage dont tout le monde parle, il est au départ ébloui, étonné qu'un homme soit aussi sage, autant dans le vrai. Mais, quand celui-ci tente de lui enseigner, il comprend qu'il n'y parviendra pas car elle ne s'enseigne pas : elle se trouve, et elle se trouve tout seul.
-
Je ne dis pas quelque chose de ce goût-là. Je ne juge pas leur démarche qui est honorable, je juge la prétention, derrière, d'être dans le vrai quand les autres ne le sont pas. C'est de l'ordre de la foi, en général. Et, pour être radical, toujours. Aussi logiquement démontré que ce puisse être. Soit.
-
Ne vous méprenez pas sur mon propos. Je ne dis pas que toute recherche est vaine et inutile. Je ne fais que remettre l'homme à sa place, à savoir à sa condition d'homme fini, en tous les sens du terme. Nous pouvons approcher grandement un semblant de vérité, quelque chose d'à ce point plaisant qu'il nous semblera l'être. Mais, les philosophes ont placé la barre bien plus haut, pour certains, et ils ne se cantonnent pas à croire qu'ils y sont. Regardez le premier, et vous comprendrez que bien qu'il la cherche, il a la lucidité de ne pas y parvenir. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est nécessaire. Et, "la" vérité est un concept très obscur. Nous pouvons trouver des personnes d'une profonde sagesse, de grande vertu, sans pour autant que cela soit "la" vérité. Le problème est plus complexe qu'il n'y paraît, et il faut avant toute chose dire ce qu'elle est avant même de prétendre la saisir et l'atteindre. Il me semble.
-
D'autant plus rares qu'ils n'existent pas. Et quelqu'un qui prétend la connaître n'est pas un philosophe, mais un prétentieux. Alors de là à l'enseigner. Si on suppose qu'elle puisse l'être, il faut déjà qu'elle soit en mesure d'être connaissable. J'attends encore de le voir, ça. Ne peut-on pas être sincère et être dans le faux? En ce cas, est-on philosophe si l'objectif est, comme dit plus haut, d'être dans le vrai?
-
Tout le monde peut prétendre dire la vérité. Cela n'en fait pas valeur de vérité.
-
Je ne voudrais pas faire l'emmerdeur de service mais, dans la mesure où la notion de "philosophe" est déjà pas forcément très claire, comment, dès lors, savoir ce qu'est en être un "bon"?
