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Tout ce qui a été posté par Jedino
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Trois minutes pour écrire un poème, j'admire ! Et j'ai comme l'impression que tu t'es donné pour défi de mettre un maximum de références poétiques en un minimum de vers, dis-moi ?
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Une forme de poème à la fois très classique dans les gros morceaux, mais très originale dans sa globalité. On avance comme dans une histoire, comme dans un dialogue (plutôt, même), et finalement, comme dans une chute (cf : le I). L'impression d'avancer lentement n'est qu'une fausse impression, et son final, son arrivée, sonne comme la fin de la chute : fracassante, quoi qu'attendue (quand on connaît le bonhomme, mais quand on sait qu'on tombe aussi). Bref, ça sonne comme une nouvelle.
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(Entre nous, t'es chaud, aujourd'hui) Le passage que je préfère reste l'avant dernière strophe. Elle sonne parfaitement juste, glisse en nous comme de l'eau dans une rivière, presque discrètement. Et le fait d'être dans des oppositions absence/présence et joie/tristesse doit me toucher particulièrement, j'imagine.
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Le Diable pleure quand Il danse
Jedino a commenté un(e) billet du blog de Loopy dans Loopy à l'envers
Un classique (ou futur classique) ! Le genre de thème et de forme où tu excelles particulièrement. -
On parle souvent de nos convergences, mais rarement de nos divergences : tu parles souvent d'une "elle", d'une "elle" face à un "je". C'est très rare chez moi. Me voilà rassuré, finalement, je craignais n'être qu'une pâle copie du maître Que tu parles de la nuit, là, c'est intéressant, vu le compliment que tu as fait par ailleurs sur le forum il y a même pas deux heures.
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Salut !
Tu m'as parfaitement convaincu (ou plutôt, éclairé sur ma propre position sur la question), je n'ai rien à te répondre de plus. Merci de ta participation au sujet, et de tes réponses.
Bonne fin de journée!
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Le prologue? Mais quel prologue, voyons? :D
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Merryh : Mais non, ça se passe ainsi dans ma tête. zera : toi aussi, tu adores cette petite réplique ? J'me suis fait rire tout seul, pour le coup (oh le mégalo) !
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- Allez, dis quelque chose ! - ... - Fais au moins semblant ! Un geste, si tu veux ! Il tire au même moment sur la ficelle en haut à gauche, faisant bouger son bras. - Ah ! Enfin ! Je te reconnais bien là : une vraie taquine ! Il se lève, va se chercher à boire. Il la regarde, esquisse un sourire. Qu'elle est belle, se dit-il, heureux. Il n'aurait pu rêver meilleure femme. Il revient s'asseoir. - Je repensais à notre premier voyage. Tu te souviens ? Quand nous étions partis ensemble, oh pas très loin, mais bien assez pour se sentir ailleurs ? On faisait encore jeune, à cet âge-là. Regarde-nous maintenant ! Qu'importe. Tu as soif, toi ? Je n'ai pas songé à te le proposer, excuse-moi. J'ai la tête un peu ailleurs, ces derniers temps. Où as-tu mis la tienne, à ce propos ? Aucun changement dans la situation. - Tu ne me facilites pas la tâche, vraiment. J'ai retrouvé tous les morceaux, sauf celui-là. Tu vas me dire que c'est ma faute, et tu n'as pas tort. Je n'aurais pas dû m'énerver ainsi et jeter dans tous les sens tes membres. Tu n'aurais pas dû non plus me mettre en colère, tu sais. Tu me comprends, je pense ? J'ai jamais été de caractère facile, faut se l'avouer. Mais là, tu as exagéré. Attends, ne bouge pas ! Je crois m'en rappeler. Il se lève, prend la porte sur la gauche, sort à l'extérieur, et va fouiller derrière un gros buisson. Effectivement, je n'ai pas regardé là-dessous, se reproche-t-il presque. Et effectivement, elle se cache là, très sage, le visage presque doux. Loin, très loin, du visage accusateur qui l'avait menacé hier de le quitter. Il revient à l'intérieur. - Hey ! Tu la reconnais ? Bien sûr ! C'est toi. Ah ! Je suis content, tu es à nouveau entière. Il place la tête sur le haut du corps. - Tu es tout de même mieux ainsi. Il se lève, va dans la salle de bain et en revient avec sa trousse de toilette. - On va te refaire une beauté ! Comme tu as toujours aimé être. Ni trop, ni pas assez. Juste comme il faut pour me plaire. Une femme magnifique, dans le fond. Je ne sais pas si je te l'avais déjà dit. Mais je le pense, tu sais. Et ils continuèrent à bavarder toute la journée durant, heureux tel un jeune couple. A l'arrivée des policiers, la semaine suivante, ils discutaient toujours autant ensemble. En effet, elle exprimait tant de joie, contait avec tant de conviction, qu'ils ne remarquèrent pas tout de suite qu'elle était seule à converser dans la pièce. Par la suite, elle ne cessera de se défendre contre les accusations, expliquant mille fois qu'elle n'y était pour rien, qu'elle ignorait ce qui était arrivé à sa copine et qu'elle n'avait pas même remarqué son état. Il avait complètement disparu.
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Comment ne pas songer à cette chanson ? (Le titre, pour les non germanistes, veut dire : "la dernière allumette") Très poétique. Tu sais vraiment jouer sur les images, faire des va et vient.
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Va savoir pourquoi, les sonorités sur la fin me font penser à du Molière.
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Comme disait l'autre, vivre, c'est s'étonner. Restons enfants.
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Salut ! Je vois que j'ai nourri des ambitions par une simple remarque.
Je jetterai un oeil à ton sujet demain, il n'est plus l'heure pour moi de me consacrer à de telles choses !
Bonne soirée, et merci !
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Pas mal du tout ! Et l'idée de venir "à ma rencontre", sincèrement, j'adore.
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Tu tiens vraiment à me faire écrire des choses encore plus courtes qu'elles ne le sont, toi ! fais gaffe, je vais te prendre au mot. Mais ce n'est pas faux.
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Elle me disait à quel point j'avais raison dans mes choix, que je devais poursuivre ainsi si je voulais réussir. Je me sentais grandi, enfin valorisé par quelqu'un. Vous savez, nous avons tous un peu tendance à créditer d'importance ceux qui semblent nous pousser à aller au bout de nous-mêmes, à faire confiance à ces personnes-là alors qu'elles peuvent être en train de nous tromper. Il est difficile de sortir de cet engrenage censé nous laisser dans l'illusion qu'il a effectivement de l'intérêt pour nous, qu'il se préoccupe vraiment de ce que nous souhaitons. Il manipule nos envies pour mieux contrôler nos désirs. Va-y ! Va-y ! Pourquoi tu hésites ? Pourquoi tu ne te lances pas à corps perdu dans ce qui t'attire tant ? Tu sais que tu le veux, tu sais que tu le feras. Ne te frustre pas à le contenir, tu perds ton temps et ne fais que l'exacerber. Laisse-la... Laisse-la s'exprimer. Cette bête qui est en toi. Cette bête qui n'attend qu'une chose : se réveiller. Il, elle. Je ne sais pas trop ce qui convient le mieux. Ce n'est pas tant que je ne sache pas à quoi cette personne ressemble, c'est simplement que je ne sais pas qui, de ces pronoms, reflète parfaitement ce qui m'a longuement convaincu de me dépasser. A vrai dire, je crois qu'il m'a réalisé, me libérant de toutes ces contraintes qui pourrissaient mon âme. Cela m'importait peu, au départ : comme chacun, je restais sceptique face à sa proposition, ne croyant pas en de telles paroles, en ces promesses qui résonnaient comme des mensonges. Je faisais erreur. Ainsi elle a pris forme, dévorant les malheureux qui croisent sa route. Son atout majeur est de paraître endormie en dehors. Elle peut alors épier sa proie doucement, l'amenant dans un piège dont elle ne pourra s'extirper. Elle s'infiltre, pénètre les pores de sa conscience, et empoisonne de toute sa noirceur ce qui peu avant était encore en vie. Maintenant, ce n'est plus qu'une apparence. Une apparence qui masque l'agonie ineffable et inaudible. La sienne. Elle m'avait expliqué que je devais guider les autres, que sans moi ils ne pourraient pas quitter cet état d'ignorance dans lequel ils gisaient depuis toujours. Elle me répétait chaque instant que j'étais l'élu, l'être choisi pour briser les chaînes qui les étouffaient. Que tout ça, je devais le faire. Grâce à elle, grâce à sa voix. Les amener sur sa voie, pour qu'elle se charge de les sauver. Je ne sais pas si j'avais raison ou tort de l'écouter, mais je sais qu'aujourd'hui je ne souffre plus de mes fautes : elle a complètement avalé mes souffrances en avalant mon âme. Viens, approche-toi ! Ne crains rien, je suis le rédempteur. Abandonne-toi à moi et tu seras sauf. Refuse, et tu connaîtras l'éternel enfer. Celui du souvenir et du regret. Viens, que j'entre en toi ! Mon travail est de travailler pour toi. Tu es mien. L'un parmi d'innombrables. Je peux te chuchoter ce que tu ne sais, te montrer ce que tu ignores. Avec moi, tu ne rêveras plus de vérité : tu la prêcheras. Il te suffit de t'approcher. Lentement. Très lentement.
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C'est bien gentil, même si les comparaisons me semblent un tantinet trop grandes pour mes petites chaussures ! Mais merci :D
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Il est des gens comme des bêtes : un coup de trique et ça se remet en marche. L'autre stratégie, plus vicieuse et moins radicale, c'est d'aguicher la proie comme on appâte un poisson : une promesse, et vous voilà devenu prophète, homme à mener ses fidèles jusqu'à la Voie Sainte. Bref, il suffit de manier quelques tours de main pour arriver à ses fins. Il est autre chose de chercher à vraiment faire le Bien. Celui des philosophes et des sages, vous savez. Bien pour tous, et tous par un. Autrement dit, il s'agit de trouver celui qui, par un hasard de l'expérience, en est venu à transcender son être avec une idée ô combien supérieure à lui. Un anti-dictateur, en quelque sorte, qui sait incarner les idées bonnes et les mettre au mieux en application. C'est d'un tel homme que je vais, ce soir, vous parler. Notre philosophe-roi, comme nous pourrions le nommer, se levait ce matin tout à fait joyeux. En effet, il allait commencer aujourd'hui à répandre sa bénédiction sur tous les gens qui lui ont accordé sa confiance, et même, à ceux qui se sont méfiés de lui. Son altruisme naturel l'avait donc mené à réformer massivement toute la journée, et toute la semaine durant. Les gens l'acclamaient, et la confiance qu'ils lui louaient ne cessait de grandir. Mais les pays voisins aux rois parfaitement installés commençaient à sentir les conséquences d'une telle réussite : les populations demandaient la même chose et le revendiquaient progressivement, les obligeant à sortir le bâton plus qu'à l'accoutumée. En outre, ils faisaient écrire par leurs journaux libres combien ce chef d'Etat était ridicule et sans éloquence. Ce personnage grossier, venant d'en bas, ne méritait pas son titre. Le bien-être de son pays continua cependant à grimper. Alors ils prirent la décision qui s'imposait : une fermeture des liens qui unissaient autrefois les nations afin d'endiguer le mal et, surtout, de le réduire jusqu'à le détruire. S'il le fallait, ils iraient songer à désinfecter complètement cette plaie. Il suffirait pour cela de faire quelques exemples, et les troupes se mettraient en rang d'elles-mêmes. Ils n'avaient toutefois pas tort : bien que sage, il n'avait pas l'élégance et la subtilité des hommes anciens. Il ne connaissait que la vérité de la terre et la saleté de l'usine. Il ne s'habillait jamais comme il faut, laissant les costumes à ceux qui avaient besoin du paraître pour arriver à taire le non-être de leurs actions. Un jour qu'il rencontra ses semblables à l'occasion de l'ultime discussion avant la guerre, il refusa de revenir en arrière sous-prétexte de nuire à des carrières. Finalement, faute d'avoir été soutenu par autre chose que le peuple qu'il avait rendu heureux, le monde retrouva son état intermédiaire entre le pire et le meilleur, préférant rester dans l'incertitude que d'affronter le poids d'une certitude, fusse-t-elle positive. C'est pourquoi il termina son mandat devant un juge, condamné à avoir tenté de créer un déséquilibre profond dans le monde et à avoir sans cesse négligé la hauteur de sa fonction pour la railler de par son attitude.
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Si quelqu'un se lance dans les élections (ici), je vote pour lui. Mis à part ça, le choix est assez difficile.
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Le souci des maximes, c'est qu'elles sont souvent philosophiques, mais ne sont pas de la philosophie. La philosophie nécessite du raisonnement. Certains maitrisent mieux que d'autres cet aspect-là, et certains raisonnements nécessitent des longueurs pour être clairs dans les étapes. Mais oui, c'est vrai que les "pavés" peuvent rebuter. Ce qui est bien dommage, car il y a souvent matière à réfléchir ou à contredire.
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Personne n'a véritablement pris le temps de répondre à loopy, alors je vais m'en charger. Ta réponse illustre ta conclusion du message suivant : au fond, plus il y a d'intervenants, plus les réponses se multiplient, se recoupant parfois, mais pas toujours. Plus intéressant encore, la question n'est pas comprise de la même façon par tout le monde : certains l'entendent au sens véritablement philosophique du terme, c'est-à-dire "y a-t-il un but à notre existence" quand toi et d'autres l'entendent plutôt au sens physique, c'est-à-dire temporel, du terme : "peut-on faire autrement qu'aller toujours de l'avant dans le présent?". Mais finalement, les deux problèmes se recoupent finalement : tu en arrives à la conclusion que notre présence en ce monde est clairement physique, en réponse aux principes naturels. D'autres y répondront plus philosophiquement, voire spirituellement. Je vais poursuivre sur ta seconde réponse, qui je trouve complète la première. Ce sera du coup le complément de ma réponse également. La philosophie, contrairement à la physique, appelle souvent à plusieurs réponses, et rarement à une seule qui domine l'autre (avant des preuves en général scientifiques corroborant une vision par rapport à d'autres). La certitude, c'est ce qu'on trouve dans ton rapport au monde, et c'est exactement les mêmes raisons qu'y m'habitent et me font répondre. Du coup, ce sujet est effectivement l'exemple typique d'un problème philosophique qui est à la fois existentiel à nos yeux et, à mon sens, très mal posé, amenant à une diversité de réponses qui tend à le montrer (contrairement à d'autres sujets où on remarque que finalement, les réponses se cadrent plus ou moins en deux "camps"). Pourquoi mal posée ? Parce que la question est trop "large". Et pour véritablement y répondre, il faut passer par de nombreuses sous-questions beaucoup plus complexes à résoudre, comme celle de savoir de ce qu'est ce fameux sens, mais aussi de prouver qu'il faille, ou non, donner un sens à cette vie. Dire "oui" ou dire "non" n'est donc pas simple. D'où l'idée de nos croyances. Car oui, sur une telle question, nous sommes davantage sur cet ordre-là (quand bien même notre réponse est ancrée dans le scientifique). Donc oui, c'est l'un des sujets en philosophique qui perd de son sens (haha) très rapidement parce que chacun y va de sa petite louche, sans que jamais les questions soient vraiment posées et tentées d'être résolues. A raison, vu qu'elles ne le sont pas autrement que par la foi ou non dans le fait que notre présence a un sens, qu'il soit donné par une divinité quelconque ou par la nature. Reste la position sceptique, préférant ne pas se préoccuper d'une question en tous les cas insolubles et finalement non vitale. Car celui qui aura besoin d'un sens à sa vie, tout comme celui qui a besoin d'un dieu, lui en donnera un. Celui qui n'en a nul besoin, ne lui en donnera pas. Chacun fera son choix, cherchant parfois à le rationaliser (comme ici), mais sans jamais vraiment pouvoir être convaincant. Peut-être que la question n'est pas de savoir si la vie a un sens, mais si le sens apporte vraiment quelque chose à celui qui vit, et par extension, s'il apporte aux autres par sa foi en ce qu'il lui apporterait. Une vision très anthropocentrée, effectivement, mais la question l'est profondément : qui d'autre se soucie de savoir s'il y a un sens à la vie ? Ils vivent, et ne cherchent pas à savoir s'ils en ont le droit, et comment ils doivent s'y prendre. Et vu que nous devons consciemment savoir vers où nous marchons, la question du sens, comme de la direction, fait sens.
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Merryh : haha, il ne faut pas trop regarder, ce n'est pas un mot qui fait bien parler ! Tequila Moor : Ah bon?! Je pensais pas !
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- Tu l'as foutu où, du con ? - Elle était juste là... - J'te demande d'y garder un oeil cinq minutes, cinq foutues minutes, et t'es capable de merder ! C'était pas compliqué : simplement poser tes deux putains d'yeux sur la gonzesse morte ! - Bah, à ce sujet... Si elle n'est plus là, c'est que... - Elle était morte. - Sûr ? - Sûr. - Tu crois que c'est une morte-vivante, du coup ? Parce qu'on ferait bien de se barrer vite fait, dans ce cas ? - Arrête tes conneries et suis-moi, elle doit pas être bien loin. Ils se mettent ainsi à chercher le corps de la morte. Le problème, c'est qu'après dix minutes à balayer les alentours, ils n'ont rien trouvé. Plus aucune trace. Il avait fait attention, pourtant, et il s'était assuré qu'elle ne respirait plus. Et avec une balle dans la cervelle et l'autre dans le coeur, cela ne pouvait pas être possible, qu'elle ait finalement survécu. - On ferait bien d'y aller. - Faut la trouver et s'en débarrasser. - Toi qu'a tiré, je risque rien, moi ! - Tu risques de finir comme elle si tu me fais un plan pareil, ouai ! Alors ramène ton cul et continue de faire ce que t'as pas été foutu de faire. Mais elle apparait au coin de la rue, bien debout et bien vivante. - Tu vois ce que je vois..., qu'il lui chuchote. - Faut vraiment qu'on dégage, que l'autre ne cesse de répéter. - T'es fou ou quoi ? J'lui ai mis deux balles. Regarde ! Elle est trouée. Et ça a l'air d'aller ! - Elle marche normalement, elle doit pas se souvenir. Allez ! - Non, j'suis censé la buter, alors je vais la buter. - Va-y tout seul, alors. - T'as raison : tu vas y aller tout seul, et je t'observe. Correctement, promis. - Va te faire voir ! C'est pas ma crasse. - C'est autant la mienne que la tienne. Amène-toi. Ils s'avancent, la rattrapent. Elle s'étonne d'être suivie de la sorte et d'être interpelée avec si peu de politesse par deux inconnus. - Pourquoi vous n'êtes pas morte ? - Je vous demande pardon. - Pourquoi je vous ai pas crevé alors que votre tête et votre poitrine sont trouées ? Elle remarque, surprise, qu'il semble dire vrai puisqu'il y a une marque sur son haut. - Ecoutez, je ne sais pas de quoi vous parlez mais... - Et toi, mon pote, t'expliques ça comment ? - Bah ma foi... - Tu sers vraiment à que dalle. Il sort son arme, la braque sur la fille et tire à nouveau sur son front. Elle s'effraie, est touchée, mais ne manifeste aucune réaction autre que la peur. Elle se met à courir, pensant qu'il a raté sa cible. Il tire plusieurs coups successifs encore, sans plus de succès. - J'y comprends rien... - On fait quoi ? Il le regarde. Lève son pistolet et troue son ami. Celui-ci s'effondre. - Y'a vraiment un truc qui m'échappe. Et il s'en va. Son ami, lui, reste au sol quelques minutes, avant de se relever, l'air de rien. Et il se met à marcher, sans savoir pourquoi il est là. Il sait seulement qu'il y est. Son dernier souvenir, avant cela, est la discussion d'où a émergé l'idée de flinguer une personne, histoire de se marrer.
