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Tout ce qui a été posté par Jedino
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Nous savons ce que nous voulons savoir, l'ami C'est-à-dire bien peu, trop peu. Mais, à quoi savoir si c'est pour tout perdre un jour, un jour qu'on voudrait tardif, lointain? Un jour qu'on voudrait ne jamais avoir à vivre?
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Serais-tu las de ton travail? Bonne journée à toi. Et, jolie photo. Le Soleil apparait lentement. Qu'il dépose sur son passage quelques uns de ses rayons sur ton existence
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On appelle ça le romantisme, mon brave! ... (ou pas) :D Une question me vient à l'esprit. Pourquoi avons-nous, ou plutôt, aurions-nous, des capacités parfaitement différentes et innées dès la naissance? A quoi sert un petit homme sensible, un petit homme hargneux, un petit homme malade, à la nature? La complexité du génotype entrainerait donc une diversité à ce point importante que chacun naît avec des qualités qui descendraient, du coup, de nos parents? Sommes-nous vraiment qu'un mélange entre deux génotypes à notre naissance? Cela revient à introduire un peu de métaphysique : la destinée d'un côté, la métempsychose de l'autre. A vrai dire, il est impossible de trancher. Peut-être que notre présence a un rôle qui nous dépasse? En un sens, la métamorphose que l'on inflige à notre planète pourrait en être un, aussi mauvaise est-il. Mais, de ce fait, la destinée du monde serait des plus pessimistes, c'est-à-dire amené à disparaître. La métempsychose, elle, est un fait intéressant, si ce n'est parce qu'elle considère que tout est accessible à chacun du moment qu'il s'attèle sérieusement à la tâche. Un "simple" souvenir. L'idée est belle. Néanmoins, comment expliquer que certains aient une volonté plus grande de savoir, alors qu'une partie se tapit dans ce qu'elle sait déjà? Là encore, la destinée pourrait répondre à cela, en incluant une place à chacun, et donc une motivation unique pour tous en fonction de celle-ci. Au contraire, nous pourrions aussi en décider, quelque part. L'argument le plus réaliste serait donc que la souffrance a tendance à forcer le réalisme, la prise de conscience, et la connaissance. Cependant, il me paraît difficile de considérer que tous ceux qui étudient sont des êtres de souffrances ultimes (à moins d'être schopenhauerien et de penser que le fait d'exister est déjà une souffrance des plus atroces?) : il pourrait ainsi y avoir aussi la présence de la société dans la volonté (ou nécessité) d'apprendre (pour réussir, ce qui en soi, est une mauvaise raison selon moi). Il n'empêche que si la cohérence du réalisme tend à rendre son idée plus crédible, elle ne permet aucunement d'exclure l'argument d'une entité supérieure et d'un déterminisme suprahumain. Finalement, la question n'est pas tant de savoir où est la vérité, mais de savoir ce qu'est, pour vous, la réalité. Bien sûr, il serait préférable d'être dans le vrai, mais à défaut de pouvoir y accéder, contentons-nous de vivre avec une pensée qui nous rassure timidement : cela revient un peu à s'illusionner. Cela revient surtout à oublier un temps l'horreur de la vie.
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Cosette, tes manières me rappellent grandement celles, justement, de ma prof'... :D Et ceci est, à mon sens, un compliment, puisqu'elle a l'air d'apprécier la vie et ses petits plaisirs.
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Bon, ça dépendra du jour et de mon envie, mais, c'est tout à fait envisageable
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Moi, je pourrais possiblement :D
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Ouai :D
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Je vais te donner une idée à laquelle, et dont je ne peux revendiquer la paternité (mon professeur de philosophie l'étant) : il disait que contrairement au bonheur, la joie, elle, pouvait être féconde, et donner à l'autre sans se préoccuper de soi lorsqu'un "trop plein" de joie le permet. En gros, les excédents que nous possédons sont donnés bien gratuitement à l'autre sans l'attente d'un retour. Cela pourrait être pour la joie. Maintenant, peut-être pourrais-tu substituer cette pensée à l'altruisme? Comment, je l'ignore. Peut-on imaginer que la joie puisse mener à partager sans chercher un quelconque intérêt? Possible. Mais, on pourrait tout à fait tourner le fait de "donner" le trop plein comme un intérêt tout personnel pour se défaire d'un "poids" qui pourrait, s'il était gardé, faire un grand mal.
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Les passages sur certaines syllabes est, disons, assez modernes et originales. En tout cas, j'apprécie ta poésie. Bonne soirée.
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Beauté
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Sommes-nous les esclaves de nos cerveaux? C'est la question qui m'est venue, presque naturellement, en songeant à toutes ces choses qui remplissent la vie quotidienne. Je crois que nous pourrions étendre la question à tout le corps tant nos besoins dirigent nos actes, notre rythme, bref, toute notre vie. Nous mangeons, buvons, dormons lorsque notre corps en manifeste d'une quelconque manière l'envie. Certes, notre force réside en la possibilité d'y résister. Mais, cette décision a une limite : la tolérance de notre cerveau. Vous pourriez courir le risque le plus grave, être le plus juste des hommes, votre cerveau vous convaincrait de voler un honnête marchand pour survivre, ou même pourrait vous faire dormir malgré vous. La démonstration de l'importance de notre encéphale réside, je trouve, dans son comportement qui rappelle, étrangement, le nôtre : lors d'une mort lente par carence, le cerveau suivra un ordre logique cherchant à le préserver lui, et l'essentiel qui lui est utile pour rester en état. Cela mène à un sacrifice des graisses, des muscles, puis des organes "secondaires", avant de perdre les organes plus "vitaux". Le centre de décision est finalement le seul qui dirige, qui souhaite vivre, qui peut de part sa "volonté", et qui le fait. Se pose le problème de savoir si nous sommes une illusion de notre organe le plus complexe, ou si nous sommes une entité à l'image d'un esprit ou d'une âme. Mon matérialisme me penche vers un déterminisme rationnel. Tout m'y mène, d'ailleurs, puisque j'en déduis surtout un esclavage de la conscience, non conscient, qui plus est, par le seul véritable maître de nous-mêmes. Vous jugez cela trop simple, trop erroné? Alors, réfléchissez, rien que deux minutes, et demandez-vous : que faites-vous qui altère directement un besoin vital par pure envie jusqu'à en approcher la mort? Rien. Vous pouvez cesser de dormir, manger, boire, mais à moins d'avoir un désespoir tel qu'il vous est possible d’affaiblir votre cerveau, vous ne pourrez jamais aller contre votre gré qui, au final, n'est pas vraiment le vôtre. Bien entendu, l'objection est si facile et si importante que je crois en mon délire actuel. Mais, j'y tiens, songez sincèrement à ce que vous permet de penser avoir le contrôle de vous-mêmes, à cet amour, ce bonheur, ce tout très humain qui n'est que très secondaire : pourquoi croyez-vous que l'arrêt de tout désir mène à un tel état de plénitude, aussi douloureux peut-il être?
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Je pense que vous l'avez déjà remarqué, et de ce fait, je ne vous apprendrai rien. Dès l'adolescence, on nous parle partout, pour tout, de l'avenir : 'il faut travailler pour ton avenir', etc, etc. Autrement dit, on nous conseilles fortement, voir plus, de délaisser le présent pour préparer un éventuel futur qui ne saura pas trop mauvais, du coup. N'est-ce pas complètement idiot? Certes, sans cela, nous sommes bons pour la misère pour le reste de notre vie. 'Il faut sacrifier votre jeunesse pour sauver votre vie' : voilà un slogan qui correspondrait parfaitement à la pensée actuelle. Si ce n'est pas malheureux, tout de même! Mais le plus inquiétant, dans l'histoire, c'est que cela marche et plaît. Ce fait ne démontre qu'une fois encore l'essence même de l'homme qu'est fuir la peine, et non être heureux. C'est d'autant plus comique lorsqu'on sait que le but ancré dans les esprits est tout à fait contraire à notre démarche quotidienne. Comment veut-on aller vers le bonheur si nous prenons tous les détours qui nous y mèneraient apparemment? Pourquoi s'éloigner à chaque fois plutôt que de courir naïvement jusqu'à lui? Par lucidité? Par crainte? La conclusion est on ne peut plus simple : si vous désirez réellement parvenir à un bonheur véritable, ne vous abandonnez pas à un après hypothétique, et pour l'heure, inexistant : contentez-vous de fleurir et chérir l'instant présent pour en extirper chaque once de joie.
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Je vois bien quelque chose autour du volcan, oui. Ca pourrait être intéressant (ou pas, sinon, cela, je ne le sais pas). La question reste de savoir si les bandits vont se lancer ou chercher du monde. Mais, ça, nous le saurons par la suite, oui
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c'est vrai!
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Morphee, tu as l'air d'avoir une vision assez "freudienne" des femmes :D Echoo, je ne la connaissais, mais effectivement, elle est pas mal, ta citation. En même temps, ça reste du Coluche! Bonne journée à vous.
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J'ai rêvé d'une histoire. J'ai rêvé d'un foutoir. J'ai rêvé de n'importe quoi qui pourrait, rien qu'un instant, me tirer du terrifiant désespoir. Mais l'espoir est tel un bolide sur l'autoroute : un véritable danger à qui ose le toucher, et une occupation à qui sait l'observer, et l'apprécier bêtement en le regardant passer au loin. Cela sonne faux. Cela ne satisfait pas comme il faut. Normal. Nous aimons tant croire en une solution, en une sorte de miracle pouvant nous extirper de notre situation misérable. Certains y parviennent, d'ailleurs, ou, dû moins, en sont convaincus. Les autre se tapissent plus ou moins facilement dans une sédentarité des mœurs avec l'idée toujours sous-jacente de n'être rien. Pas un rien relatif, partiel, acceptable, mais absolu et insupportable. En fait, ma vision du monde est tellement martyrisée par ma déception que je n'accorde pas la moindre chance à l'apparente intelligence humaine. Nous possédons de nombreuses terres, et de plus nombreux savoirs encore, et nous ne nous en servons pas, si ce n'est pour nous détruire et nous concurrencer quotidiennement dans je ne sais quel but illusoire et inutile. Nous avons coutumes de penser que les maux terrestres découlent de notre mauvaise organisation et gestion de notre capital immense, de notre folie pure et dure face à l'incapacité de nous maîtriser dans la frustration, et de notre égoïsme universellement connu pour faire des philanthropes des voleurs pervers. Je ne souhaiterais pas remettre en cause cela, d'autant plus que je ne trouve cela que peu exagéré par rapport à la réalité. Mais, il m'arrive souvent de préférer situer le problème à un tout autre niveau : plutôt que de le placer en nous, ou tout comme nous, je le range volontiers du côté de notre profonde velléité. Certes, vous me direz qu'en soi, elle est aussi en nous. Ce qui est vrai. Néanmoins, l'importance réside dans le fait lui-même, et non vraiment dans sa résidence éventuelle : les maux de notre pauvre mère à tous ne découlent pas de notre connerie, mais de notre volonté à ne pas la changer. Bien sûr, la volonté ne fait pas tout, si ce n'est élire des hommes à la tête de millions d'autres, si ce n'est mener des soldats aux fronts pour combattre une volonté venant de l'autre côté, celui des "méchants". Comprenez-vous de quoi je veux parler? Je ne parle pas de vous comme individu unique, différent, et tout ce qui peut exister d'autre pour vous aider à supporter malgré vous votre existence. Loin de là. Je parle simplement, naïvement, bien évidemment, de la volonté générale qui habite non pas l'action d'un homme, mais la réaction d'un groupe. Comment imaginez-vous sauver notre peau autrement qu'en baissant le froc et de voir la réalité en face? La pudeur est à ce titre aussi humaine que ce besoin de se sentir au-dessus, au-delà des lois. Les maladies, la pollution, les abus, les blessures profondes en la chaire de notre terre. Tout cela mènera à notre perte. Au fond, nous qui ne comprenons pas vraiment les actes des suicidaires, nous le sommes tous sans exception, et en puissance. Remarquez ma tendance à dénoncer et juger sans agir de mon côté. N'est-ce pas lâche de ma part? Je raconte ce qui se dit déjà partout, ce qui s'entend trop souvent, trop de fois, rendant cela aussi anodin que les élections passionnantes dont nous avons le spectacle, ou les massacres journaliers dans un pays X ou Y. Si ce texte, aussi maladroit, aussi dénué de sens et d'arguments, bref, parfaitement incapable de convaincre quoi que ce soi de changer le temps d'une seconde ses habitudes, vous laisse tout à fait indifférent, je tiens à vous dire, honnêtement, et cela m'arrive rarement, que votre cas est désespéré et désespérant, au moins autant que celui de vos frères et soeurs, proches et éloignés, qui refusent d'évoluer. Je trouve malheureux d'oublier que l'homme, bien que le plus beau, le plus fort, le plus intelligent, le plus méchant, le plus tout, n'est que l'égal de ses cousins, invisibles du haut de nos immeubles monstrueux perdus dans la jungle urbaine.
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Le Soleil peut briller tant qu'il veut, il n'en supprimera pas cette "présence" profonde qui me taraude alors que je n'ai nulle raison de me sentir ainsi. Certains iront me dire que c'est idiot, que je me torture bêtement tout seul. Je ne saurais l'expliquer vraiment. Disons que c'est un démon qui évolue en moi, à l'image de la folie prenant un homme alors qu'il s'y attend le moins. Un état de fait qui induit de nombreuses choses, en plus de ma petite déprime inhibant ma capacité à lire, écrire, travailler, respirer. Des conséquences qui ne se prononcent pas à voix haute. J'ai eu grand tort de m'y laisser prendre une fois. En fait, l'essentiel reste que l'origine de cela ne se trouve pas. N'ai-je pas déjà écrit dans un moment de pseudo-lucidité : "je cherche une raison qui n'existe pas"? Non, la lumière du jour ne peut rien contre l'obscurité d'un cœur arraché de mes propres mains alors que je m'étais épris tristement à aimer les autres, et notamment, la vie. Considérez-moi comme pessimiste si cela vous plaît : je crois savoir que personne n'est sincèrement autrement qu'ainsi. Sauf si quelqu'un se trouve suffisamment capable de s'illusionner du contraire? Je m'emporte. Peut-être suis-je misanthrope? J'ai cru comprendre que la misanthropie n'était que déception. Et en cela, oui, je suis déçu. Tellement déçu.
