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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Jedino

    Qui sont les macronistes ?

    Des gens qui se moquent d'aller à droite ou à gauche dans la rue, orientés qu'ils sont dans leur vie, et donc dans leur orientation politique.
  2. Tout dépend sous quel regard tu juges leur utilité. Tu peux le voir en tant que connaissance ayant une application par la suite dans ta vie, et en cela ils sont bien inutiles, tout comme l'essentiel des connaissances qui peuvent être dispensées selon la voie que tu prends. Par exemple, je n'ai plus jamais utilisé les nombres complexes après mon baccalauréat. Pour le dire autrement, les connaissances générales finissent nécessairement en partie par être éclipsées par l'inévitable spécialisation qu'on attend de nous ensuite. Tu peux ensuite le voir aussi comme étant une pierre en plus dans ce que tu sais : reconnaître une racine t'apparaît comme peu ou rien, mais je serais bien incapable de le faire, moi qui n'ai pas fait latin. Preuve donc que cela peut t'apporter à comprendre certaines choses qui m'échapperont à l'instant t, et on commence à y trouver un intérêt. Tu as enfin un degré plus complexe et moins évident où la connaissance ne se montre pas utile en soi mais où elle l'est parce qu'elle participe à la construction d'un tout, par exemple chez une personne ses convictions, son savoir, sa façon de raisonner, sa créativité (par association de connaissances ou analogie, typiquement), etc. Et au travail, et ailleurs. Un cours de langue n'est jamais qu'un cours de plus ou de moins selon le choix qu'on fait. Ils ne seront pas enfermés et mis à part pour pouvoir l'étudier. Il n'y aura donc pas plus qu'avant de séparation qu'il n'en existe naturellement entre les humains et pour des critères bien plus divers que la simple couleur de peau, que ce soit la taille, le poids, le caractère, la façon de se vêtir, de se comporter, éventuellement un handicap, et j'en passe. Pour te dire, il est tellement peu "normal" de ne pas se grouper avec certaines personnes en particulier que tu es vite associé comme étant rejeté si tu ne le fais pas. J'ai passé deux ans en classe préparatoire à voir les gens s'inquiéter parce que je ne cherchais pas à m'associer à un groupe ou un autre de personnes. Quoi que tu fasses, tu seras toujours associé à un groupe, parfois à plusieurs. Cela n'aggravera rien et ne changera rien qui n'existe déjà. Et c'est là où je suis clairement en opposition avec ta position : je trouve dommage de juger de l'intérêt d'une connaissance au regard de son utilité pratique. C'est cette même position qui a tendance à juger durement la recherche pure parce qu'elle ne paraît pas utile, car non appliquée, par définition. Il est impossible de dire à un jeune âge ce qui sera utile ou non dans notre avenir, et toutes les connaissances, même les plus marginales par leur utilité, participent à la construction de chacun. Je comprends ce besoin d'avoir un côté "pratique", c'est une demande constante de bien du monde, mais il serait dommage et dommageable je pense de nier l'intérêt du "théorique". Si le latin ne te permet pas de dialoguer, il te permet de comprendre un peu mieux la langue, et c'est une richesse, aussi petite soit-elle.
  3. On apprend bien le latin ou le grec ancien qui auront bien moins d'utilités en notre monde actuel que bien des langues par simple héritage de convictions passées. Donc l'arabe, ou une autre langue, pourquoi pas. Ce sera toujours plus utile si l'utilité d'une langue apprise se limite à son usage potentiel. Et si la seule excuse est que la langue est littéraire ou non, j'ai envie de te dire, l'anglais qu'on apprend à l'école n'est certainement pas l'anglais qui est parlé puisqu'il est bien carré et scolaire lui aussi, bien loin de ce qui peut être réellement parlé. Ça n'empêche pas de se débrouiller. Pour le reste, quand un groupe de personnes parlent une même langue, c'est une communauté. En cela, oui, apprendre une langue facilite le "communautarisme", c'est-à-dire le dialogue avec une communauté plutôt qu'une autre. C'est une conséquence nécessaire dès lors que tu as des centaines de langues à travers un monde : si tu choisis une langue, tu ne pourras pas parler avec une partie des autres qui sont en face de toi. D'où l'intérêt de les multiplier (et ça me fait mal de l'écrire). L'apprentissage de langues comme l'Alsacien ou le Breton est bien plus une revendication communautaire que celle dont on parle ici puisque ces langues ont été ouvertement combattues de ça plus d'un siècle pour y mettre le Français. Entre-temps, on s'est dit qu'au fond ce n'était pas si con de savoir s'ouvrir à d'autres choses, et c'est la même logique ici. La logique a toujours été et restera sans doute que dès lors que l'école dispense l'apprentissage, on peut le cadrer et donc décider de ce qui est ou non appris. Mais je viens d'une région où il n'est pas choquant qu'un catéchisme soit dispensé et obligatoire en primaire et où des cours d'histoires des religions sont obligatoires au collège et possibles au lycée, je n'ai donc pas tout à fait la logique d'un laïc jusque-boutiste qui se scandalisera de la moindre allusion religieuse. En vérité, dès lors qu'on a peur d'un savoir, c'est qu'on a perdu face à lui. Si tu veux éduquer, ce n'est pas par l'interdiction qui n'a jamais été vraiment appliquée, sauf quelques années au tout début du précédent siècle pour calmer les catholiques un peu trop chiants. Il faut savoir avoir une certaine ouverture. Et enfin, se scandaliser de "communautarisme" est assez amusant car tout, absolument tout, en ce monde amène les gens à choisir un groupe social plutôt qu'un autre. La langue est un facteur parmi d'autres. Il n'y a rien de choquant à cela. Par contre, si tu admets ouvertement que cette langue te fait peur, alors tu as déjà perdu. Si pour toi c'est une langue comme une autre, alors se fera un apprentissage progressif, par l'éducation, que finalement tout ça tient plus de l'émotionnel que du rationnel. Ajoutez-donc le berbère ou le chleuh si cela vous fait plaisir.
  4. Parce que la langue arabe se limite au coran et se mêle nécessairement à une religion ?
  5. Si personne ne s'inquiétait de l'apprentissage de cette langue, ce sujet n'existerait tout simplement pas parce que ce serait comme toutes les autres langues potentiellement apprises à l'école. C'est une langue vivante, et pas la moins parlée, apprise comme telle et permettant de lire bien des choses et de dialoguer avec bien du monde. Alors oui, elle peut permettre de lire un livre qui ne plaît pas à tout le monde, tout comme l'allemand avec d'autres références peu louables, ou toute autre langue. Non, vraiment, sans vouloir te vexer, je ne vois pas pourquoi ce sujet existe. Le seul sens qu'il peut avoir est : pourquoi n'apprend-on pas l'arabe comme toute autre langue étrangère ?
  6. C'est rigolo de voir les gens s'alarmer de l'apprentissage d'une langue comme une autre quand la seule langue obligatoire à maîtriser dans une bonne partie du supérieur n'est pas le français mais l'anglais. Comme quoi les inquiétudes, la rationalité, tout ça.
  7. Jedino

    Que faire des pauvres?

    Bah oui, c'est comme pour les vieux, il faudrait les tuer à la naissance. La première phrase n'est pas si évidente car "être capable de s'adapter" est vrai à l'échelle d'une espèce et non pas d'un individu ou d'un groupe d'individus, ici les "pauvres". Il existe cependant une différence entre l'environnement des animaux et le nôtre, social ou économique : contrairement au papillon aux ailes blanches ou noires qui se pose sur un arbre à l'écorce blanche ou noire, nous avons la main sur l'environnement social et économique qui fait naître la pauvreté. Le prétexte de la survie n'est que l'argument hypocrite des "riches" pour justifier leur existence. Ensuite, il faut se méfier : le pauvre de demain n'est pas forcément celui qu'on croit, et un métier de comptable est bien plus menacé à l'heure actuelle par l'automatisation que celui de, je cite, "ramasse-merde". Parce que contrairement à ce que laisse penser à tort le sujet, ce n'est pas la robotique qui est en passe de prendre de l'importance, elle n'est clairement pas encore à un niveau de performance permettant sa démocratisation totale et complète sur tout. Typiquement, celui de "ramasse-merde" suppose de pouvoir évoluer dans un environnement des plus complexes et des plus dangereux, celui d'une ville pleine d'humains et d'obstacles, de règles explicites et implicites. Le métier de maçon est dans le même ordre d'idée et n'est pas aussi évident que cela, même si le mépris de l'auteur est palpable, d'autant que l'imprimante 3D c'est sympathique, mais ce n'est pas forcément déployable aussi aisément dans tous les environnements. Par contre, celui d'un comptable, ou de toute autre chose qui paraît intellectuelle mais n'est au fond qu'un ensemble de règles de calculs, c'est clairement le domaine de l'informatique et de sa branche qu'est l'intelligence artificielle qui est, elle, en train de prendre pas mal de terrain sur de nombreux sujets. Il vaut donc mieux pour les décennies à venir préférer les poubelles ou la maçonnerie que certains bureaux dont la base du métier est le calcul (comptable) ou dont l'essentiel est déjà fait par le calcul (pilote de ligne), la robotique étant à plusieurs décennies d'aller au-delà que de simplement suppléer certaines tâches basiques d'aides à la personne. Maintenant oui, à l'échéance absolue qu'est le temps, tout sera remplacé, même nous.
  8. Clash royale depuis un moment, starcraft 2 le week-end, cossacks 3 à l'occasion, anthropya depuis récemment.
  9. Notre Constitution est faite pour créer l'idée de l'être providentiel tant le pouvoir du Président de la République est grand. Or, comme le soulignait quelqu'un, une seule personne peut aisément être influençable. Ce n'est qu'une personne comme une autre, après tout. Croire qu'il n'y a aucun jeu de pouvoir de la part des grandes entreprises au niveau du politique serait dommageable. Ce serait méconnaître le côté pernicieux du dit système dans lequel on est. Le problème, c'est le système ET la corruption. Le système n'est ni bon ni mauvais en soi, c'est ce que les gens en font qui l'est. Il ne peut être que plus ou moins adapté aux travers humains. En l'occurrence, la totale liberté de tout n'a jamais été l'optimum puisqu'il y a toujours eu des gens pour ne pas jouer le jeu. D'où le scandale qu'apparemment serait le fait de passer à 80km/h, d'où le scandale que serait de taxer au niveau réel que devrait être celui que doivent payer ceux qui fraudent fiscalement, etc. A tous les niveaux, pour tout, tu as des gens qui abusent du système. Tu n'en as pas forcément plus à tel ou tel niveau. Par contre, si tu fraudes à la tête d'une entreprise du CAC 40, ça aura plus d'impact sur le reste que la petite PME. De même, si tu coupes une trajectoire en camion, tu auras plus d'impact que si tu coupes une trajectoire à pied. La corruption est inévitable, mais non moins scandaleuse, et il faut cadrer pour l'éviter au mieux. C'est le rôle du système, et il est clair qu'il ne le remplit pas.
  10. Les crises économiques sont systémiques. On ne sait pas quand mais on sait qu'elles viendront. C'est tout le système qu'il faudrait améliorer, mais là, ça tiendrait plus du rêve que du réalisable tant on est embourbé de différentes façons dans les travers de celui-ci, le lobbying n'en étant jamais qu'un exemple. Pour le reste, les crises économiques appellent à des décisions qui sont largement déterminées par les convictions ou intérêts personnels. Si tu es néolibéral, jamais tu n'iras t'insulter à faire du keynésianisme, ou inversement. On est embourbé dans des débats sans fins, et ces débats sans fin sont les parfaits prétextes pour tourner en rond. Les crises ne sont jamais que les ponctuations de cette histoire.
  11. J'y vois plusieurs raisons : 1) L'effet du gamin devant le nouveau jouet : quand il voit le joujou dans le rayon du magasin, il paraît super, très bien, et il le veut absolument. Puis, une fois qu'il l'a acquis, et bien en fait, ce n'est plus intéressant. L'attrait qu'il avait dans le rayon, parce que vendu comme tel ici et là, n'est plus. Pour le dire autrement, faire de la communication c'est sympathique, mais la forme ne suffit pas à cacher le manque de fond. 2) On se fout de notre gueule : imaginons la situation où A nous vend le programme B, C le programme D, E le programme F. Si, peu importe l'élu A, B ou C, le programme finalement appliqué sera G, qui est celui qui centralise toujours toutes les directives, alors il y aura un désabusement évident. Tu ne peux pas promettre B et faire G, comme tous les précédents, sans passer pour ridicule. 3) Les arguments qu'on aimerait nous faire avaler comme des évidences sont des mensonges : il n'y a bien que des naïfs pour croire que la méritocratie n'est autre chose que le mérite de l'hérédité sociale et que la liberté des marchés n'est autre chose que l'augmentation constante des inégalités de tous types. 4) La France en particulier est attachée plus ou moins à l'idée qu'un jour l'être providentiel viendra sauver sa mère patrie de tous les maux que partie ou tout imagine. Ce n'est pas sans lien avec le martelage médiatique de ces idées qui aimeraient laisser penser que tout va au plus mal, histoire de vendre un peu plus de temps de cerveau disponible pour faire voter les bonnes personnes ou enrichir ceux qui le méritent plus que les autres. 5) La France est un pays en assez grande partie conservatrice. Il suffit de voir toute révulsion des idées dites de "gauche" qui aimeraient toucher aux lignes gravées dans le marbre par le Général. C'est logique, la population vieillit, et sa tendance au conservatisme grandit avec, surtout dans un monde qui bouleverse leurs convictions. Il y a donc un renfermement sur ce qu'on pense être sûr, et le sûr n'a malheureusement pas un visage constant. 6) Il y a une partielle ou totale méconnaissance des sujets évoqués qui empêche tout jugement objectif sur les problématiques. On est tenté d'écouter ce que les "experts" nous disent sur l'économie, les lois, et toutes ces choses que personne ne peut totalement maîtriser pour voter en parfaite conscience. Alors, on fait confiance aveuglément, avec nos propres attentes incertaines et à moitié conscientes, et on finit par voir les décalages au fur et à mesure. Bref, sans continuer plus loin car il y a sans doute d'autres raisons, l'idée est simple : pour diverses raisons, on vote mal ou sans réfléchir comme il le faudrait. On vote une gueule, une façon de communiquer, alors qu'il faudrait voter le fond et non la forme. Autrement dit, on vote comme on est dans la vie par ailleurs : au premier coup, par un jugement hâtif. Et nécessairement, quand on se tape cette personne cinq ans, notre jugement qui paraissait si beau au départ finit désabusé à la fin. Comme pour les enfants, le produit est moins joli une fois qu'on l'a en main.
  12. Hahaha ! S'il n'était pas si pathétique, il en serait certainement drôle.
  13. Je suis tombé par hasard par ici en cherchant une information, vous voyagez beaucoup sur les forums en fait !

    https://www.webrankinfo.com/forum/t/solution-mail-via-fonction-php-mail.20686/

     

    1. usagi

      usagi

      Je vais deci delà , je picore et je garde quelque perles , j'ai le temps ,

      ;)

  14. Il faut que je vérifie jusqu'à combien de générations d'aïeux pour être sûr d'être dans les clous, histoire d'être sûr que je puisse appartenir à la catégorie "Français de souche" et non pas "Français de mauvaise souche" ? Ah non pardon, je viens de la voir, cette horde de personnes venant de l'immigration. Ils m'entourent, ils s'approchent ... Aidez-moi ... Noooon ! Arg ! Je meurs. De rire, bien entendu.
  15. Jedino

    Menaces sur Air France

    Le problème, c'est qu'on ne troque pas la sécurité nationale à l'extérieur. On aura l'air intelligent avec nos logiciels et matériaux étrangers dans nos sous-marins et navires le jour où ils ne voudront plus le maintenir pour nous ou, parce que ces choses arrivent dans l'Histoire, ils se retrouvent contre nous. C'est d'autant plus vrai quand on parle des américains qui sont les spécialistes dans la discipline du repli sur soi au moindre problème. Maintenant, si votre sécurité vaut bien des économies, alors oui cela n'a rien de scandaleux.
  16. Jedino

    Test de personnalité

    Comme je suis réaliste, je crois que c'est réel, personnellement.
  17. Il me semble que l'essentiel de ma réponse ne s'adressait pas à toi, sauf pour la première phrase où, non, ce n'est pas le cas. Maintenant, plus tu as de monde, plus tu as de cons, c'est un effet de proportion inévitable.
  18. Dès lors que tu as mis la personne dans une case, tu "sais" comment la contredire et comment l'estimer. Si tu ne la mets nulle part, tu es obligé de trouver d'autres armes que la caricature pour imposer ton point de vue. Il est plus facile de railler que d'argumenter, c'est donc une facilité assez banale que nous faisons constamment. On dit que l'on sait ce que vaut l'autre d'un coup de regard, c'est exactement pareil ici. A peine vu la surface, tu auras classé quelque part la personne, l'enfermant à jamais dans ce que tu estimes toi être ce qu'elle est. Cela nous rassure. Sans cela, nous perdons pied et nous serions obligés d'accepter l'humain dans toute sa diversité. Or, nous avons horreur de ça, sans quoi nous ne sentirions pas le besoin d'uniformiser, normer, tout ce que nous faisons ou disons.
  19. Il est vrai que le Français de souche est synonyme de distinction et de courtoisie à l'égard des autres, surtout des femmes. Souvent macho, j'en connais quelques spécimens, mais ce doit être là l'effet de nos lointains gènes musulmans. Ou alors la réalité est qu'une partie des mâles sont des cons et que le seul trait commun qu'ils ont n'est ni leur peau ni leur religion mais bien leur connerie. Et ce qui est beau, avec la connerie, c'est qu'elle est ce qui nous unit le mieux. Pour le reste, il n'y a aucun rapport entre délinquance et manque de respect à l'égard des femmes. Par contre, il y en a parfois avec alcool, souvent avec besoin de montrer aux copains qu'on est un bonhomme ou besoin de croire qu'on est quelqu'un important. Ou juste encore le besoin de faire chier, parce qu'il est vrai qu'on a rien à faire de mieux dans sa vie que de siffler une passante dans la rue. Bref, la définition même de la bêtise. Et si le doute sur l'argument de "société" te paraît surprenant, un peu d'histoire et sociologie ne feraient pas de mal pour comprendre que vouloir tout attribuer aux personnes de confessions musulmanes est ridicule. Ca permettra de rappeler à quel point on a été en avance sur le droit des femmes de manière générale et à quel point le machisme de la société française est un événement nouveau de ces dernières décennies. Le gros lourd n'existe pas en campagne ? Mais si voyons, faut faire quelques fêtes pour le voir. Souvent, d'ailleurs, ils sont pas mal imbibés. Sois rassuré, ce n'est pas une particularité des citadins. La seule différence, c'est que dans le village, tout le monde se connaît, et donc le gros lourd est vite connu et évité. En ville, le gros lourd a encore l'avantage de l'anonymat.
  20. Et depuis un moment, en effet. Si ce n'est qu'aujourd'hui, le but étant d'en écrire x dans une année, il faut parfois sacrifier la rigueur qu'on pourrait attendre, c'est un fait connu aussi. D'où des malversations, mais celles-ci ne sont pas apparues depuis un demi-siècle. Il y en a toujours eu pour préférer la gloire à l'exactitude, qu'importe les moyens d'y parvenir. Pour le reste, il conclut sur des évidences : la science se doit d'être reproductive. Il tombe même dans des travers si classiques de "les sciences humaines doivent devenir des sciences exactes". Sauf que l'objet d'étude dont on parle n'est pas aussi déterministe que celui des sciences exactes, et avoir un protocole des plus rodés n'y changera rien. En fait, il "vend" ce qui a longtemps été, à savoir qu'on mettait des chercheurs dans une pièce et on voyait ce que ça pouvait produire. Souvent rien, parfois quelque chose, et de rares fois des choses géniales. La recherche a été rattrapée par la logique capitaliste qui veut que tout doit être performant et doit rapporter, ce que cette personne rappelle. Tu ajoutes à ça les études demandées par des entreprises sur leurs produits pour démontrer évidemment que ceux-ci ne sont pas viables, et tu as le catalogue de tous les travers dans lesquels nous sommes sous-prétexte de rentabilité. Ma seule question est : quel rapport avec la science ? Celle-ci vit avec son temps et vit avec les exigences qu'on lui impose. Aucun chercheur n'aimerait avoir à chercher des fonds pour faire ses recherches, mais voilà un moment que c'est ainsi. Ce que je trouve le plus rigolo, c'est qu'on a l'impression qu'à l'époque chaque travail était génial et avait un sens profond qui révolutionnait le monde. Pour une idée ou expérience qui change la science ou l'une de ses branches, on en a toujours et on en aura toujours des milliers de plus petites, parfois insignifiantes, mais qui ont le mérite d'être là. La science, ce n'est pas "Je tire, je gagne". C'est un agglomérat d'échecs qui permettent d'aboutir à un résultat. Je prends un seul exemple : le dernier théorème de Fermat. Combien de mathématiciens, y compris célèbres, ont tenté en vain de le démontrer ? Combien de décennies perdues pour chacune de ces vies pour tenter de démontrer ce qui aura mis quatre siècles à l'être ? Enormément. Certains ont apporté une petite pierre jusqu'à permettre la démonstration, d'autres ont juste échoué. Ce n'est rien de nouveau que de trouver de "l'inutile", c'est même nécessaire, et penser le contraire est naïf. Le scandale est au contraire dans le besoin de résultat à tout prix. La recherche ne fonctionne pas ainsi, bien que certains en rêveraient.
  21. On passe de la science à certains travaux scientifiques. Es-tu bien sûr de ce que tu veux tenter de montrer ou cherches-tu juste à accumuler des sources que tu pourras sur tout ce que tu veux ? De fait, si la thèse de cet article est exacte, qui ne nous dit pas que le travail de ce chercheur, et donc son propos, n'est pas inutile ? Autrement dit, est-ce valide ?
  22. Lire d'un prétendu scientifique que mener des expériences qui confirment (ou infirment) la théorie n'apporte rien démontre en effet de son incompétence si cette personne parle bien là de physique. Mais sinon, que souhaitais-tu montrer ? Et la science est "morte", c'est bien là un avis plutôt qu'un constat. Suffit de voir le monde de ça cinquante ans avec le monde d'aujourd'hui pour comprendre la bêtise d'une telle "thèse". Déjà, la science ne se résume pas à la recherche pure, elle peut être appliquée. Ensuite, des progrès ont été faits dans nombres de domaines sur les deux plans, et notre quotidien le démontre clairement. Puis il fait de thèses banales ses propres thèses comme s'il réinventait la roue : aucune personne sérieuse ne croit que l'univers a été fait pour aboutir à nous et que celui-ci s'est arrangé pour nous faire apparaître. Allez, je cite les passages les plus ridicules, ça évitera à tout le monde de perdre son temps : Pour la première, aucun physicien ne peut affirmer raisonnablement tout savoir puisqu'il y a des phénomènes que nous ne savons pas expliquer et dont les explications ne sont pas appuyées par l'observation. Sauf en mathématiques, c'est l'expérience qui juge de la validité d'une théorie. La théorie ne suffit en rien. Typiquement, nous savons que l'univers est en expansion et qu'il l'est de plus en plus vite, ce qui va à l'encontre des théories dans lesquelles nous sommes. Preuve, s'il en fallait, que tout n'est pas su. Puis sans aller jusque-là la mécanique quantique et la théorie de la gravitation sont incompatibles alors qu'on parle du même univers, il y a donc comme un souci. Pour la deuxième, science et religion ne discutent pas des mêmes problématiques, je ne vois même pas le rapport. Pour le reste, c'est à la limite de la bêtise que de dire que dépenser des milliards ne sert à rien, sauf à rêver d'être resté dans les temps anciens ou à être quelque peu aigri pour différentes raisons qui ne regardent que soi.
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