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L'effet papillon

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Nephalion

Poussière d'étoiles

C'est fini.

18 ans après , ils sont de nouveau ensemble.

Quelques poignées de cendres ...

Un morceau de terrain au milieu de la campagne Bourguignonne ...

Des rosiers comme seules marques de la particularité du lieu, ses fleurs préférées à elle.

J'ai beau ne pas croire en l'au delà, je ne peux m'empêcher de trouver l'idée qu'ils soient réunis pour toujours plaisante.

Je leur ai dis au revoir, sans prononcer le moindre mot, comme je le faisais déjà pour elle jusqu'à présent à chaque fois que je passais là bas.

Ils ne me quitterons jamais.

Ils me manquent quand même, terriblement.

Eux, c'était un peu moi aussi.

Nephalion

Une flamme s'éteint ...

D'aussi loin que je me souvienne, il a toujours été là.

Pilier de mon paradis, j'en ai passé du temps à ses côtés.

Combien de choses ai-je appris avec lui ...

Combien d'histoires invraisemblables m'a-t-il raconté ... "authentiques" qu'il disait ...

Des jeux de mots et autres anecdotes maintes fois répétées ...

Des moments magiques, de ceux qui font sourirent des heures durant ...

Des valeurs d'humanisme et de tolérance qu'il a su transmettre ...

C'est une bougie dans l'obscurité de la vie.

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Mais la bougie est fatiguée.

Sa flamme vacille.

Le téléphone va sonner, ce soir, demain, ou la semaine prochaine ...

Très bientôt ...

On m'annoncera que la lumière n'est plus.

Elle aura brillé pendant près de 100 ans.

Un repos bien mérité et depuis quelques temps attendu.

Avec cette lumière qui disparait, c'est le livre de mon enfance qui se referme ...

Edit: Le téléphone a sonné ce matin à 7h50... C'est fini ... :(

Nephalion

Infini

L'obscurité d'une nuit qui ressemble à tant d'autres ...

Le silence d'une chambre que seul un morceau de musique trouble.

Les plaintes du saxophone et les notes aériennes d'un piano s'étirent dans cet espace confiné ...

Je ferme les yeux.

Les ténèbres lentement m'enveloppent.

Le monde réel disparait et laisse alors place à l'immensité de mon univers intérieur.

Plongée en soi, une ballade infinie ...

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Découverte de territoires inconnus ou fuite d'un monde fou, étriqué, sans âme ?

J'aimerai mettre le son plus fort, que chaque note me transperce.

Le coeur qui s'emballe, le corps qui vibre ...

Ce blues lancinant m'hypnotise.

Je m'enfonce plus profondément dans les limbes de mon esprit.

Sommeil, éveil, vie, mort ou renaissance ?

Peu importe.

Le voyage commence.

Morphée me rejoindra dans quelques instants.

Nephalion

Foule et solitude

Souvenirs d'une autre époque...

La nuit tombe sur la ville.
L'envie de rentrer directement n'est pas là ce soir là.
Détour à travers des quartiers commerçants.
Les vitrines éclairées tentent de me vendre mille et une choses que je ne vois qu'à peine.


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J'avance tel un somnambule au milieu des passants qui se pressent en cette fin de journée morose.
La ville et ses habitants sont comme un être vivant, et ce soir j'arrive à en sentir le pouls.
Voyageur perdu dans cette immensité, je me sens plus seul que jamais.
A part, comme invisible...
Je ne sais pas vraiment quel chemin prendre, j'avance sans autre but que marcher..
Les dix minutes habituelles de trajet se transforment en heures d'un voyage vers moi même.
Si je suis invisible pour les autres, je les regarde également sans les voir.
Sous mes pas le trottoir défile.
Mon corps brule les calories dans cette quête d'une plénitude que lentement je m'approprie.
La fatigue doucement chasse le stress.
Retrouvailles avec moi même.
Sans même rendre compte, je me suis rapproché de ma destination.
C'est apaisé, l'esprit un peu ailleurs que je retrouve mon repère.
Cette minuscule chambre qui d'habitude m'étouffe se transforme ce soir en cocon protecteur.
Douche rapide, repas frugal.
Je ferme la porte.
Un fond de musique, presque pas de lumière.
L'univers disparait, la ville si proche semble désormais bien loin.
Plus seul que jamais et pourtant si bien en cet instant ...

Nephalion

Trajectoires ...

L'existence n'est qu'une succession de droites plus ou moins longues, et de courbes plus ou moins serrées.

Sur la grande carte de la Vie, ces trajectoires sont nombreuses.

Et parfois, pour notre plus grand bonheur, ou notre plus grand malheur, notre trajectoire croise celles des autres.

Simple intersection, ou chemins qui se suivent ?

Cela dépend des choix de chacun, et des aléas de la vie.

Imprévue ou choisie, calme ou tumultueuse, chaque rencontre peut nous laisser reprendre notre cap ou au contraire l'avoir profondément modifié.

Au final, avec un peu de recul, le dessin qui se forme est une sorte de désordre de lignes chaotiques, parmi lesquelles on peut discerner de belles ou tristes rencontres.

Bien sûr, pour limiter les risques, il suffit de tracer une ligne qui évite autant que possible les autres.

Mais parcourir un si long chemin sans en partager une seule bribe, n'est ce pas là d'une tristesse sans nom ?

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Souvent je repense à certains de ces croisements.

Certaines lignes se sont brusquement éteintes, d'autres ont viré de cap brutalement.

J. me manque très souvent. Je sais que son chemin avait déjà été bien long et éprouvant. Et si je suis celui que je suis, je dois l'en remercier elle qui a toujours cru en moi et m'a fait partager sa vision du monde. :)

K. j'espère que tu as trouvé une voie plus calme où tu peux briller de mille feux comme tu as su éclairer les moments que nous avons partagés. Tu es toujours là en moi, comment mon reflet dans le miroir ... :coeur:

Et tant d'autres....

Regardez bien autour de vous.

Même dans les ténèbres vous trouverez des Anges.

Il faut juste oser aller à leur rencontre.

J'en ai croisé quelques uns.

Ceux qui restent à vos côtés valent tout l'or du monde.

Quand à ceux qui un jour s'éloignent, n'oubliez jamais leurs sourires, la chaleur qu'ils vous ont offert et tous ces moments partagés.

Nephalion
En images, une simple pub pour un parfum.

Un chambre d'hôtel, un homme au téléphone, une femme a ses côté, une conversation mystérieuse ...
Un mari et sa femme, un business-man et une escort girl, un homme et sa maitresse ?
Une belle décapotable qui parcourt les rues d'une ville de lumière.
Un rendez-vous énigmatique empreint d'une sensualité à la fois glacée et brûlante.
Et une musique enivrante, subtile, lancinante, habile équilibre entre spleen et idéal.



Cette sensation de feutré de la chambre opposé au vent glacé à l'extérieur.
Le noir de la tenue, face au rouge provoquant des lèvres.
La classe d'une voiture d'une autre époque dans cet univers bien actuel.
Le luxe qui s'oppose au commun.
L'Homme, la Femme.

Attraction, répulsion.
Envie ou dégout.
Rêve ou regret.

Des contrastes qui trouvent un certain équilibre.

Je rêve d'équilibre.
Nephalion
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"J'ai vu tant de choses que vous humains, ne pourriez pas croire. J'ai vu de grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l'ombre de la porte de Tannhauser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir."
Roy Batty - Blade Runner (1982)

Cette citation tirée du film de Ridley Scott "Blade Runner" m'est précieuse.
Elle me rappelle à quel point nous sommes nous, êtres humains, si fragiles et tellement volatiles.

Nous sommes là, simples individus à nous débattre tout au long de notre existence, au milieu d'une humanité dans laquelle nous n'existons finalement que si peu ...
Entourés de milliards de nos semblables, nous sommes pourtant si seuls ...
Nous cherchons à faire partir d'un groupe, d'une tribu mais la vie nous rappelle sans cesse notre unicité ...
Sans les autres nous sommes quantité négligeable, mais avec les autres sommes nous vraiment plus ?
A quoi se résume la vie d'un individu si ce n'est la somme de ses propres souvenirs et de ceux qu'il laisse chez les autres ...
Quand il disparait, combien de temps faut-il pour que tous ces souvenirs disparaissent avec lui ?
Le temps fait son ¿uvre, inexorablement ...
Et le monde virtuel n'est pas en reste.
Celui qui quitte un endroit comme celui ci ne mettra pas longtemps à disparaitre dans les brumes électroniques du temps qui passe.
Seuls resteront les mots déposés ici, comme des empreintes fossilisées issues d'une autre époque ...

Ce n'est là qu'un constat, qui peut-être explique cette nécessité d'écrire.
Inconsciemment ai-je sans doute besoin de laisser mes empreintes moi aussi, histoire de ne pas disparaitre trop vite, le jour où je ne serai plus là pour maintenir à flot le souvenir de ce Nephalion qui n'existe ici que par le miracle d'une poignée d'électrons et de quelques équations binaires ...

"Tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie."
Nephalion

La nuit est tombée. Le week-end se termine.

Le convoi fait route vers la mer rouge.

Des dizaines de cars, minibus et taxi avalent les kilomètres de bitume encadrés par les véhicules de polices, gyrophares et sirènes en marche.

Un folklore qui impressionne surtout les touristes.

Dans notre minibus tout le monde somnole. C'est le même scénario depuis des mois...

Chaque minute qui passe nous rapproche de l'usine et de la semaine de folie qui s'annonce.

Mais pour l'heure c'est le calme.

Un voyage hors du temps sur une route cabossée, avec cette impression étrange de faire partie d'une caravane sillonnant le désert.

Le désert justement, il est là, partout, comme à l'affut, n'attendant qu'un faut pas de l'homme pour regagner un peu du terrain qu'il a perdu à cause de l'irrigation.

Quelques lumières et les klaxons nous rappellent à la réalité quand nous traversons des villages qui semblent sortis d'une autre époque.

La vie est là pourtant.

Dans cette misère, elle grouille et resplendit, sorte de pied de nez à notre civilisation.

Nous ne sommes qu'une nuée de moustiques dont le bourdonnement s'estompera rapidement.

Et ces villageois reprendront leur vie comme si nous n'étions jamais passé là.

Le ronronnement du moteur de notre minibus me berce.

Il fait lourd.

Comme les autres le sommeil me gagne.

Le checkpoint de Quena me fera sortir de ma torpeur un moment.

Nous laisseront là le convoi qui continuera sur sa lancée vers Hurghada tandis que nous emprunterons la route vers cette usine perdue au milieu de nulle part.

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Obscurité et solitude nous enveloppent.

Je me cale comme je peux contre la vitre et replonge dans cette léthargie que brièvement j'ai quitté.

En arrivant les ralentisseurs à camion me réveillerons de toute manière...

Voyages irréels mais ô combien marquants ...

C'était il y a 10 ans, c'est comme si c'était hier ...

Nephalion

Insomnie

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La nuit est déjà bien avancée.
La journée a été longue.
Ce déplacement dure depuis trop longtemps.
L'hôtel est calme, tout le monde dort, le silence règne dehors.

Demain le réveil sera difficile, mais le sommeil n'a pas l'air pressé de venir.
Ma vie me manque.
Ma famille est loin, mon fils grandit trop vite, et ce temps ne se rattrapera jamais.
J'avais oublié à quel point ces semaines loin de la maison pouvaient être pénibles.

La playlist que diffuse le PC est un mélange de genres qui traduit assez bien l'humeur du moment.
Saxophone mélancolique, voix légèrement acidulées, rythmes lancinants ...

Cette chambre, c'est la même qu'à l'autre bout de la France, qu'à l'autre bout du monde ...
Aujourd'hui, hier ou il y a 10 ans.

Combien de fois ai-je déjà vu ce décor: un lit, un fauteuil sur lequel est posé un sac de PC. Le sac de voyage, la trousse de toilettes, les fringues déjà prêtes pour demain, le téléphone portable à portée de main, la montre réglée pour le réveil demain matin, la clé de la chambre et son porte-clef encombrant...
Les serviettes qui sèchent près du radiateur.
La TV que je n'aurai pas regardée une fois de plus ...
Parfois s'ajoutent les listings, les manuels, les schémas, presque un deuxième bureau en fait ...

Internet est là désormais, qui permet de garder un lien avec la maison, la famille et les amis.

Mais ça ne suffit pas.
Ca ne suffira pas.
Ca ne me suffira pas.
Jamais.

J'ai juste hâte de retrouver ma vie, ma famille, et tous ces petits plaisirs si simples qui manquent tant quand on est loin ...
Nephalion

Une petite ville de province, comme il y en a tant.

Sa grande place, sa mairie, son église, Ses commerces.

Parmis tous ces commerces, il y a cet hotel-bar-restaurant.

Un petit établissement sans prétention où l'on se sent un peu comme chez soi.

Cuisine bistrot, décors très simple, ...

Ici pas de chichi, le tutoiement et la bise sont de rigueur.

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Un petit univers extraordinaire dans une vie on ne peut plus ordinaire.

Des personnages qui vont et qui viennent, certains brillent le temps d'un verre, d'autres sont là chaque semaine, chaque jour ...

Il y a les patrons, un couple dynamique avec un coeur gros comme ça, l'un comme l'autre étant incapable de laisser à la rue une âme en perdition ...

Petites lunettes, air sérieux, et toujours une blague sous le coude pour lui.

Piercings, regard bleu hypnotique, et ce côté tactile accueillant pour elle.

Il y a les habitués, A. et J. par exemple, les deux copains retraités qui finissent là leur tournée des grands ducs le midi, et qui resterons pour manger après le cinquième ou sixième apéro...

On y trouve S., la jeune mère aux multiples amants, qui vient manger là une fois avec son mari, le jour suivant avec un amant, la semaine suivante avec sa maman... Le dernier verre du soir qui se prolonge le temps d'une bouteille ou deux de mousseux et d'un bon paquet de clopes. L'envie de rentrer n'est jamais là. Et la jeune femme se consume dans cette vie dépourvue de sens.

Il y a A., ce gamin de même pas 20 ans, sans formation, qui se retrouve là après avoir été mis dehors par sa famille, qui ne bosse pas, et dont les deux principales occupations sont les pétards qu'il consomme à longueur de journée, et la vente de sa précieuse substance qui lui assure le seul revenu lui permettant de survivre. Quand l'argent fait défaut, c'est dans la rue qu'il faut dormir ...

Un peu à l'ouest, les idées pas vraiment claires, en marge de ce monde qui ne lui fera jamais de cadeau et pourtant une politesse et un certain sens de l'honneur toujours bien présents.

M., l'amie des patrons, charmante jeune femme d'une vingtaine d'année qui use de sa bisexualité pour essayer de choquer les esprits étriqués.

Il y a aussi n°5, une femme sans âge, dont le quotidien se résume en trois mots: alcool, violence et décadence. Obligée de vivre à l'hotel pour fuir un foyer à problème, elle recréé pourtant une situation semblable chaque soir dans sa chambre avec un compagnon alcoolique et agressif ... Pleurs, cris, insultes ... Ils se sont finalement séparés ... une nième fois ...

Au fil des mois, on apprends à connaître les gens, à ne pas voir que ce qu'il y en façade.

Finalement, le tableau, composé d'ombres et de lumière, reste attachant pour qui est à l'écoute.

Toutes les composantes d'un univers instable mais tellement humain ...

Un désordre où avec le temps chaque personnage semble avoir sa place ...

Nephalion

Chantier ...

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Ils attendent, patiemment, en silence, dans le froid de cette usine qui ces derniers mois est sortie de terre ...
Qui ça ils ?
Les câbles, capteurs, armoires électriques, centrales hydrauliques, élévateurs à godets, variateurs de vitesse, radars, sondes et autres appareils nécessitant la main de l'homme pour être mis en service.
La voiture est presque prête, le coffre presque plein.

Lundi, 4h, le réveil sonnera.
Et comme à chaque fois, le même stress.
Le petit déjeuner pris en vitesse dans la cuisine de la maison qui dort encore.
Le dernier bisou à ma femme et à mon fils que je ne verrais pas de la semaine.
Dehors, la nuit, le froid, le silence que seul le moteur de la voiture troublera, le village qui ne se réveillera que dans quelques heures ...

On prend la route.
Seul dans la voiture, je suis comme dans un cocon.
La musique pour compagnon de voyage, à portée de main, le téléphone portable, au cas où, une bouteille d'eau et de quoi grignoter, et l'itinéraire ...

Près de 5h de route.
5h pendant lesquelles l'esprit va faire le tour de ce qu'il va y avoir à faire.
5h à se demander comment ça va se passer.
5h à se demander si on a pas oublié quelque chose.

Arrivée sur site.
Coup de fil à la petite femme qui s'inquiète de ne pas encore avoir de nouvelle de son mari.
On cherche le contact chez le client, on règle les problèmes administratifs liés aux accès au site et à la sécurité.
Ensuite, et bien on fait le tour du chantier.
On explore ce nouveau terrain de jeu, l'endroit qui va occuper les journées pour les semaines à venir.
Puis on décharge la voiture et on commence à préparer le début des travaux.
Il va falloir installer, raccorder, paramétrer, tester, valider, modifier, re-tester, re-valider, ajuster ...

La journée va se terminer, à peine le temps de le dire ...
Direction l'hôtel.
Comme à chaque fois, le même rituel.
On se présente, la réservation a été faite.
On discute des modalités pour le repas du soir, le petit déj, les accès, les horaires ...
Direction la chambre pour déposer PC et valise.
Une petite toilette s'impose.
Petit coup de fil à la maison pour dire que tout va bien, prendre des nouvelles de la famille...
Puis direction le repas.
La première soirée est toujours la plus difficile, manque de repère, journée trop longue.
Retour à la chambre.
On allume la TV pour briser ce silence pesant.
On démarre le PC.
Faut faire le point sur ce qui a été fait ou pas.
On va essayer d'avancer encore un peu sur le programme de l'automate.
Entre fonctions à terminer, corrections et peaufinage, il y a de quoi faire ...

Clé 3G ou accès Wifi permettront, si ça marche, de garder le contact avec les amis, et de ne pas se sentir totalement coupé du monde...

Et ensuite dodo, dans ce lit trop grand, trop froid, qui ne connait pas mon corps et que mon corps ne connait pas.
Bourdon, manque, fatigue, tension ...
Le corps est fatigué, l'esprit lessivé.
On règle montre et téléphone pour le réveil demain matin 6h.

La journée commencera tôt.
Les essais et mise au point reprendront de plus belle ...

Les journées vont se suivre et se ressembleront.
Au bout d'un moment la routine s'installe.

8, 10, 12 ou 14 heures par jour, le travail va se faire.
Il y aura eu des surprises, bonnes et mauvaises, des négociations avec le client, des prises de tête avec des fournisseurs, des appels à différentes hot-lines...
La semaine s'écoulera.
Le manque de la famille, des amis, de la maison, se fera plus pesant au fil des jours ...

Puis arrivera le vendredi.
Debout plus tôt, il faut vider la chambre, ce soir on sera à la maison, enfin.
Règlement de la note après le petit déjeuner, une facture pour se faire rembourser.

Chantier encore pour quelques heures.
Il est temps de rentrer.
On plie les affaires.
L'installation est nettoyée, ce qui doit être consigné ou mis en sécurité l'est.
Un point avec le client pour savoir où l'on en est.
Une poignée de main, un bon week-end et on file.
On se reverra lundi prochain de toute manière.

Le voyage de retour est différent.
La nuit tombe.
L'atmosphère est toute autre.
On rentre à la maison !
Le stress s'étiole un peu au fil des kilomètres.
On se rapproche, un coup de fil pour prévenir qu'ont est sur la route, que tout se passe bien.
Un arrêt pour faire le plein de la voiture.
Hâte de rentrer.
Les heures passent et enfin de retour chez soi !

La lumière extérieure est allumée, comme un phare dans la nuit.
La voiture est garée, le moteur calmement s'arrête, il a lui aussi gagné le droit de se reposer.
Une minute pour prendre papiers, téléphone, PC, et on retrouve son chez soi.
D'abord l'odeur de la maison, une odeur que l'on reconnaitrait entre mille.
Ensuite Mme qui attendait avec la trouille de l'accident sur la route.
On s'embrasse, se sert l'un contre l'autre, comme pour vérifier que les retrouvailles sont bien réelles.
Mémoire des corps qui se retrouvent.
Le calme règne entre ces murs chaleureux.
Le petit bonhomme est déjà au lit.
Je monte lui faire un petit bisou.
Il est si beau et paisible dans son sommeil.

Voilà, une semaine de terminée.
Ce n'est que la première.
D'autres suivront.

Au final, l'installation se terminera avec un client content, beaucoup d'heures de travail, pas mal de stress, quelques emmerdes, la vie de famille mise en parenthèse ...
C'est aussi ça mon métier.
Il y a mieux.
Il y a pire.
Nephalion

Stress

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Une journée qui se termine.
Retour à la maison après une journée sur un chantier qui se passe très mal.
Et comme à chaque à fois, je prends trop à coeur.
Des semaines que ça dure.
Trop de boulot, pas assez de temps, du coup certaines choses échappent à mon contrôle.
Je ne peux pas trouver les certitudes dont j'ai besoin pour être serein.
Doucement, la coupe se remplie.
Et là, elle est prête à déborder.

Je me couche le soir avec ces emm... à l'esprit.
Je me réveille avec.
Et la nuit j'arrive même à en rêver.

La fatigue s'accumule, la mécanique s'en ressent, ne faisant qu'amplifier le phénomène.
Le moral joue au yoyo.

Moi qui n'ai jamais pris une seule cuite de ma vie, j'ai envie de boire là.
Boire pour oublier.
Boire pour un temps tout du moins libérer mon esprit.

Dans cet état, les sentiments sont exacerbés.
Du pessimisme le plus profond, à l'euphorie soudaine, en passant par une colère difficile à maîtriser.

Ce n'est pas la première fois que je connais ce genre de moments, et je m'en suis toujours sorti.
Après coup, cette pression que l'on se met semble idiote.
Mais ma conscience m'a toujours empêché de faire autrement.

Alors on va serrer des dents encore une fois.
On va essayer de dormir un peu ce week-end.
Et lundi le grand bazar va recommencer...
Nephalion

Etre père ...

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Quelques instants pour prendre la décision,
Quelques instants pour que la magie de la vie fasse son effet,
Quelques instants et de deux, trois nous devenions.

Devenir père, c'est la chose la plus extraordinaire qui puisse arriver.
Des nuits à veiller son enfant malade, à souffrir quand il se blesse ...
Mais c'est aussi un bonheur sans nom quand on lit la joie dans son regard.

Combien de fois ai-je eu ces fourmillements dans le ventre en l'observant.
Le découvrir endormi dans des positions étonnantes.
Le trouver à jouer, se racontant des histoires extraordinaires de robots et de chevaliers.
En plein émerveillement devant un escargot dans le jardin.
Le regard malicieux quand la main plonge dans le paquet de bonbons.

Tant de petites choses qui font qu'au final la balance est toujours largement positive.

Ce petit bonhomme, j'en suis fier.
C'est mon petit bonheur à moi.
Et quand il me dit "papa je t'aime", juste comme ça, parce qu'il en envie, le monde peut bien s'arrêter de tourner, ça n'a pas d'importance.

Alors non ce n'est pas toujours simple de devenir parent.
Ce sont bien des contraintes, bien des soucis, bien des interrogations.
Et pourtant ...
Nephalion

La nuit tombe ...


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La nuit tombe sur ce camping où nous venons de passer une semaine.
Juste sept journées pour s'éloigner de la maison, du boulot, du quotidien, de la boite aux lettres et des factures...
Une pause dans une vie effrénée histoire de se donner l'illusion, l'espace d'un moment, qu'on maîtrise quelque chose.

Pas de réveil, un vaste choix de ballades, des paysages superbes, l'accent chantant et le rythme de vie du sud, pas de prise de tête pour savoir quoi manger, à la bonne franquette quoi ...

Camping certes, mais version mobilhome. Le confort minimum, à savoir toilette et salle de bain à portée de main a toujours été la règle.
Camping pépère où la circulation est interdite après 21h30, ou miss-camping et soirée à thème n'existent pas.

Il fait doux.
La nuit est tombée.
Devant nous le régulier passage des campeurs qui vont faire leur vaisselle ou un brin de toilette.
En bruit de fond une musique, des voitures au loin, et tout autour de nous le lancinant chant des cigales.

Et nous y voilà.
Dernière journée ici.
Les bagages sont presque tous déjà fait.
Demain le retour.
La lune cédera une nouvelle fois sa place au soleil, un tableau de bord et l'air climatisé remplaceront le sol et le vent Cathares...
Direction la réalité, la maison, les factures, et en ligne de mire le boulot.
Oh bien sûr d'ici là, il y aura la passage éclair chez des amis dans la ville rose, un coucou à la belle famille au pays de la mogette, histoire de prolonger autant que possible la magie des vacances.

Nous ramènerons avec nous quelques souvenirs de Carcassonne et des alentours:
des olives au chocolat, confitures de vins de pays et autres gourmandises,
des photos de châteaux Cathares et autres villages Rustiques.
des images, des couleurs, des musiques plein la tête.
De quoi faire patienter jusqu'à la prochaine évasion...

Remerciements:
- aux gens du sud pour leur gentillesse et cet accent si doux qu'il donne le sourire,
- au soleil qui a été de la partie (un peu trop parfois ... :p ),
- mon petit loustic qui par ses commentaires nous a fait bien fait marrer (surtout quand il prenait l'accent local :D ),
- à cette vieille dame dont les précieuses indications nous ont permis de trouver le bon chemin pour Aragon (sans elle nous aurions fini nos jours à errer dans les méandres du réseau routier secondaire)
- à ma femme pour m'avoir offert un bien précieux cadeau,
- à cet ange qui m'a permis de la rencontrer enfin et m'a fait découvrir sa si belle contrée (euhhhh au bout de combien de lavages les fringues cessent-elles de rendre cette poussière rouge ??? :D )
Nephalion

Combustion


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Une tension extrême,
une douleur intérieure et un esprit en surchauffe le consument.
Et pourtant il a froid.
Les idées se télescopent, trop nombreuses, contradictoires.
Et au milieu de ce cloaque ce petit homme qui s'agite tel un pantin désarticulé.
Inadapté au monde qui l'entoure, les désillusions se suivent et se ressemblent.
Et pourtant une partie de lui même est incapable de cesser le combat.
Une agonie sans fin.

Nephalion
Rien à faire.
C'est incurable.
Je continue de croire au père noel, croire en la bonté des gens, croire qu'être gentil et à l'écoute des autres est une bonne chose.
J'ai beau prendre des gifles, je peux pas m'empêcher d'y croire et de continuer d'être comme je suis.
Ca pourrait être marrant si ce n'était pas parfois si pathétique.
Mais j'insiste sur cette voie pourtant.

Juste quelques morceaux qui vont bien avec cet état d'esprit un peu bancal ...





Un certain idéal que j'aimerai bien atteindre...


Bisounours un jour, bisounours toujours...
Nephalion
Etats d'âme, pour des tas d'âmes
une sensibilité envahissante


J'ai longtemps cherché comment s'appelait ce comportement qui me caractérise depuis un moment déjà.
J'ai trouvé grâce à internet : l'hypersensibilité.

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Qu'est-ce donc ?
C'est une sensibilité exacerbée qui permet de ressentir extrêmement facilement les émotions qui nous entourent, c'est à dire celles des autres mais également les notres.
Le simple fait de discuter avec quelqu'un permet de percevoir son état d'esprit, même sur MSN, juste à travers les mots et même les silences, et ce de manière totalement intuitive et incontrôlée.
C'est une sorte de don qui permet d'être à l'écoute des autres, de leur apporter de l'attention, du réconfort.
Quand cette aide porte ses fruits, le plaisir alors ressenti est indescriptible. :)

L'effet secondaire (il y a toujours deux faces à une pièce) est d'être très (trop ?) émotif.
Nos propres émotions sont décuplées.
Dans cet état, de petits riens se transforment vite en contrariétés, qui comme des gouttes d'eau dans un verre s'accumulent, jusqu'à ce que ça déborde.
On se retrouve vite submergé sous un flot d'émotions impossible à contenir. :snif:

J'ai (ou avais) la chance de vivre ça par crises, sauf que pas de bol depuis quelques temps les crises se rapprochent de plus en plus. :gurp:

La solution la plus simple serait la retraite stratégique, prendre ses distances quand la tension est trop forte.
J'avoue ne pas toujours y arriver. :mur:


Cette tension permanente, l'impression de vivre parfois sur le fil du rasoir, cela devient vite usant.
Un équilibre subtil pas facile à tenir.
Un rien peut tout faire basculer: une remarque déplacée, un simple morceau de musique qui rappelle quelquechose...
Même les infos de ce monde tordu dans lequel nous vivons peuvent provoquer un emballement d'émotions. :snif:

Je n'ai jamais atteint le point de rupture, mais j'ai l'impression de m'en rapprocher un peu plus à chaque fois. :o

J'aimerais les commentaires de ceux qui le vivent, leurs recettes pour gérer tout ça.
Mais j'aimerais l'avis de ceux qui ne connaissent pas ça, ce qu'ils en pensent, et j'espère ainsi qu'ils pourront mieux comprendre les gens ayant cette sensibilité particulière.

NB:
Merci à celle qui ces derniers jours m'a aidé à soigner l'overdose.
Mais je sais que ce faisant elle a pris à son compte une parti du poison.
Si un jour elle a besoin, elle sait qu'elle pourra compter sur moi. ;)

Ce billet est la copie d'un topic que j'avais créé l'année dernière, et il me semblait qu'il avait bien sa place ici.
Nephalion

Un si troublant sourire

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Nous nous croisions tous les jours.
Du simple bonjour, à la discussion plus profonde, combien de temps passé ensemble ?
Je ne saurai le dire.
Pas beaucoup, et pourtant tellement à la fois.
Impossible de rester insensible à son charme, une aura incroyable...
Un visage aux traits à l'extraordinaire finesse, un regard pétillant dans lequel je me serai si facilement perdu.
Et ce sourire.
Une véritable invitation au baiser.
Des lèvres dont la simple vue évoquait la plus douce des caresses.
Comme dessinées par un artiste de la sensualité, elles promettaient bien des choses.
Un sourire éclatant qui vous faisait oublier la tristesse du temps.
Nombreuses ont été les fois où je me suis demandé quelle sensation ce serait de l'embrasser.
Une envie troublante, un désir irréel, une possibilité pourtant si proche.
Moins d'un mètre entre nous deux, et pourtant jamais rien il ne s'est passé.
L'occasion n'est jamais apparue, je n'ai jamais osé franchir ce pas.
Comment aurai-je pu.
Sa bouche aurait-elle été si douce qu'elle semblait l'être ?
M'aurait-il laissé faire ?
Je ne le saurai jamais...
Les années sont passées, le souvenir de ce si craquant sourire est resté.

Nephalion

Ma bulle

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La bulle, c'est ce monde intérieur, un petit univers douillet, détaché du monde réel et de ses turpitudes.


C'est un cocon protecteur, un havre de paix.
C'est un lit bien chaud, une pluie d'été, le ronronnement d'un chaton, un réconfortant chocolat chaud par une froide après midi d'hiver.
C'est la serviette chaude quand on sort de la douche, c'est le morceau de musique qui nous fait fermer les yeux et nous transporte à milliers de kilomètres de là.

Cette bulle c'est une faille dans l'espace et le temps.
Le sablier arrête de s'écouler.
Dans les limites de cette mince et fragile enveloppe, il n'y a aucune contrainte.
C'est l'harmonie avec le lieu qui fait qu'il existe.
De fait, il est accessible à tous et toutes.
Pas de portes, pas de clés..
Il suffit d'y croire et que les âmes soient en phase pour naturellement y trouver sa place.

Cette quiétude, cette paix, cette impression d'être en phase avec moi même, à plusieurs reprises je l'ai connue.
Mais cette faculté de se détacher du monde est fragile.
Comme une bulle de savon, croiser une épine et c'est la fin.
Et des épines, il y a des moments où la vie nous en fait croiser beaucoup.

Alors avoir découvert cette bulle, est-ce une malédiction ou une chance ?
J'ose croire que c'est une chance, pour ce faire il me suffit de me rappeler ces moments privilégiés.
Mais le manque est terrible.
Connaître ce refuge et être incapable de le retrouver pour s'y ressourcer est difficile.

Mais gardons espoir.
Virtuel, immatériel, impalpable, il n'est donc pas impossible de le recréer.
Ce sont juste les conditions idéales qui manquent.

Alors bientôt ...

Nephalion

La musique fonctionne chez moi comme une machine à remonter le temps...

Les morceaux sont des jalons posés tout au long de ma vie.

En voici quelques exemples... j'en ajouterai au fil de mes envies...

Juste parce que j'aime...

Une voix d'une sensualité envoûtante, un rythme troublant, un morceau pour se blottir nus l'un contre l'autre et savourer l'instant présent...

Un rythme .... d'enfer !

La version BB 2000...

Planant, tripant, toute l'ambiance de Ghost In The Shell dans quelques notes...

La chanson la plus douce du monde (merci Crazy pour me l'avoir fait découvrir)

Myhtique !!!

Relaxante, plannante, déstressante....

J'aime, j'aime, j'aime ....

Toute une philosophie...

Un de mes films culte, et une musique planante comme j'aime...

Une machine à voyager dans le temps... souvenirs souvenirs...

Nephalion

Retour au paradis

Une petite route de campagne perdue au milieu des champs dans lesquels paissent de belles vaches charollaises.

Un carrefour où nous prenons la seule route dont la pancarte indique un cul de sac.

Comme à chaque fois ces fourmis dans le ventre, les mêmes depuis aussi loin que je m'en souvienne.

Le paradis est là, nous y arrivons, encore quelques trop longues poignées de secondes qui éprouvent ma patience.

La maison des voisins qu'on laisse sur la gauche, le petit bois sur la droite que l'on va contourner.

On nous regarde passer, rares sont les gens qui s'aventurent jusque là sans raison.

Dernier virage, quelques centaines de mètres sur une route goudronnée au milieu de laquelle l'herbe, têtue, pousse.

Rien n'a vraiment changé ici.

Toujours le même bazar.

Le même jardin clôturé par un muret de parpaings que la mousse et les lichens finiront bien par dissimuler un jour.

Le même vieux hangar qui s'écroule sous le poids des ans, et dans lequel nous avons tant joué.

La même maison d'un autre âge, défigurée par des travaux jamais terminés, ce perpétuel chantier ayant été l'origine de bien des rires, bien des batailles d'eau, bien des crises et des larmes aussi.

Tant de souvenirs ici.

Cette impression d'un retour aux sources.

Ici, je suis chez moi.

Comme si cette terre là m'avait vu naître.

Mes racines sont ici, alors que je n'ai vécu que 5 ans dans cette région.

Et pourtant ici je trouve cette paix que nulle part ailleurs je n'ai trouvée.

Le silence. Les oiseaux dans le bois si proche. L'odeur des foins.

Dans le jardin y-a-t-il encore des reine-claudes ?

Les mirabelles sont elles mures dans le pré ?

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En écoutant bien on doit encore entendre nos rires qui ont, des étés durant, empli l'air de ce terrain de jeux extraordinaire.

Des hectares à dispositions.

Combien de kilomètres parcourus à la recherche des mûres, champignons ou juste pour se ballader.

Combien de cachettes dans les bois, dans le hangar, dans les arbres.

Il faut que j'aille derrière les garages, voir si notre cabane est toujours là.

Un cadeau exceptionnel de nos grand-parents. Du matériel de réccup pour un résultat de rêve quand on a 10 ans.

Une petite maison à soi, avec une porte qui ferme à clef, une fenêtre avec son volet, et même un lit pour pouvoir y passer la nuit.

Elle est toujours là. Elle aussi a souffert, les intempéries l'ont passablement vieillie, mais elle est toujours debout.

Tant de souvenirs...

Chaque fois que je reviens ici, dans cette propriété familiale perdue au fin fond de la campagne française , c'est comme si je n'étais jamais parti.

La douceur de l'enfance, la tendresse des grand-parents, le temps qui s'écoule au ralenti, le goût des confitures, les jeux d'enfants, le parfum des moissons, les nuits à contempler les étoiles, l'ombre de la maison qui indiquait l'heure du goûter quand elle rejoignait le tas de sable, les brûmes qui se dissipaient sur les prés annonciatrices d'une nouvelle journée ensoleillée...

C'est mon paradis.