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Bonjour, Mercredi 7 janvier, la justice a confirmé l’illégalité du tentaculaire plan de licenciements d’Auchan. Pour les 2 389 salariés, de l’hypermarché de Croix-de-Neyrat à Clermont-Ferrand, en passant par celui de Woippy en Moselle, et Bar-le-Duc dans la Meuse, la victoire est éclatante. Pour la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, les conséquences dépassent le montant des indemnités qu’elle devra verser. La « galaxie » Mulliez est un cas d’école de l’accaparement des richesses. Par le biais de l’Association Famille Mulliez (AFM), 1500 personnes ont la main sur 130 entreprises qui constituent le plus grand conglomérat du commerce français. Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Boulanger, Flunch, Saint-Maclou, toutes leur appartiennent. Sur 100 euros dépensés en France, 10 vont dans les caisses d’une enseigne Mulliez. Leurs enseignes emploient 175 000 salariés, faisant théoriquement des Mulliez le premier employeur français. Seulement, les dirigeants de ce vaste empire nient en bloc être à la tête d’un groupe. Juridiquement, l’AFM n’est qu’un « groupement d’intérêt économique », constitué de quatre holdings, qui se partagent le capital de chaque enseigne. Ces dernières ne sont jamais détenues à plus de 50 % par une holding, pour ne pas être considérées comme des filiales. Les bénéfices sont ainsi répartis, sans jamais être centralisés. Quant aux Mulliez, ils détiennent des actions de chaque enseigne. « Tous dans tout », un mantra qui garantit cohésion familiale, remontée des profits et invisibilité fiscale. La porosité entre enseignes est l’atout des Mulliez pour prospérer. En revanche, quand arrivent les pertes, il n’y a plus de mutualisation. Les Mulliez ne sont pas un groupe. Ils n’ont donc pas l’obligation de proposer un reclassement. C’est ainsi qu’ils ont pu licencier 2 400 personnes à Auchan, sans leur proposer de poste dans les autres enseignes, tout en se versant un milliard d’euros de dividendes… Ce que la justice a fissuré, ce n’est pas seulement un plan de licenciement : c’est une architecture juridique conçue pour concentrer les richesses tout en diluant les responsabilités. Le législateur ne peut plus fermer les yeux sur ces montages. Article entier : https://www.humanite.fr/en-debat/auchan/sur-100-euros-depenses-en-france-10-vont-dans-les-caisses-des-mulliez-la-justice-fissure-lempire-mulliez-au-legislateur-dagir
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Bonjour, Dans le cadre du projet de loi gouvernemental contre les fraudes sociales et fiscales, examiné depuis mercredi 12 novembre, les sénateurs se sont penchés jeudi 13 novembre sur les articles les plus irritants de ce texte : ceux qui visent directement les allocataires, les salariés et les assurés sociaux. L’un des plus sensibles, introduit par le Sénat, offre à France Travail de nouveaux moyens d’enquête pour vérifier la résidence effective des allocataires. L’opérateur pourra ainsi consulter les relevés téléphoniques, ou encore interroger le fichier des compagnies aériennes. Cela ouvrirait alors la voie à une suspension conservatoire de toutes les allocations lorsque « plusieurs indices sérieux de manœuvres frauduleuses » sont observés. Alors que la résidence en France est une obligation pour les bénéficiaires d’allocations chômage, la gauche s’est insurgée contre cette mesure qu’elle juge « particulièrement intrusive ». « C’est franchir une ligne rouge, c’est introduire une forme de surveillance généralisée des demandeurs d’emploi assimilés à des fraudeurs potentiels », a lancé le socialiste Jean-Luc Fichet. L’écologiste Raymonde Poncet Monge a craint un « précédent dangereux pour les libertés individuelles ». Pour rappel, ce qu’on appelle la fraude sociale, c’est-à-dire la fraude aux cotisations sociales, aux prestations sociales et aux remboursements maladie, représentaient en 2021 entre 9,6 et 11,7 milliards d’euros en 2021. En comparaison, la fraude fiscale, celle qui concerne les plus riches et les grandes entreprises, représentait entre 80 et 100 milliards d’euros, soit environ dix fois plus. Pourtant, la droite et l’extrême droite ne parlent toujours que de la première, celle qui concerne les plus précaires, et font tout pour épargner les grandes fortunes. Auraient-ils des intérêts communs ? Article entier : https://www.humanite.fr/politique/france-travail/releves-telephoniques-et-fichier-des-compagnies-aeriennes-le-senat-veut-permettre-a-france-travail-de-surveiller-la-vie-privee-des-chomeurs
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Bonjour, Bernard Arnault, le nouveau milliardaire croquemitaine des médias, s’apprête à engloutir le magazine économique Challenges ainsi que les revues Sciences et Avenir et La Recherche. En 2020, il était déjà entré au capital de ces médias à hauteur de 40 %. D’ici la fin de l’année, il deviendra l’actionnaire majoritaire de ces trois titres. C’est surtout “Challenges” qui l’intéressait, car cela fait quelques années qu’il était chatouillé par le numéro du classement des personnalités les plus riches. Il n’aime pas voir sa tête en couverture. Les salariés craignent de voir leur indépendance s’envoler. Dans un communiqué publié le 29 octobre, les sociétés des journalistes dénoncent une forme de brutalisation de leur futur patron. En cause, les méthodes de Nicolas Beytout, actuel directeur de L’Opinion et dépêché comme négociateur dans cette affaire. Durant la réunion avec les représentants du personnel, il a été cassant et même parfois méprisant. Il a clairement énoncé qu’il ne respecterait pas la charte du magazine adoptée en 2013 qui acte une ligne éditoriale tournée vers l’économie sociale de marché, avec ses corolaires — la défense d’une économie ouverte, humaniste et de progrès. Il faut dire que Bernard Arnault adore se mêler de la ligne éditoriale des journaux dont il est propriétaire. En mars, le directeur de la rédaction des Échos a été limogé pour avoir publié des articles ayant déplu au milliardaire. La société des journalistes du quotidien s’était indignée de cette éviction brutale et avait lancé une grève. En septembre 2024, le milliardaire avait personnellement envoyé une liste de sept médias à qui les journalistes de ses différents groupes avaient interdiction absolue de parler. Ses cibles : des titres indépendants ou d’investigation comme Mediapart ou Le Canard enchaîné. Article entier : https://reporterre.net/Le-milliardaire-anti-ecolo-Bernard-Arnault-rachete-Challenges-et-deux-journaux-scientifiques La ploutocratie en marche ! Avec la bénédiction d'Emmanuel Macron.
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- bernard arnault
- médias
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Bonjour, Une directive européenne de lutte contre les inégalités salariales devra être traduite dans notre droit national avant le 7 juin 2026. Votée en 2023, elle suscite des espoirs du côté des salariés et de leurs représentants. Côté employeurs, on craint des tensions. Elle s'appliquera dès l'entretien d'embauche, où les candidats devront systématiquement être informés de la rémunération du poste sur lequel ils postulent. Puis, au sein même de l'entreprise, où les employeurs devront communiquer régulièrement sur les salaires en interne. Article entier : https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/connaitre-le-salaire-brut-de-ses-collegues-des-juin-2026-les-entreprises-n-auront-bientot-plus-le-choix-3240049.html
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Bonjour, Ce mercredi 24 avril 2024, le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de la Sfam. Cette société implantée à Romans-sur-Isère et filiale du groupe Indexia, était assignée en justice par l’Urssaf de Rhône-Alpes qui lui réclamait 11,6 millions d’euros d'impayés. Entre incompréhension et repentir, des salariés témoignent de pratiques commerciales discutables. Mise à l'index depuis plusieurs années pour ses pratiques commerciales, la SFAM, filiale du groupe Indexia, courtier en assurances, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, mercredi 24 avril. L’URSSAF lui réclame 11,76 millions d’euros de créances. L’entreprise dispose de dix jours pour faire appel de la décision. Bon nombre de salariés accusent le coup, certains acceptent de s'exprimer sur les conditions de vente des produits d'assurance proposés par l'entreprise. éléconseillers, formateurs, superviseurs, ils travaillaient à Roanne, dans les bureaux de la SFAM. Voilà des mois qu'ils ont quitté l'entreprise, avant même l'annonce de sa mise en liquidation judiciaire. Entre écœurement et repentir, ils se souviennent de tout, du meilleur comme du pire. Ils ont eu au bout du fil, des centaines de clients, qui ont souscrit des contrats d'assurance, parfois à leur insu et ont subi des prélèvements bancaires abusifs. Ces anciens salariés ont accepté de témoigner anonymement. "Au départ, c'était le bonheur (...)" : de bons salaires, etc. et puis des appels de clients mécontents qui finissent par vous faire dire que quelque chose cloche... Article entier : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/roanne/temoignages-sfam-en-liquidation-judiciaire-on-a-contribue-a-voler-des-salaries-s-expriment-sur-leurs-pratiques-commerciales-douteuses-2960948.html
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- sfma
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Une étude souligne la disparité du niveau de stress suivant les secteurs d'activité, et précise les facteurs qui génèrent de l'anxiété. En cause : le manque de temps ou d'autonomie, mais aussi l'impolitesse ou encore le sentiment d'inutilité. Appuyer là où cela fait mal. Le cabinet Stimulus, spécialisé dans les thèmes du bien-être au travail, publie une étude sur les niveaux de stress des Français salariés, et les facteurs qui en sont responsables. Source et suite de l'article
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La France est-elle réellement un pays de fainéants ? Jeudi 25 octobre - 20:06 La France est-elle réellement un pays de fainéants ? Selon Marc Ladreit de Lacharrière, patron de l'agence de notation Fitch, la France est le pays de l'OCDE où l'on travaille le moins, à cause des 35 heures, des RTT et de l'âge de la retraite. Vrai ou faux ? Faux. Marc Ladreit de Lacharrièe s'appuie sur la durée légale (ou conventionnelle) du travail en France : 35 heures. Mais ce n'est pas le reflet de la réalité. Il faut plutôt s'appuyer sur la durée effective du travail, celle déclarée par les salariés. En France, ce sont les résultats de l'Enquête Emploi, et en Europe, de l'Enquête sur les forces de travail. Et ces chiffres bousculent quelque peu les idées reçues sur les salariés français "tire-au-flanc". Avec un peu plus de 41 heures de travail effectif par semaine pour un temps plein, le salarié français travaille certes moins qu'un Américain, mais presqu'autant qu'un Allemand (un peu moins de 42 heures), et plus qu'un Danois (moins de 39 heures). "L'Europe continentale a des durées annuelles de travail assez faibles par rapport aux pays anglo-saxons qui ont notamment moins de congés [...] Mais on n'est pas parmi les pays qui travaillent le moins", corrige Christine Erhel, chercheuse au Centre d'étude de l'emploi. La France se situe dans la moyenne des pays européens et de l'OCDE (voir le document ci-dessous), mais pas en bas de tableau. Allons plus loin en intégrant les temps partiels : cela permet d'avoir une photographie encore plus fidèle de la distribution du travail. En France, les temps partiels ont une durée moyenne plus longue que dans les autres pays européens : 23 heures en moyenne dans l'Hexagone, contre 18 heures en Allemagne. En prenant en compte les temps pleins et les temps partiels, la durée effective moyenne du travail en France s'établit à 38 heures, c'est-à-dire au-dessus de la moyenne européenne. En Allemagne : 35 heures et 30 minutes, 30h30 aux Pays-Bas. La France a donc une distribution plus égalitaire de la durée du travail, selon Christine Erhel : "On a plus de gens qui travaillent un peu moins longtemps, mais qui sont à temps plein, et moins de gens à temps partiel. Suite de l'article... Source: France Info
