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Le grand désarroi des parents face aux ados qui veulent changer de sexe.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)
Le 02/11/2021 à 22:35, Jim69 a dit :

Enfin tout ça pour dire que oui on peut avoir un problème à accepter son corps pas que par rapport à son genre de naissance.

Bah voilà. Et donc il faut apprendre à s'accepter, faire avec, on peut vouloir changer son image aussi, bien sûr.

Et surtout, s'affranchir des stéréotypes à un moment donné, aussi. Se dire qu'on n'a pas forcément à coller aux clichés de la société, et avoir le droit d'exister et d'être heureux aussi comme on est.

Et c'est ce qui m'embête avec la dysphorie de genre : c'est que l'on intègre et ne remet absolument pas en question un truc qui vient tout droit de la société et qui est essentiellement du stéréotype, à savoir le genre. Donc, je ne nie pas son existence, mais c'est la réponse qui ne va pas, si elle consiste à renforcer ce ressenti et à lui donner du poids.

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Invité peudetemps
Invités, Posté(e)
Invité peudetemps
Invité peudetemps Invités 0 message
Posté(e)
Le 02/11/2021 à 23:06, Pheldwyn a dit :

Bah voilà. Et donc il faut apprendre à s'accepter, faire avec, on peut vouloir changer son image aussi, bien sûr.

Et surtout, s'affranchir des stéréotypes à un moment donné, aussi. Se dire qu'on n'a pas forcément à coller aux clichés de la société, et avoir le droit d'exister et d'être heureux aussi comme on est.

Et c'est ce qui m'embête avec la dysphorie de genre : c'est que l'on intègre et ne remet absolument pas en question un truc qui vient tout droit de la société et qui est essentiellement du stéréotype, à savoir le genre. Donc, je ne nie pas son existence, mais c'est la réponse qui ne va pas, si elle consiste à renforcer ce ressenti et à lui donner du poids.

Les coups d'un soir existent pour les deux genres quand on cherche sur internet. C'est l'époque, pas la mienne.

Ce que je dis aux jeunes, une rencontre peut se faire dans le réel "regarde quand tu vas au supermarché, à la pharmacie, dans les transports etc" sans être lourd, regarder seulement. 

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)
Le 02/11/2021 à 23:12, peudetemps a dit :

Les coups d'un soir existent pour les deux genres quand on cherche sur internet. C'est l'époque, pas la mienne

:smile2: ce n'est pas la question que se posent les gens qui remettent en cause leur sexe biologique.

Pas une question de séduire, plutôt une question d'être comme on pense ... qu'on devrait être...

Et c'est ma question : comme on devrait être selon qui ou quoi ?

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Membre, 68ans Posté(e)
coco60 Membre 824 messages
Mentor‚ 68ans‚
Posté(e)
Le ‎02‎/‎11‎/‎2021 à 21:55, Pheldwyn a dit :

Ce n'est pas cela.

Mais un malaise peut trouver plusieurs origines, et n'avoir qu'une lecture et qu'une solution sur l'origine de ce malaise, solutions rendue à la mode par les médias, "banalisée" en quelque sorte.

L'idéologie selon laquelle choisir son sexe (enfin son genre) deviendrait de fait une liberté et normal, et devrait donc être reconnu par la société : mais où sont les débats derrière ?
Cela revient de plus à faire du genre concept reconnu par la société (alors qu'il n'était que culturel) et à le légitimer pour déterminer les individus : c'est à 180° des luttes contre le sexisme et le féminisme.

Il ne s'agit pas vraiment de choisir son sexe (biologique) mais de le faire correspondre à son genre (ce que l'on ressent profondément). Une transition ne doit évidemment pas relever d'une lubie mais d'une absolue nécessité de constituer une personne cohérente physiquement et psychiquement.

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Membre, 77ans Posté(e)
G2LLOQ Membre 26 532 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

Ma mère était désespérée quand j'était ado , car j'allais de fille en fille  ! elle me disait  arrète de changer de sexe  toute les quinze jours !!

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Membre, 68ans Posté(e)
coco60 Membre 824 messages
Mentor‚ 68ans‚
Posté(e)
Le ‎02‎/‎11‎/‎2021 à 21:49, Pheldwyn a dit :

Ca veut dire quoi ?

Alors attention, je comprend qu'on puisse avoir une non-acceptation de son corps, son apparence, etc ... mais ça ne concerne pas que le genre.

Mais je renouvelle ma question : comment sais-tu qu'au plus profond de toi tu es du "genre homme" ou du "genre femme".
Sur quels critères te bases-tu pour décider que ce que tu es au plus profond serait d'un genre particulier entre les deux. 

Encore une fois, cela veut dire de se référer à un genre, dire ça c'est de "genre masculin" ou de "genre féminin".

Mais qu'est-ce qui permet de déterminer cela ?
C'est quoi la règle ou la mesure pour déterminer ce qui relève du masculin ou du féminin ?

Et surtout, en quoi est-elle fondée et ne fait appel essentiellement qu'à des stéréotypes ?

 

Je vous accorde que ce qui est qualifié de féminin ou de masculin relève du stéréotype. C'est aux personnes concernées par ce problème de définir ce qui leur convient.

  • Merci 1
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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)
Le 03/11/2021 à 18:59, coco60 a dit :

Je vous accorde que ce qui est qualifié de féminin ou de masculin relève du stéréotype. C'est aux personnes concernées par ce problème de définir ce qui leur convient.

Bref, le genre est subjectif du coup, s'il dépend de la définition de chacun.

Mais du coup, si un individu décide des stéréotypes qu'il met dans le genre qui lui convient, peut-il attendre une reconnaissance de sa définition subjective du genre par les autres, qui n'ont pas forcément la même définition que lui.

C'est une demande de nombreux transgenres je crois que d'adapter le genre affiché sur leur carte d'identité ou les papiers administratifs au genre qu'ils ressentent (ou non-genre, ou bi-genre). Mais du coup, là il s'agit à la société d'accepter leur définition subjective du genre et de la definir en norme pour tous.

Et là où je considère que l'on tombe dans l'idéologie, c'est que l'administration ou la carte d'identité n'ont jamais eu pour vocation de renseigner le genre d'une personne, comment il se perçoit, etc ... Il a toujours s'agit de renseigner le sexe biologique d'un individu, comme critère physique, sans autre but, comme l'on renseigne la taille. Alors oui, a l'occasion ça permet de vérifier qu'un homme ne peut pas être en congé maternité, ou à entreprendre des campagnes de dépistage du cancer, etc ... Mais il y a là un dévoiement, et encore une fois la volonté de ramener le genre dans la législation, alors que celle-ci ne reconnaît pas ce critère (qui est culturel et social) mais juste le sexe biologique. Encore une fois, on va à l'encontre même de la lutte contre le sexisme, si l'Etat commence à entériner le principe de genres avec des stéréotypes.

Et c'est la même chose pour les pronoms, il ou elle. Jusqu'à lors, ils n'ont jamais servi à définir le genre d'un individu, mais désigner son sexe. Si un transgenre décide de se faire appeler il a la place de elle, il impose son idéologie selon laquelle le genre prend le pas sur le sexe, et que c'est une question centrale, qui doit apparaître dans la langue. Mais on a le droit de ne pas vouloir enraciner les stéréotypes de genre dans la langue, ne pas être d'accord avec cette vision, qui encore une fois est une idéologie.

 

D'ailleurs rien que la définition de la dysphorie de genre me laisse pantois : on parle de " genre assigné à la naissance". Mais par qui, par quoi ? Encore une fois le genre n'est ni une donnée légale, ni une donnée administrative, il n'a pas de consistance en soit. En quoi ce devrait être un indépassable qui nous serait "assigné" ?

Et, surtout, pourquoi choisit-on de renier notre sexe biologique (dire que l'on n'est pas dans le bon corps, alors que dans l'histoire c'est la donnée concrète et réelle) pour se conformer à cette notion de genre qui comme on l'a dit est avant tout une affaire de stéréotype et de subjectivité, et qui ne devrait pas à avoir de consistance réelle.

C'est ça qui me dépasse : on nie la réalité, on la remet en question, pour ne surtout pas contredire une interprétation subjective et fantasmée de cette réalité.

 

En d'autres termes, pourquoi face à la dysphorie de genre, la réponse est d'abonder en disant "oui, le problème est ton corps", plutôt que de dire que c'est cette idée du genre qui est fausse ? Que l'on peut avoir un corps de mec (ou de nana), ne pas le remettre en cause, mais par contre envoyer valser tous les clichés de nos sociétés patriarcales qui expliquent comment on devrait être et se percevoir "en tant que" et juste accepter d'être comme on est.

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