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Croire

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Membre 28ans Posté(e)
aliaz Membre 59 messages
Forumeur en herbe‚ 28ans
Posté(e)

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

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Bonjour, Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ? Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation : Je crois en toi. (En

Bonsoir Je pense que la connaissance est infinie, que ce que nous ne comprenons pas à cet instant sera expliqué dans le futur.  

Bonsoir, je pense que l'Humanité est en fin de course La suite se fera sans elle

Membre 55ans Posté(e)
brooder Membre 4 433 messages
Doctor feel good‚ 55ans
Posté(e)
il y a 1 minute, aliaz a dit :

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

Que répondre à un enfant quand il demande "comme on fait des bébés?" ?!

 

 

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Membre Posté(e)
Yemaia Membre 1 171 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
il y a 4 minutes, aliaz a dit :

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

Bonsoir

Je pense que la connaissance est infinie, que ce que nous ne comprenons pas à cet instant sera expliqué dans le futur.

 

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Membre 51ans Posté(e)
guernica Membre 2 877 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)

Bonsoir, je pense que l'Humanité est en fin de course

La suite se fera sans elle

  • Waouh 1
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Membre 28ans Posté(e)
aliaz Membre 59 messages
Forumeur en herbe‚ 28ans
Posté(e)
il y a 17 minutes, brooder a dit :

Que répondre à un enfant quand il demande "comme on fait des bébés?" ?!

 

 

Bin leur dire la vérité... ?
C'est papa et maman qui font les bébés et la suite tu le saura quand tu sera plus grand.

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Membre 51ans Posté(e)
guernica Membre 2 877 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)
il y a 6 minutes, brooder a dit :

Pour penser, il n'est pas de meilleur méthode que la croyance d'abord !

 

et quand on est non croyants, mais qu'on pense quand même... On fait quoi ?

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Membre 55ans Posté(e)
brooder Membre 4 433 messages
Doctor feel good‚ 55ans
Posté(e)
il y a 1 minute, aliaz a dit :

Bin leur dire la vérité... ?
C'est papa et maman qui font les bébés et la suite tu le saura quand tu sera plus grand.

 

à l’instant, guernica a dit :

et quand on est non croyants, mais qu'on pense quand même... On fait quoi ?

Quand le paysan laboure ses champs en automne pour semer au printemps et récolter en été, un enfant le comprendrait sans une forme de foi en lui-même ou à son père ?

 

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Membre Posté(e)
Indigo Membre 1 789 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
il y a 21 minutes, guernica a dit :

Bonsoir, je pense que l'Humanité est en fin de course

La suite se fera sans elle

Si tu le dis....;)). c'est que c'est vrai..

Modifié par Indigo
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Nouveau 150ans Posté(e)
AviateurParadoxal Nouveau 2 messages
Baby Forumeur‚ 150ans
Posté(e)

Je pense que croire en quelque chose ou avoir la foi, leur permettent d'avoir un objectif et de devenir un bon samaritain.

Si la religion par exemple, inculque des valeurs qui sont justes et morales. Elles vont leur permettre d'évoluer et d'interagir de manière bienveillante avec le monde qui les entoure. 

Personnellement, je suis agnostique, et je pense qu'après la mort il n'y a rien, ne serait-ce qu'un amas de vide.

Le seul moyen,d'après moi, d'être éternel, est d'effectuer de grandes choses dans le présent et au cours de notre vie, et certainement pas à l'heure de notre mort. 

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Membre 149ans Posté(e)
Annalevine Membre 2 763 messages
Forumeur alchimiste‚ 149ans
Posté(e)
Il y a 11 heures, aliaz a dit :

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

Vous aussi vous êtes croyant puisque vous croyez que l’espace temps est un objet observable. Vous confondez représentation ( imagée dans les livres) avec la réalité. Le croyant est celui qui confond imaginaire et réalité observable. Vous. Mais vous ne savez pas que vous êtes un croyant. 
Cette croyance vous suit partout. Vous croyez dans la théorie de l’évolution. Cela signifie que vous confondez vraisemblance et réalité ( observable). Un scientifique digne de ce nom ne croit pas dans la théorie de l’évolution, il la pense vraisemblable ce qui signifie qu’il continue de la penser perfectible, donc non absolument vraie. Mais vous n’êtes pas un scientifique, vous êtes un croyant. Il est peu probable que vous ayez les moyens intellectuels de comprendre un jour comment Minkowski a construit sa variété d’espace temps puisque vous ne la pensez pas construite, cette variété, mais observable. Vous êtes tellement croyant, à votre corps défendant, que vous croyez réel un mirage.

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Membre 149ans Posté(e)
Annalevine Membre 2 763 messages
Forumeur alchimiste‚ 149ans
Posté(e)
Il y a 12 heures, aliaz a dit :

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

Dans votre cas votre croyance en l’existence réelle de l’espace temps n’a pas pour but de vous rassurer mais de fonder au contraire votre assurance. Le point de départ n’est donc pas une angoisse ( etre rassuré) mais votre volonté de puissance.

Et s’il en était de même de certains  croyants ? Si leur but n’était pas de réagir à une angoisse mais de fonder leur volonté de puissance ? 

Vous en êtes l’exemple mais vous avez ce trait propre à ce type de croyants : vous ne savez pas que vous êtes un croyant.

Je dirai pour nuancer que celui qui est croyant sans le savoir ( ce croyant pose comme certitude ce qui est croyance) est mu par une volonté  de puissance. C’est votre cas.

Maintenant il existe aussi des personnes qui vont dire : je crois que les fantômes existent. ( et non : les fantômes existent). Déjà ils prennent un peu plus de recul. Ont-ils besoin de se rassurer ? Certes non. Alors pourquoi pensez-vous qu’ils ont besoin de se rassurer ? La croyance trouble votre désir de simplification du monde. La complexité vous angoisse. c’est pourquoi vous transformez vos croyances en certitudes ce qui vous évite de vous voir croyant, ce qui vous évite de réfléchir, ce qui vous évite de douter.

Et si les fantômes existaient vraiment ? 
 

 

Modifié par Annalevine
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Membre 28ans Posté(e)
aliaz Membre 59 messages
Forumeur en herbe‚ 28ans
Posté(e)
il y a une heure, Annalevine a dit :

Vous aussi vous êtes croyant puisque vous croyez que l’espace temps est un objet observable.

Encore une fois dès la première phrase vous déformez mes propos. Je n'ai jamais dit qu'il était observable, il l'est indirectement. C'est un fait.

Citez chaque points que vous voulez contredire et vous verrez qu'en réalité c'est vous qui êtes dans l'erreur. C'est facile de me faire dire ce qui vous intéresse pour ensuite me dire que j'ai faux.

De plus je croyais bien déjà vous avoir dit que ce débat qui tourne en boucle de m'intéressait plus. Vous m'avez dit 50 fois exactement la même chose. C'est bon ça suffit. Je vous ai déjà répondu.

il y a 42 minutes, Annalevine a dit :

Je dirai pour nuancer que celui qui est croyant sans le savoir ( ce croyant pose comme certitude ce qui est croyance) est mu par une volonté  de puissance. C’est votre cas.

Ca c'est justement ce que vous croyez.
Ai-je affirmé que ma définition du mot croyance était forcément vrai ?

 

il y a 45 minutes, Annalevine a dit :

Et si les fantômes existaient vraiment ? 

Justement si je dis "je ne crois pas qu'ils existent" c'est tout simplement parce que je suis prudent et qu'il n'y a aucune raison d'y croire sans preuve. Cela ne veux pas dire que je crois qu'ils n'existent pas.
Je me doutais que quelqu'un ne comprendrais pas la subtilité de cette phrase. Et vous avez débarqué.

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Membre 44ans Posté(e)
Fraction Membre 2 725 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)
Il y a 19 heures, aliaz a dit :

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

Bonjour,

N'en déplaise à nos amis anglo-saxons et autres scientistes, la preuve n'équivaut pas à l'évidence.

C'est seulement l'évidence qui implique la preuve.

 

L'évidence en tant que telle, et non en tant que flux cérébral, est la prise mâle de la conscience.

Or, la conscience est une grammaire systématique.

L'évidence est donc, elle aussi, une grammaire :

_ Il existe une évidence intuitive.

Elle n'est pas réservée aux artistes, et les plus grands scientifiques sont aussi de grands intuitifs.

L'intuition fonctionne a priori : c'est une calculatrice de crédibilité, de réalisme, de probabilités, inégalable par le formalisme mathématique.

_ Il existe une évidence rationnelle, à ne pas confondre avec la preuve.

Elle résulte d'une démarche démonstrative supportée par un langage logico-mathématique.

Dans l'idéal, la conclusion d'une démonstration est la tautologie de son énoncé.

_ Il existe une évidence par la preuve.

Elle s'effectue par la mesure et la perception, dont elle ne peut s'affranchir.

La physique quantique est venue mettre un bémol dans cette considération, par la rétroactivité de la mesure sur son objet d'étude.

Reste à découvrir le dimensionnement de ce déterminisme avaliste et finaliste.

 

Si l'on devait définir une différence ontologique entre la croyance et le savoir, ce serait probablement par le biais du formalisme.

Une croyance est conscientisée, alors qu'un savoir est formel, du moins croit-on.

On pourrait dire : "je crois aux fantômes à hauteur de 30% de crédibilité".

Et une analyse plus fine offrirait un taux de crédibilité à plusieurs dimensions.

 

La présomption ne vient pas toujours de celui qu'on croit.

En droit comme en science, on se dispute ce qu'on appelle la charge de la preuve.

Mais étonnamment, c'est la posture institutionnelle scientiste qui disqualifie ses concurrents, et qui leur incombe une charge de la preuve douteuse.

En effet, la vision d'une table n'est pas une table, mais une vision.

Or, rien ne permettra jamais d'être certain de l'existence propre de cette table.

Il s'agit bien d'une évidence perceptive, mais pas d'une évidence objective en-soi.

Cordialement, Fraction

 

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Membre 149ans Posté(e)
Annalevine Membre 2 763 messages
Forumeur alchimiste‚ 149ans
Posté(e)

Ce sujet, croire, est plus malaisé à aborder que je ne le croyais. 
En effet je peux dire : celui-là croit en l’existence de Dieu, cet autre en la vérité de la théorie marxiste, cet autre en la réalité observable de l’espace temps.  Mais c’est mon point de vue. Celui dont je dis qu’il croit en l’existence de Dieu, peut me répondre je ne crois pas en l’existence de Dieu, je suis sûr de l’existence de Dieu, celui dont je dis qu’il croit dans la vérité de la théorie marxiste peut me répondre je suis sûr de la vérité de la théorie marxiste, celui dont je dis qu’il croit en la réalité observable  de l’espace temps peut me répondre je suis sûr de cette réalité observable.

Bref  nous pouvons dire : celui là croit, mais celui là peut répondre, je ne crois pas, je suis sûr. 
 

Je suis sûr de l’existence des fantômes est une affirmation qui va être taxée de croyance par celui qui pense que les fantômes n’existent pas.

Nous voyons donc que comme nul ne s’entend avec quiconque des qu’il s’agit de définir l’existence la croyance est une notion fort relative.

De plus les phénomènes culturels spécifiques compliquent encore l’étude de la croyance.

Chez les catholiques gallicans on dit je crois en Dieu. Chez les arabes musulmans on pense : Dieu existe, c’est évident. Il n’y a pas de doute chez eux alors qu’il y en a un chez le catholique gallican. 
 

Rien n’est simple.

Modifié par Annalevine
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Membre 28ans Posté(e)
aliaz Membre 59 messages
Forumeur en herbe‚ 28ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, Fraction a dit :

La preuve n'équivaut pas à l'évidence.

Absolument. Quand je dis que sans preuves il n'y a pas de raison de croire (d'où mon besoin de préciser que je parlais de la croyance en terme de foi), c'est bien que quand il y a des preuves il y a d'avantage de raisons d'y croire. (sous la forme de pourcentage par exemple)

Par exemple il est plus probable que les humains soit le fruit de l'évolution, plutôt que de dire "Comme Dieu considérait qu'il n'était pas bon pour l'homme d'être seul, il modela des animaux qu'il amena à Adam pour voir comment il les appellerait. Adam donna un nom à chacun d'entre eux, mais ne se trouva pas de compagnie qui lui convienne. Alors Dieu l'endormit, et lui créa une femme à partir d'un de ses côtés ou d'une de ses côtes"

On pourrait dire : "je crois aux fantômes à hauteur de 30% de crédibilité".

C'est exactement comme cela que j'essaie de procéder. 
Si quelqu'un a mieux je suis preneur.
Pour ce qui est des fantôme la barre des 5% est déjà trop élevé pour moi.

En effet, la vision d'une table n'est pas une table, mais une vision.

Il est quand même à priori raisonnable de considérer que la vision que l'on a de cette table se rapproche d'avantage de la table que de la vision qu'on a d'une chaise.

Or, rien ne permettra jamais d'être certain de l'existence propre de cette table.

Pour ce qui est de son existence propre, je considère que l'interaction que j'ai avec cette fameuse table suffit à prouver qu'elle "est". Cela en va de même pour moi. Je ne peux pas douter de mon existence puisque je suis là.. Douter de l'existence dans l'absolu me parait un peu trop extrême, mais peut-être que ma croyance commence ici(?)
Même si on admet que nous la percevons par nos sens d'une manière 'différente' de la 'réalité', comment peut-on douter de son existence dans l'absolu ? Personnellement je suis croyant dans ce sens que je considère l'existence de l'existence, je dirais, proche de 99.9999999999999.....% :D

 

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Membre 28ans Posté(e)
aliaz Membre 59 messages
Forumeur en herbe‚ 28ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, Annalevine a dit :

Je suis sûr de l’existence des fantômes est une affirmation qui va être taxée de croyance par celui qui pense que les fantômes n’existent pas.

Ce qui semble plutôt logique. A voir aussi que les deux que tu as cités dans ton exemple sont dans la croyance.
Par ailleurs il y a deux sens à cette phrase "Je ne crois pas que les fantômes existent." on peut l'interprété à tord par "je crois en leurs inexistence" or je l'ai bien formulé dans le sens : je ne crois pas (aucunes raison ni preuve) a l'existence des fantôme. Je n'ai pas le besoin d'y croire si vous préferez.

Nous voyons donc que comme nul ne s’entend avec quiconque des qu’il s’agit de définir l’existence la croyance est une notion fort relative.

De plus les phénomènes culturels spécifiques compliquent encore l’étude de la croyance.

Chez les catholiques gallicans on dit je crois en Dieu. Chez les arabes musulmans on pense : Dieu existe, c’est évident. Il n’y a pas de doute chez eux alors qu’il y en a un chez le catholique gallican. 
 

Rien n’est simple.

En effet.

 

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Membre Posté(e)
system3 Membre 89 messages
Forumeur en herbe‚
Posté(e)
Le 16/06/2021 à 21:16, aliaz a dit :

Bonjour,

Selon vous, à quoi sert la croyance si ce n'est pas pour se rassurer de son ignorance ?

Quand je parle de croyance je ne parle pas de ce type de formulation :
Je crois en toi. (Encouragement)
Je crois que j'ai perdu mes clefs dans la voiture. (Souvenir)
Je crois à la théorie de l'évolution. (Basé sur des preuves scientifiques solides)

Mais bien de ce type de croyance là :
Nous irons tous au paradis. (foi)

Si on souhaite rester prudent et le plus rationnel possible, alors si il n'y a pas de preuves, il n'y a aucunes raisons de croire.
Je ne dis pas : "Je crois que les fantômes n'existent pas." mais : "Je ne crois pas que les fantômes existent."
La différence est subtile, mais d'un coté il y a croyance alors que de l'autre coté, non.

Pour finir je dirais que l'absence de preuves n'est pas une preuve de l'inexistence. C'est la seule chose, selon moi, qui rend les croyants si nombreux et les croyances si durables dans le temps.

Avoir la foi n'est pas mauvais en soi, ce qui est mauvais c'est de l'instrumentaliser pour des intérêts personnels. Il faut éviter de mettre face à face la religion (spiritualité) et la science car l'humanité a besoin des deux pour son bien-être. D'ailleurs être complètement anti religion c'est se soumettre à une sorte de nouvelle religion.

Les études récentes montrent que par exemple les questions morales et la santé mentale sont intrinsèquement liés. En gros plus on est moralement et spirituellement engagé plus on est stable sur le plan psychologique. D'autre part, contrairement à ce qu'on croit souvent les religions et les spiritualités ont un rôle à jouer dans la théorie de l'évolution, en fait aider son prochain contribue à sa propre perpétuation ainsi qu'à la perpétuation de l'espèce. 

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Membre 149ans Posté(e)
Annalevine Membre 2 763 messages
Forumeur alchimiste‚ 149ans
Posté(e)

Stephen Hawking, dans son livre "Y a-t-il un grand architecte dans l'Univers ?" écrit : la science classique repose sur la croyance qu'il existe un monde extérieur réel...indépendant de l'observateur qui l'étudie." Mais celui, dont Hawking dit qu'il est dans la croyance, ne s'estime pas dans la croyance, mais dans la certitude. Il ajoute également  : "Toute image du monde consiste en un modèle, un formalisme mathématique, et un ensemble de lois qui relient les éléments du modèle aux observations." Nous voyons la distinction entre le formalisme mathématique, l'espace temps par exemple, et la réalité modélisée. Non seulement le formalisme n'est pas la réalité mais en plus la réalité n'est pas même un concept indépendant de l'observateur.

En fait ce qui fait que le commun finit par croire réel le modèle, et réel le formalisme mathématique c'est l'efficacité du modèle quant à ses prédictions. Tant qu'un modèle est prédictif il est retenu comme utile par le chercheur (recherche fondamentale) et comme vrai par le technicien ou l'homme du commun. Quand le modèle n'est plus efficace quant à ses prédictions il est abandonné par le chercheur, remplacé par ce dernier par un autre, que le chercheur ne pensera pas absolument vrai mais utile car efficace. Ce sera le technicien, l'ingénieur, ou l'homme du commun qui croira que que ce modèle est réel, sans s'apercevoir qu'il est croyant car il tiendra pour absolument vrai le modèle.

 J'ai tout de même du mal à accepter qu'il ne puisse pas exister de réalité indépendante de moi, indépendante du modèle que j'en ai. C'est pourtant ce qu’affirme Hawking avec sa théorie du modèle-dépendant. Il écrit : "la réalité n'existe pas en tant que concept indépendant de la théorie qui la représente". La réalité dépend de l'image que j'en ai selon lui. Cela ressemble tout de même à l’idéalisme radical de Berkeley. En écrivant cela Hawking n'est-il pas dans la croyance ? Mais, moi pensant qu'il existe une réalité indépendante de moi (et des hommes) ne suis-je pas aussi dans la croyance ? Il est dans la croyance, je suis dans la croyance.

En quoi croire est-il répréhensible ? La croyance devient répréhensible lorsqu'elle se transforme en certitude. La certitude est une croyance qui s'ignore. Et parce qu'elle s'ignore en tant que croyance, elle est incapable de douter d’elle-même. Ce qui est répréhensible ce n'est pas la croyance, c'est la certitude, la certitude fige le monde, elle le minéralise. Il est beaucoup plus difficile de se débarrasser d'une certitude que d'une croyance.

Quand je pars à la recherche du réel, à la recherche d'un réel indépendant de moi, je finis par tomber sur l’immatériel. S'il existe une réalité indépendante de moi, indépendante des hommes, alors cette réalité est immatérielle, elle ne tombe pas sous nos sens.

Bien sur Hawking ne s’intéresse pas à une telle réalité car il ne voit pas en quoi cette réalité, quand bien même elle existerait, est utile pour sa recherche. Et je dois convenir que, dès lors que je pose l'existence d'une réalité immatérielle, donc indépendante de moi, je ne vois pas trop à quoi cette conclusion me conduit. 

Dans l'océan d' incertitudes dans lequel me conduit Hawking (puisqu'il va jusqu'à douter de la réalité de nos observations dans d'autres développements) qu'est-ce qui me reste comme repère ? Les seul repères qui me restent ce sont ceux que je me donne pour conduire mon action. Nous en revenons toujours à l'action. Dans l’action je choisis comme guide des hypothèses que je transforme en certitudes. Sinon l'action est impossible. Mais sachant qu'il s’agit de certitudes motivées par l'action , dès que je ne suis plus en action je mets en doute mes certitudes. Alors je vogue dans l'inconfoert de la croyance, car la croyance, c'est avant tout : le doute.

 

 

 

 

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Membre 44ans Posté(e)
Fraction Membre 2 725 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)
Le 17/06/2021 à 22:00, aliaz a dit :

 

Bonsoir,

Douter de notre propre existence est différent de douter de l’existence des objets qui nous entourent.

Il existe une relative équivalence, et non une simple implication, entre « je suis » et « je pense ».

Vous dites « croire en l’existence de l’existence à hauteur de 99.99% ».

Laisser-moi alors pénétrer ce 0.01% de doute.

 

La vision d’une table n’est pas une table mais une vision.

Deux démarches sont alors a priori légitimes :

_ Soit on rentabilise la matière, via le Big bang :

Tout est matière.

_ Soit on rentabilise la conscience, via la récursivité du cogito :

Tout est conscience.

 

Or, la matière n’explique pas la conscience, ontologiquement.

Mais la conscience, elle, est susceptible d’expliquer la perception de matière,

par son auto-soumission : sa suggestion, son invocation, son finalisme avéré.

Il faudrait alors un modèle cosmologique capable d’expliquer l’émergence de l’énergie et de la complexité ex-nihilo (néguentropie).

Or, il existe un mode déterministe capable de l’extrapoler, c’est par exemple le finalisme quantique.

La physique quantique nous prouve que le possible conditionne le réel, et que le subjectif conditionne l’objectif.

Il suffirait alors de métamorphoser intellectuellement ce « possible » en « crédible » pour le médiatiser et le conscientiser.

 

La science mécaniste, antithèse du finalisme, est beaucoup plus précaire que vous ne le pensez. 

En effet, cette thèse s’inscrit dans une cosmologie on ne peut plus douteuse :

Improbabilité du Big bang = Improbabilité des galaxies (facteur) improbabilité des supernovas (facteur) improbabilité des planètes habitables (facteur) improbabilité de la biologie (facteur) improbabilité pluricellulaire (facteur) improbabilité zoologique (facteur) improbabilité cérébrale (facteur) improbabilité du chercheur

J’en passe.

Parce que lorsque les « si » se combinent en « et », leurs improbabilités se multiplient.

Alors qu’en rentabilisant la conscience, à travers la néguentropie évidente de ses notions, il est largement envisageable de court-circuiter cette machine à gaz.

La cosmologie la plus légitime a priori est aussi la plus économe en « si », donc en improbabilités.

 

Soit j’en dis trop, soit je n'en dis pas assez, c’est toujours pareil sur les forums.

Cordialement, Fraction

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