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De la sérendipité à l'eurekalyse !


Pratika

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Membre, Talon 1, 79ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 162 messages
79ans‚ Talon 1,
Posté(e)

Christophe Colomb.

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Membre, 75ans Posté(e)
Pratika Membre 1 531 messages
Forumeur vétéran‚ 75ans‚
Posté(e)

Il a été obligé de s'arrêter parce qu'un continent inconnu lui barrait la route Christophe ? Je pensais qu'il se croyait arrivé en Inde d'où le terme d'indiens pour les habitants ? Ce n'est pas vraiment un exemple de sérendipité car il a dû être dépité lorsqu'il a compris sa méprise non ?

Néanmoins s'il n'était pas parti à la recherche de l'Inde par l'ouest il n'aurait pas trouvé les Amériques... Après tout, à chacun de voir les choses comme il l'entend...

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Membre, Posté(e)
Dzag Membre 3 282 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Pratika a dit :

Bonne lecture !

Chouette article.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Finalement l'Eurêkalyse c'est, selon ce que j'en comprends, la description du processus de l'inspiration, et je m'interroge sur la similitude avec l'inspiration artistique.

Effectivement, avoir un esprit incisif qui peut saisir l'évènement sur le vif, mais aussi un esprit attentif et consciencieux, capable d'identifier les opportunités nouvelles lorsqu'elles se présentent, est particulièrement crucial dans la recherche.

Une personne qui est si consciencieuse que son projet tourne comme une tâche de fond dans son esprit, ce qui lui permet de faire le lien rapidement entre de nouvelles voies possibles et ce qu'elle perçoit dans son quotidien : ça n'a pas de prix et c'est à ça qu'on reconnaît les bons chercheurs selon moi.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a une heure, Pratika a dit :

Il a été obligé de s'arrêter parce qu'un continent inconnu lui barrait la route Christophe ? Je pensais qu'il se croyait arrivé en Inde d'où le terme d'indiens pour les habitants ? Ce n'est pas vraiment un exemple de sérendipité car il a dû être dépité lorsqu'il a compris sa méprise non ?

Néanmoins s'il n'était pas parti à la recherche de l'Inde par l'ouest il n'aurait pas trouvé les Amériques... Après tout, à chacun de voir les choses comme il l'entend...

J'ai acquis la quasi-certitude qu'une démonstration ou une preuve n'est, dans le fond, que la politesse du découvreur.

Prouver ou démontrer par des moyens méthodologiquement rigoureux permet à d'autres connaisseurs du domaine de s'approprier votre découverte ou invention.

Fondamentalement ça marche par l'inspiration (imagination) ou par l'intuition avant tout.

Nietzsche disait déjà que ce qui doit être prouvé n'a pas beaucoup de valeur : une preuve c'est une échelle qu'on va glisser à celui qui est encore en bas pour qu'il monte nous rejoindre sur nos hauteurs de vue. Et rien d'autre.

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Membre, Enigmologue, Posté(e)
contrexemple Membre 6 293 messages
Enigmologue,
Posté(e)

Et si la sérendipité n'était pas l'exception, mais la norme, personne n'a été surpris dans sa vie, et bien sachez que cette surprise est peut-être la porte vers une découverte revolutionnaire, le tout c'est d'avoir l'esprit préparé à cela.

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Membre, Poisson rouge très très méchant, 40ans Posté(e)
Loopy Membre 3 109 messages
40ans‚ Poisson rouge très très méchant,
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Il y a 22 heures, Pratika a dit :

Je viens de lire un article qui devrait plaire à quelques uns. Je vous le mets donc en lien.

https://www.herodote.net/Comment_trouver_ce_qu_on_ne_cherche_pas-synthese-2449-40.php

Bonne lecture !

Bonjour,

Oh le beau sujet !!! Merci Merci Merci !! (bon ... désolé, je me défoule, ça va être un pavé :D )

Un très bel article en effet. Précisons tout de même que s'il existe beaucoup d'exemples de découvertes attribuées de manière simpliste au hasard, ils restent très ponctuels et ne sont pas représentations de l'ensemble des découvertes scientifiques de tout temps. Au contraire, ce type de découverte est même très largement sous représenté car la majorité des découvertes ont été faites dans des contextes construits spécifiquement pour les faire. 

Par ailleurs, je trouve dommage de ne pas distinguer la découverte de l'invention. Pour l'exemple du micro onde, il s'agit d'une invention, c'est à dire l'exploitation d'un phénomène connu, loin d'être inattendu. Le mérite est alors d'avoir eu la créativité nécessaire pour exploiter ce phénomène et reconnaitre son potentiel applicatif. Le cas de la découverte la pénicilline est différent, car dans ce cas, Fleming constate un phénomène nouveau, inconnu car jamais observé (ou noté) jusque là. Dans ce premier post (on verra s'il y en a d'autres...) je vais me concentrer sur les découvertes scientifiques et laisser de côté les inventions, sans toutefois n'apporter aucun de jugement comparatif de valeur entre ces deux idées car pour moi ce sont deux choses de nature différentes qui font appellent à des qualités, des connaissances et des mécanismes différents.

Ceci étant dit, si on se concentre sur les découvertes, je pense nécessaire d'insister sur un point bien précisé par l'article : le fait que ce n'est pas le "hasard" ou l'événement inattendu en lui même qui est la source d'une découverte, mais bien la rencontre de cet inattendu avec un esprit préparé à l'accueillir.

Ce point revêt une importance capitale car il relativise beaucoup l'image d'Epinal selon laquelle il "suffit" d'être attentif à ce qui nous entoure pour être en mesure de proposer des hypothèses "disruptives" (parce que le mot est à la mode). Il convient de distinguer un événement inattendu au sens de la découverte scientifique de l'événement inattendu au sens commun, car ces deux événements ne sont pas même nature. Ce qui distingue le scientifique qui fait une découverte du commun des mortels dans ce cas là, c'est sa capacité à reconnaitre cet événement (qui aurait bien pu se produire sous les yeux de quelqu'un d'autres qui ne l'aurait pas reconnu).

Prenons un exemple. Si je me trouve à un carrefour et que je vois passer une très belle voiture que je n'ai jamais vue, et en étant un peu attentif à ce qui m'entoure, je vais considérer cet événement comme inattendu et le remarquer. Notre vie de tous les jours est ponctuée de ce type d'événements. Ce sont les anecdotes que l'on raconte aux copains à l'heure de l'apéro. Toutefois, si j'avais minutieusement étudié tous les modèles de voitures existant et en particulier ceux qui ont une probabilité de circuler près de mon carrefour, aurais je été si surpris de voir ce véhicule ? En tout cas je n'aurais pas classé cet événement comme "inattendu", puisque je le savais possible. Si toutefois je voyais passer une voiture qui n’apparaissait pas dans ma liste des possibles, je pourrais classer cet événement comme réellement inattendu. Le fait de connaître le champ des possibles est donc un élément déterminant dans la reconnaissance d'un événement inattendu.

Sans avoir réalisé le travail préparatoire qui consiste à étudier et connaitre pleinement le champ des possibles, je serai dans l'incapacité de distinguer l’inattendu pour moi, de l’inattendu tout court, et c'est bien toujours le second qui conduit à la découverte scientifique. On parlera alors de découverte dû au hasard quand ce travail préparatoire et le contexte de l'observation n'ont pas été réalisés à destination de cette découverte. Là où le hasard intervient finalement, c'est plus dans le fait que l'observateur disposait des connaissances et du bagage nécessaire pour reconnaitre l'événement que dans l'événement lui même.

Quand Goodyear découvre la vulcanisation en retirant son morceau de caoutchouc de la poêle, il reconnait l'événement comme inattendu car il a en tête les différents scénario possible. Son esprit a naturellement réagit quand il s'est aperçu que l'observation s'écartait de ce à quoi il s'était attendu (classant donc l'observation dans la case "inattendue") ET qu'il était très au fait de ce qui pouvait être attendu.

Fleming n'aurait pas non plus découvert la pénicilline si le maillage de ses connaissances et de ses intérêts d'études n'avaient pas conduit son esprit à reconnaitre l'événement inattendu.

C'est un premier point particulier qui je pense permet d'expliquer que ce type de découverte est très rare bien que les événements de ce type ne le sont probablement pas tant que ça.

Un second point intéressant à constater est que ces découvertes ont une caractéristique commune : l'observation du phénomène, son étude, son explication et son application se sont déroulés dans une période de temps courte. Si Fleming n'avait que constaté le phénomène mais n'avait pas été en mesure de l'étudier correctement (faute de moyens), de le comprendre et de l'exploité, ne laissant qu'une note, le phénomène aurait pu être étudié pendant 200 ans avant que l'on ne comprenne enfin sa nature. Dans ce cas, aurait on parlé de Surendipité ? je ne pense pas.

Les exemple qui vont dans ce sens sont encore plus nombreux. On a par exemple pu constaté le mouvement des planètes depuis ... la "nuit" des temps... Et pourtant, il a fallu attendre Kepler, Newton et Einstein pour commencer à y comprendre quelque chose concrètement. De même pour la diffraction de la lumière : nous avions pu constater le phénomène depuis toujours sans être mesure de l'étudier et de le comprendre.

Le fait que la découverte, l'étude, l'explication et éventuellement l'exploitation d'une observation puisse se faire dans un temps court nécessite que l'ensemble des connaissances nécessaires et des moyens techniques sont préexistant et disponibles, ce qui complète donc le premier point.

 

Ces deux points permettent de prendre sur recul par rapport à la conclusion de l'article ou la proposition de @Quasi-Modo concernant la nécessaire liberté du chercheur, les notions d'intuitions et de créativité. Certes, ces éléments sont pour moi essentiels, mais ils ne sont pas suffisants.

Rappelons la conclusion de l'article :

Citation

L’Eurêkalyse pose également la question de savoir dans quelle mesure notre système éducatif nous donne la capacité de nous saisir de l’inattendu. Elle nous invite enfin à nous interroger sur les risques d’une recherche de plus en plus dirigée, voire orientée.

Cette question est importante, mais pas suffisante. On peut s'intérroger sur notre capacité à saisir l'inatendu dans le sens où l'article l'entend, c'est à dire, notre capacité à garder un esprit ouvert sur les choses. Toutefois si notre esprit est "trop"ouvert sur les choses, le moindre phénomène banal nous paraitra inatendu, et si nous devions chacun étudier tout ce qui nous parait "étrange" simplement parce que nous ne savons pas l'interpréter, l'expliquer ou le comprendre (faute de connaissance ou faute de moyens), nous serions alors conduit à étudier tout et n'importe quoi de manière assez erratique.

La science doit pouvoir également sélectionner ce qui doit être étudié à l'instant t, de ce qui ne peut être étudié pour le moment (avec plus ou moins de réussite, admettons le) et donc la direction et l'orientation sont des éléments fondamentaux de la recherche. Cela ne préjuge pas de la mesure dans laquelle ces éléments doivent intervenir, mais permet de mettre en lumière leur importance : c'est parce que Goodyear et Fleming ont dirigé, organisé et priorisé leur travaux préalablement qu'ils ont pu réaliser leur observation, et c'est aussi parce que la science a pu leur donner les moyens d'étudier ces observations qu'ils ont pu faire leur découverte. C'est la méthode scientifique, incluant la direction et l'orientation des recherches, qui avant tout a permis la construction de ces moyens et de ces connaissances.

On ne peut réduire le bon chercheur au bon observateur, comme on ne peut réduire le moteur des découvertes à la seule liberté et créativité des chercheurs. Le bon observateur est complété par l'esprit rigoureux du bon analyste, complété par l'esprit bien articulé du bon modélisateur, complété par l'esprit critique du bon critique, etc... Pour moi, c'est le fait de retrouver plusieurs de ces qualité dans une même personne qui définit le "grand chercheur" et qui explique aussi qu'il y a en science plus de "grandes équipes" que de "grands chercheurs", comme le dit très justement l'article de "La Menace Théoriste" : "la science est un héroïsme collectif", article que je trouve très complémentaire à celui que propose @Pratika.

https://menace-theoriste.fr/la-science-est-un-heroisme-collectif/

 

... Je l'avais dit, c'est un pavé... :mouai: Désolé...

 

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Il est dommage que ce sujet tombe en désuétude.

Le travail d'équipe, il est vrai, est souvent sous estimé parce que nous vivons dans une société individualiste pour laquelle il y a le mythe à l'américaine du self-made man, image du héros/génie solitaire qui résout tout seul les problèmes du monde dans son coin isolé. Peut-être que ça arrive parfois, mais c'est l'exception plus que la norme.

Ce phénomène s'observe aussi dans le football et son star system alors que les spécialistes de cette discipline savent que le jeu et le travail de toute l'équipe est crucial : mais ce que le public a envie d'entendre, et ce qu'il va retenir, c'est que Zidane a marqué un but de la tête (à la rigueur il retiendra aussi celui qui a fait la passe décisive mais c'est tout). Alors que sans tout le travail collectif préparatoire et la bonne entente c'est impossible d'arriver à ce résultat.

Car même inconsciemment, lorsqu'on s'entend bien avec les autres membres d'une équipe cela permet une effusion de groupe qui donne envie de travailler et de s'investir, et l'effet inverse s'observe naturellement si certains membres du groupe sont négatifs ou désagréables. Ne pas négliger le facteur humain, alors que souvent dans le cadre professionnel on sous estime ou on ignore ce facteur là qui reste un non-dit ou un implicite. Pourtant il est crucial.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

@Loopy En outre nous pourrions même supposer, que les valeurs doivent être fondamentales pour une entreprise qui marche. Valeurs qui doivent être partagées par les employés, cela va sans dire. A ce niveau là, les mesures anti-discriminatoires pourraient être contre-productives, car travailler avec des personnes qui ont les mêmes valeurs que vous vous rendra plus coopératif et bienveillant, et vous rendra motivé et impliqué. Si une féministe doit travailler avec un masculiniste, et que comme on s'y attend le courant passe mal, ce sera la beresina. etc. etc.

Dans une bonne équipe c'est tous unis contre le problème, mais dans une équipe divisée c'est chacun contre chacun dans la découverte de la solution (avec chacun qui ouvre son parapluie préventivement de façon à éviter d'être éclaboussé en cas de recherche d'un responsable).

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