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Quasi-Modo

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À propos de Quasi-Modo

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  1. Bonjour, Je m'interroge sincèrement sur le bien fondé des courants sociologiques intersectionnels et notamment sur la pertinence de l'idée que cumuler les étiquettes susciterait des violences inédites. Existe-t-il des exemples chiffrés de statistiques ? Par exemple si on prend le cas des femmes noires, alors si on s'intéresse a la proportion de gens interrogés par les journalistes durant les émissions de télévision, et si on suppose fictivement que : 50% de la population générale est de sexe féminin et 20% des personnes interrogées par des journalistes sont des femmes. 15% de la population générale est noire et 5% des personnes interrogées par des journalistes sont noires. Alors pour prouver le bien fondé de l'intersectionnalité, sachant qu'une femme a 50/20=2.5 fois moins de chance d'être interrogée par les journalistes et qu'une personne noire a 15/5=3 fois moins de chance d'être interrogée par les journalistes (les chiffres étant fictifs pour l'exemple), alors pour prouver l'apparition d'une violence inédite liée au cumul des étiquettes qui aurait un intérêt scientifique, il faudrait montrer que les femmes noires ont plus de 3 x 2.5 = 7.5 fois moins de chance d'être interrogées par des journalistes. Cela représenterait, si on compte 15/2=7.5% de femmes noires dans notre cas fictif, que moins de 1% des personnes interrogées par les journalistes devraient être des femmes noires (si il y a violence supplémentaire qui ne puisse pas s'expliquer indépendamment par le fait d'être femme ou le fait d'être noire). Avez vous connaissance d'études scientifiques qui, se basant sur de réelles statistiques et non sur un sentiment ou une idéologie, démontrerait chiffres a l'appui qu'il y a apparition de nouvelles violences inédites et non explicables par les deux étiquettes indépendamment (soit la multiplication des probabilités) ?
  2. Peut-être qu'on peut les rapprocher, ca se discute. Mais tout ça c'est de l'analyse rationnelle tandis que l'art reste le domaine de l'esthétique et des émotions. Toutefois si tu t'inscris dans une démarche sérieuse sur le long terme il te faudra trouver un médium d'expression qui te conviendra. Cela peut être la peinture, la poterie, l'écriture, etc. Et éventuellement développer des compétences plus techniques. Mais je trouverais dommage de laisser la technique décider de ton œuvre, or c'est ce a quoi semblent te pousser d'autres personnes ici. D'abord tu dois avoir une vision, ensuite tu te donnes les moyens de la réaliser en composant avec ce qui est techniquement possible.
  3. Ou peut-être que dans le fond le procédé de l'inspiration est mécanique mais qu'importe puisqu'il ne se vit pas comme tel. C'est en partie inconscient et cela ne procède pas de la mise en œuvre consciente d'un processus mécanique. Si on parle bien de créativité artistique, c'est à dire de ce que j'appelle créativité en dehors de tout cadre, alors il faut travailler sa sensibilité et lutter contre tout ce qui est autocensure, peur du ridicule, honte, culpabilité, etc. Le plus simple selon moi, en dehors de maîtriser une technique (ce qui a aussi une importance), c'est de pouvoir être à sa propre écoute, de se respecter inconditionnellement, de rester authentique avec ses émotions, et de tout s'autoriser dans la pratique de son art. Ce que tu dis sur la curiosité s'applique bien plus, selon moi, a la créativité dans un cadre predetermine, c'est à dire lorsqu'on cherche des solutions inédites à des problèmes concrets et pratiques. Il faut vraiment distinguer creation dans un cadre et création hors cadre.
  4. Tout ce que tu peux faire de mieux c'est essayer de te mettre dans un état d'esprit propre à permettre l'inspiration. Le reste ne dépend pas de toi, car nul ne choisit les idées qui lui viennent en tête à l'avance, ce sont plutôt nos pensées qui nous ont que nous qui avons nos pensées. Pour moi il y a vraiment cette distinction fondamentale entre la création dans un cadre et la création sans cadre préalable. La première implique d'avoir affaire à un problème pratique et concret, dont on cherche à explorer de nouvelles solutions. La seconde implique seulement de la persévérance, d'être à l'écoute de soi et de savoir s'exprimer. L'inspiration c'est comme la respiration : on aspire les données environnantes qu'on laisse nous remplir, on fait une cuisine interne pour en prélever ce qui nous intéresse, et on ressort avec un résultat. Ce n'est pas un procédé mécanique, c'est un procédé intuitif et, à la rigueur, émotionnel.
  5. J'espère ne pas paraître incongru ou impoli, mais pour moi il y a carrément contradiction dans les termes de la question. Être créatif c'est forcément au delà de toutes les méthodes, recettes de cuisine ou modes d'emploi possibles et imaginables. A moins que tu ne veuilles être créatif dans un certain cadre (p.ex. c'est une chose d'être créatif pour utiliser les hautes technologies, c'en est une autre d'être créatif pour peindre un tableau) ? Si tu arrives à ressentir que la créativité et l'activité créatrice va bien au delà de la recette de cuisine, c'est que tu as le potentiel pour créer. Mais l'inspiration c'est difficile, ça implique un état d'esprit et, chez moi en tout cas, de la solitude. Il faut dépasser la crainte du ridicule ou de l'excentricité aussi. Beaucoup de gens ont honte de leur fantaisie, et c'est un tort.
  6. Tout a fait : imposer des cadres toujours et encore plus stricts avec des procédures toujours plus carrées est contre productif au bout d'un moment. Un employé qui n'a aucune marge de manœuvre ou de prise d'initiative permise sera plus malheureux et moins impliqué ou productif à terme. De toute manière un service public est nécessairement détaché de la notion de rentabilité. Sinon c'est qu'il prend la mauvaise voie.
  7. On y arrive : tu vois du coup qu'on est d'accord et que tu voulais juste me contredire pour rien. Je n'ai fait dans le fond que demander à ce qu'on ne simplifie pas la question derrière, ou bien une défense aveugle de la police (oui, il y a aussi des ripoux parmi eux) et les accusations débiles des anti-flics. C'est en reconnaissant que oui, parfois certains agents ne sont pas au top niveau qu'on défend le mieux la police. Les defenses aveugles ne convainquent que les déjà convaincus. Pour défendre la république ce n'est pas sérieux. Nier l'existence de problèmes quand on sait qu'il y en a (pourquoi l'igpn?) est parfaitement inepte, et reconnaître les erreurs fait que l'institution apparaît plus légitime et renforcée. Dans le fond c'est comique de lire ceux qui se précipitent sans demi mesure pour défendre des gens qu'ils ne connaissent pas mais dont n'importe qui de sensé sait qu'il comporte des brebis galeuses.
  8. Non, c'est un témoignage. Du vécu. Et je te l'ai déjà dit. Je ne pense pas qu'elle soit à la peine, mais qu'elle y pense à deux fois à cause des habitants qui font parfois bêtement de la résistance. Cela pourrait créer des émeutes ou des violences (caillassages, etc.) donc ils évitent certains endroits (pour le moins en uniforme, mais je pense qu'en civil ils y sont plus souvent). Et c'est un enjeu important : ces mineurs sont à la fois de potentiels futurs délinquants (le phénomène des bandes de mineurs est connu et s'aggrave ces dernières années en France) dont il serait urgent que les parents prennent conscience qu'ils sont démissionnaires et qu'il faut qu'ils réagissent. Ils sont peut-être déjà délinquants pour certains, mais ils sont aussi victimes.
  9. Tu passeras sur ce que tu veux mais pas sur du racisme qui n'existe que dans ta tête. J'ai vu ce que j'ai vu. Point. Il n'y a même pas à discuter de ça. Des gamins de 10 ou 12 ans n'ont rien à faire dehors à 23h00 ou minuit alors qu'il y a école le lendemain. C'est du vécu.
  10. Je pense qu'en toute rigueur il faudrait un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés en France. Ce serait une façon de protéger les familles immigrées d'elles-mêmes : en toute sincérité à chaque fois que j'ai pu croiser des mineurs en bande à une heure tardive, sans adulte pour les accompagner, c'était des mineurs dont le type était nord africain ou africain. Je ne me souviens pas avoir croisé un seul petit blanc seul ou en groupe, au delà de 23h00 dans les rues.
  11. La question culturelle et des instincts grégaires ne doit pas être niée. Les habitudes des gens de culture différente décontenancent parfois les autochtones qui préfèrent alors aller ailleurs. Les enfants immigrés sont, selon toute observation, beaucoup plus laissés à eux-mêmes et moins contrôlés que les enfants des familles non immigrées. Alors dans un quartier qui est déjà aux mains des trafiquants, les risques de dérive sont faciles et la situation peut rapidement devenir hors de contrôle pour des parents qui, bien que laxistes, ne sont pas forcément de mauvaises personnes. Et combien de fois ai-je entendu ce discours chez des immigrés (mais rarement chez des autochtones) : "Tant que tu ramènes de l'argent à la maison c'est l'essentiel.". Je ne suis pas absolument certain mais à mon avis il y a réellement quelque chose dans l'éducation qui est différent selon les pays et la culture d'origine. La prévalence de la religion et les enfants qui sont moins surveillés et contrôlés sont deux éléments que j'ai observé personnellement, mais j'ai peut-être aussi un biais lié aux personnes en question qui ne représentent pas forcément leur communauté.
  12. La tentation est grande d'identifier le white flight américain avec le phénomène des autochtones qui fuient les quartiers populaires en France, mais la question raciale est beaucoup moins prégnante en France qu'aux Etats-Unis sur cette question. Tout comme il était franchement idéologique d'assimiler l'homicide de George Floyd avec le soit disant racisme de la police française qui n'en pouvait rien. Le contexte est différent et les idéologues devraient ouvrir les yeux sur les différences avant de hurler au loup. La France n'est pas les Etats-Unis. Je pense qu'en France le phénomène est lié à l'économie et à l'insécurité plus qu'au racisme. On veut aller dans un quartier où notre adresse ne fera pas que notre CV ira dans la poubelle, un quartier où les habitants sont propres sur eux et travaillent pour la plupart. Un quartier accessible par les transports et où il se passe des événements culturels véritables. En plus, les logements HLM des quartiers sensibles sont principalement occupés par les plus pauvres, donc les immigrés.
  13. J'en pense que tous les piafs sont des têtes de linottes depuis qu'un perroquet m'a insulté ! Sinon j'en ai une bonne : C'est l'histoire d'un cambrioleur qui voit sur un panneau "Attention perroquet méchant" et qui rigole en forçant la porte d'entrée au passage. Il tombe nez à nez avec un perroquet. Lorsque la bête le voit il crie aussi fort qu'il peut : "RRRRRRRRRRREX ATTAQUE !!"
  14. Nous sommes complètement d'accord. Après il n'y a pas de mérite en soi à être intelligent, mais les personnes intelligentes sont généralement des personnes débordantes d'énergie, qui se dépensent sans compter pour ce en quoi ils croient. Et la plupart finissent par mettre leurs capacités au service de la société, ne serait-ce que dans un travail à hauteur de leurs capacités. Sinon c'est plutôt triste et je ne pense pas qu'elles puissent être heureuses.
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