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Quasi-Modo

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À propos de Quasi-Modo

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  1. C'est impossible d'améliorer le pourcentage de réussite sans baisser le niveau. Ou alors il aurait fallu augmenter les moyens de l'éducation nationale ou changer les méthodes pédagogiques. Mais rien de tout cela n'a été fait. Sans doute d'autres connaissances sont-elles désormais enseignées mais il y a un nombre croissant de bacheliers qui ne maîtrisent pas les fondamentaux. Notez qu'il y en a toujours eu mais que la hausse du taux d'échec ou la baisse des chiffres des indices de performances est constante d'une année à l'autre ce qui montre un malaise.
  2. Effectivement mais cela n'explique pas les fluctuations du taux de réussite en première ou deuxième année (ne pas confondre vitesse et accélération) car tout ce dont tu parles existe déjà depuis les années 60.
  3. J'hésite à te répondre parce que tu as l'air de souffrir de ta situation et que ma réponse ne va pas forcément te plaire. Si je comprends bien ton questionnement, mais peut-être que je me trompe, il rejoint celui de Nietzsche sur la valeur des valeurs, sur laquelle quant à lui il va conclure à un nihilisme abstrait qui triomphe partout aujourd'hui. Aristote indiquait à son époque dans Ethique à Nicomaque que la justice/morale, pour parler métaphoriquement et le paraphraser, était un objet qu'on ne peut plus ramasser une fois qu'on l'a jeté à terre. Autrement dit, une fois qu'on a cessé d'être juste/moral il est impossible de faire marche arrière. Et la justice, ou même l'immoralité, permet avant tout selon lui de conserver une bonne estime de soi : car ce qui est le plus terrible et fourbe dans l'injustice lorsqu'on la commet, c'est qu'elle implique une division en soi-même, un conflit perpétuel entre soi et soi qui ne permet, au final et en général, ni la jouissance du fruit de notre rapine, ni de conserver une vision positive de soi. Être une belle personne permet aussi et surtout d'attirer à soi la bienveillance et des relations plus sophistiquées, plus subtiles, car contrairement aux idées reçues, je peux te confirmer que le propos de Hobbes selon lequel "L'Homme est un loup pour l'Homme." est trop pessimiste pour refléter la réalité. Nous sommes des animaux sociaux, et en fait je pense que nous ne savons pas regarder exclusivement sur nos propres intérêts. Dans la maternité cela se voit parfaitement bien, et souvent les femmes ressentent cela plus intuitivement que les hommes parce qu'elles donnent la vie : car il est dans la nature humaine (et c'est ce qu'elle comporte de plus admirable) de vouloir protéger les faibles et les opprimés, comme un enfant va recueillir un petit oiseau tombé précocément du nid pour en prendre soin jusqu'à ce qu'il batte de ses propres ailes, ou de s'occuper et s'inquiéter du sort des autres, en particulier de ses propres enfants. Eprouver la fragilité d'un nouveau-né dont la vie dépend de nos actions au quotidien, ou celle d'un petit oiseau tombé du nid, nous pousse intimement à ressentir le besoin moral de nous en occuper avec amour, respect et bienveillance. Finalement se demander à quoi sert d'être une belle personne (au point de vue moral) revient à se demander à quoi sert d'être humain, voir simplement d'être en vie. Et alors le nihilisme guette à chaque coin comme un coupe-gorge dans lequel il faudrait se rendre la nuit tombée. Le chemin est périlleux pour trouver une sortie de ce périple, mais c'est un chemin dans lequel l'humanité s'est engouffrée, et dont il reste à espérer qu'elle ait les moyens d'en sortir.
  4. En outre cela donne tout son sens au paradoxe bien connu d'Anderson qui se vérifie davantage chaque jour qui passe. https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_d'Anderson J'ai beau tourner le problème dans tous les sens : cet objectif des 80% est à la fois inique, démagogique, ridicule et complètement inapproprié. Indéfendable en somme. Mais nous continuons dans cette voie, même si la réforme du baccalauréat initiée par le gouvernement laisse entrevoir des changements. Je pense qu'il ne faut malgré tout pas s'attendre à des miracles, nous avons mis le doigt dans un engrenage mortel. Finalement la bonne conclusion et la leçon politique de cette histoire, si on distingue égalité et équité, c'est sans doute qu'une mesure égalitaire est toujours une mauvaise idée si elle va contre le principe de l'équité.
  5. Oui je comprends, merci de m'avoir appris quelque chose c'est rare ces derniers temps. Mais cela ne me convainc absolument pas du bien fondé de la solution, puisque nous aurions aussi bien pu miser sur les apprentissages ou les réorientations, même tardives. Le fait de permettre à davantage de personnes de passer cet examen va forcément se faire au détriment du niveau des étudiants en première année, dont le taux d'échec est absolument indécent. C'est même criminel par certains côtés, puisqu'on donne de faux espoirs à certains jeunes qui seraient bien plus productifs bien plus tôt et ailleurs. Et ils vont prendre des risques inutiles au point de vue économique (on connaît la précarité étudiante) quand à l'âge où ils doublent leur deuxième année pour la troisième fois, ils auraient déjà une situation en main, avec un salaire même pas forcément inférieur à ce qu'ils auraient pu espérer en ayant leur diplôme. Je n'ai jamais lu le travail que tu cites, mais il me semble ancien et donc plus d'actualité (1989) lorsque nous parlons avant tout d'une mesure qui a été prise dans les années 2000. Jamais il n'a été aussi compliqué de savoir quoi enseigner à nos chères têtes blondes. La société, le monde change à toute allure, les technologies apparaissent à un rythme exponentiel et les distances diminuent sur la planète, rendant les changements et les influences des uns par les autres inéluctables et imprévisibles. Finalement ce tournant aura définitivement signé l'arrêt de mort de la culture et donc de notre civilisation à plus ou moins long terme : car la massification de l'enseignement et la démocratisation des études universitaires a calqué les programmes davantage sur les besoins du marché de l'emploi, et les enseignements sont devenus plus que jamais parcellaires, expéditifs et dans la seule optique de rendre le plus de gens productifs le plus rapidement possible (rentabilité oblige puisque c'est l'impératif complètement idiot qui est imposé partout dorénavant, même dans les services publics comme les hôpitaux ou la recherche).
  6. Le plus sinistre, en plus du fait que SOS racisme se décrédibilise complètement en se mêlant de cette affaire c'est que l'autodérision de cette blagounette (qui en est le seul ressort comique) passe complètement inaperçu. Les gens sont cons et ont une passion immodérée pour les polémiques stériles. C'est vraiment tout ce qu'on peut retenir de constructif dans cette affaire.
  7. Tout à fait d'accord, le fait de baisser la hauteur de la barre permet à plus de personne de sauter par dessus, mais cela n'indique pas en soi que les athlètes qui tentent de la franchir (c'est-à-dire toute une génération) sont meilleurs ou moins bons que leurs aînés. C'est seulement casser le/un thermomètre, ce qui ne permet plus de savoir si nous avons la fièvre ou pas. Mais si tu m'obliges à entrer dans ces subtilités là tu vas casser mon image d'élitiste de droite mal léché qui est propice à la polémique Je ne savais pas qu'il s'agissait de rattraper un retard, les rapides recherches que j'ai faites sur la question ne me le laissaient pas apparaître. Mais est-ce vraiment un avantage si nous ajoutons la perte de valeur du diplôme, ainsi que l'aigreur que cet objectif a pu susciter chez les professeurs de lycée, liée à la perte de sens de leur métier ? D'ailleurs dans la police c'est la même affaire : les quotas sur le nombre d'infractions à relever par jour sont une calamité dont ils n'ont pas fini de se plaindre et qui les pousse, ou bien à chercher la petite bête ou les petits délits qu'ils ne relèveraient pas (pour gonfler leurs chiffres), ou bien à subir les foudres de leur hiérarchie. Nous ne sommes pas encore dans la police prédictive des précogs, ni dans la possibilité de savoir quel pourcentage de jeunes auront un niveau acceptable à l'issue de la terminale. Rien que de ce point de vue là c'est purement inepte. Cet entêtement à obtenir un taux de réussite minimal au baccalauréat est d'autant plus grotesque que beaucoup de personnes se réalisent dans le milieu professionnel même lorsqu'elles n'étaient pas brillantes scolairement. Il y a de moins en moins de rapport entre le niveau scolaire et le niveau du salaire, car certains tirent leur épingle du jeu chez certains employeurs bienveillants, même avec peu de qualifications. Il y a une vie après le collège. Et après le lycée. Et elle ressemble rarement (sauf exception) à celle durant la scolarité.
  8. Décider qu'il faut 80% de réussite au moins est une ineptie égalitariste et démagogique qui en plus est complètement contre l'égalité dans les faits. Qui a décidé du pourcentage et pourquoi ? Les universités sont complètement surchargées et doivent elles aussi baisser les exigences si elles ne veulent pas de trop mauvaises statistiques (ou alors elles conservent les exigences et cette mesure ne fait que retarder l'échec scolaire de ceux qui ont choisi une réussite différée). Tout ça c'est de la politique purement et bassement électoraliste.
  9. La suite de la discussion ne dépend pas de moi. Propos incompréhensible de ta part. L'air de rien oui, je suis intéressé par un argument improbable pour défendre l'indéfendable. Tu peux m'aider ?
  10. Je ne te suis pas : c'était évidemment de l'humour avec un brin d'ironie provocatrice. Une littéraire comme toi n'a pas pu manquer ça tout de même.
  11. Les réseaux sociaux accentuent les aspects les plus vils de la nature humaine, il faut bien l'avouer. Le fait que la blague n'ait pas été diffusée sciemment ne fait que confirmer la lâcheté et l'étroitesse d'esprit des calomniateurs qui tiennent des propos bien pires que cette blague sur Lechypre derrière leur écran. Il est à supposer de Lechypre qu'il requiert dorénavant une garde rapprochée ainsi que tous ceux qui prendront sa défense. Laissez moi être votre garde du corps afin de vous préserver des mêmes risques que vous courrez dorénavant. Il est à souhaiter que les vieilles corneilles, qui sont sans doute des têtes de linotte, regardent avant tout sur leurs propres intérêts
  12. Désolé chère demoiselle (pardonnez moi aussi ce mot politiquement très incorrect) d'avoir présumé de votre point de vue. Ce qui est vraiment remarquable avec l'humour noir c'est qu'il est trop subtil pour passer à la télévision. Trop subversif aussi. Car les préoccupations économistes des créateurs de ces émissions ne leur permettent pas de mettre l'image de leur chaîne en danger. Il y a toujours dans cet humour le pari de l'intelligence du récepteur. Chose toujours délicate mais désormais simplement interdite : il y a trop de monde qui regarde
  13. Bonjour humble (enfin supposé humble) forumeur de passage, Peut-être l'un de nos futurs bacheliers, ou un parent d'un futur bachelier, pourrait nous expliquer les arguments en faveur de l'admission d'un pourcentage minimal de réussite au baccalauréat ? Serez vous fier que vous-même ou un membre de votre famille obtienne ce diplôme qui n'a aucune valeur depuis que 80/90% des élèves l'obtiennent et que les meilleurs lycées n'ont plus un seul élève qui le rate ? Pourquoi d'ailleurs les politiques ont-ils décidé que ce pourcentage limite devait exister et atteindre 80% (et pourquoi pas 60%, 70% ou 90%) ? Quels ont été les intérêts qui pouvaient présider à cette décision politique qui a foutu en l'air tout notre système éducatif depuis et dont on pouvait clairement supposer déjà à l'époque qu'il serait un désastre ? Pourquoi ne pas privilégier la voie de l'apprentissage pour ceux qui ne suivent pas, et faciliter les réorientations pour ceux qui n'auraient pas le précieux sésame vers les études supérieures ? Y a-t-il quelqu'un de suffisamment inconséquent pour défendre cette réforme des 80% aujourd'hui ? Même avec le recul ? Peut-être qu'avec le coronavirus on va arriver à 100% de petits génies, qui sait ?
  14. Pardonne moi, @Léna-Postrof mais cette polémique est juste stupide et tu vaux bien mieux que ça de façon générale. Faut-il censurer l'humour noir ? Le problème est surtout diplomatique et pour une question d'image de marque de la chaîne étant donné la polémique et les réactions. Les éditorialistes ont beau être idiots (très souvent), il faudrait un jour cesser de criminaliser l'humour, ce qui est une vraie plaie de nos jours. Je répète : faut-il interdire l'humour noir à la télévision ? Les informations doivent elles forcément être ternes, anxiogènes, violentes et sans saveur ? Le fait que l'humour noir soit interdit sur les plateaux de télévision montre justement que les émissions qui y passent ne font pas appel à l'intelligence du téléspectateur. Car oui, il faut une certaine intelligence pour goûter cet humour là. Mais les gens sont cons comme des balais.
  15. Autre aspect de la question : l'omniprésence de la rhétorique et des attaques ad hominem, sachant que là où commence la vexation et la colère, cesse la pensée et la philosophie pour faire place à la réaction et l'absence d'auto-réflexion. Et en ce sens vous ne m'aidez vraiment pas pour la plupart d'entre vous. Si vous n'avez pas vu la vocation philosophique de mon sujet au premier regard la faute réside exclusivement en vous-même car il y a toujours presque possibilité d'aborder une question ou un propos sous un angle philosophique. C'est donc un troisième obstacle à l'utilisation d'un forum internet pour philosopher : la vexation, la colère, l'humiliation, qui sont perpétuelles sur internet. Donc je récapitule, et ceux qui auront vraiment envie de philosopher répondront à ce message-ci. Je traite de ce qui peut faire obstacle à une authentique démarche philosophique sur internet ; je précise que si les réponses n'ont aucun intérêt à mes yeux il n'y aura plus aucune réponse de ma part : 1) Les gens n'ont pas l'habitude de conceptualiser et vont systématiquement questionner le cadre ou la question elle-même sans voir que ce qu'il y a de proprement philosophique dans une question c'est ce en quoi elle les concerne, aussi bien eux-mêmes que leur interlocuteur, et non les aspects plus psychologiques, personnels et individuels de celui qui s'exprime. 2) Les propos-commentaires qui prétendent raisonner d'égal à égal avec leur interlocuteur qui élabore et argumente, donnant le change aux yeux du participant lambda qui, si il n'y prête pas gare, se laissera berner sans réaliser que l'un des propos n'est en aucun cas argumenté. Tout comme il est impossible de discuter avec un gourou de secte qui fait sa propagande, les gens confondent dialogue, débat et polémique. Si vous discutez avec un platiste il y a un dialogue, ou à la rigueur une polémique, mais aucun débat, car l'une des options n'est pas fondée rationnellement. 3) Les likes et les propos ad hominem qui corrompent la pensée en poussant à vouloir plaire (au lieu de penser), ou qui énervent et empêchent la pensée de faire retour sur elle-même en toute sérénité dans une démarche philosophique. Car le problème du débat, en particulier philosophique, et des attaques ad hominem, c'est qu'elles ne permettent pas de faire état du déroulement et de l'évolution d'une pensée qui a toujours des contradictions, des incohérences, des paradoxes et qui se cherche, mais qui seront autant de prises pour les individus malveillants. Si après ce message vous ne voyez décidément pas ce que mon propos a de philosophique, je ne peux rien faire pour vous, et si vous n'avez rien de philosophique à répondre, ne répondez pas. De toute façon je ne répondrai pas non plus aux propos sans intérêt.
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