Quasi-Modo

Membre
  • Compteur de contenus

    5 093
  • Inscription

  • Dernière visite

À propos de Quasi-Modo

  • Rang
    Macrocéphale bossu
  • Date de naissance 11/10/1984

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Pays
  • Lieu
    Geht's Papi?

Visiteurs récents du profil

21 952 visualisations du profil
  1. Merci pour toutes vos réponses, j'appuie volontiers le message de Jedino qui fait la distinction entre les conceptions pour lesquelles l'individuel prévaut sur le collectif, et la situation inverse (ce me semble également être un bon critère en l'occurrence). Je relève ce passage parce qu'effectivement si la justice suppose la restriction des libertés, alors elle suppose aussi la pertinence du concept de liberté et/ou de responsabilité. Pour prendre l'exemple des pédophiles qui soulèvent souvent la réprobation collective, beaucoup d'entre eux (je crois avoir lu ailleurs le chiffre de 80%) ont été abusés dans leur enfance, ce qui est particulièrement dramatique et démontre un certain déterminisme là aussi. A vrai dire je ne suis pas certain de percevoir la différence avec ma propre question. Parlant de conditionnement, nous pourrions par exemple prendre la croyance en Dieu ou les diverses superstitions qui se transmettent sans avoir toutes les informations (donc sans être en connaissance de cause). Ou encore le cas où une personne convaincue par une secte en persuaderai une autre de l'intégrer. Néanmoins cela ne suppose-t-il pas, pour qu'il y ait injustice, la liberté de celui qui a créé la secte ou de l'escroc qui exploite la crédulité? Ce qui est surtout gênant pour moi dans cette histoire c'est que je ne vois pas à quoi ressemblerait une justice sans la notion de liberté et donc de responsabilité. Et pour reprendre le cas de la légitime défense, dans ce cas précis, tuer est légitime, tandis que dans le cas contraire c'est un crime. Comment une justice déterministe différencierait-elle ces deux cas? Et comment se prendrait donc la décision d'emprisonnement en général? En fonction de statistiques de récidives, sachant que les statistiques correspondraient forcément mal à certains cas particuliers? En quoi la préméditation serait-elle plus grave que le meurtre sur un coup de colère, alors que notre sens de la liberté nous donne l'intuition que c'est effectivement plus grave dans le premier cas?
  2. Alors oui tu as certainement raison sur cette distinction qui pourrait nous sauver la mise dans ce cas précis. Mais en réalité ce qui me perturbe le jugement c'est surtout les histoires de légitime défense et/ou de circonstances aggravantes comme la préméditation par exemple. Qu'est-ce qui rend la légitime défense légitime (sinon l'état de nécessité)? Encore une fois là dessus tu as totalement raison : d'ailleurs le hasard ontologique quantique ne pourra jamais permettre de fonder la liberté humaine à lui seul, sauf à démontrer que notre conscience serait capable d'en maîtriser les rudiments pour l'orienter (comme dans les théories de Penrose). Certes l'esprit résiste à l'idée du déterminisme parce qu'il déconstruit toute idée de finalité et que la finalité est nécessaire à l'action. Mais ceux qui se conçoivent comme déterminés seront ils capables de changer ou d'évoluer aussi bien que les autres? Personne n'aurait l'idée de changer ce qu'il concevrait comme impossible à changer comme le destin ou le sens de la rotation de la Terre autour du Soleil. Il y a cette phrase extraordinaire de Mark Twain : "Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait." Déterminisme et libre-arbitre, je suis devant ces deux pans de la métaphysique comme fasciné par les arguments des deux camps mais incapable de vraiment me décider. Parfois je me demande si nos déterminismes ne sont pas de belles histoires que nous nous racontons parce qu'elles nous arrangent (comme la mauvaise foi de Sartre).
  3. Comment établirait-on la culpabilité d'un humain sans en comprendre la nature, et comment comprendre sans la loi de la causalité? Mettre le comportement humain sous forme de causes et d'effets, c'est en tout cas nier sa responsabilité, un peu comme le silence disparaît dès qu'on le nomme. La raison pratique (pour prendre une expression kantienne) suppose de stopper plus ou moins arbitrairement la chaîne des causes et des effets pour établir un ou des responsables identifiés comme l'origine de l'enchaînement des causes, et donc de supposer la liberté humaine dans un sens ou dans un autre. Ou alors comme dit, c'est que nous avons décidé de juger le Big-Bang ou la Nature (ce qui me paraît absurde). Cela suppose que l'humain soit si particulier qu'il soit capable d'ouvrir une faille dans la chaîne de causalité universelle et d'être l'origine propre d'une action (responsable et donc libre). La seule échappatoire si on ne veut pas présupposer la liberté humaine, c'est de juger selon la dangerosité comme l'explique Garalacass. Mais là encore, comme je lui ai répondu nous nous priverions sans doute de certaines nuances indispensables, et n'y aurait-il pas contradiction à évaluer la dangerosité selon les possibilités d'évolution ou les probabilités de récidive, alors que le déterminisme identifie pour les confondre complètement, le possible, le probable, et le nécessaire?
  4. Oui c'est vrai que c'est intéressant cette idée de séparer la condamnation du blâme, ou plutôt de ne voir la condamnation que sous un angle curatif. Cela permettrait de garantir l'objectivité bienveillante de la justice comme une forme de médecine du corps social. Mais certaines nuances ne disparaîtraient-elles pas avec ce type de justice curative, comme les circonstances atténuantes ou aggravantes (qui dans un sens présupposent des degrés de responsabilité), voir l'irresponsabilité pénale ou la légitime défense? Je me demande si certaines subtilités judiciaires ne rendent pas ce concept un peu obsolète, car comment ferait-on la différence entre la légitime défense (motivée par un état de nécessité) et un meurtre qu'on considérera lui aussi motivé par un état de nécessité? Et comment distinguer le cas du meurtrier malade psychiatrique en plein délire du meurtrier sain d'esprit si tout acte ou toute pensée est perçue comme un symptôme? Pourquoi le dernier serait-il le plus dangereux? D'ailleurs si nous jugions les causes de chaque acte, autant juger le big-bang ou Dieu pour ceux qui y voient la cause première!
  5. Pour faire un gouvernement en commun il faudrait une cause commune qui nous rassemble, c'est à dire un objectif positif qui fédère de façon affirmative ; mais il y a dans ce monde diverses civilisations qui appréhendent le monde et l'Homme de façon différente et incompatible entre elles. Si nous fondions la constitution mondiale sur l'humanisme du genre démocratie libérale, ce serait refusé par les hindous ou les musulmans pour lesquels les castes et les inégalités sont irréductibles parmi les humains. Si nous fondions cette constitution sur l'idée d'un Dieu, alors quel Dieu devrions-nous choisir et ne serait-ce pas refusé par les pays dont les religions sont sans Dieu (bouddhisme) ou Polythéistes (hindouisme)? Il faudrait déjà inventer une nouvelle spiritualité/religion, d'inspiration plus écologiste, mais serait-elle acceptée par tous sachant que les religions n'aiment pas la concurrence?
  6. J'ai une énigme : que veulent donc les femmes (ce qui exclut les vaches aigries)?
  7. Bonjour tout le monde, Que voilà une question qui me taraude un petit peu et à laquelle je n'ai pas de franche réponse pour le moment. Je compte donc en partie sur votre éclairage. Lors des débats opposant notamment les déterministes et les partisans du libre arbitre, il revient souvent l'argument (mais la question de ce sujet est de savoir si il est fondé?) selon lequel aucune justice/morale ne serait possible en l'absence du présupposé métaphysique de la liberté humaine. Et le positionnement vis-à-vis de cet argument semble varier selon les auteurs que j'ai pu lire ça et là. Certains considèrent que si nous sommes déterminés alors nous pouvons néanmoins mettre en place des lois et les faire respecter (par le biais de condamnations notamment) puisque les lois vont être ce qui déterminera certains humains à respecter les règles qu'elles établissent, notamment par le biais du conformisme. Mais à quel titre et au nom de quel principe philosophique pourrait-on seulement condamner le criminel qui n'avait pas d'autre choix que d'enfreindre les lois? J'ai des arguments en tête mais n'en dirai pas plus pour l'instant.
  8. Je pense que le chiffre des 60% vient du contexte du questionnaire lié à la question du terrorisme. D'autres chiffres (décembre 2016) donnent 20% environ de français qui se sentent en insécurité dans leur propre quartier (donc 80% qui s'y sentent en sécurité). Sinon c'est vrai que ce serait un petit peu abusif.
  9. Peut-être beaucoup craignent aussi de s'engager dans des procédures pénales longues coûteuses et pénibles (ou la peur de représailles aussi?). J'imagine que les viols ont souvent lieu en seule présence de l'agresseur et de la victime, ce qui oblige la défense à être parole contre parole avec un doute sur le consentement de la victime. C'est quand même un gros soucis que beaucoup de gens aient des droits sur le papier mais qu'ils n'en bénéficient pas dans la réalité. Même quand ils veulent faire valoir leurs droits il y a parfois trop d'obstacles administratifs, financiers ou autres.
  10. Dans un sondage où on vous pose des questions relatives au terrorisme je pense que les gens auront également davantage tendance à penser ou se dire qu'ils ne sont en sécurité nulle part. De la même façon, si on vous demande si la Terre est ronde après vous avoir parlé du doute sceptique ou d'un scénario à la matrix est différent de vous le demander dans votre quotidien. C'est très dépendant du contexte, et il faudrait consulter les véritables chiffres (notamment les variations de ces chiffres) pour voir s'il est ou non fondé que l'on s'inquiète. Seules les statistiques peuvent nous éclairer, et encore faut-il s'assurer qu'il n'y ait pas un biais quelque part. Et il semble que certains chiffres baissent, d'autres montent. D'ailleurs selon l'un des liens de Skanderbeg le chiffre du sentiment d'insécurité serait stable (autour de 21%) et même si l'article date de 2015 le chiffre a l'air d'avoir baissé fin 2016 (19,5% se sentent en insécurité dans leur quartier). Le chiffre qui me fait assez peur c'est celui des agressions sexuelles concernant plus d'un million de femmes qui se disent victimes! Cela reste assez énorme.
  11. Je le pense également, et nous sommes pourtant souvent en désaccord. Le sentiment de sécurité a ceci de particulier qu'il n'est pleinement éprouvé qu'en l'absence de préoccupations liées à la sécurité. Il n'est donc pas un indicateur permettant de fonder une conduite ou une politique rationnelle. Je pense aussi que la situation en France (période électorale) permet par le biais des grands médias d'appuyer sur le thème de la sécurité, particulièrement anxiogène ou délétère vis-à-vis de ce sentiment d'insécurité.
  12. Entre autre parmi les nombreuses astuces pour faire consommer davantage nous avons : -Les promotions avec stocks (très) limités qui fonctionnent comme un appât pour un client qui souvent achètera tout de même autre chose. -Le fait de placer le pain ou le rayon boulangerie proche de l'entrée de sorte qu'on puisse en sentir l'odeur, ce qui est démontré comme favorisant la pulsion d'achat dans tout le magasin ensuite. -Les circuits préconçus pour vous obliger à passer devant certains rayons. -Les musiques de fond qui peuvent vous inciter inconsciemment à la consommation
  13. Pour ma part je fais tout de même la différence entre l'immigration économique ou autres, et les réfugiés qui fuient une guerre à laquelle ils ne peuvent rien, étant donné qu'il est dans la nature humaine de chercher à améliorer sa condition et fournir un meilleur avenir à ses enfants notamment. D'autant que ce sont nos dégénérés de dirigeants qui sont allés foutre la merde dans ces pays (sans demander l'avis du peuple). Mais une véritable difficulté se pose tout de même : comment peut-on garantir que nos lois égalitaires soient respectées par des individus qui ont été éduqués dans un tout autre système - où les femmes valent moins que les hommes, les homosexuels moins que les hétérosexuels, les non-musulmans moins que les musulmans.
  14. D'ailleurs il y a une autre option, à savoir que le sujet risque vite de tomber dans les tréfonds du forum parce que personne ne s'en émeut suffisamment. J'attends pour ma part de voir si au prochain fait divers pour lequel les "rôles" seraient inversés, les gens souligneront avec leur première réaction qu'il y a des cons partout, de toutes les couleurs et de toutes les religions, en tous temps et en tous lieux, etc.. etc.. Ou mieux encore, si le sujet tombera en désuétude.
  15. Pas exactement. Tu ne fais donc aucune différence entre une figure de style (quand je dis personne c'est pour souligner que c'est selon moi la bonne réaction) et tes désirs/fantasmes personnels?