Quasi-Modo

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À propos de Quasi-Modo

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  1. Une approche qui serait intéressante serait de pouvoir prouver par la thermodynamique si notre univers est bien un système isolé ou non (dans les deux cas c'est un postulat indémontrable). Ou encore nous pourrions nous interroger dans ces termes : existe-t-il de la nouveauté radicale qui ne puisse s'expliquer par de simples transformations matérielles? La vie par exemple? Si un jour les scientifiques arrivaient à reproduire la vie en laboratoire ce serait un sacré coup pour les monothéismes.
  2. Très bien résumé. La question fondamentale je pense demeure et il faudrait pouvoir la trancher pour trancher ce débat : L'univers se suffit-il à lui-même pour être comme il est tel qu'il est? L'athéisme et la croyance reviennent à opter pour une justification circulaire dans les deux cas : la tautologie de l'univers (l'univers est un points c'est tout) contre la tautologie de Dieu (Dieu est un points c'est tout).
  3. Schopenhauer n'est pas indépassable à ce niveau là, mais ta remarque est intéressante et me fait penser qu'il y a deux grandes conceptions du débat : celle où tout le monde serait un hypocrite vaniteux qui cherche à se faire mousser, qui mène à la vision de la dialectique éristique (triste vision), et celle où une éthique de la discussion est possible et souhaitable à fonder pour mener des discussions et des délibérations de façon rationnelle et loyale. C'est une bonne chose pour toi, mais cela ne me semble pas donné à tout le monde, d'autres ne sont pas faits comme ça, et je présume que nous avons tous nos limites (plus ou moins hautes) à ce niveau là. Surtout, comme cela a été rappelé lorsqu'une personne confie des éléments de sa vie personnelle voir intime et qu'elle se fait railler en retour.
  4. Assez d'accord, d'autant lorsque cela a lieu au nom des valeurs de tolérance et cie. On frise le ridicule le plus absolu où chaque critique insultante vient contredire le fond du propos lui-même. La critique est facile, l'art est difficile.
  5. Alors là absolument pas d'accord : toute argumentation n'est pas un ad hominem faut pas exagérer. Je pense même qu'il est possible de contredire un participant en toute bienveillance. Toutefois certaines personnes voudront contredire un propos de façon forcenée et jusqu'auboutiste, seulement parce qu'ils n'en pensent pas moins de leur interlocuteur, et d'autre part des personnes contredites sur le plan purement rationnel pourront le prendre personnellement aussi (mais à ce compte là c'est bien leur problème).
  6. Tu n'as pas tort, ceci expliquant sans doute en partie cela. En même temps c'est pas toujours foncièrement méchant, ça ajoute au côté spontané, mais ça met une ambiance on ne peut plus désagréable sur certains sujets, allant parfois jusqu'à faire oublier la question d'origine. Pour que les CGU soient pleinement appliquées à ce niveau là il faudrait une auto-discipline que beaucoup n'ont pas - et n'ont certainement même pas envie d'avoir puisque comme tu le rappelles ils ont leurs objectifs propres (comme dézinguer le chaland ); je vois mal la modération censurer ce genre de propos même si théoriquement elle pourrait.
  7. C'est vrai que c'est navrant (m'étant fait plusieurs fois la remarque en lisant ce forum) ces personnes qui postent pour remettre en cause un membre ou un sujet. Je remarque que c'est interdit par les CGU mais que c'est une pratique si courante que tout le monde laisse courir. Extrêmement souvent il arrive qu'en réponse à une question nous ayons une remise en cause, ou bien de la personnalité dont émane le propos, ou bien de la pertinence de la question (qui en réalité ne se poserait pas vraiment, parce que bla bla bla ...). Je dis pas que toutes les questions sont pertinentes, mais si vous ne trouvez pas une question pertinente, il est si simple d'ignorer le sujet et le laisser sombrer dans les tréfonds du forum... tandis que si le sujet intéresse vraiment d'autres participants, il n'est pas moins simple de les laisser entre eux...
  8. Il faut reconnaître que le problème est infiniment complexe. Il y a aussi la facilité d'envoyer d'autres personnes faire le sale boulot (les militaires) qui rend le conflit plus facile aux décideurs. Si toutes les guerres pouvaient se mener par le simple combat des chefs (à la façon d'Astérix et Obélix) je pense qu'il y aurait beaucoup moins de guerres. La question étant aussi de savoir si les religions peuvent faire autrement que se mêler de politique, c'est à dire si les religions sont intrinsèquement des idéologies politiques, et je pense que non - ou plutôt comme je le disais que cela dépend des religions et des époques. Il y a des aspects spirituels non guerriers ou politiques qui correspondent à des aspirations tout ce qu'il y a de plus humaines (sens de la vie, spiritualité, consolation, etc..), et ce qui est bien avec le christianisme de nos sociétés sécularisées c'est que nous avons réussi à le contenir dans cette sphère là, même si ce fût sanglant et guerrier par le passé.
  9. Oui, peut-être aurai-je plutôt du dire : les conflits d'intérêts en général. Le soucis malgré ce qu'on pourra penser par ailleurs c'est que personne n'aime s'investir dans un conflit ou une guerre, car nous sommes tous faits de telle sorte que nous préférons la tranquillité et la sécurité pour nous mêmes (et en général également pour nos proches). D'où vient donc le mal que s'infligent les humains entre eux? La réponse est tragique : ce sont les désaccords sur nos conceptions de la tranquillité et de la paix qui sont fondamentalement à l'origine des conflits et guerres.
  10. Les intérêts personnels (in fine la politique)?
  11. Le problème ce ne sont pas les religions en tant que telles. Ou plutôt tout dépend aussi de quelle religion on parle. Celles qui n'arrivent pas à distinguer le religieux et le spirituel du côté politique et social sont les plus dangereuses parce qu'elles continuent à vouloir régenter la vie quotidienne des gens par des pratiques et des coutumes d'un autre âge. Jamais tu ne feras accepter aux musulmans de supprimer certains passages du Coran puisqu'ils sont selon eux la parole de Dieu lui-même. Censurer Dieu? L'idée est grotesque, surtout quand on voit Dieu comme le fondement des lois et de la justice. Même toi et moi pouvons le comprendre tant le raisonnement est basique. La lutte contre les religions, dans le cadre de la crise de l'autorité d'après guerre qui débouche sur mai 1968 est un phénomène très français, essayons de ne pas l'oublier. Le problème de ceux qui ont voulu libérer la société du carcan religieux c'est qu'ils n'ont pas vraiment réussi à fournir un cadre ou des repères alternatifs. Du coup la nouvelle génération étant en forte demande de repères (parce que c'est un besoin humain) a tendance à se tourner vers des mouvements plus réactionnaires. En fait il faut bien voir qu'il n'y a qu'en Occident que la religion chrétienne s'est dépolitisée, même si elle était comme partout ailleurs confondue avec le pouvoir politique aux origines.
  12. Je suis assez d'accord avec lola120 là dessus : la circoncision est bien une mutilation sexuelle problématique, d'autant qu'elle est pratiquée à l'insu de la personne qui la subit (souvent un nourrisson). Elle implique parfois des complications médicales et réduit également le plaisir sexuel masculin.
  13. Certains vont dire que je mélange les sujets, mais pour moi le problème juridique (même si d'aucune considéreront que c'est moins grave) derrière toute cette histoire est assez similaire avec celui du voile islamique que les femmes portent par tradition religieuse (sans que les textes soient pour autant particulièrement explicites sur ce sujet). A savoir la question suivante : Peut-on forcer une personne ou un peuple à être libre? Malheureusement je pense qu'on ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif, et qu'au contraire on va si on insiste trop le pousser à continuer de s'assoiffer. C'est assez hallucinant tout de même cet attrait des traditions au delà du raisonnable ; comment faire pour qu'une forme de relativisme moral ne vienne pas empêcher de lutter contre ce mal?
  14. Bel esprit de synthèse condensé dans ce paragraphe! Il reste que je m'interroge sur les prétentions ou les ambitions de Nietzsche à détruire la métaphysique (et notamment l'idée de vérité), car elles me paraissent à tout points de vue, à la fois étranges et complètement vaines. D'autant que le style du philosophe se prête à de multiples interprétations. Etant lui-même humain comme les autres, comment échapperait-il à ce "fond commun" dont parlait hdbecon citant Paul Valéry? Comment expliquerait-il lui-même l'existence manifeste d'une vérité qui se révèle manifestement dans les sciences (que par ailleurs il critiquait pour cette raison!)? Car pour ceux qui abhorrent la métaphysique et qui souhaiteraient compartimenter la pensée entre pensée métaphysique et pensée non-métaphysique, comment penseraient-ils clairement et précisément cette distinction et comment fonderaient-ils la valeur supérieure de la pensée non-métaphysique sans tomber à leur tour dans les travers qu'ils dénoncent (comme nous l'avons vu avec le matérialisme qui est indémontrable)? Sinon autre remarque : la négation de l'idée de vérité n'est-elle pas une idée auto-contradictoire que l'honnête Homme considérera comme seulement digne d'indifférence (nous entrerions dans la sophistique si chère à tous les marchands de rêve)?
  15. En ce qui me concerne je n'ai pas l'impression de chercher à convaincre mais bien plutôt d'expliciter ou éclaircir ma propre pensée (qui a été mise en cause par d'autres, que ce soit par désaccord ou par malentendu). Cela m'est égal de convaincre ou pas dans cette discussion, très honnêtement, je cherche surtout à mieux éclaircir mes propres idées. C'est effectivement un questionnement à l'origine de certaines conceptions métaphysiques. Reprenant le fameux mot d'Einstein, nous pourrions affirmer qu'il est incompréhensible (ou pour le moins mystérieux) que l'univers nous soit compréhensible. Qui plus est à l'aide de l'outil mathématique!