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L'optimisme est de rigueur


Invité Quasi-Modo

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Bonjour,

Le pessimisme et le cynisme sont largement une comédie qu'on se joue à soi même et aux autres, dont il convient de n'être pas dupe.

J'aime bien cette citation de Louis-Ferdinand Céline, auteur sulfureux s'il en est, qui disait qu'il ne faut jamais croire d'emblée à la souffrance des autres, mais qu'il faut d'abord leur demander si ils peuvent encore dormir. Si ils le peuvent encore, alors ça va.

Car l'absence de sens évident à la vie démontre une chose simple : s'il n'y aucune raison de vivre mais que des raisons de ne pas mourir, alors être en vie c'est déjà être optimiste. Et le cynisme moral si cher à nos contemporains, eux qui aiment à montrer qu'ils savent encore s'indigner, est encore plus contradictoire, puisque sa raison d'être ne peut que résider implicitement dans la supposée autorité morale du cynique lui-même dont les auditeurs peuvent, s'ils n'y prêtent pas attention, lui donner grâce par pure bienveillance mais par manque de rigueur.

Être heureux est gratuit, ne sert à rien, et dépend bien plus de la bonne volonté qu'on ne le suppose généralement.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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A choisir il vaut mieux être un imbécile heureux, qu'un imbécile malheureux... 

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Invité Quasi-Modo
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il y a 43 minutes, Crabe_fantome a dit :

A choisir il vaut mieux être un imbécile heureux, qu'un imbécile malheureux... 

Mais as-tu vraiment le choix d'être heureux ?

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 500 messages
80ans‚ Talon 1,
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L'optimisme est de volonté. Le pessimisme est d'humeur.

Celui qui cherche le bonheur sait qu'il ne l'a pas.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

 

il y a 13 minutes, Quasi-Modo a dit :

Mais as-tu vraiment le choix d'être heureux ?

ça me fait penser à cette anecdote qu'on retrouve dans le bouquin de DT Suzuki Le non mental où des grands Maitres Zen se retrouvent, chaque jour de l'aube au crépuscule, pour tenter de définir et d'atteindre le Zen avec de manière volontaire. Et puis à midi l'intendant sonne la cloche du déjeuner et un des paysans qui étaient en train de travailler durement la terre saute de joie à l'idée de passer à table. Le paysan avait réussi à atteindre le Zen là où les Maitres avaient échoués.

 

L'imbécile heureux est naturellement heureux, peut être une plus forte sécrétion de neurotransmetteur qui fait qu'il s'émerveille de tout à chaque seconde. Là où l'homme intelligent doit apprendre à désapprendre pour atteindre le même état. L'imbécile malheureux étant condamné au malheur pour toujours sans espoir d'en sortir.

Mais sans parler d'être heureux en tant que stade ultime, l'intelligence apporte une liberté de choix que n'a pas l'imbécile. Cette même liberté qu'à le beau par rapport au laid que le sportif par rapport au souffreteux. L'intelligence peut orienter ses choix par rapport à ce dont il a envie ou besoin. Est ce que lire des sujets négatifs qui m'apportent de la colère et de l'injustice sont bons pour moi? Non. Alors je modifie mon comportement (et mes réseaux sociaux) pour faire cesser en moi des sentiments de colères et d'injustices. Est ce que vivre dans un monde d'apparence aseptisé m'apporte de la satisfaction? Non. Alors j'accepte de participer au monde, de rentrer en action et de faire ma part pour obtenir de la satisfaction. Sans l'intelligence on ne peut pas faire ces choix et on subi donc le monde extérieur qui peut être généreux ou malveillant... 

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
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Pour moi, l'optimisme ou le pessimisme naturels ne sont pas des choix, mais des fonctionnements naturels. On le voit avec les enfants, certains sont naturellement optimistes, alors que d'autres non. Et si c'était un choix, qu'elle raisons auraient-on d'être volontairement malheureux ou anxieux ? 

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
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il y a 59 minutes, Talon 1 a dit :

L'optimisme est de volonté. Le pessimisme est d'humeur.

Celui qui cherche le bonheur sait qu'il ne l'a pas.

C’est Spinoza qui a écrit ça ?

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Invité hell-spawn
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Il y a 2 heures, Quasi-Modo a dit :

Le pessimisme et le cynisme sont largement une comédie qu'on se joue à soi même et aux autres, dont il convient de n'être pas dupe.

J'aime bien cette citation de Louis-Ferdinand Céline, auteur sulfureux s'il en est, qui disait qu'il ne faut jamais croire d'emblée à la souffrance des autres, mais qu'il faut d'abord leur demander si ils peuvent encore dormir. Si ils le peuvent encore, alors ça va.

Je ne crois pas que ce soit une comédie, pour le pessimisme du moins, pour le cynisme je suis moins sur (il y a pas mal d'auto proclamés cyniques qui sont des hédonistes ), mais le truc c'est que l'on oscille trés souvent d'un état a un autre ( de la souffrance a l'ennui selon Schopenhauer ), difficile, sinon impossible,  d'être constant.

 

Par exemple le matin la vie extérieure vous attire, il faut bien se lever de son lit, le soir c'est le retour sur soi, en général.

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 500 messages
80ans‚ Talon 1,
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il y a 27 minutes, Annalevine a dit :

C’est Spinoza qui a écrit ça ?

"Je prête autant attention à ce qu'il dit par le haut que par le bas." Ca c'est Montaigne

Je vous conseille d'aller faire joujou dans votre bac à sable.

60114414.jpg

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Invité Quasi-Modo
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Il y a 6 heures, hell-spawn a dit :

Je ne crois pas que ce soit une comédie, pour le pessimisme du moins, pour le cynisme je suis moins sur (il y a pas mal d'auto proclamés cyniques qui sont des hédonistes ), mais le truc c'est que l'on oscille trés souvent d'un état a un autre ( de la souffrance a l'ennui selon Schopenhauer ), difficile, sinon impossible,  d'être constant.

 

Par exemple le matin la vie extérieure vous attire, il faut bien se lever de son lit, le soir c'est le retour sur soi, en général.

Je parlais ici d'une comédie qu'on se joue aussi bien à soi-même qu'aux autres. Le pessimiste est victime d'un processus lié à sa propre pensée et en oublie le bon sens le plus élémentaire : c'est à dire qu'il se perd dans le dédale des détails et de la sophistication, ce qui passe souvent pour de l'intelligence d'ailleurs, mais qu'il en perd alors de vue l'essentiel de son existence. Cela répond aussi à @soisig

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Il y a 6 heures, soisig a dit :

Pour moi, l'optimisme ou le pessimisme naturels ne sont pas des choix, mais des fonctionnements naturels. On le voit avec les enfants, certains sont naturellement optimistes, alors que d'autres non. Et si c'était un choix, qu'elle raisons auraient-on d'être volontairement malheureux ou anxieux ? 

Mais nous sommes naturellement optimistes si nous sommes conscients du processus de notre pensée et que nous ne perdons pas de vue l'essentiel. C'est ce que j'ai montré en abordant le sens de la vie que personne ne peut fixer, ce qui démontre que, à moins d'être une amibe qui ne s'est jamais demandée ce qu'elle faisait la nous avons tous trouvé de bonnes raisons de ne pas mourir donc nous avons nécessairement au niveau le plus fondamental une forme d'optimisme qui nous surplombe.

C'est lié à la structure même de la psychologie humaine.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
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Il y a 6 heures, Annalevine a dit :

L'optimisme est de volonté. Le pessimisme est d'humeur.

Alain... Emile Chartier.

 

Mais moi je l'avais en tête ainsi "le pessimisme est de nature, l'optimisme est de combat"... Une déformation inconsciente peut être... 

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Invité Quasi-Modo
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Il y a 8 heures, Crabe_fantome a dit :

ça me fait penser à cette anecdote qu'on retrouve dans le bouquin de DT Suzuki Le non mental où des grands Maitres Zen se retrouvent, chaque jour de l'aube au crépuscule, pour tenter de définir et d'atteindre le Zen avec de manière volontaire. Et puis à midi l'intendant sonne la cloche du déjeuner et un des paysans qui étaient en train de travailler durement la terre saute de joie à l'idée de passer à table. Le paysan avait réussi à atteindre le Zen là où les Maitres avaient échoués.

Cette anecdote illustre bien ce que je voulais dire ce qui te vaut un bon point de ma part. La sophistication et l'analyse rationnelle ne peut pas rendre heureux lorsqu'elle est laissée à l'état pur.

Le pessimiste est comme le sceptique en philosophie car il ne peut plus cesser le mouvement de son propre doute ou de sa propre pensée et il en conclut que tout ce qu'il sait est qu'il ne sait rien. Ce faisant il oublie l'essentiel.

Le scepticisme est irréfutable philosophiquement et c'est juste un monstre logique. Un abysse même. Mais il convient de ne pas se laisser impressionner par lui. Comme le font remarquer les contemporains de pyrrhon d'elee il se détourne lui aussi de son chemin et bifurque lorsqu'il voit un précipice sans douter de sa perception ou du fait qu'il soit préférable ou non qu'il vive.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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il y a 32 minutes, Quasi-Modo a dit :

Cette anecdote illustre bien ce que je voulais dire ce qui te vaut un bon point de ma part. La sophistication et l'analyse rationnelle ne peut pas rendre heureux lorsqu'elle est laissée à l'état pur.

Le pessimiste est comme le sceptique en philosophie car il ne peut plus cesser le mouvement de son propre doute ou de sa propre pensée et il en conclut que tout ce qu'il sait est qu'il ne sait rien. Ce faisant il oublie l'essentiel.

Le scepticisme est irréfutable philosophiquement et c'est juste un monstre logique. Un abysse même. Mais il convient de ne pas se laisser impressionner par lui. Comme le font remarquer les contemporains de pyrrhon d'elee il se détourne lui aussi de son chemin et bifurque lorsqu'il voit un précipice sans douter de sa perception ou du fait qu'il soit préférable ou non qu'il vive.

Il y a ce paradoxe du renoncement que je trouve intéressant, c'est lorsqu'on finit par renoncer au renoncement en lui même. Ce qui pourrait être l'anti thèse du septique qui peut aller jusqu'à douter qu'il doute quelque part: celui qui renonce aux renoncements commence à vivre, alors que celui qui doute de son doute s'enfonce encore plus. 

 

EDIT: je ne sais si j'ai été claire dans le cheminement qui m'amène au renoncement... c'était l'idée que les Maîtres Zen renoncent à chercher le Zen avec l'idée que peut être le Zen est introuvable si on le cherche... Et du coup extrapoler ce renoncement par un autre renoncement... Mais c'est toujours un peu tordu...

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il y a 32 minutes, Crabe_fantome a dit :

Il y a ce paradoxe du renoncement que je trouve intéressant, c'est lorsqu'on finit par renoncer au renoncement en lui même. Ce qui pourrait être l'anti thèse du septique qui peut aller jusqu'à douter qu'il doute quelque part: celui qui renonce aux renoncements commence à vivre, alors que celui qui doute de son doute s'enfonce encore plus. 

 

EDIT: je ne sais si j'ai été claire dans le cheminement qui m'amène au renoncement... c'était l'idée que les Maîtres Zen renoncent à chercher le Zen avec l'idée que peut être le Zen est introuvable si on le cherche... Et du coup extrapoler ce renoncement par un autre renoncement... Mais c'est toujours un peu tordu...

En fait nous pourrions, au-delà du fait de constater que le scepticisme est inopérant au quotidien et irréfutable, remarquer que tout le raisonnement sceptique est basé sur un malentendu : car le doute chez un être humain normalement constitué est inséparable de la certitude (cf. Wittgenstein) qui est comme le gond qui permet l'ouverture de la porte. Je ne me lasserai jamais de recommander l'ouvrage "De la certitude" de ce même auteur.

Fondamentalement ce que le sceptique oublie c'est que son doute se base sur la plus pure logique et que la logique est toujours précédée par l'ontologie d'une manière ou d'une autre. Mais le sceptique prétend se libérer de toute métaphysique et va déifier une logique sans objet qui n'existe pas. Son illusion provient de ce que la logique est elle aussi sous tendue par la perception empirique et n'est pas une science purement abstraite.

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
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Prendre un individu en dehors de son environnement c'est comme prendre une idée en dehors de son contexte, c'est la plus grave erreur de la pensée dans "l'absolu". C'est courant dans les débats "pseudos" philosophiques.

Bien sûr il est préférable d'être "beau et con" même pour une heure plutôt qu'intelligent et laid toute sa vie tant l'intelligence conduit à la folie !

Prendre tout comme simples réactions aux vicissitudes de le vie plutôt comme principe de vie est bien plus "sain" !

 

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Il y a 5 heures, brooder a dit :

Prendre un individu en dehors de son environnement c'est comme prendre une idée en dehors de son contexte, c'est la plus grave erreur de la pensée dans "l'absolu". C'est courant dans les débats "pseudos" philosophiques.

Bien sûr il est préférable d'être "beau et con" même pour une heure plutôt qu'intelligent et laid toute sa vie tant l'intelligence conduit à la folie !

Prendre tout comme simples réactions aux vicissitudes de le vie plutôt comme principe de vie est bien plus "sain" !

 

J'aime beaucoup ta première phrase puisqu'elle correspond à ma compréhension de la philosophie lorsque je dis que ce qui fait la philosophie c'est toujours un problème philosophique. Autrement dit une aporie, un cas de conscience ou une espèce de dilemme. Une question dont son auteur ressent l'urgence d'une réponse mais pour laquelle il ne peut arriver à une conclusion irréfutable dans ce que tu appelles l'absolu.

Sinon tu commets ensuite une erreur de style : la nature de l'intelligence est de s'adapter donc il n'y a pas de fatalité de l'intelligence et nul ne saurait jamais conclure définitivement sur ce que devrait penser un être intelligent ou pas. D'autant que la caractéristique principale de la pensée humaine est l'auto réflexion, c'est à dire la capacité à discuter sans fin des conditions de vérité d'une proposition en revenant indéfiniment sur ses fondements.

Si le scepticisme est inopérant c'est qu'il manque de lucidité au-delà d'un certain point. Il oublie de se demander les bonnes raisons qu'il y a ou non de déployer son doute et fait comme si le doute pouvait précéder la certitude alors que c'est l'inverse. Comme le dit Wittgenstein le doute vient toujours en dernier par rapport à la certitude.

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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PS : En fait pour revenir à l'optimisme je dirais que comme la certitude précède le doute, il précède toujours le pessimisme ou le cynisme. C'est un piège de la pensée dans lequel chacun dans notre époque saute à pieds joints en se croyant plus spirituel ou moral que les autres. Sinistre erreur. Dans ce sens c'est une comédie que l'on se joue tout comme le sceptique se joue la comédie de son propre doute. Il revient au contraire à un être intelligent de le réaliser et de ne plus être dupe de son propre pessimisme/cynisme ou de celui des autres.

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Invité Quasi-Modo
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Si le pessimisme ou le doute peut culminer et être porté virtuellement au niveau de l'absolu, alors tout comme le doute sceptique qui se perdrait dans l'absolu, c'est bien une comédie que l'esprit humain se joue. Et il ne faut pas perdre de vue que le doute a toujours une portée pratique ou qu'il n'est pas. Même l'école de Pyrrhon d'Elée prétendait utiliser le doute pour atteindre la quiétude de l'âme ou ataraxie. On voit bien qu'il y a un objectif pratique concret qui est visé par le doute qui est instrumentalisé. Ou Descartes, quand il pose la question du malin génie, ne souhaite que fonder la philosophie sur une base plus solide, et ne pose ses principes sceptiques qu'à titre temporaire. Le doute a toujours une valeur pratique ou il n'est pas. Ou alors il est une comédie qu'on se joue. Il n'y a pas de doute absolu, cela n'existe simplement pas. C'est pourquoi le pessimisme, dont l'aboutissement serait le cynisme, est un leurre, une illusion, une comédie lui aussi.

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