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Annalevine

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 17 546 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 14 minutes, Annalevine a dit :

En fait chacun vient sur le forum pour EXPOSER sa pensée. Nous sommes tous dans l'exposition.

Le forum est un lieu d’échange ou chacun exprime sa façon spécifique de voir, de juger, de critiquer,

de partager, d’être en accord ou pas avec ce qu’il lit…

La chamaillerie c’est aussi de la communication, même par écrit.

Que l’on vous écoute ou pas a vraiment tant d’importance que cela pour vous Annalevine ?

C’est sur ce point-là ou j’ai du mal à vous suivre !

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Membre, 35ans Posté(e)
Ambre Agorn Membre 2 164 messages
Mentor‚ 35ans‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Annalevine a dit :

J’ai relu le message, le mien, auquel vous répondez aussi vivement, et je ne vois rien dans ce que j’ai écrit qui soit une attaque contre vous. Rien de personnel, pas même la trace d’une émotion, dont j’essaye désormais de me garder, vu que c’est l’ornière dans laquelle nous tombons tous. 
Que puis je faire ? Vous répondre dans le registre que vous avez choisi ? L’attaque personnelle ? Non c’est fini, je ne choisirai pas cette voie.

Je prends bien conscience que je suis issu d’une culture voire d’une civilisation qui choquent la culture française. Que dois je faire ? Abandonner mon identité ? Je ne le ferai pas.

Quant à @zenalphalui aussi donne dans l’émotion en critiquant l’homme Heidegger. Or je ne parle pas de l’homme je parle de son œuvre. Dans un livre dont je ne me rappelle pas le titre Onfray faisait remarquer que les étudiants qui suivaient avec passion les cours de Heidegger étaient juifs. La maîtresse de Heidegger s’appelait Hannah Arendt, elle était juive, elle n’a jamais rejeté Heidegger. Dans les écrits de Heidegger nulle part il n’attaque les juifs. Ce qui reste incompréhensible c’est en effet son comportement. On peut le juger, l’exécrer  en tant qu’homme. Mais je ne travaille pas sur l’homme, je travaille sur son œuvre.

Bonsoir

Ho! Ne vous inquiétez surtout pas de mes états d'âme! Ils sont passagers et surtout ils n'ont aucun autre effet sur moi que dans l'instant. J'avoue que sur le coup, je vous ai lu ailleurs et j'ai amalgamé le tout, parce que c'est l'erreur que je fais tout le temps, je réponds à des personnes, et souvent je ne me cantonne pas à l'intervention précise. Vous avez senti une attaque? Alors je vous présente des excuses, parce que mon intention était seulement, comment dire, d'ouvrir une porte pour vous y voir (vachement clair, non!).

Vous avez raison sur ce point: le forum est un lieu froid et c'est pourquoi je m'y sens si mal. Je pense toujours que rien ne vaut le corps à corps (oui, enfin je parle d'un être vivant en présence d'un autre, pas de galipettes!).

Je reviendrai plus tard. Merci.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Un lieu froid parce que des esprits s'echauffent ferait des églises, mosquées et synagogues un sunlight des tropiques oû l'amour se raconte en musique.

La religion du concept, c'est un Dieu, un messie, un curé et des fidèles assis.

Il faut y trouver sa place ou laisser l'office se faire.

Mais de quoi vivrait l'église sans les pêchés de ses fidèles ?

J'ai toujours trouvé étonnant que la richesse des gens de l'église ait comme premier principe le critère de pauvreté.

Heidegger nous parle donc de l'être.

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Membre, 153ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 153ans‚
Posté(e)
Il y a 22 heures, Ambre Agorn a dit :

Bonsoir

Ho! Ne vous inquiétez surtout pas de mes états d'âme! Ils sont passagers et surtout ils n'ont aucun autre effet sur moi que dans l'instant. J'avoue que sur le coup, je vous ai lu ailleurs et j'ai amalgamé le tout, parce que c'est l'erreur que je fais tout le temps, je réponds à des personnes, et souvent je ne me cantonne pas à l'intervention précise. Vous avez senti une attaque? Alors je vous présente des excuses, parce que mon intention était seulement, comment dire, d'ouvrir une porte pour vous y voir (vachement clair, non!).

Vous avez raison sur ce point: le forum est un lieu froid et c'est pourquoi je m'y sens si mal. Je pense toujours que rien ne vaut le corps à corps (oui, enfin je parle d'un être vivant en présence d'un autre, pas de galipettes!).

Je reviendrai plus tard. Merci.

Je viens de vous lire ( j’ai laissé passer du temps ! J’ai pensé que vous aviez décidé de m’attaquer dans les grandes largeurs !) et je suis rassuré. De vous penser en colère contre moi m’affecte. 

A propos du sentiment je suis ici exclusivement axé sur un certain type de sentiment, un peu complexe à expliquer, le sentiment - tonalité. Vous me parlez ( je pense) du sentiment de tous les jours, celui qui en fait accompagne toute communication dont cette communication que vous appelez corps à corps. Bien sûr dans une communication où nous sommes physiquement présents l’un à l’autre c’est même le sentiment qui prime ! Il n’est pas possible, du moins pour moi quand je fais face à quelqu’un, de rester sur son quant à soi, en ruminant des pensées conceptuelles ( à moins de se taire) ! Dès que l’on se parle on s’engage, et dans cet engagement, le sentiment est omniprésent, nous sommes sans cesse en train de « sentir » l’autre, sympathie, antipathie, curiosité, émotion même, bienveillance ou malveillance... ça n’arrête pas que l’on soit homme ou femme. Il est bien certain que si je vous rencontrais je ferais extrêmement attention à vos expressions, je verrais votre incompréhension possible, je corrigerais, j’expliquerais autrement... Et vous feriez de même. Là c’est vraiment difficile parce que je suis mon idée sans m’apercevoir que vous ne me suivez plus. 

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Membre, 153ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 153ans‚
Posté(e)

Dans l’exercice de la pensée nous mettons en œuvre une volonté. 

Dans l’exercice du sentiment la volonté s’efface, nous sommes à l’écoute.

Dans l’exercice de la pensée nous voulons maîtriser le monde à travers une représentation. 

Dans l’exercice du sentiment nous laissons le monde venir en nous. C’est dans cet exercice là que le sacré apparaît. Dans le sentiment nous nous sentons guidés. 

 

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Invité sera-angel
Invités, Posté(e)
Invité sera-angel
Invité sera-angel Invités 0 message
Posté(e)
il y a 31 minutes, Annalevine a dit :

Dans l’exercice de la pensée nous mettons en œuvre une volonté. 

Dans l’exercice du sentiment la volonté s’efface, nous sommes à l’écoute.

Dans l’exercice de la pensée nous voulons maîtriser le monde à travers une représentation. 

Dans l’exercice du sentiment nous laissons le monde venir en nous. C’est dans cet exercice là que le sacré apparaît. Dans le sentiment nous nous sentons guidés. 

 

Exercice de la pensée ce n est pas la volonté, mais la conscience transcendante, l intuition..ce qui permet l alchimie de la pensée..

Deluze explique que la puissance n est pas ce que veut la volonté, mais ce qui veut en elle.

Une expansion de l être dans la pensée...Spinoza appelait cela le conatus et Nietzsche la volonté de puissance ( pas avec l intervention de l Ego qui s exerce au détriment d autrui)

Certains arborent leur pensée comme une décoration militaire, dans la parade..ils font une démonstration.

La pensée c est comme le pas de l âme , il faut se lier d humanité avec autrui.

Et l exercice du sentiment,tout dépend avec quoi vous êtes à l écoute..si ce sont vos oreilles ou votre coeur. . là encore il y a une grande différence !

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

Puisqu'il est question des sentiments qui seraient évincés de notre façon de penser, Par NOTRE CULTURE FRANÇAISE MADAME ! Au lieu d'en rester aux étiquettes "sentiments", "angoisses", pourquoi ne pas en parler plus précisément ?...

"Moi j'ai des sentiments pour..." "J'éprouve de l'affection pour" "de l'angoisse.."  "de l'émotion quand..." "de la colère" "de l'étonnement..." "Je verse facilement une larme à propos de...

Qui s'y colle ?

Les mecs ?

Les filles ? :)

Si je perçois (intérieurement) mes sentiments, ne se sont-ils pas déjà formés quelque part en moi avant que je ne les perçoivent ? Quelle est leur genèse ? Tout ça, ça peut se dire . Et le fait même de les percevoir ne contribue-t-il pas en partie au moins à leur formation ? A leur cristallisation ? M'arrive-t-il aussi de surjouer mes sentiments  plus ou moins volontairement ou inconsciemment ?? Dans quel but ?... etc.

Parlons en !

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

Je m'y colle ! Allez, Manu, on n'a pas peur !

Perso, j'ai remarqué souvent que lorsqu'il est question de rapport père-fils... Quand un père se montre fier de son fils, et aussi l'inverse, je suis vite ému... ça me remue, quand s'avère une certaine fidélité d l'un pour l'autre (je pense à des scènes de films par exemple) la larme me vient facile... Le sentiment, c'est pas ça ? Être "trop" triste ?... Comme si mon père, c'était un peu moi... ou l'impossibilité de l'être... Ma mère, moins, elle me restait plus étrangère... Pourtant, je l'aimais bien aussi... Et j'admire encore maintenant son dévouement...

Peut-être un Œdipe mal digéré ou mal résolu,  qui me forcerait à rester plus loin d'elle ?

Putain, ça me file l'angoisse de parler de ça !

Modifié par Blaquière
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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)
Il y a 1 heure, Blaquière a dit :

Puisqu'il est question des sentiments qui seraient évincés de notre façon de penser, Par NOTRE CULTURE FRANÇAISE MADAME ! Au lieu d'en rester aux étiquettes "sentiments", "angoisses", pourquoi ne pas en parler plus précisément ?...

"Moi j'ai des sentiments pour..." "J'éprouve de l'affection pour" "de l'angoisse.."  "de l'émotion quand..." "de la colère" "de l'étonnement..." "Je verse facilement une larme à propos de...

Qui s'y colle ?

Les mecs ?

Les filles ? :)

Si je perçois (intérieurement) mes sentiments, ne se sont-ils pas déjà formés quelque part en moi avant que je ne les perçoivent ? Quelle est leur genèse ? Tout ça, ça peut se dire . Et le fait même de les percevoir ne contribue-t-il pas en partie au moins à leur formation ? A leur cristallisation ? M'arrive-t-il aussi de surjouer mes sentiments  plus ou moins volontairement ou inconsciemment ?? Dans quel but ?... etc.

Parlons en !

Avant j'étais milliardaire mais ma femme m'a ruiné m'est resté des millions alors je suis devenu millionnaire 

Puis ma seconde femme ma ruiné elle aussi et ne me restait que des centimes.

C'est à ce moment que je suis devenu centimental.

Modifié par zenalpha
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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Blaquière a dit :

Je m'y colle ! Allez, Manu, on n'a pas peur !

Perso, j'ai remarqué souvent que lorsqu'il est question de rapport père-fils... Quand un père se montre fier de son fils, et aussi l'inverse, je suis vite ému... ça me remue, quand s'avère une certaine fidélité d l'un pour l'autre (je pense à des scènes de films par exemple) la larme me vient facile... Le sentiment, c'est pas ça ? Être "trop" triste ?... Comme si mon père, c'était un peu moi... ou l'impossibilité de l'être... Ma mère, moins, elle me restait plus étrangère... Pourtant, je l'aimais bien aussi... Et j'admire encore maintenant son dévouement...

Peut-être un Œdipe mal digéré ou mal résolu,  qui me forcerait à rester plus loin d'elle ?

Putain, ça me file l'angoisse de parler de ça !

Non ! Je cherchais juste une bonne chute !

Le sentiment d'angoisse je le ressens comme un... court circuit, soudain. On pense à un truc, et soudain, on panique. C'est comme un claque. Et ça met un certain temps à se dissiper. Bon, c'est pour une émotion forte et soudaine, ça... Ou une mauvaise nouvelle qui tombe d'un coup. La panique. Je reste sur cette comparaison de court circuit...

Maintenant, des sentiments plus diffus et durables qui influenceraient nos façons de penser... toute notre psyché, c'est plus difficile d'en parler... de les circonscrire, de las décrire... Il faudrait essayer....

On penserait plus "facilement" à des influences ... inconscientes ? Pour le coup on comprend mieux que la réflexion philosophique les tienne un peu à l'écart. Le philosophe préfère rester "maître chez lui"...

Ainsi (bêtement en restant au niveau d'une psychologie de comptoir) on pourrait dire que la voie d'une profession scientifique pourrait être induite par un besoin de... certitudes. A quel type à quelle formation (genèse) de caractère pourrait correspondre ce besoin ?... Etc.

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Invité sera-angel
Invités, Posté(e)
Invité sera-angel
Invité sera-angel Invités 0 message
Posté(e)
Il y a 2 heures, Blaquière a dit :

Je m'y colle ! Allez, Manu, on n'a pas peur !

Perso, j'ai remarqué souvent que lorsqu'il est question de rapport père-fils... Quand un père se montre fier de son fils, et aussi l'inverse, je suis vite ému... ça me remue, quand s'avère une certaine fidélité d l'un pour l'autre (je pense à des scènes de films par exemple) la larme me vient facile... Le sentiment, c'est pas ça ? Être "trop" triste ?... Comme si mon père, c'était un peu moi... ou l'impossibilité de l'être... Ma mère, moins, elle me restait plus étrangère... Pourtant, je l'aimais bien aussi... Et j'admire encore maintenant son dévouement...

Peut-être un Œdipe mal digéré ou mal résolu,  qui me forcerait à rester plus loin d'elle ?

Putain, ça me file l'angoisse de parler de ça !

C est intéressant que tu parles de fidélité.. fidélité à qui? A quoi?

Dans notre quête de la vérité faudrait il se découvrir d autres fidélités justement ou en tout cas une nouvelle fidélité?

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, sera-angel a dit :

C est intéressant que tu parles de fidélité.. fidélité à qui? A quoi?

Dans notre quête de la vérité faudrait il se découvrir d autres fidélités justement ou en tout cas une nouvelle fidélité?

Ce mot de fidélité qui m'est sorti comme ça, moi-même je ne le comprends pas ! Pourtant je suis revenu en suite pour le souligner ! J'ai donc dû le trouver important !

Non, je le comprends pas ! T'as des suggestions ?!

peut-être en opposition à la versatilité, à la superficialité ?

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Invité sera-angel
Invités, Posté(e)
Invité sera-angel
Invité sera-angel Invités 0 message
Posté(e)
il y a 20 minutes, Blaquière a dit :

Ce mot de fidélité qui m'est sorti comme ça, moi-même je ne le comprends pas ! Pourtant je suis revenu en suite pour le souligner ! J'ai donc dû le trouver important !

Non, je le comprends pas ! T'as des suggestions ?!

peut-être en opposition à la versatilité, à la superficialité ?

Justement je "travaillais" là dessus ce matin.. dans les tarots de Marseille la dernière carte parle de cela justement..elle évoque cette fidélité..

J ai trouvé marrant que tu l utilises au même moment et que tu sentes qu instinctivement ça te parle ...

Je n' ai pas encore toutes les pistes, mais je ne manquerai pas de t en faire part si j avance.

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Membre, Posté(e)
tison2feu Membre 3 132 messages
Forumeur expérimenté‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Blaquière a dit :

Non ! Je cherchais juste une bonne chute !

Le sentiment d'angoisse je le ressens comme un... court circuit, soudain. On pense à un truc, et soudain, on panique. C'est comme un claque. Et ça met un certain temps à se dissiper. Bon, c'est pour une émotion forte et soudaine, ça... Ou une mauvaise nouvelle qui tombe d'un coup. La panique. Je reste sur cette comparaison de court circuit...

Maintenant, des sentiments plus diffus et durables qui influenceraient nos façons de penser... toute notre psyché, c'est plus difficile d'en parler... de les circonscrire, de las décrire... Il faudrait essayer....

On penserait plus "facilement" à des influences ... inconscientes ? Pour le coup on comprend mieux que la réflexion philosophique les tienne un peu à l'écart. Le philosophe préfère rester "maître chez lui"...

Ainsi (bêtement en restant au niveau d'une psychologie de comptoir) on pourrait dire que la voie d'une profession scientifique pourrait être induite par un besoin de... certitudes. A quel type à quelle formation (genèse) de caractère pourrait correspondre ce besoin ?... Etc.

Le sentiment d'angoisse dont il était question jusqu'à présent (dans ce topic) est le sentiment d'angoisse ressenti par Heidegger, c'est-à-dire un sentiment qui n'a aucun objet déterminé. L'angoisse te submerge au plus profond de ton être ; elle t'ôte la parole et te vide de toutes tes croyances, convictions, connaissances, représentations (les idoles que chacun porte en soi). Tu es en situation d'impuissance totale vis-à-vis de l'étant dans son ensemble.

En obligeant ta volonté à lâcher prise et à se laisser gagner au rien/vide, cette angoisse va finir par répandre en toi un "calme singulier", un "repos fasciné"(dixit Heidegger). Tu te trouves alors dans un état de réceptivité exceptionnel : l'étant s'ouvre à toi "comme tel, à savoir qu'il est étant - et non pas rien". Tu vas pouvoir remonter à la question fondamentale de la métaphysique, qui va droit au rien lui-même : pourquoi est-il en somme de l'étant et non pas plutôt rien ?

Donc, pour illustrer le propos d'Annalevine (et sauf erreur de ma part), nous voyons très bien la différence entre d'une part, un exercice de pensée mu par la volonté de tout maîtriser et, d'autre part un exercice du sentiment - en l'occurrence, l'angoisse heideggerienne (voire d'autres sentiments sans objet déterminé, tel l'ennui) qui, par la force des choses, oblige à un complet lâcher-prise, lui-même vecteur de réceptivité/disponibilité/écoute des possibles manifestations de l'être du monde dans son ensemble. Cette angoisse originelle, dès lors, va se tenir "dans une alliance secrète avec la sérénité et la douceur de l'aspiration créatrice". 

 

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Membre, 153ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 153ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, tison2feu a dit :

Le sentiment d'angoisse dont il était question jusqu'à présent (dans ce topic) est le sentiment d'angoisse ressenti par Heidegger, c'est-à-dire un sentiment qui n'a aucun objet déterminé. L'angoisse te submerge au plus profond de ton être ; elle t'ôte la parole et te vide de toutes tes croyances, convictions, connaissances, représentations (les idoles que chacun porte en soi). Tu es en situation d'impuissance totale vis-à-vis de l'étant dans son ensemble.

En obligeant ta volonté à lâcher prise et à se laisser gagner au rien/vide, cette angoisse va finir par répandre en toi un "calme singulier", un "repos fasciné"(dixit Heidegger). Tu te trouves alors dans un état de réceptivité exceptionnel : l'étant s'ouvre à toi "comme tel, à savoir qu'il est étant - et non pas rien". Tu vas pouvoir remonter à la question fondamentale de la métaphysique, qui va droit au rien lui-même : pourquoi est-il en somme de l'étant et non pas plutôt rien ?

Donc, pour illustrer le propos d'Annalevine (et sauf erreur de ma part), nous voyons très bien la différence entre d'une part, un exercice de pensée mu par la volonté de tout maîtriser et, d'autre part un exercice du sentiment - en l'occurrence, l'angoisse heideggerienne (voire d'autres sentiments sans objet déterminé, tel l'ennui) qui, par la force des choses, oblige à un complet lâcher-prise, lui-même vecteur de réceptivité/disponibilité/écoute des possibles manifestations de l'être du monde dans son ensemble. Cette angoisse originelle, dès lors, va se tenir "dans une alliance secrète avec la sérénité et la douceur de l'aspiration créatrice". 

 

C’est la première fois que je vous lis ( je suis parti du principe que vous ne pouviez pas faire autre chose que de m’insulter) et je me dis : tison tente de progresser comme je tente de progresser. 

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)
il y a 21 minutes, tison2feu a dit :

Le sentiment d'angoisse dont il était question jusqu'à présent (dans ce topic) est le sentiment d'angoisse ressenti par Heidegger, c'est-à-dire un sentiment qui n'a aucun objet déterminé. L'angoisse te submerge au plus profond de ton être ; elle t'ôte la parole et te vide de toutes tes croyances, convictions, connaissances, représentations (les idoles que chacun porte en soi). Tu es en situation d'impuissance totale vis-à-vis de l'étant dans son ensemble.

En obligeant ta volonté à lâcher prise et à se laisser gagner au rien/vide, cette angoisse va finir par répandre en toi un "calme singulier", un "repos fasciné"(dixit Heidegger). Tu te trouves alors dans un état de réceptivité exceptionnel : l'étant s'ouvre à toi "comme tel, à savoir qu'il est étant - et non pas rien". Tu vas pouvoir remonter à la question fondamentale de la métaphysique, qui va droit au rien lui-même : pourquoi est-il en somme de l'étant et non pas plutôt rien ?

Donc, pour illustrer le propos d'Annalevine (et sauf erreur de ma part), nous voyons très bien la différence entre d'une part, un exercice de pensée mu par la volonté de tout maîtriser et, d'autre part un exercice du sentiment - en l'occurrence, l'angoisse heideggerienne (voire d'autres sentiments sans objet déterminé, tel l'ennui) qui, par la force des choses, oblige à un complet lâcher-prise, lui-même vecteur de réceptivité/disponibilité/écoute des possibles manifestations de l'être du monde dans son ensemble. Cette angoisse originelle, dès lors, va se tenir "dans une alliance secrète avec la sérénité et la douceur de l'aspiration créatrice". 

C'est amusant de constater qu'Heidegger a besoin d'une angoisse existentielle pour déboucher sur un état comparable à la méditation 

Peut-être est ce la conséquence du manque de développement moral par la vertu et la sagesse qui est indispensable à cet état.

Un seigneur sith quelque part...

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Membre, 153ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 153ans‚
Posté(e)
il y a 4 minutes, zenalpha a dit :

C'est amusant de constater qu'Heidegger a besoin d'une angoisse existentielle pour déboucher sur un état comparable à la méditation 

Peut-être est ce la conséquence du manque de développement moral par la vertu et la sagesse qui est indispensable à cet état.

Un seigneur sith quelque part...

Mon petit Zen, t’es vraiment à côté de la plaque. Plus je te lis plus tu m’excites tellement t’es con ( con au sens premier du mot). T’es joli physiquement ?

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Membre, 153ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 153ans‚
Posté(e)

Et en plus tu rigoles ! Arrête de m’exciter ! C’est carrément Saryricon avec toi. On se marrie quand mon chérie ?

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, tison2feu a dit :

Le sentiment d'angoisse dont il était question jusqu'à présent (dans ce topic) est le sentiment d'angoisse ressenti par Heidegger, c'est-à-dire un sentiment qui n'a aucun objet déterminé. L'angoisse te submerge au plus profond de ton être ; elle t'ôte la parole et te vide de toutes tes croyances, convictions, connaissances, représentations (les idoles que chacun porte en soi). Tu es en situation d'impuissance totale vis-à-vis de l'étant dans son ensemble.

En obligeant ta volonté à lâcher prise et à se laisser gagner au rien/vide, cette angoisse va finir par répandre en toi un "calme singulier", un "repos fasciné"(dixit Heidegger). Tu te trouves alors dans un état de réceptivité exceptionnel : l'étant s'ouvre à toi "comme tel, à savoir qu'il est étant - et non pas rien". Tu vas pouvoir remonter à la question fondamentale de la métaphysique, qui va droit au rien lui-même : pourquoi est-il en somme de l'étant et non pas plutôt rien ?

Donc, pour illustrer le propos d'Annalevine (et sauf erreur de ma part), nous voyons très bien la différence entre d'une part, un exercice de pensée mu par la volonté de tout maîtriser et, d'autre part un exercice du sentiment - en l'occurrence, l'angoisse heideggerienne (voire d'autres sentiments sans objet déterminé, tel l'ennui) qui, par la force des choses, oblige à un complet lâcher-prise, lui-même vecteur de réceptivité/disponibilité/écoute des possibles manifestations de l'être du monde dans son ensemble. Cette angoisse originelle, dès lors, va se tenir "dans une alliance secrète avec la sérénité et la douceur de l'aspiration créatrice". 

 

Je suis assez bouleversé par ce que tu m'as expliqué.

Il semblerait à première vue qu'il s'agisse d'un "sentiment" qui m'est assez étranger...

(Mais peut-être qu'il s'agit d'une fuite ?)

Et peut-être pour y accéder est-il question d'une mise en condition comme le suggérait Annalevine.

(On y rentre on en sort... et c'est épuisant. On va faire un détour par l'angoisse. (je ne me moque pas, au contraire.))

Je pense aussi à la "méditation" (comme mise en condition)

Est-ce qu'il y a des processus (pratiques) pour accéder à cette angoisse ?

 Je vais essayer d'y voir plus clair...

 Merci en tout cas !

Modifié par Blaquière
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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

@tison2feu

je trouve ça en note  de cette page :

http://marcalpozzo.blogspirit.com/archive/2011/01/07/la-nuit-de-l-angoisse-note-sur-heidegger.html#_ftn5

qui expose bien tout ce que tu m'as dit :

On pourrait trouver une similitude familière entre l’acédie et l’angoisse. Aussi, ces deux termes peuvent-ils être rapprochés de la dépression qui s’analyse en psychologie comme une perte de repères, un effondrement des valeurs et de l’élan vital et un repli sur soi ; les symptômes de la dépression, outre la chute de l’humeur, le blocage et la souffrance morale, entraînent le déprimé à un doute ravageur en ce qui concerne ses propres capacités et les valeurs auxquelles il croyait jusqu’alors. Ce mal étrange et mystérieux inquiète, mais comme il résiste à une compréhension logique et à un dénouement par l’action, il entraîne le déprimé à une pénible impression d’incurabilité, et la certitude de ne jamais s’en sortir. Il existe là un courant sérieux en philosophie et psychanalyse, tentant de concilier la compréhension de la maladie psychosomatique et la phénoménologie, se tenant au carrefour où se croisaient Freud, Husserl et Heidegger. Aussi, je renvoie au fondateur de l’analyse existentielle (Daseinanalyse), Ludwig Binswanger, Introduction à l’analyse existentielle, Paris, coll. « Arguments », Editions de Minuit, 1971, trad. J. Verdeaux et Roland Kuhn. 

 

Mais je réalise aussi que j'éprouve assez souvent cette "sensation de vide (total)" chaque fois que je termine, que j'achève un travail, une occupation un "création" une fabrication qui m'a tenu pas mal de temps, plusieurs jours... ou semaines... comme une légère dépression. Je dis alors, c'est "le creux de la vague"...

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