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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)

Bonjour, j’ai besoin d’aide svp.

Les sujets ne doivent donc compte au souverain de leurs opinions qu'autant que ces opinions importent à la communauté. Or il importe bien à l'État que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs; mais les dogmes de cette religion n'intéressent ni l'État ni ses membres qu'autant s que ces dogmes se rapportent à la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui. Chacun peut avoir au surplus telles opinions qu'il lui plaît, sans qu'il appartienne au souverain d'en connaître. Car comme il n'a point de compétence dans l'autre monde, quel que soit le sort des sujets dans la vie à venir ce n'est pas son affaire, pourvu qu'ils 1o soient bons citoyens dans celle-ci. Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité, sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle. 

  

Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Livre IV, chap. VIL.

 

Je dois faire une explication de texte en forme de commentaire avec une introduction développement et conclusion.

je suis bloqué 

jai lu le texte plusieurs fois mais je l’ai toujours pas compris 

quelqu’un peut me donner des pistes svp pour trouver le lan et commencer la rédaction 

merci bcq.

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Enchantant Membre 7 055 messages
Forumeur confit‚
Posté(e)
il y a 4 minutes, Saraly a dit :

jai lu le texte plusieurs fois mais je l’ai toujours pas compris 

moi non plus...

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pila Membre 12 795 messages
Forumeur alchimiste‚ 59ans
Posté(e)

La dernière phrase ne résume-t-elle pas ?

" Il y a donc une profession de foi purement civile....... dont il appartient au souverain de fixer les articles,....... non pas précisément comme dogmes de religion,....... mais comme sentiments de sociabilité, .......sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle." 

 

J'ai trouvé ceci sur un blog :

"

Chap VII – De la censure.

 

La déclaration du besoin public se fait par la censure. Le tribunal censorial est le déclarateur de l’opinion du peuple.

 

Quoique la loi ne règle pas les mœurs, c’est la législation qui les fait naître. Quand la législation s’affaiblit les mœurs dégénèrent.

 

La censure peut donc être utile pour conserver les mœurs, jamais pour les rétablir. Rien de légitime n’a plus de force lorsque les lois n’en ont plus."

 

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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, pila a dit :

La dernière phrase ne résume-t-elle pas ?

" Il y a donc une profession de foi purement civile....... dont il appartient au souverain de fixer les articles,....... non pas précisément comme dogmes de religion,....... mais comme sentiments de sociabilité, .......sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle." 

 

J'ai trouvé ceci sur un blog :

"

Chap VII – De la censure.

 

La déclaration du besoin public se fait par la censure. Le tribunal censorial est le déclarateur de l’opinion du peuple.

 

Quoique la loi ne règle pas les mœurs, c’est la législation qui les fait naître. Quand la législation s’affaiblit les mœurs dégénèrent.

 

La censure peut donc être utile pour conserver les mœurs, jamais pour les rétablir. Rien de légitime n’a plus de force lorsque les lois n’en ont plus."

 

Ce chapitre parle de religion et non de censure...

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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)

Merci oui c’est le chapitre VIII

J’avais déjà trouvé ce site en efaite il explique tout le chapitre 8 et je sais pas quelle partie explique mon extrait.

 

 

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ArLeKiN Membre 571 messages
Forumeur forcené‚ 38ans
Posté(e)

Bonsoir,

Prends la première phrase :

Il y a 3 heures, Saraly a dit :

Les sujets ne doivent donc compte au souverain de leurs opinions qu'autant que ces opinions importent à la communauté.

La question est de savoir si les sujets sont tenus de rendre compte de leurs opinions au souverain, et jusqu'où celui-ci est légitime à légiférer (par exemple, le souverain doit-il punir ses sujets à cause d'opinions religieuses qu'il tient pour mauvaises ?) Rousseau répond : dans la mesure où ces opinions "importent à la communauté". On comprend ensuite ce qu'il entend par là : "Or il importe bien à l'Etat que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs ; mais les dogmes de cette religion n'intéressent ni l'Etat ni ses membres qu'autant que ces dogmes se rapportent à la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui." Les opinions qui "importent à la communauté" sont celles qui concernent les devoirs envers autrui. Le "vivre ensemble" en quelque sorte, les règles morales que l'on respecte dans ses rapports à autrui et à la communauté.

La légitimité du souverain à légiférer en matière d'opinion est donc en quelque sorte bornée par ce qui regarde seulement ces questions pratiques et morales du vivre ensemble. Sur le reste, les sujets ne doivent pas compte. Ca implique une certaine vision du pouvoir, etc.

Bon courage

Modifié par ArLeKiN

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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)

Bonsoir est ce que vous avez fini votre réponse ? 

Je n’arrive pas à analyser je fais que de la paraphrase 

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ArLeKiN Membre 571 messages
Forumeur forcené‚ 38ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, Saraly a dit :

Bonsoir est ce que vous avez fini votre réponse ? 

Je n’arrive pas à analyser je fais que de la paraphrase 

Enregistré par erreur mais j'ai édité.

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bouddean Membre 1 281 messages
Forumeur alchimiste‚ 54ans
Posté(e)
Il y a 3 heures, Saraly a dit :

Bonjour, j’ai besoin d’aide svp.

Les sujets ne doivent donc compte au souverain de leurs opinions qu'autant que ces opinions importent à la communauté. Or il importe bien à l'État que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs; mais les dogmes de cette religion n'intéressent ni l'État ni ses membres qu'autant s que ces dogmes se rapportent à la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui. Chacun peut avoir au surplus telles opinions qu'il lui plaît, sans qu'il appartienne au souverain d'en connaître. Car comme il n'a point de compétence dans l'autre monde, quel que soit le sort des sujets dans la vie à venir ce n'est pas son affaire, pourvu qu'ils 1o soient bons citoyens dans celle-ci. Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité, sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle. 

  

En clair, ce que j'en comprends : Du moment que tu payes tes impôts , tu peux croire et penser ce que tu veux , mais tu te la ferme .

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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)

D’accord merci et tout sa c’est l’explication de la première ligne ? 

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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)

Et est ce que je peux faire un plan de 2 parties . La première partie c’est le début du texte jusqu’à celle-ci (le 1er paragraphe) et la deuxième partie la fin du texte ? 

( je ne vois pas de différence entre les axes parce que le texte parle de la même chose dans les 2 paragraphes 

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ArLeKiN Membre 571 messages
Forumeur forcené‚ 38ans
Posté(e)
il y a 16 minutes, Saraly a dit :

D’accord merci et tout sa c’est l’explication de la première ligne ?

C'en est le développement. Dans la première phrase il y a un "donc". On peut en déduire que ce qui explique cette première idée, précède dans le texte, avant l'extrait. Quoi qu'il en soit, c'est l'idée de départ, la thèse développée dans cet extrait.

Il y a deux aspects à mon avis. 1. Où le souverain n'est plus légitime (les opinions religieuses, dans la mesure où elles n'empêchent pas d'être un bon citoyen, ne le regardent plus), où donc son action n'est pas requise ni légitime, et 2. là où au contraire son action est nécessaire : "Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles" et la suite.

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CAL26 Membre 808 messages
Forumeur accro‚ 45ans
Posté(e)

Ce texte du 18 ème a une très forte résonance avec la loi sur la laïcité. La religion, la foi, relèverait du domaine privé tant qu'il ne perturbe pas l'espace public. Un débat d'actualité dans lequel s'articule cette relation entre l'intime et le respect de l'espace public : un plan peut alors apparaître, non? (Mais il faut bien analyser cette problématique).

Modifié par CAL26

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moch niap Membre 66 messages
Forumeur en herbe‚ 1ans
Posté(e)

le citoyen doit exprimer son opinion et participer ainsi à l'expression de la volonté générale qui est, selon Rousseau, la source du droit.
Le problème que tente ici de résoudre Rousseau est : toutes les opinions (en particulier celle concernant le salut de l'âme...etc) ne sont pas l'expression de la volonté générale.

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Saraly Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 17ans
Posté(e)
Le 06/01/2019 à 20:42, ArLeKiN a dit :

C'en est le développement. Dans la première phrase il y a un "donc". On peut en déduire que ce qui explique cette première idée, précède dans le texte, avant l'extrait. Quoi qu'il en soit, c'est l'idée de départ, la thèse développée dans cet extrait.

Il y a deux aspects à mon avis. 1. Où le souverain n'est plus légitime (les opinions religieuses, dans la mesure où elles n'empêchent pas d'être un bon citoyen, ne le regardent plus), où donc son action n'est pas requise ni légitime, et 2. là où au contraire son action est nécessaire : "Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles" et la suite.

Bonsoir merci.

j’ai bien compris la première partie ( l’action du souverain n’est pas requise = l’état n’a pas a agir en faveur ou contre les citoyens religieux ?)

mais jai un peu de mal avec la deuxième partie 

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Boutetractyxreqs Membre 2 998 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Le 06/01/2019 à 17:00, Saraly a dit :

Bonjour, j’ai besoin d’aide svp.

Les sujets ne doivent donc compte au souverain de leurs opinions qu'autant que ces opinions importent à la communauté. Or il importe bien à l'État que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs; mais les dogmes de cette religion n'intéressent ni l'État ni ses membres qu'autant s que ces dogmes se rapportent à la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui. Chacun peut avoir au surplus telles opinions qu'il lui plaît, sans qu'il appartienne au souverain d'en connaître. Car comme il n'a point de compétence dans l'autre monde, quel que soit le sort des sujets dans la vie à venir ce n'est pas son affaire, pourvu qu'ils 1o soient bons citoyens dans celle-ci. Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité, sans lesquels il est impossible d'être bon citoyen ni sujet fidèle. 

  

Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Livre IV, chap. VIL.

 

Je dois faire une explication de texte en forme de commentaire avec une introduction développement et conclusion.

je suis bloqué 

jai lu le texte plusieurs fois mais je l’ai toujours pas compris 

quelqu’un peut me donner des pistes svp pour trouver le lan et commencer la rédaction 

merci bcq.

Il y a le souverain et le sujet citoyen. Citoyen donc le souverain ne fait pas ce qu'il veut des autres il doit se plier au sociable. S'il veut faire son souverain il ne peut le faire que pour le profit de la société.

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moch niap Membre 66 messages
Forumeur en herbe‚ 1ans
Posté(e)

je viens de chercher un peu, mais je n'ai pu réussir à déterminer ce qui me parait être l'idée de Rousseau : la religion est ce qui permet de donner aux hommes de son temps les qualités requises pour être un citoyen capable de participer en opinant à la vie de la Cité.

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ArLeKiN Membre 571 messages
Forumeur forcené‚ 38ans
Posté(e)
Il y a 2 heures, Saraly a dit :

j’ai bien compris la première partie ( l’action du souverain n’est pas requise = l’état n’a pas a agir en faveur ou contre les citoyens religieux ?)

mais jai un peu de mal avec la deuxième partie 

Bonsoir, à l'époque la religion est très importante, en Angleterre il y a eu des révolutions sur des motifs religieux et politiques ; mais, le principe posé par Rousseau, est plus large que la religion.

Mais attention, j'ai dis qu'à mon avis, il y a deux aspects mais tes deux parties dépendent de la façon dont tu décides d'interroger le texte. L'argument central en tout cas, c'est que la légitimité du souverain en matière de contrôle des opinions, s'arrête à ce qui "importe à la communauté", "la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui." Ce ne sont pas seulement les opinions religieuses qui sont concernées, mais toutes les opinions en tant qu'elles regarderaient ces domaines. N'importe quelle opinion, religieuse ou non, tant qu'elle n'engage pas ces domaines, devrait donc pouvoir s'exprimer librement. Mais s'il se trouve, dans la société, des opinions qui sont incompatibles sur ces aspects, religieuses ou pas, alors le souverain peut agir contre ces opinions et ceux qui les professent. Le deuxième aspect, ouvre la voie à l'action du souverain pour former de bons citoyens. C'est tout le problème de l'instruction publique, de ce qui est requis pour être un bon citoyen. "quelque soit le sort des sujets dans la vie à venir ce n'est pas son affaire, pourvu qu'ils soient de bons citoyens dans celle-ci. Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité, sans lesquels il est impossible d'être un bon citoyen ni un sujet fidèle."

Modifié par ArLeKiN

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CAL26 Membre 808 messages
Forumeur accro‚ 45ans
Posté(e)
il y a 9 minutes, ArLeKiN a dit :

Bonsoir, à l'époque la religion est très importante, en Angleterre il y a eu des révolutions sur des motifs religieux et politiques ; mais, le principe posé par Rousseau, est plus large que la religion.

Mais attention, j'ai dis qu'à mon avis, il y a deux aspects mais tes deux parties dépendent de la façon dont tu décides d'interroger le texte. L'argument central en tout cas, c'est que la légitimité du souverain en matière de contrôle des opinions, s'arrête à ce qui "importe à la communauté", "la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui." Ce ne sont pas seulement les opinions religieuses qui sont concernées, mais toutes les opinions en tant qu'elles regarderaient ces domaines. N'importe quelle opinion, religieuse ou non, tant qu'elle n'engage pas ces domaines, devrait donc pouvoir s'exprimer librement. Mais s'il se trouve, dans la société, des opinions qui sont incompatibles sur ces aspects, religieuses ou pas, alors le souverain peut agir contre ces opinions et ceux qui les professent. Le deuxième aspect, ouvre la voie à l'action du souverain pour former de bons citoyens. C'est tout le problème de l'instruction publique, de ce qui est requis pour être un bon citoyen. "quelque soit le sort des sujets dans la vie à venir ce n'est pas son affaire, pourvu qu'ils soient de bons citoyens dans celle-ci. Il y a donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilité, sans lesquels il est impossible d'être un bon citoyen ni un sujet fidèle."

La question de la religion y est quand même centrale, parce que le texte est écrit avant la révolution française. Il fait écho et surtout précède la loi sur la séparation des églises et de l'état, qui vise surtout à ne plus avoir de religion d'état en France. 

Le débat reste d'actualité quand on pense à la laïcité: la foi est une conviction personnelle et la liberté de culte doit être respectée, tant qu'elle ne perturbe pas les espaces publics et qu'elle respecte les lois républicaines.

  • Merci 1

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