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moch niap

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  1. moch niap

    remarques philosophiques

    Voir les choses à partir de soi suppose que l'on commence à se voir soi. Mais se voir soi commence comment ? de l'extérieur ou de l'intérieur ? y a-t-il un intérieur? C'est la thèse de Descartes. On commence avec les autres (ce que Descartes appelle sa nourrice) à penser et à agir. Cette compréhension basique, Descartes veut en douter. Mais est-ce possible? Peut-on douter de l'existence d'une chose qui se présente à nous ? avons-nous une compréhension de cette existence qui n'est pas mise en doute et qui ne peut l'être? Il ne s'agit pas d'une chose que l'on peut mal discerner! L'existe
  2. moch niap

    remarques philosophiques

    il y a deux manières d'être un "là" (être dans). L'une est comprise à partir des choses et l'autre à partir de soi. L'homme commence à penser en partant des choses et il se voit comme une chose. Cette duplicité apparaît dans la manière d'être-dans, d'abord à la manière d'une chose emportée dans un fleuve, puis à la manière d'un personnage de conte qui habite dans une maison ou dans un trou de la montagne. Habiter un endroit, c'est autre chose que se trouver rangé dans un tiroir ou bien comme un ressort dans un mécanisme ou bien comme un photon parcourant l'univers. Cela s'analyse autrement. C'
  3. moch niap

    remarques philosophiques

    résumé : le temps n'est pas d'abord celui des horloges. Le temps est pensée de la mort qui me rend unique et semblable à chaque autre .... Je suis face à ma mort et je suis face à moi, je suis (sujet, temps, verbe, être, présent). Je suis .. seul avec les autres. Je ne suis pas à la place des autres. Je suis à ma place et je ne peux en changer. C'est un destin. Je suis un être capable de compréhension. Je comprends mon être et celui des choses sans prendre de distance morale ou théorique : dans une intuition qui me tient dans une unité. Morale et théorie sont des jeux de langage possibles, à p
  4. est-ce que vous pensez que de la discussion peut naître des améliorations dans la manière de poser votre problème ? plus les gens sont des moutons et plus ils sont faciles à convaincre que le père noël existe (vraiment). l'observation montre-t-elle cela ? oui, les hommes vivent en société. Ils naissent et grandissent et meurent avec les autres. Quelle est la forme de cette vie en société ? elle est multiple. Y en a-t-il une meilleure ? Non, probablement pas. Une mauvaise alors ? celle qui veut s'imposer comme la bonne ? Oui, probablement, celle-ci semble ê
  5. moch niap

    remarques philosophiques

    Le temps est l'humain dans "l'instant" en train d'agir en anticipant un "bien" dont son passé indique le défaut. L'homme est ainsi le temps. Une pierre n'est pas le temps. Mais existe-t-il un temps réel qui soit ainsi "découvert" par l'homme grâce à sa structure "ontologique" (ce qu'il est) ? Une particule de matière unique ne bouge pas. L'être réduit à elle est immobile mais est-il le temps ? est-il en train de changer ? Pour qu'il change, il faut que l'être se divise, qu'une particule s'éloigne d'une autre. Elle peut s'éloigner plus ou moins vite. Comment mesurer la vitesse de cet éloig
  6. vous posez le problème en tournant autour de bonnes remarques, il me semble. Ce qui est étonnant, c'est le peu d'échos que ce genre de propos rencontre généralement. Pour essayer de répondre à votre question et en tenant compte de vos remarques, ne peut-on pas dire que c'est la taille de la communauté qui compte ? Ensuite je vous poserais bien une question : pourquoi une communauté "politique" serait-elle l'avenir de l'homme ?
  7. moch niap

    remarques philosophiques

    je suis en train d'explorer ces notes et de voir ce que cela m'inspire de remarques qui me les rendent plus intelligibles. c'est comme si j'essayais des chaussures. Que disent ces chaussures ? des choses qui ne nous sont pas familières. C'est toujours ainsi en philosophie, ça n'est pas compréhensible. Que dit cette philosophie ? que nous sommes immergés dans une familiarité et qu'ainsi nous nous découvrons sur le mode de la fuite. Que fuyons-nous en tendant la main pour saisir l'objet, celui que nous apprenons à manier en agissant avec les autres ? Nous fuyons le fait de notre existence.
  8. moch niap

    remarques philosophiques

    ce sont des notes prises à la lecture d'un livre. Il y est question de l'étrangeté de l'humain en tant qu'il est jeté dans le monde, il y est question du rapport essentiel au monde. C'est un point de vue ontologique (celui qui tente de dégager le philosophe) sur le phénomène le plus originel pour parvenir à comprendre qu'il puisse y avoir quelque chose comme un être-dans-le-monde sur le mode de la familiarité. ce que nous acquérons par l'habitude forme un automatisme, une spontanéité, une évidence, une aisance, une familiarité dans le monde. Ce qui permet cette familiarité, c'est un habit
  9. c'est pas le catholicisme, qui ne brise plus personne. ce n'est pas le polythéisme qui a quasiment disparu. Il reste quoi ? Vous vivez sans aucune religion ou bien vous avez foi en quelque chose ? et vos parents attendent-ils de vous que vous croyiez en quelque chose même si ce n'est pas ce qu'ils pensent être le vrai et le bon ?
  10. moch niap

    Le corps et l'esprit

    improviser, cela s'appuie sur une technique assurée de telle sorte qu'on n'ait pas à faire attention à ce qu'on fait. On est entièrement dans l'écoute. Peut-on appeler cela usage de la raison ? la raison est plutôt du côté de l'utilitaire : je fais une chose avec des raisons de le faire. Est-ce que j'ai des raisons d'improviser ? est-ce que j'ai des raisons de manger ce bon gâteau ? On dit plutôt : j'ai des raisons de ne pas le manger même si j'en ai envie. La raison est ce qui en nous indique ce qui maintient l'harmonie du "tout" et préserve le principe de l'unité contre tout ce qui risque de
  11. moch niap

    remarques philosophiques

    l'homme entre dans le monde parlé par ceux qui le précèdent et qui l'y font entrer en agissant avec lui. L'homme ainsi apprend à se préoccuper de lui-même à partir des choses auprès desquelles il est dispersé. L'âme est le reflet du monde. Elle apprend à se discerner, en partant de l'opinion, de la pensée, et en vient ainsi à se connaître en tant que "qui". Elle se découvre à elle-même comme être dans le monde et non comme chose qui est un "quoi". Elle a à être à la différence des choses qui déjà sont. Elle n'est pas un objet, elle n'est pas objectivable à la manière d'une chose qui apparaît.
  12. moch niap

    Le corps et l'esprit

    la conscience semble être comme une peau intermédiaire entre un milieu intérieur et un milieu extérieur. Elle est comme la surface d'un lac dont les eaux changent de couleur au gré des événements. Il s'y produit des irisations fugaces : couleur triste sans doute à la suite de l'évocation du passé envolé, couleur rouge d'une colère née de ce que les choses ne se passent pas comme "prévues", couleur noire lorsque l'angoisse annonce le vide venu on ne sait d'où ! Et puis voici une risée qui transforme la surface en un scintillement qui nous fait oublier le dedans et tourne notre regard vers les c
  13. qu'il y ait quelque chose plutôt que rien. Ce rien, c'est le vide insupportable. Qu'est-ce qu'il fait là ? qu'est-ce qu'un homme dans une salle d'attente ? Un homme désœuvré, rien ne se passe en lui qui ne donne naissance à une décision. Une cocotte-minute avec le feu au-dessous, au-dessous car refusé. Refusé comment ? dans un discours "édifiant " qui prône la production de l'homme par le travail, l'ascèse, l'exercice et la remise à plus tard de l'accomplissement, de l'épanouissement. Pourquoi faut-il attendre et dans l'attente s'exercer à devenir meilleur ? pour devenir meilleur, en vue de q
  14. il s'agit bien de rédemption. L'homme est voué par nature à la souffrance. Il doit s'atteler à la charrue et modeler la nature, soi-même : car les deux sont mauvais et indiquent la mort en chantant. Les fourmis travaillent à la construction de la "civilisation" Le petit cochon doit construire sa civilisation en briques pour que le loup ne la souffle pas. Nous sommes ainsi vidés de notre vérité, nous allons d'un vide à un autre : car nous rêvons de la retraite et des vacances lorsque nous sommes au travail. Agir ne veut pas dire travailler. Agir, cela part de soi, c'est être dans le mouvement,
  15. il est possible que nous soyons autre chose qu'une pure force de travail, une force vouée au travail par une conception de l'homme issue de la Bible et prolongée par le capitalisme. Quelle est la différence entre agir et travailler ? est-ce que cette différence ne montre pas la racine de ce mot "travail" comme souffrance que l'on inflige sans raison autre que celle de la rédemption ?
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