Aller au contenu

Quotas de chansons françaises : pourquoi les radios se mettent en grève ?


tic-tac

Messages recommandés

Membre, Qui est là ?, 33ans Posté(e)
tic-tac Membre 4 597 messages
33ans‚ Qui est là ?,
Posté(e)

Quotas de chansons françaises : pourquoi les radios se mettent en grève ?

Aujourd'hui, les radios privées et indépendantes ont décidé de désobéir et de ne pas appliquer la loi des quotas de chansons francophones. Pourquoi ? Car un amendement voté par les députés leur imposerait plus d'effort pour promouvoir la production française. Pure Charts explique les raisons de la discorde en trois points.

1. Pourquoi le quota actuel de chansons francophones pour les radios ne suffit plus ?

« La loi du 1er février 1994 impose aux radios privées de diffuser, depuis le 1er janvier 1996, aux heures d'écoute significatives, 40% de chansons d'expression française, dont la moitié au moins provenant de nouveaux talents ou de nouvelles productions » indique le site du CSA. Le but ? Soutenir la production nationale et la faire rayonner sur les ondes pour la développer et promouvoir la diversité. Problème : « 10 titres francophones peuvent représenter jusqu'à 75% des diffusions francophones mensuelles » ce qui « ne permet plus aux nouveaux talents de rencontrer leur public » estiment les députés français, à l'heure où Maître Gims, Stromae, Christine and the Queens ou Fréro Delavega squattent les playlists.

Suite de l'article :

http://www.chartsinf...ment-2279953202

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
  • Réponses 48
  • Créé
  • Dernière réponse
Invité elbaid
Invités, Posté(e)
Invité elbaid
Invité elbaid Invités 0 message
Posté(e)

moi je m'en fout j'écoute Fernandel ...

y a jamais Fernandel sur les ondes :mouai:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 152ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 37 524 messages
Maitre des forums‚ 152ans‚
Posté(e)

Je me souviens que déjà à l'époque les radios ont fait la gueule lorsqu'on leur a imposé de ne plus passer en boucle de la chanson américaine.

La ministre a raison, c'est pas déconnant d'aller fouiller dans l'underground francophone et dénicher 2 ou 3 titres par mois pour diversifier un peu l'offre. Alors oui ça va faire chier les mecs des radios qui vont devoir faire leur métier en cherchant des musiciens alors que ce sont les producteurs qui leur balancent leurs poulains.

Au pire tu fais un jeu: chaque radio propose d'envoyer son titre et un tirage au sors le fait jouer si vraiment ils n'ont pas envie de l'écouter.

Les radios ne vont quand même pas nous faire croire que les musiciens sont une espèce en voie de disparition et qu'il ne reste plus que Maitre Gims et Stromae?!

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité brendan12
Invités, Posté(e)
Invité brendan12
Invité brendan12 Invités 0 message
Posté(e)

De toute façon, il y a toujours des histoires de fric derrière. Je pense que promouvoir la chanson française est un bon point, puisqu'elle se perd au détriment des chansons internationales dont tout est en anglais. C'est vrai qu'il faut diversifier, puisque j'en ai un peu assez d'écouter tout le temps la même chose. (Maître Gims, Louane...)

Ce qu'il faudrait, c'est faire connaître plus d'artistes français, plus de groupes français, parce que c'est toujours la loi de la jungle : si t'es un mec beau à tomber par terre, on te prend quand même (même si t'as une voix merdique). Et si t'es une belle nana à la limite du superficiel (grosse poitrine, mini jupe et j'en passe), ce sera la même chose. Le talent est souvent dénigré...:snif:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Marxiste tendance Groucho, 61ans Posté(e)
Alain75 Membre 26 610 messages
61ans‚ Marxiste tendance Groucho,
Posté(e)

J'aime trop l'indépendance pour qualifier les radios privées d' " indépendantes "shrunkface.gif

Toutes des filles de pub.........

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 152ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 37 524 messages
Maitre des forums‚ 152ans‚
Posté(e)

Les radios c'est milieu que je ne connais pas du tout... pour moi la radio privée c'est celle qui touche de l'argent au black de la part des producteurs pour saouler le public avec les musiques de ses créatures, lesquelles touchent des droits à chaque diffusion. Il n'y a aucune recherche, aucune volonté d'apporter quelque chose de neuf... Du coup j'écoute radio France.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité micro-onde
Invités, Posté(e)
Invité micro-onde
Invité micro-onde Invités 0 message
Posté(e)

Ce serait pas mal qu'ils arrêtent de nous passer du maitre gims ou du black m 3 fois toutes les heures pour vendre leurs poulains

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 77ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 726 messages
Mentor‚ 77ans‚
Posté(e)

Leur liberté éditoriale consiste à nous imposer leur soupe insipide au détriment de notre liberté de choix.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité The Black Cat
Invités, Posté(e)
Invité The Black Cat
Invité The Black Cat Invités 0 message
Posté(e)

Je me souviens que déjà à l'époque les radios ont fait la gueule lorsqu'on leur a imposé de ne plus passer en boucle de la chanson américaine.

La ministre a raison, c'est pas déconnant d'aller fouiller dans l'underground francophone et dénicher 2 ou 3 titres par mois pour diversifier un peu l'offre. Alors oui ça va faire chier les mecs des radios qui vont devoir faire leur métier en cherchant des musiciens alors que ce sont les producteurs qui leur balancent leurs poulains.

Au pire tu fais un jeu: chaque radio propose d'envoyer son titre et un tirage au sors le fait jouer si vraiment ils n'ont pas envie de l'écouter.

Les radios ne vont quand même pas nous faire croire que les musiciens sont une espèce en voie de disparition et qu'il ne reste plus que Maitre Gims et Stromae?!

Bien sûr que non. Il existe pleins d'artistes français talentueux. Mais ce n'est pas par la radio classique qu'ils se font connaître, mais via YouTube, les radio web, parfois la zik de pub, etc.

C'est avant tout une histoire de gros sous, personne n'en doute.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité O)))
Invités, Posté(e)
Invité O)))
Invité O))) Invités 0 message
Posté(e)

Et quand on diffuse un artiste français qui propose une musique sans support vocal ou dans une langue non francophone?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 152ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 37 524 messages
Maitre des forums‚ 152ans‚
Posté(e)

Bien sûr que non. Il existe pleins d'artistes français talentueux. Mais ce n'est pas par la radio classique qu'ils se font connaître, mais via YouTube, les radio web, parfois la zik de pub, etc.

C'est avant tout une histoire de gros sous, personne n'en doute.

Je regrette même la curiosité de la salle de concert... Ce weekend encore un pote propose d'aller voir Anthrax (trash des années 80 - 90's) et un autre pote avait besoin d'écouter avant pour voir s'il voulait y aller ou pas... Pour une place à 50 euros je comprends, mais pour une petite salle à 25€ pour un groupe mythique, c'est un peu dommage de ne pas prendre de risque.

Du coup le support médiatique nous décourage je trouve à prendre des risques culturels dans notre quotidien, le "vu à la télé" ne devrait pas être pris en compte si on est un peu curieux.

Et quand on diffuse un artiste français qui propose une musique sans support vocal ou dans une langue non francophone?

Je crois que l'article en parlait avec notamment Daft Punk qui n'a plus grand chose de français et qui n'est assurément plus francophone. ça passe avec Stromae parce qu'il est francophone avant d'être belge, mais ce serait compliqué d'expliquer à Stromae qu'on ne veut plus de lui en chantant en anglais alors qu'on continue de diffuser Daft Punk.

L'idée de cette loi c'est aussi d'encourager les producteurs à produire des chansons francophones, à dire à son artiste "coco, tu nous fais un single francophone sinon ça ne passe pas à la radio... pas de single, pas de radio... pas de radio, pas de vente d'album... pas de vente d'album, pas de Sacem... pas de Sacem, pas d'oseille".

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité O)))
Invités, Posté(e)
Invité O)))
Invité O))) Invités 0 message
Posté(e)

Jean-Eric Valli, président du groupement des “Indés Radios”, interviewé sur Voltage FM, dénonce un amendement “un peu vengeur” qui ne va que dans le sens des majors et pas des labels indépendants : en effet, selon lui, les musiciens qui ne sont pas signés sur de grosses maisons de disques chantent “surtout en langue anglaise”.

Les maisons de disques produisent moins d’artistes francophones ; et encore pire : sur 100 artistes qu’elles produisent, 83 sont en langue anglaise. Résultat, elles ne produisent pas ce qui est nécessaire [au fonctionnement] et nous demandent de passer ce qui n’existe pas.

La réponse du berger à la bergère : si on envisage ce genre de mesures, autant les appliquer également aux maisons de disques en leur imposant à elles aussi des quotas de chansons francophones. Et toc.

source: http://www.konbini.com/fr/tendances-2/radios-colere-quotas-franco/

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 152ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 37 524 messages
Maitre des forums‚ 152ans‚
Posté(e)

C'est faux, il y a des tas de festival de chanson francophone et c'est blindé de groupes... c'est pas ma came mais ça existe. Après la loi est aussi là pour les labels indépendants et leur dire qu'ils ont plus de chance d'exister en France en chantant en français que dans le monde en chantant en anglais en France. Un label indépendant devrait pouvoir être assez finaud pour comprendre qu'il lui faut aussi soutenir des groupes francophones pour continuer à exister...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité O)))
Invités, Posté(e)
Invité O)))
Invité O))) Invités 0 message
Posté(e)

C'est faux, il y a des tas de festival de chanson francophone et c'est blindé de groupes...

Des tas, c'est un élément argumentatif plus que vague.

On pourrait tout autant dire qu'il y a "des tas" de festivals de chanson non francophone et c'est aussi "blindé de groupes".

Et ça n'aurait pas plus de poids argumentaire.

Après la loi est aussi là pour les labels indépendants et leur dire qu'ils ont plus de chance d'exister en France en chantant en français que dans le monde en chantant en anglais en France. Un label indépendant devrait pouvoir être assez finaud pour comprendre qu'il lui faut aussi soutenir des groupes francophones pour continuer à exister...

Les labels indépendants font bien ce qu'ils veulent, puisqu'ils sont justement, indépendants.

S'ils sont en accord avec leur philosophie de la musique, leur conception et leur approche du marché du disque, qu'est ce qu'ils en ont à secouer de la loi sur les quotas de diffusions en radio?

Les labels indés auraient plus de chance d'exister en France en chantant en français que dans le monde en chantant en anglais en France? J'aimerai bien savoir sur quoi on se baserait pour prétendre cela.

Pour ma part, j'ai dans mes plus jeunes années, déjà fait partie d'un radio associative (de catégorie A), j'avais une émission hebdomadaire et j'avais carte blanche sur la programmation. Je mentirai pas en disant que j'ai dû programmer de 2003 à 2010, même pas une 30aine de chansons francophones. Parce que c'est mineur dans le genre traité et parce que j'en avais pas envie, tout simplement.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 152ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 37 524 messages
Maitre des forums‚ 152ans‚
Posté(e)

Des tas, c'est un élément argumentatif plus que vague.

On pourrait tout autant dire qu'il y a "des tas" de festivals de chanson non francophone et c'est aussi "blindé de groupes".

Et ça n'aurait pas plus de poids argumentaire.

Les labels indépendants font bien ce qu'ils veulent, puisqu'ils sont justement, indépendants.

S'ils sont en accord avec leur philosophie de la musique, leur conception et leur approche du marché du disque, qu'est ce qu'ils en ont à secouer de la loi sur les quotas de diffusions en radio?

Les labels indés auraient plus de chance d'exister en France en chantant en français que dans le monde en chantant en anglais en France? J'aimerai bien savoir sur quoi on se baserait pour prétendre cela.

Pour ma part, j'ai dans mes plus jeunes années, déjà fait partie d'un radio associative (de catégorie A), j'avais une émission hebdomadaire et j'avais carte blanche sur la programmation. Je mentirai pas en disant que j'ai dû programmer de 2003 à 2010, même pas une 30aine de chansons francophones. Parce que c'est mineur dans le genre traité et parce que j'en avais pas envie, tout simplement.

Des tas ça répond juste à la question: y a t'il des groupes francophones? Oui, assez pour que chaque ville de France organise un festival de la chanson francophone... est ce que dit comme ça, ça te convient mieux? Et quand bien même il n'y aurait qu'un seul festival de la chanson française, ça signifie qu'il y a au moins 2 ou 3 groupes en France, totalement inconnu parce que zéro passage en radio, qui existent... il est là mon argument et il est là leur mensonge: les groupes francophones existent.

Après oui les labels indépendants font absolument ce qu'ils veulent... au même titre que je peux monter mon groupe de métal speed indus conceptuel à base de triangles parce que c'est mon kiff et que je sais que je vais jouer de la musique pour me faire plaisir à moi parce que jamais personne ne va venir me voir... Mais si je veux être écouté je dois faire des efforts... la musique est un langage, si j'ai quelque chose à dire c'est moi de faire l'effort de l'exprimer correctement. Si je ne fais pas cet effort je fais de la musique pour moi (pour rien j'ai envie de dire)... là je vais l'effort d'écrire mais je foufzEGOUDSHLGDSMLGSH HV NHSV HGDHG là personne ne fera l'effort de comprendre ce que j'ai voulu dire... Même le punk suit des règles musicales... Même Pierre Boulez, c'est dire...

Du coup un label indépendant doit aussi apprendre à faire des efforts pour vivre... Si demain on me propose d'accompagner Bézu pour toucher de quoi enregistrer mon album dans un studio pro, je le fais. Du coup un label indépendant sait qu'il a plus de chance, de part la loi de 1994, de diffuser des chansons en français que des chansons en anglais... ça et le fait que les chansons chanté en anglais se retrouvent en concurrence direct avec de très grosses pointures américaines. Je pense qu'on a plus de chance de concurrencer les freros delavéga que rihanna.

Après je suis plutôt rock aussi et je pense que les français ne sont pas fait pour chanter du rock... les anglo saxon ont ACDC, Queen, Led Zep, the Who, Aerosmith, Métaloch, Gun's, Nirvana... et nous? Téléphone? Je parle pas du underground où on a une scène ultra riche, mais peut remplir le stade de France en rock français? Peut être Noir des' à la limite... Mais on a une tradition pour la chanson, l'histoire, la langue... et donc le français...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité O)))
Invités, Posté(e)
Invité O)))
Invité O))) Invités 0 message
Posté(e)

J'ai pas compris le rapport avec ce que j'avais écrit. Tu peux développer?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité O)))
Invités, Posté(e)
Invité O)))
Invité O))) Invités 0 message
Posté(e)

Des tas ça répond juste à la question: y a t'il des groupes francophones? Oui, assez pour que chaque ville de France organise un festival de la chanson francophone... est ce que dit comme ça, ça te convient mieux? Et quand bien même il n'y aurait qu'un seul festival de la chanson française, ça signifie qu'il y a au moins 2 ou 3 groupes en France, totalement inconnu parce que zéro passage en radio, qui existent... il est là mon argument et il est là leur mensonge: les groupes francophones existent.

Oui ils existent, et j'ai envie de dire "et alors?". Parce qu'on est en dessous des 40% décrétés par une loi à la con, à 1,1% près (38,9% au 1er semestre 2015, cf le rapport “Marché de la musique enregistrée – les résultats des 7 premiers mois 2015″ du SNEP), ça y est c'est la fin du monde, on tente d'asphyxier les gentils groupes français qui chantent en français?

Parce qu'en France, il existe aussi plein de groupes non francophones, et qui passent pas non plus en radio.

Après oui les labels indépendants font absolument ce qu'ils veulent... au même titre que je peux monter mon groupe de métal speed indus conceptuel à base de triangles parce que c'est mon kiff et que je sais que je vais jouer de la musique pour me faire plaisir à moi parce que jamais personne ne va venir me voir...

Je te parle de label et tu me parles de groupe...

Mais si je veux être écouté je dois faire des efforts... la musique est un langage, si j'ai quelque chose à dire c'est moi de faire l'effort de l'exprimer correctement.

Mince, attends, j'appelle Christian Vander pour lui expliquer que le kobaien c'est trop de la merde, qu'il a rien compris à la musique et que Seventh Rec/harmonia mundi sont trop dans l'erreur.

Puis tant qu'à faire, je vais aussi téléphoner à Sigur Ros pour leur expliquer que chanter en islandais ou en volenska (sorte de "langue" à moitié improvisée que seul le chanteur Jonsi comprend) est un frein énorme à leur carrière, parce que tu vos, la musique c'est un langage et que si tu veux percer, passer à fond en radio et te faire plein de thunes, faut trop baisser ton froc et faire des compromis de partout.

Si je ne fais pas cet effort je fais de la musique pour moi (pour rien j'ai envie de dire)... là je vais l'effort d'écrire mais je foufzEGOUDSHLGDSMLGSH HV NHSV HGDHG là personne ne fera l'effort de comprendre ce que j'ai voulu dire... Même le punk suit des règles musicales... Même Pierre Boulez, c'est dire...

Il n'y a pas besoin d'être compris verbalement pour être écouté et apprécié.

C'est le gros problème des politiques culturelles françaises "de base": c'est CHANSON CHANSON CHANSON CHANSON CHANSON.

On est écrasé par notre putain d'héritage à moitié artificiel de chanson française qui nous empêche d'avancer, le tout avec des politiques culturelles qui tentent de canaliser, quantifier la créativité, au lieu de la considérer dans son ensemble et sa diversité.

Et c'est exactement ce que tu concède de façon plus indulgente: "Après je suis plutôt rock aussi et je pense que les français ne sont pas fait pour chanter du rock... les anglo saxon ont ACDC, Queen, Led Zep, the Who, Aerosmith, Métaloch, Gun's, Nirvana... et nous? Téléphone? Je parle pas du underground où on a une scène ultra riche, mais peut remplir le stade de France en rock français? Peut être Noir des' à la limite... Mais on a une tradition pour la chanson, l'histoire, la langue... et donc le français..."

Du coup un label indépendant doit aussi apprendre à faire des efforts pour vivre... Si demain on me propose d'accompagner Bézu pour toucher de quoi enregistrer mon album dans un studio pro, je le fais. Du coup un label indépendant sait qu'il a plus de chance, de part la loi de 1994, de diffuser des chansons en français que des chansons en anglais... ça et le fait que les chansons chanté en anglais se retrouvent en concurrence direct avec de très grosses pointures américaines. Je pense qu'on a plus de chance de concurrencer les freros delavéga que rihanna.

Mais une fois encore, tout dépend de ce qui a poussé des mecs ou des meufs à monter un label indépendant. L'objectif de départ c'est de faire juste le max de blé? Il y a déjà les major pour ça et les places sont chères.

Moi j'aimerai que tu me démontre, par des exemples concrets, sourcés de labels français , ce que tu avances, à savoir que "les labels indés auraient plus de chance d'exister en France en chantant en français que dans le monde en chantant en anglais en France".

Ce à quoi j'ajouterai qu'un label indé français ne vise pas nécessairement le marché français...et que le marché étranger ne cherche pas nécessairement le chant en français.

Parce que des contre exemples à ton affirmation, j'en ai tout de suite deux qui viennent en tête car je les connais assez bien:

-Osmose production, label indé français qui a fait le gros de son beurre en signant essentiellement des artistes scandinaves, chantant en anglais. S'ils avaient voulu faire pareil avec la scène équivalente française, ils auraient coulés car les artistes hexagonaux n'étaient tout bonnement pas au même niveau, et je parle même pas des formations évoluant dans la langue de Molière, encore plus confidentiels.

-Season of mist, autre label indé français. Le boss a joué la vie de son label, après avoir signé un peu de tout (y compris du français francophone d'ailleurs), sur une seule "grosse" signature: Mayhem, à la fin des 90's. C’est grâce à ce groupe norvégien chantant en anglais que le label a pu survivre, croitre, signer d'autres pointures étrangères, au point d'avoir désormais une division aux USA.

Si ces deux labels avaient adopté la démarche dont tu parles, ils n'existeraient plus à l'heure actuelle.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 152ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 37 524 messages
Maitre des forums‚ 152ans‚
Posté(e)

J'ai vu King Crimson en concert ce mois... et j'écoute Poil en ce moment alors les plans barrés tu comprendras que c'est pas ce que j'appelle du n'importe quoi. Si tu files des instruments à des enfants de 5 ans pour la première fois et que tu enregistres tu auras ce que j'appelle du n'importe quoi. A partir du moment où les sons commencent à être élaboré c'est écoutable pour qui à l'oreille éduquée.

Sauf que les radios privées n'ont pas vocation à éduquer l'oreille mais à vendre des pubs. Et les publicitaires payent si y a de l'audience. Alors les radios font de l'audience pour être payé. C'est une histoire de pognon parce que si tu veux de la musique pas évidente, il y a des réseaux pour ça... Les radios privées, elles, doivent faire dans la musique évidente, la musique sans réflexion où on va tout de suite taper des mains avec un beat simple et une mélodie facile à retenir.

Si tu veux avoir une chance de toucher du pognon c'est là où il faut viser... en français. Parce que de toute façon, sans cette loi on diffusera la même merde, sauf que ce sera de la merde américaine. Avant 1994 personne ne programmait les groupes qui avaient une musique élaborée et ou peu évidente en première écoute, et ça n'a pas changé. La différence maintenant c'est que l'Etat touche plus de pognon avec les impôts de nos vedettes françaises. Mais si t'en a rien à foutre de faire carrière, t'as aussi des labels que ça intéresse et qui peuvent te trouver des dates si ton truc barré leur plait.

Après ces labels indépendants fonctionnent parce qu'il y a une clientèle pour ça. Après je suis pas dans les comptes mais un label indépendant n'as peut être pas non plus vocation à devenir une Major. Du coup un label métal par exemple va survivre avec les amateurs de métal...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité O)))
Invités, Posté(e)
Invité O)))
Invité O))) Invités 0 message
Posté(e)

J'ai vu King Crimson en concert ce mois... et j'écoute Poil en ce moment alors les plans barrés tu comprendras que c'est pas ce que j'appelle du n'importe quoi. Si tu files des instruments à des enfants de 5 ans pour la première fois et que tu enregistres tu auras ce que j'appelle du n'importe quoi. A partir du moment où les sons commencent à être élaboré c'est écoutable pour qui à l'oreille éduquée.

Tu peux expliquer le rapport avec le sujet et avec notre discussion?

Sauf que les radios privées n'ont pas vocation à éduquer l'oreille mais à vendre des pubs. Et les publicitaires payent si y a de l'audience. Alors les radios font de l'audience pour être payé. C'est une histoire de pognon parce que si tu veux de la musique pas évidente, il y a des réseaux pour ça... Les radios privées, elles, doivent faire dans la musique évidente, la musique sans réflexion où on va tout de suite taper des mains avec un beat simple et une mélodie facile à retenir.

Si tu veux avoir une chance de toucher du pognon c'est là où il faut viser... en français.

Alors explique moi pourquoi les radios privées qui veulent faire et qui font du fric boudent alors les artistes francophones, si pour faire du fric il faut viser en français.

Parce que là, c'est un peu contradictoire.

Parce que de toute façon, sans cette loi on diffusera la même merde, sauf que ce sera de la merde américaine. Avant 1994 personne ne programmait les groupes qui avaient une musique élaborée et ou peu évidente en première écoute, et ça n'a pas changé.

On a pas dû écouter ou connaitre les mêmes radios et le même parcours radiophonique alors.

Aussi loin que je me souvienne j'ai grandi avec une radio associative, créé en 1986, qui passait régulièrement des artistes à la musique vraiment peu accessible sur le plan musical.

Et j'ai grandi avec ma mère qui foutait Jazzafip tous les soirs à 19h, diffusant alors du jazz de tous horizons, quasi instrumental, rarement chanté en français, avec parfois (souvent même) du free jazz, expression musicale pas facile à assimiler pour le quidam.

La loi Toubon fut presque fatale à la programmation de FIP d'ailleurs à l'époque (et plus tard encore, car cette histoire de 40%, c’est un sujet marronnier pour les ministères de la culture successifs) .

Avec cette loi, on impose pas de la qualité, on impose pas de la diversité, on impose pas de la nouveauté, on impose pas des artistes émergents, on impose juste des quotas sur un seul critère: la langue.

Les radios libres La différence maintenant c'est que l'Etat touche plus de pognon avec les impôts de nos vedettes françaises. Mais si t'en a rien à foutre de faire carrière, t'as aussi des labels que ça intéresse et qui peuvent te trouver des dates si ton truc barré leur plait.

Après ces labels indépendants fonctionnent parce qu'il y a une clientèle pour ça. Après je suis pas dans les comptes mais un label indépendant n'as peut être pas non plus vocation à devenir une Major. Du coup un label métal par exemple va survivre avec les amateurs de métal...

Mais ça vaut aussi pour d'autres labels qui ne sont pas dans ce créneau musical précis.

C'est justement en se plongeant dans l'histoire des labels, leur philosophie, leur choix dans leurs signatures, leur façon de financer un projet, leur réseau hexagonal et en dehors, s'ils optent pour une distro en plus ou pas, que l'on peut vraiment savoir s'il est viable en d'opter - plus ou moins - un choix sur la francophonie ou non.

C'est ça le hic, c'est que la loi Toubon ne focalise que sur le maillon de la diffusion en occultant celui de la production. C'est se voiler la face quant aux tenants du marché du disque et surtout de la réalité des envies artistiques.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.


×