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Une société sans travail est-elle souhaitable ?


Savonarol

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Invité Simplicius
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Invité Simplicius
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Il me semble qu'un tel système n'est pas souhaitable pour une raison fondamentale : l'organe qui serait chargé d'assurer ce revenu indépendant du travail individuel serait structurellement tentaculaire et donc, très vite, sujet à imposer ses vues à ceux qu'il régit, sans possibilité pour ces derniers d'être vis à vis de lui autre chose qu'extrêmement dépendants.

Un tel système porte en lui les germes de la création d'un monstrueux Léviathan, dont le règne deviendrait très difficilement contestable de la part de ceux qui n'auraient plus d'autre possibilité que de tendre la sébile pour vivre.

Le risque totalitaire est trop important.

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Membre, 69ans Posté(e)
Bianka Membre 2 724 messages
Baby Forumeur‚ 69ans‚
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Assis sur une chaise longue je vous observe d'en haut vous agiter en bas.

Je ne tape pas sur les pauvres , c'est bien pire , je ne les aiment pas (pour la plupart) :noel:

Juste..un fils à papa...wacko.gif

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Membre, 69ans Posté(e)
Bianka Membre 2 724 messages
Baby Forumeur‚ 69ans‚
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Ca peut se débattre. Je ne pense pas que les revenus sociaux permettent de diminuer les ghettos. Au contraire même, je pense que les revenus sociaux favorisent la création de ghettos.

A bon !!! Alors là je ne vois pas comment ??? Normalement plus on a un bon revenu et plus on a de risque d'habiter dans de bon logements.....

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Il me semble qu'un tel système n'est pas souhaitable pour une raison fondamentale : l'organe qui serait chargé d'assurer ce revenu indépendant du travail individuel serait structurellement tentaculaire et donc, très vite, sujet à imposer ses vues à ceux qu'il régit, sans possibilité pour ces derniers d'être vis à vis de lui autre chose qu'extrêmement dépendants.

Un tel système porte en lui les germes de la création d'un monstrueux Léviathan, dont le règne deviendrait très difficilement contestable de la part de ceux qui n'auraient plus d'autre possibilité que de tendre la sébile pour vivre.

Le risque totalitaire est trop important.

Le totalitarisme ne me semble pas une ruse rhétorique efficiente pour porter discrédit à cette idée, dans la mesure où bien des prestations sociales sont aujourd’hui versées. Or, chacun peut observer que ces caisses d'allocations ne font ni pression sociale ni loi dans notre pays.

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Membre, Posté(e)
Leste Membre 2 502 messages
Baby Forumeur‚
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M. Harribey s'interroge sur un pan que ne prône pas du tout la théorie du revenu de base telle qu'elle a été formulée. Il considère qu'un tel revenu se substituerait aux autres aides sociales. Ce qui n'est pas une situation proposée par les théoriciens de cette idée. Je n'ai jamais consulté Wolfseberger. Aurais-tu une référence ? J'essaye de sourcer le plus possible mon propos...

J'ai expliqué plus haut que le coût d'une telle mesure ne serait pas si pharamineux du fait même des mécanismes de l'impôt. Par ailleurs, j'observe que fraude sociale, fraude fiscale et niches fiscales confondues, l'Etat s'assoie annuellement sur 150 milliards d'euros. Sans parler des gâchis et problèmes structurels de notre Etat. Or, il y a quelques années, avec se proposition un peu différente certes, un D. de Villepin avait chiffré à 30 milliards d'euros le coût annuel d'un tel revenu. Ce qui ne m'apparaît pas une marche insurmontable.

Si on se pose 2 min pour y réfléchir, des gens sans revenu ou en dessous du seuil de pauvreté se retrouveraient alors détenteurs d'un pouvoir d'achat supplémentaire afin de vivre décemment. Ils participeraient donc tout court ou davantage à l'économie : stimuli pour la demande, cette participation engendrerait aussi des rentrées d'argents pour l'Etat qui dépend aussi de la vitalité économique.

Euh ouais...

D'abord il faut bien différencier la fraude fiscale et sociale des niches fiscales qui n'ont rien à voir avec ceci. La fraude fiscale et sociale sont des fraudes comme le nom l'indique, donc dans le but de détourner, de cacher de l'argent illégalement. Les niches fiscales sont complètement différentes, elles sont légales et les niches fiscales sont faites par l'état dans le but de croitre l'économie. Quand l'état fabrique des lois comme la loi Pinel et toutes les nombreuses lois précédentes ceci, c'est dans le but que les personnes qui ont un peu d'argent participent à l'économie immobilière dans le but de construire de nouveaux bâtiments car la France est en manque de logements locatifs. Pour inciter les gens à construire, les investisseurs peuvent déduire des impôts. Les niches fiscales comme le prouve tous ces lois sur l'immobilier sont donc des accords passés, l'état est content d'avoir des investisseurs pour relancer le marché immobilier en contre-partie ces investisseurs qui s'engagent financièrement, légalement, avec donc toujours des prises de risque plus ou moins marqués peuvent déduire des impôts. Excusez-moi mais je ne mets pas ceci dans le même paquet que des gens qui fraudent en toute connaissance de cause. Les niches fiscales permettent à l'Etat de relancer l'économie, les investisseurs qui s'y engagent sont de moins en moins récompensés par l'Etat. La loi Duflot qui ne proposait plus rien d'intéressant a d'ailleurs été rapidement abandonnée car les investisseurs n'étaient pas très nombreux à s'y intéresser.

Ensuite vous parlez de 30 milliards d'euros concernant le cout du revenu de base et vous le comparez avec les fraudes fiscales et sociales ainsi que les niches fiscales.

Comme je l'ai dit précédemment les fraudes sont dans le but de nuire à l'état, si les fraudes fonctionnent cela veut donc dire que l'état n'en a pas connaissance dans la plupart des cas. Ensuite comme je vous l'ai dit les niches fiscales permettent à l'état un reboost de l'économie, l'état ne fait pas des niches fiscales dans le but de perdre de l'argent et de faire des cadeaux aux riches. On ne peut donc pas comparer les fraudes fiscales dont l'état n'a absolument pas le contrôle avec le revenu de base. On ne peut pas non plus comparer les niches fiscales qui ont pour but de booster l'économie avec le revenu de base qui ne boostera rien du tout.

Je pense que le revenu de base formaterait une société de fainéants. Dans certaines régions de France notamment dans le sud de la France ou l'on a moins de dépenses générales car les maisons sont moins isolées donc moins chère à l'achat, moins de factures de chauffage, moins de dépenses pour se vêtir, beaucoup de personnes pourrait se suffire de vivre avec 800 €. Je pense aussi que les personnes qui auront finis de payer leur maisons arrêteront de travailler et se suffiront de 800 € par mois. Je pense encore que beaucoup de personnes travailleraient à mi-temps ce qui leur ferait un revenu quasiment de 1400 € au plus bas en travaillant que 18 heures par semaines. Résultat : l'économie du pays en prendrait un sérieux coup. De plus, quelle éducation aux jeunes va t'on leur enseigner ? Il suffit de travailler peu pour vivre correctement ? La vie c'est à mon avis pas ceci, puisque l'homme a toujours appris à lutter pour avoir quelque chose, on se souvient encore de nos ancêtres qui n'avaient aucune retraite et qui bossaient jusqu'à la mort, la société risque non seulement de devenir fainéante mais en plus laisser-aller, il y aura même un manque de personnel dans les sociétés notamment dans les posts qui demandent le moins de qualification. Il y aurait encore un peu plus de délinquances, des jeunes sans diplômes qui gagnent 800 € par mois ne vont pas aller s'ennuyer à faire un post au SMIC pour gagner le double à peine. Enfin je rappelle que 30 milliards c'est un cout exorbitant pour l'état, de plus ceci ne profiterait ni aux commerces ni aux industries ni à la consommation générale puisque beaucoup de personnes cesseraient de travailler ou diminuerait leur travail.

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Membre, Posté(e)
Leste Membre 2 502 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

A bon !!! Alors là je ne vois pas comment ??? Normalement plus on a un bon revenu et plus on a de risque d'habiter dans de bon logements.....

Je ne parle pas de ceci, j'ai dis que les revenus sociaux favorisent d'avantage les ghettos. Le fait de donner des minimums sociaux à une grande partie de la population font que souvent ces personnes s'en contentent et n'ont finalement pas forcément l'envie de trouver un emploi. Du coup ces personnes s'enferment dans le social et font donc du social leur mode de vie. Il y a des personnes qui sont au RSA et qui n'ont pas envie de chercher du travail car elles ont un minimum vital suffisant.

Du coup travailler, ne les enchantent pas. Ainsi si les revenus minimaux étaient supprimés ou encore diminués, ces personnes seraient pousser à travailler.

Il me semble qu'un tel système n'est pas souhaitable pour une raison fondamentale : l'organe qui serait chargé d'assurer ce revenu indépendant du travail individuel serait structurellement tentaculaire et donc, très vite, sujet à imposer ses vues à ceux qu'il régit, sans possibilité pour ces derniers d'être vis à vis de lui autre chose qu'extrêmement dépendants.

Un tel système porte en lui les germes de la création d'un monstrueux Léviathan, dont le règne deviendrait très difficilement contestable de la part de ceux qui n'auraient plus d'autre possibilité que de tendre la sébile pour vivre.

Le risque totalitaire est trop important.

A l'heure actuelle seuls quelques pays notamment au nord ont essayé ce système. Les résultats ont prouvés que les gens ne s'arrêtaient pas énormément de travailler, mais c'est sans doute parce que justement ce sont des pays du nord comme le Canada, l'Angleterre, les USA et que travailler restent dans leur mentalité mais aussi que la vie dans les pays du nord est beaucoup plus chères que dans les pays du sud et qu'un revenu de base reste insuffisant pour vivre décemment.

Enfin on notera que tous ces pays et que tous les autres pays au monde qui ont essayé de mettre en place un revenu de base ont tous arrêté le teste sans aucune suite. Certainement pour une raison de coût trop important.

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Invité Simplicius
Invités, Posté(e)
Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

une ruse rhétorique

Cette ambition est au-dessus de ma condition !

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Invité Simplicius
Invités, Posté(e)
Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

dans la mesure où bien des prestations sociales sont aujourd’hui versées. Or, chacun peut observer que ces caisses d'allocations ne font ni pression sociale ni loi dans notre pays.

Juste quelques réflexions qui me font penser que cette idée est inopportune :

- Les prestations sociales relèvent, pour la majorité d'entre elles, d'une logique d'assurance et donc de couverture en cas de situation de faiblesse : maladie, perte d'emploi, vieillesse. Elles n'entrent absolument pas dans une conception de substitution naturelle de revenu. Le système de sécurité sociale, dans son fonctionnement depuis 1945, n'a donc pu créer aucun totalitarisme car il n'avait justement pas vocation à organiser une dépendance généralisée de la population. Dans l'optique envisagée, le but est autre et s'apparente comme à une dose de morphine, un confort ouaté où c'est la notion même d'existence qui est assimilée à une épreuve nécessitant une couverture.

- L'assistanat global qui résulterait d'un système de rente minimale viagère prévue dès la naissance, indépendante de toute notion de talent et d'effort, en organisant une situation de dépendance quasi absolue ferait entrer l'intégralité de la population dans une relation malsaine par rapport à l'organisme bureaucratique qui, concrètement, gérerait cette manne. C'est d'ailleurs le système qui avait cours en Union soviétique. En offrant les conditions objectives d'une déresponsabilisation sans conséquence, puisque la vie matérielle serait possible indépendamment de toute logique productive intellectuelle, elle présenterait le risque d'inciter les plus indolents à se laisser couler dans un lumpenprolétariat ouaté, que la satisfaction des besoins essentiels permis par la rente dissuaderait de toute remise en cause de l'ordre qui le permet.

- Outre le caractère potentiellement destructeur sur le plan économique (la collectivisation des moyens de production et donc l'inutilité de l'entreprise individuelle n'ayant, dans la feue URSS, débouché que sur des pénuries de production, notamment dans le domaine agricole), le risque majeur est celui de pressions extrêmement fortes exercées à l'encontre de ceux qui profiteraient de ce système, dans un environnement où la concurrence serait fatalement faussée puisque ceux qui perdraient le bénéfice de ces allocations devraient se débrouiller pour retirer d'une activité un revenu supérieur à celui de ceux dont une part serait définitivement assurée. Prenons un fleuriste. celui qui est assuré de toucher une rente mensuelle de 800 euros pourra organiser ses ventes de manière à ce que sa marge se contente de lui fournir un revenu complémentaire de 800 autres euros, plutôt que de 1600. Celui qui, pour indocilité, serait exclu de ce système se trouverait contraint de retirer une marge plus grande, donc d'augmenter ses prix. L'exclusion dans un monde où l'ensemble des autres acteurs bénéficierait d'une avance rentière s'apparenterait à la mort civile.

- Un tel moyen de pression est observable dans toute organisation où les revenus sont dépendants de la conformité du comportement avec les règles de l'entité pourvoyeuse du revenu. Ce n'est pas un hasard si le fonctionnariat, dont le statut oblige au devoir de réserve, se caractérise beaucoup par une prudence extrême dans l'expression d'opinions publiques. Un procureur ne saurait, ainsi, requérir à l'encontre des consignes de la Chancellerie. Et même dans l'éducation nationale, où les enseignants sont censés disposer d'une liberté pédagogique, le règne de l'avancement et du pas de vague font le deuil des consciences qui refusent de devenir jaunes. Ne parlons même pas du caractère intrusif de certaines grands groupes privés quant à la vie personnelle de leurs membres, par exemple par le biais de la PNL et autres stages d'entreprise. Inutile qu'un système soit carrément stalinien pour verser vers le totalitarisme. L'absence d'indépendance d'esprit se suffit à elle-même et le monde de Huxley est celui d'un dirigisme tentant, basé sur le plaisir obligatoire.

- il est indéniable que la conscience politique des citoyens, pour exister réellement, implique le refus de l'infantilisation, déjà contenue en germe dans le salariat mais aggravée par le système d'une rente gérée par l'Etat. C'est au contraire le monde des producteurs indépendants, propriétaires de leur outil de production, qui peut accoucher de citoyens qui décident réellement de la vie de la Cité. C'est l'hoplite grec ou le paysan-soldat romain non encore ruiné par les guerres italiques. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les régimes totalitaires ont toujours cherché à éradiquer les classes indépendantes, comme le massacre des Koulaks l'a attesté. Ceux qui maîtrisent l'origne et donc la gestion de leur revenu sont seuls à mêmes de posséder une indépendance politique réelle. Les autres systèlmes finissent toujours par promouvoir le règne d'une oligarchie, reposant souvent sur une bureaucratie tentaculaire dont la logique devient vite folle et incontrôlable.

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Membre, 69ans Posté(e)
Bianka Membre 2 724 messages
Baby Forumeur‚ 69ans‚
Posté(e)

Concrètement ....et d'après ce que je lie....

Il vaut mieux une société avec beaucoup d'inégalité. ( 10% ..de la population possède 85 % de la richesse ). !!!!

Aujourd'hui... Moins 2 degrés...des gens avec enfants couchent dans la rue !!! Et ne mangent pas à leurs faim.....

Continuons comme cela au nom du sacro saint travail soit disant garant du bon fonctionnement de notre si belle nation !!!

Pourtant on a créé soit disant de formidables robot capable de remplacer les humains dans leurs tâches rébarbatives... Répétitives !!!

Et....au lieu que tout cela profite à l'humain...Qu'en a t on fait ???? Sinon des actionnaires encore plus riches qu'ils n'étaient déjâ.....et ça !!! Ça sert à quoi ???

Un minimum à la naissance permettrait simplement de rétablir une incroyable injustice.....

Un mot au hasard dans tous les écrits ci dessus....

Infantilisation...

Parler d'infantilisation quand on est bien au chaud avec un ventre plein...tellement facile de faire de belles phrases quand on a reçu une très bonne éducation venant d'une très bonne école....

Et qui va dans ces très bonnes écoles???

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

Juste quelques réflexions qui me font penser que cette idée est inopportune :

- Les prestations sociales relèvent, pour la majorité d'entre elles, d'une logique d'assurance et donc de couverture en cas de situation de faiblesse : maladie, perte d'emploi, vieillesse. Elles n'entrent absolument pas dans une conception de substitution naturelle de revenu. Le système de sécurité sociale, dans son fonctionnement depuis 1945, n'a donc pu créer aucun totalitarisme car il n'avait justement pas vocation à organiser une dépendance généralisée de la population. Dans l'optique envisagée, le but est autre et s'apparente comme à une dose de morphine, un confort ouaté où c'est la notion même d'existence qui est assimilée à une épreuve nécessitant une couverture.

Le revenu de base n'a pas vocation à se substituer à quoi que ce soit. Par ailleurs, il ne peut se produire une dépendance politique (le RSA n'en est pas une, par exemple) du fait même du droit constitutionnel et des règlements de nos Caisses. Mieux, l'assurance d'un tel revenu pourrait favoriser un esprit d'entreprise puisque le risque de ruine serait amoindri.

- L'assistanat global qui résulterait d'un système de rente minimale viagère prévue dès la naissance, indépendante de toute notion de talent et d'effort, en organisant une situation de dépendance quasi absolue ferait entrer l'intégralité de la population dans une relation malsaine par rapport à l'organisme bureaucratique qui, concrètement, gérerait cette manne. C'est d'ailleurs le système qui avait cours en Union soviétique. En offrant les conditions objectives d'une déresponsabilisation sans conséquence, puisque la vie matérielle serait possible indépendamment de toute logique productive intellectuelle, elle présenterait le risque d'inciter les plus indolents à se laisser couler dans un lumpenprolétariat ouaté, que la satisfaction des besoins essentiels permis par la rente dissuaderait de toute remise en cause de l'ordre qui le permet.

Talent et effort sont des notions éminemment subjectives qui, fort heureusement, ne régissent pas notre économie basée sur le marché ni notre droit. La méritocratie est aujourd'hui clairement un trompe-l'oeil : nouveau féodalisme qui justifie des hauts revenus de personnes ayant des pouvoirs, face à qui une infirmière ou un policier ne m'apparaissent pas démériter. En outre, en URSS ce n'était pas le revenu qui était garanti, mais le travail.

Le travail subordonné et voué à la production matérielle me semble, de manière élémentaire, garanti par le marché. Nous aurons toujours besoin de nous nourrir, de nous vêtir, de services... et par voie de conséquence de produire et par là de travailler. D'autre part, c'est le travail libre qui se retrouverait favorisé.

Interrogez-vous : en dehors de leur travail contractuel ou libéral, les français sont-ils des oisifs ? Des paresseux ? J'observe l'activité associative et culturelle de notre pays, ou bien encore la vitalité des universités permanentes et je ne peux rien concéder de sérieux à cet a priori sur le revenu de base. D'ailleurs, les différents exemples historiques (j'en ai recencé quelques-uns dans ma synthèse sur mon blog) ne donnent aucun crédit à cette crainte d'une société de paresseux. A l'opposé des préjugés, les faits montrent que les personnes ayant cessé leur activité professionnelle dans ce contexte d'un revenu garanti sont une minorité. Ce sont avant tout des mères voulant consacrer plus de temps à l'éducation, ou bien des jeunes qui ont repris leurs études.

- Outre le caractère potentiellement destructeur sur le plan économique (la collectivisation des moyens de production et donc l'inutilité de l'entreprise individuelle n'ayant, dans la feue URSS, débouché que sur des pénuries de production, notamment dans le domaine agricole), le risque majeur est celui de pressions extrêmement fortes exercées à l'encontre de ceux qui profiteraient de ce système, dans un environnement où la concurrence serait fatalement faussée puisque ceux qui perdraient le bénéfice de ces allocations devraient se débrouiller pour retirer d'une activité un revenu supérieur à celui de ceux dont une part serait définitivement assurée. Prenons un fleuriste. celui qui est assuré de toucher une rente mensuelle de 800 euros pourra organiser ses ventes de manière à ce que sa marge se contente de lui fournir un revenu complémentaire de 800 autres euros, plutôt que de 1600. Celui qui, pour indocilité, serait exclu de ce système se trouverait contraint de retirer une marge plus grande, donc d'augmenter ses prix. L'exclusion dans un monde où l'ensemble des autres acteurs bénéficierait d'une avance rentière s'apparenterait à la mort civile.

Je renvoie à mon premier paragraphe sur la politique fiction de la "dépendance politique". L'entreprise n'a jamais été absente de l'URSS, en rechanche ses pouvoirs étaient limités et responsabilités sociales plus grandes. Je ne vante pas ce modèle. Cependant j'observe que dans la récentre crise de l'agro-alimentaire breton, seules les coopératives ont bien résisté. Il ne faut donc pas rejeter la liberté d'association, la mutualisation ou le collectivisme, peu importe le terme et ses nuances, pour eux-mêmes.

- Un tel moyen de pression est observable dans toute organisation où les revenus sont dépendants de la conformité du comportement avec les règles de l'entité pourvoyeuse du revenu. Ce n'est pas un hasard si le fonctionnariat, dont le statut oblige au devoir de réserve, se caractérise beaucoup par une prudence extrême dans l'expression d'opinions publiques.

En effet, les fonctionnaires ne râlent jamais publiquement..... ^^'

Un procureur ne saurait, ainsi, requérir à l'encontre des consignes de la Chancellerie. Et même dans l'éducation nationale, où les enseignants sont censés disposer d'une liberté pédagogique, le règne de l'avancement et du pas de vague font le deuil des consciences qui refusent de devenir jaunes. Ne parlons même pas du caractère intrusif de certaines grands groupes privés quant à la vie personnelle de leurs membres, par exemple par le biais de la PNL et autres stages d'entreprise. Inutile qu'un système soit carrément stalinien pour verser vers le totalitarisme. L'absence d'indépendance d'esprit se suffit à elle-même et le monde de Huxley est celui d'un dirigisme tentant, basé sur le plaisir obligatoire.

Un élu n'est pas un monarque. Les maux de notre démocratie sont un sujet à part, et bien évidemment se pose de plus en plus fort une refonte constitutionnelle dessinant les responsabilités des élus devant les citoyens. Ceci étant, la situation est belle et bien en France celle d'un Etat de droit avec ses lois et règlements qui font que le citoyen lambda ne se retrouve pas coupé de tous ses droits pour une opinion. Dans ce contexte, rien ne permet de penser qu'il en serait autrement dans l'application d'un revenu de base lancé dans ce même Etat de droit.

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Membre, Soleil d'Hiver, 60ans Posté(e)
Cassandre 0101 Membre 9 857 messages
60ans‚ Soleil d'Hiver,
Posté(e)

Euh ouais...

D'abord il faut bien différencier la fraude fiscale et sociale des niches fiscales qui n'ont rien à voir avec ceci. La fraude fiscale et sociale sont des fraudes comme le nom l'indique, donc dans le but de détourner, de cacher de l'argent illégalement. Les niches fiscales sont complètement différentes, elles sont légales et les niches fiscales sont faites par l'état dans le but de croitre l'économie. Quand l'état fabrique des lois comme la loi Pinel et toutes les nombreuses lois précédentes ceci, c'est dans le but que les personnes qui ont un peu d'argent participent à l'économie immobilière dans le but de construire de nouveaux bâtiments car la France est en manque de logements locatifs. Pour inciter les gens à construire, les investisseurs peuvent déduire des impôts. Les niches fiscales comme le prouve tous ces lois sur l'immobilier sont donc des accords passés, l'état est content d'avoir des investisseurs pour relancer le marché immobilier en contre-partie ces investisseurs qui s'engagent financièrement, légalement, avec donc toujours des prises de risque plus ou moins marqués peuvent déduire des impôts. Excusez-moi mais je ne mets pas ceci dans le même paquet que des gens qui fraudent en toute connaissance de cause. Les niches fiscales permettent à l'Etat de relancer l'économie, les investisseurs qui s'y engagent sont de moins en moins récompensés par l'Etat. La loi Duflot qui ne proposait plus rien d'intéressant a d'ailleurs été rapidement abandonnée car les investisseurs n'étaient pas très nombreux à s'y intéresser.

Ensuite vous parlez de 30 milliards d'euros concernant le cout du revenu de base et vous le comparez avec les fraudes fiscales et sociales ainsi que les niches fiscales.

Comme je l'ai dit précédemment les fraudes sont dans le but de nuire à l'état, si les fraudes fonctionnent cela veut donc dire que l'état n'en a pas connaissance dans la plupart des cas. Ensuite comme je vous l'ai dit les niches fiscales permettent à l'état un reboost de l'économie, l'état ne fait pas des niches fiscales dans le but de perdre de l'argent et de faire des cadeaux aux riches. On ne peut donc pas comparer les fraudes fiscales dont l'état n'a absolument pas le contrôle avec le revenu de base. On ne peut pas non plus comparer les niches fiscales qui ont pour but de booster l'économie avec le revenu de base qui ne boostera rien du tout.

Je pense que le revenu de base formaterait une société de fainéants. Dans certaines régions de France notamment dans le sud de la France ou l'on a moins de dépenses générales car les maisons sont moins isolées donc moins chère à l'achat, moins de factures de chauffage, moins de dépenses pour se vêtir, beaucoup de personnes pourrait se suffire de vivre avec 800 €. Je pense aussi que les personnes qui auront finis de payer leur maisons arrêteront de travailler et se suffiront de 800 € par mois. Je pense encore que beaucoup de personnes travailleraient à mi-temps ce qui leur ferait un revenu quasiment de 1400 € au plus bas en travaillant que 18 heures par semaines. Résultat : l'économie du pays en prendrait un sérieux coup. De plus, quelle éducation aux jeunes va t'on leur enseigner ? Il suffit de travailler peu pour vivre correctement ? La vie c'est à mon avis pas ceci, puisque l'homme a toujours appris à lutter pour avoir quelque chose, on se souvient encore de nos ancêtres qui n'avaient aucune retraite et qui bossaient jusqu'à la mort, la société risque non seulement de devenir fainéante mais en plus laisser-aller, il y aura même un manque de personnel dans les sociétés notamment dans les posts qui demandent le moins de qualification. Il y aurait encore un peu plus de délinquances, des jeunes sans diplômes qui gagnent 800 € par mois ne vont pas aller s'ennuyer à faire un post au SMIC pour gagner le double à peine. Enfin je rappelle que 30 milliards c'est un cout exorbitant pour l'état, de plus ceci ne profiterait ni aux commerces ni aux industries ni à la consommation générale puisque beaucoup de personnes cesseraient de travailler ou diminuerait leur travail.

bonjour,

je comprends votre position de vue mais dans le cas où vous auriez raison que les gens se contenteraient d'un simple mi temps en plus de ce revenu de base je ne pense nullement que ça serait négatif pour l'économie du pays par ce que il y aurait donc du travail pour tous car en additionnant tous les mi temps cela fera travailler tout le monde, 2 mi temps pour un temps plein ça fait 2 personnes au travail au lieu d'une et plus d'allocations chômage à verser à quiconque, ni de RSA car tout le monde travaillerait et par conséquent plus de CMU et CMUC car revenus suffisants pour vivre (mi temps + revenu de base) et plus d'aides diverses et variées comme en ce moment certaines personnes en bénéficient

ce principe serait bon en définitive

et puis qui se suffirait de 1400 euros par mois? (je reprends votre écrit):sleep:

croyez vous sincèrement qu'on puisse vivre avec cela? là à l'heure actuelle? oui si on se contente de peu mais si on a envie de partir en week ends en vacances se faire des plaisirs des sorties ou autres, des achats hight tech?

Si on lit bien mon sujet, on voit qu'il est écrit "une société sans travail est-elle souhaitable" et non "possible". La problématique que je dégage ici n'est pas "peut on le faire?" mais " l'humanité est-elle capable de vivre sans avoir à se surpasser, sans avoir de raison de se plaindre et sans trop connaître la peur et la souffrance"?

C'est plus une question de philo au fond.

je pense que oui pour beaucoup en tout cas.

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Membre, Posté(e)
EgoSansRire Membre 126 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Juste..un fils à papa...wacko.gif

Une société sans "pauvres" est-elle souhaitable ?

Fichtre non c'est remettre en cause la hiérarchie.

Et la hiérarchie ce n'est pas rien. :smile2:

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Invité Atrebate
Invités, Posté(e)
Invité Atrebate
Invité Atrebate Invités 0 message
Posté(e)

La justice sociale, c'est donner à chacun les moyens de faire, pas les moyens de ne rien faire.

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Membre, Posté(e)
shyiro Membre 15 609 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

La liberté c'est de ne pas etre obligé de travailler ...

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Membre, 69ans Posté(e)
Bianka Membre 2 724 messages
Baby Forumeur‚ 69ans‚
Posté(e)

Un minimum social n'empêcherai rien...Juste il permettrait de ne pas dépendre des restos du cœur ..Il ne permets même pas de pouvoir se loger dignement dans beaucoup d'endroits..Qui aujourd'hui peut vivre avec 800 euros ???

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Membre, Posté(e)
jp.li-font Membre 76 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Une question à était posé .l'humanité peut elle ce passer de travailler.

Un gros problème ce pose et tous le monde parle de la même chose ,l'argent

Oui il et la

Ils faudraient déjà ce posé la question .peut ont supprimer l'argent

Car je fais remarqué que les seule civilisation qui connaissent pas le travail ne connaissent pas l'argent non plus exemple les indigènes,les inouite

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Membre, Posté(e)
coucoucou Membre 8 195 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Les inuits ne bossent pas??????? :| C'est une blague???????????????ils triment a longueur de journée dans des conditions extrémes pour juste manger, boire et ne pas mourir de faim, et vous appelez ça, ne pas travailler??????????????

Faut vraiment réfléchir avant d'écrire n'importe quoi.

Il y a des religieux indiens qui vivent de la charité de leurs concitoyens parce que ces derniers attendent d'eux qu'ils leur apportent le bonheur......là, ok....mais toutes les tribus indigénes travaillent à leur survie.

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Membre, Posté(e)
EternelVoyageur Membre 2 056 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Quoi donc ?

Le misérabilisme ?

Si le travail suffisait a ne pas être misérable ce serait déjà un début de liberté ...

Quand a une société sans travailler ,pour ma part j'ai essayé ,et me suis trop ennuyé ,malgré mon gout pour les voyages ,les découvertes et bien d'autres choses .....

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Invité The Black Cat
Invités, Posté(e)
Invité The Black Cat
Invité The Black Cat Invités 0 message
Posté(e)

Un minimum social n'empêcherai rien...Juste il permettrait de ne pas dépendre des restos du cœur ..Il ne permets même pas de pouvoir se loger dignement dans beaucoup d'endroits..Qui aujourd'hui peut vivre avec 800 euros ???

Il faciliterait la chose pour les modestes revenus au moins.

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Membre, Posté(e)
LumiFrere Membre 16 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Selon moi,

Ce n'est pas parce qu'il y aurait un "revenu de base" que forcément les gens deviendraient oisifs.

Certaines personnes auraient envie de profiter de la vie, de se reposer, ou de découvrir le monde. Cela leur ferait le plus grand bien, et ils ouvriraient leurs horizons, agrandiraient leur champ de conscience; Peut-être alors qu'ils deviendraient reconnaissants d'avoir eu cette chance, et qu'ils souhaiteraient alors participer à la pérénité d'un tel monde, pour leur descendance aussi. Ils reviendraient donc au sein du monde du "travail", en cherchant en quoi ils pourraient être utiles, tout en ayant un métier qui leur plaise, ce qui les rendrait plus efficaces et motivés.

Ensuite, si un tel système était mis en place, cela nous permettrait d'identifier les métiers qui séduisent le moins de personnes. Et ainsi, nous pourrions concevoir d'augmenter les salaires de ces métiers, ou bien de nous focaliser sur l'élaboration de moyens automatisés pour remplacer l'humain dans ces tâches considérées comme ingrates. Dans le même ordre d'idée, nous pourrions concevoir alors d'augmenter les effectifs d'enseignements pour les filières qui seraient les plus demandées, et développer ces secteurs.

Enfin, les personnes qui ne se sentiraient plus obligées de travailler pour survivre, pourraient éduquer elles-mêmes leurs enfants, passer du temps avec leurs proches comme leurs anciens qui actuellement sont pour beaucoup délaissés, et ainsi les savoirs passeraient plus facilement de génération en génération.

C'est donc potentiellement envisageable et cela pourrait même constituer une évolution majeure dans le futur, jusqu'à l'abolition complète du principe de l'argent, qui serait l'étape suivante.

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