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Tous les Français sont nationalistes - Par définition.


Tychon

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Membre, Posté(e)
Tychon Membre 44 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

J'aimerai ouvrir un débat constructif sur la notion moderne de nation et sur l'essor de ce mouvement.

Les nations sont-elles issues d'un désir populaire global ou furent-elles imposées par un groupe?

Peut-on être "Français" (par exemple) et anti-nationaliste sans contradiction?

Que deviennent les cultures populaires lorsqu'elles sont englouties par la nation?

Les britanniques ont-ils une nation?

« Renan déclara en 1882 : « L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. [...] Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencées, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Extrait du livre de Shlomo Sand, « COMMENT LE PEUPLE JUIF FUT INVENTÉ. ».

A lire ces lignes, on a plutôt l'impression que les nations sont des outils vouées à la disparition. Y aurait-il une main qui contrôle ces outils?

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Invité Atrebate
Invités, Posté(e)
Invité Atrebate
Invité Atrebate Invités 0 message
Posté(e)

Le nationalisme c'est le combat pour la défense de la pérennité de la nation.

C'est un combat radical.

C'est le mouvement dans lequel il y a le plus de discordes.

Le surmoi :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Surmoi Culture, ce qu'il convient de faire.

Nationalisme ou anti-nationalisme.

http://scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=852:lenracinement-s-weil-elements-pour-une-anthropologie-de-la-souverainete-par-dela-droite-et-gauche&catid=52:philosophie&Itemid=55

"la participation active, réelle et naturelle à l’existence de sa collectivité"

De l'enracinement. (attention, elle est juive :D )

Territorialité.

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 668 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Bonjour Tychon,

Si je me réfère à ce que je comprends de l’histoire, la nation est l’aboutissement d’une prise de conscience des liens linguistiques et culturels qui unissent un peuple.

Paradoxalement, cette perception de nation n’est pas façonnée par la volonté ou le souhait des individus, mais par les épreuves collectives rencontrées par un peuple.

Une nation est reconnue,distinguée, nommée, d’abord par les nations voisines concurrentes ou ennemies.Ce qui me fait penser que les nations n’existeraient sans doute pas, si l’adversité et la justification continuelle d’un combat pour leur existence venait à disparaître.

Je partage le point de vue et la description de Renan, lorsqu’il précise que les nations ne sont pas éternelles.

Mais leur empreinte resterait profondément ancrée dans notre mémoire collective, et nos représentations mentales symboliques,si elle venait à disparaître.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Salut Tychon,

Ta phrase d'accroche ("Tous les français sont nationalistes.") paraît évidente en première lecture, ce devrait être une espèce de tautologie comme on dirait que ("Tous les êtres vivants luttent pour la vie.").

A un individu qui ferait l'apologie du suicide ou qui critiquerait la vie elle-même (parce qu'elle est dangereuse et brutale), on pourrait de bon droit lui demander : "Pourquoi ne te suicides-tu pas?".

De la même façon, à celui qui ferait l'apologie de l'anarchisme ou qui critiquerait la nation elle-même, nous sommes toujours tentés de lui demander : "Pourquoi habites-tu en France?".

Le drame de la France, c'est que les autorités naturelles sur lesquelles elle était fondée (les ecclésiastiques et les hommes politiques entre autres) se sont gravement discréditées durant la seconde guerre mondiale, ce qui a porté atteinte à l'idée de nation elle-même, d'autant plus qu'au lendemain de la seconde guerre, l'économie est entrée dans un cercle vertueux d'une trentaine d'années (les fameuses Trente Glorieuses) à l'issue desquelles aura lieu cette ultime manifestation (ou ultime libération), dont certains continuent aujourd'hui de s'en faire des gorges chaudes (mai 1968).

Nous avons ainsi donné naissance à une mouvement complètement anti-naturel, qui contrevient à l'élan vital le plus élémentaire (cette fierté nationale liée aussi à la fierté de soi et la lutte pour la vie) : en fait, au nom de la lutte pour la vie, nous avons mené la lutte contre la nation, et c'est alors la naissance du mouvement hippie, pacifiste, faisant l'apologie de la nudité, de la drogue, du sexe, etc... Nous avons simplement perdu de vue cette identité collective (la nation), car nous y voyions un danger potentiel pour notre identité personnelle (la vie), et nous avons alors vu naître des mouvements comme le relativisme culturel (Lévi-Strauss) ou le déterminisme social (Pierre Bourdieu).

Mais cela est une illusion liée à l'opposition factice et vaine de la nature et de la culture, dans un mouvement un peu fou qui consiste à vouloir se "déconditionner", retourner aux racines, retrouver son "moi intérieur" ou une véritable authenticité, loin de toutes entraves pour jouir de la vie encore et toujours. Nous avons oublié que nous avons besoin d'un groupe d'appartenance culturelle relativement stable pour assurer notre survie et celle de notre descendance. En gros, nous avons besoin du groupe et d'une certaine cohésion, d'avoir des leaders qui propagent des messages forts et clairs, d'entretenir des traditions et un certain esprit collectif, pour survivre en tant qu'individu à plus ou moins long terme.

Nous subissons encore aujourd'hui les conséquences fâcheuses de ce mouvement 68-ard : chacun avait l'impression que restaurer l'esprit de la nation impliquerait qu'il doive faire des sacrifices personnels injustifiés (un peu comme dans une situation du dilemme du prisonnier), alors que ce serait un investissement sur le moyen ou le long terme. Alors cette idée a été mise de côté pendant un temps, mais maintenant qu'économiquement beaucoup de ménages ne suivent plus, et que nous avons la certitude que ça n'ira pas en s'arrangeant, curieusement le nationalisme reprend le dessus :sleep: :)

C'est fondamentalement une très bonne chose que cette prise de conscience ait lieu, encore faut-il, non seulement tirer des leçons de l'histoire, mais également en tirer les bonnes leçons...

Quand on regarde les choses objectivement : notre pays a beaucoup trop souffert du nazisme, du communisme ou de l'anarchisme (affilié aux mouvements de 1968), ou même du pétainisme, pour que quiconque de véritablement français et nationaliste (ce qui implique l'amour pour son pays) puisse se revendiquer de ces mouvements, à moins de sombrer dans un profond révisionnisme. Les nazis et les fascistes étaient les ennemis de la France, et ils le sont toujours!

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Membre, Posté(e)
Zelig Membre 5 446 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

http://classiques.uq...tion_texte.html

Je donne en lien l'intégralité de l'admirable texte d'Ernest Renan qui me semble loin d'être démodé (même s'il date de 1882), car lucide et universel à la fois, et très loin de toutes ces théories délirantes du complot, des maîtres et des esclaves et toutes ces absurdités qui semblent hélas avoir le vent en poupe chez les paranoïaques issus des milieux politiques extrémistes contemporains.

Renan fut un vrai, un grand visionnaire, qui avait tout de suite compris vers quel gouffre le racisme institutionnel et les théories du Blut und Boden germaniques allaient hélas mener tant de peuples, chez toutes ces personnes qui s'imaginent être intrinsèquement meilleures ou supérieures que les autres du fait de leur seule naissance. Et déjà, Renan annonce l'Europe, la prééminence de la démocratie, et par là, le Monde.

Voilà une des raisons qui m'a donné envie de devenir français: la beauté de cette langue, et la générosité, la justesse de ces idéaux-là qui contrastent tellement avec la réalité sociale et politique de mon pays d'origine, ses désirs égoïstes et étriqués et surtout la façon dont en Russie le nationalisme ne s'est traduit que par un culte de l'autorité verticale, la haine des autres, leur soumission et leur mise au pas systématique au sein de cet empire hétéroclite ou tant de peuples et tant de millions d'innocents ont été systématiquement assassinés, dépossédés et exterminés.

Et voici sa conclusion:

=============================

Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie.

Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l'heure : « avoir souffert ensemble » ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. Oh ! je le sais, cela est moins métaphysique que le droit divin, moins brutal que le droit prétendu historique. Dans [42] l'ordre d'idées que je vous soumets, une nation n'a pas plus qu'un roi le droit de dire à une province : « Tu m'appartiens, je te prends. » Une province, Pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu'un en cette affaire a droit d'être consulté, c'est l'habitant. Une nation n'a jamais un véritable intérêt à s'annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le voeu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir.

Nous avons chassé de la politique les abstractions métaphysiques et théologiques. Que reste-t-il, après cela ? Il reste l'homme, ses désirs, ses besoins. La sécession, me direz-vous, et, à la longue, l'émiettement des nations sont la conséquence d'un système qui met ces vieux organismes à la merci de volontés souvent peu éclairées. Il est clair qu'en pareille matière aucun principe ne doit être poussé à l'excès. Les vérités de cet ordre ne sont applicables que dans leur ensemble et d'une façon très générale. Les volontés humaines changent ; mais qu'est-ce qui ne change pas ici-bas ? Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. À l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître.

Par leurs facultés diverses, souvent opposées, les nations servent à l'oeuvre commune de la civilisation ; toutes apportent une note à ce grand concert de l'humanité, qui, en somme, est la plus haute réalité idéale que nous atteignions. Isolées, elles ont leurs parties faibles. Je me dis souvent qu'un individu qui aurait les défauts tenus chez les nations pour des qualités, qui se nourrirait de vaine gloire ; qui serait à ce point jaloux, égoïste, querelleur ; qui ne pourrait rien supporter sans dégainer, serait le plus insupportable des hommes. Mais toutes ces dissonances de détail disparaissent dans l'ensemble. Pauvre humanité, que tu as souffert ! que d'épreuves t'attendent encore ! Puisse l'esprit de sagesse te guider pour te préserver des innombrables dangers dont ta route est semée !

Je me résume, Messieurs. L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu'exige l'abdication de l'individu au profit d'une communauté, elle est légitime, elle a le droit d'exister. Si des doutes s'élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d'avoir un avis dans la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre à terre. « Consulter les populations, fi donc ! quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyens &une simplicité enfantine. » - Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.

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Membre, 37ans Posté(e)
atlanta07 Membre 39 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
Posté(e)

Il faut se méfier des extrêmes. J'ai grandis dans un pays "nationaliste" où le gouvernement en place n'avait pas hésitait à faire tirer sur son peuple et à massacrer tout ceux et toutes celles qui avait voté pour le camp adverse.

Un pouvoir équilibré c'est un gouvernement d'ouverture, avec des élus au Parlement et au Sénat qui représentent toutes les sensibilités politique. Attribuer un maximum de décisions possibles aux représentants du peuple et limiter le pouvoir du Président en place et son gouvernement est une excellente décision.

N'oublions pas qu'Hitler est arrivé au pouvoir par le biais de la démocratie et chacun sait ce qu'il s'est passé après !

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Membre, 53ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
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Pour moi ça relève tout simplement du besoin d'appartenance à un groupe, sans doute due à un réflexe de survie. Le nationalisme ne voulait rien dire à l'époque du nomadisme et il ne voudra plus rien dire non plus lorsque les nations s'uniront entre elles pour quelque chose de plus grand... Au même titre qu'on est passé du nomadisme à un petit village, une ville, un département, une région etc.

Je suis français, c'est mon appartenance. Comme je suis aussi Auvergnat... et demain je me sentirais plus européen. Peu importe l'appartenance du moment que je puisse me définir par rapport à un groupe.

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Membre, 64ans Posté(e)
Aglaglae Membre 2 503 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)

J'aimerai ouvrir un débat constructif sur la notion moderne de nation et sur l'essor de ce mouvement.

Les nations sont-elles issues d'un désir populaire global ou furent-elles imposées par un groupe?

Peut-on être "Français" (par exemple) et anti-nationaliste sans contradiction?

Que deviennent les cultures populaires lorsqu'elles sont englouties par la nation?

Les britanniques ont-ils une nation?

« Renan déclara en 1882 : « L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. [...] Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencées, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Extrait du livre de Shlomo Sand, « COMMENT LE PEUPLE JUIF FUT INVENTÉ. ».

A lire ces lignes, on a plutôt l'impression que les nations sont des outils vouées à la disparition. Y aurait-il une main qui contrôle ces outils?

Les nations sont bien evidemment le fruit d' "arrangements" successifs entre representants élus ou auto-proclamés de groupes de population. Une nation est finalement une representation geographique avant tout, sur laquelle a été batie une culture plus ou moins bien acceptée par les differents groupes presents dans cette geographie.

Donc, effectivement, les nations ont une durée de vie. Nous sommes aujourd'hui français, comme nos ancetres pouvaient se sentir bretons ou normands. Nos petits-enfants seront peut-etre avant tout européens.

Tout dépendra de l'evolution des institutions européennes.

Quand à etre nationaliste, tout depend de ce que tu entends par nationaliste.

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Membre, Posté(e)
EternelVoyageur Membre 2 056 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Me semble que le sentiment nationaliste est plus le résultat de l'instinct grégaire de la plupart des gens, que le sentiment d'appartenance a une idéologie nationale ,n'est qu'a écouter et lire ce que bcp écrivent ici ,jamais contents ,éternels insatisfaits ,mais se cramponnant de toutes leurs forces a leur "appartenance nationale"

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Membre, 53ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
Posté(e)

Il y a un siècle je dis pas... Un pays se montre discourtois avec nous, on a une revanche à prendre, on excite un peu le sentiment nationaliste et les hommes partent à la guerre avec plus ou moins la baïonnette dans le dos. Qui aujourd'hui risquerait sa vie pour sauver un bout de terrain? Qu'est ce qui serait capable de nous faire prendre les armes? Luc Ferry dit (dans La révolution de l'Amour) que c'est l'Amour et je le rejoins sur cette analyse. La seule chose qui me ferait prendre les armes c'est seulement si des gens s'en prenait à ma famille et à mes amis. Que la Chine envahisse l'Europe comme l'a fait Rome et je sais que nous nous adapteront à cette nouvelle invasion comme nous nous sommes adapté à Rome.

Il y a 100 ans le nationalisme allait nous faire vivre l'horreur d'une guerre fratricide, alors qu’aujourd’hui on ne se rend même plus compte qu'on passe la frontière et que l'Allemagne est devenue plus qu'un partenaire.

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Membre, 42ans Posté(e)
loanh Membre 429 messages
Baby Forumeur‚ 42ans‚
Posté(e)

t'a aussi le droit d'avoir grandi dans un pays avec des valeur et une culture et avoir envie de la préservé tout simplement, de nos jour tout se perd, et je parle pas que de la france mais trouver des choses d'origine c'est dure maintenant, de l'authenticité dans les culture, c'est bien d'évoluer mais certaine chose sont belle aprce qu'avec un sens et elle sont pure, certaine tradition ne devrai pas se perdre

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Membre, 53ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
Posté(e)

Quand j'étais gosse, y avait ce pantalon en velours côtelé que j'adorais... Je le mettais tous les jours et je faisais en sorte de le faire laver le samedi pour que lundi matin je puisse le remettre... Et puis un lundi matin je n'ai plus réussi à rentrer dedans... J'étais devenu grand... et puis j'ai arrêté aussi de porter des costumes superman, bref tout ce qui faisait sens dans ma vie allait passer à la poubelle.

En grandissant j'ai aussi eu l'occasion de voyager... Alors que je trouvais que la France était un peu trop comme ci ou un peu trop comme ça j'ai eu l'occasion de visiter des dizaines de pays très différent et j'en ai tiré la conclusion que l'herbe n'était pas plus verte ailleurs, mais que notre herbe n'était pas la plus belle non plus. Du coup le nationalisme qui préserve des valeurs (qui ne sont sans doute pas les miennes) je ne suis pas sur de vouloir y tenir non plus... et il me plait de faire passer des valeurs "trop petites" à la poubelle. D'autant que culturellement on est vachement proche de l'Allemagne; on a même la statue d'un empereur commun sur le parvis de Notre Dame...

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 25 105 messages
scientifique,
Posté(e)

la nation est une notion du 3° cercle !

en effet tout individu est inclus dans une ensemble de contingences qui s'emboîtent à la façon des poupées russes :

- l'individu

- sa famille

- son groupe social

- sa nation

- l'humanité.

Chacun de ces niveaux implique des droits et des devoirs.

Droit à l'existence et devoir de sauvegarde.

les inquiétudes sur l'écologie concernent l'avenir de l'humanité alors que le devoir"militaire" concerne la nation.

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Membre, Posté(e)
amissa somnium Membre 3 982 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Il faut se méfier des extrêmes. J'ai grandis dans un pays "nationaliste" où le gouvernement en place n'avait pas hésitait à faire tirer sur son peuple et à massacrer tout ceux et toutes celles qui avait voté pour le camp adverse.

Un pouvoir équilibré c'est un gouvernement d'ouverture, avec des élus au Parlement et au Sénat qui représentent toutes les sensibilités politique. Attribuer un maximum de décisions possibles aux représentants du peuple et limiter le pouvoir du Président en place et son gouvernement est une excellente décision.

N'oublions pas qu'Hitler est arrivé au pouvoir par le biais de la démocratie et chacun sait ce qu'il s'est passé après !

Par définition ,un pays qui se dit nationaliste et qui tire sur sa population démontre qu'il ne l'ai pas ,la base de la nation c'est le peuple .. mais les définitions de ce mot vont bon train ,personnellement ,je me défini comme "Terramiste " ,je croit que le mot nationaliste est démoder ,l'amour de la terre ou l'ont vie transcende d'après moi,la nation ,la France peut changer de nom et avant ,elle n'avais pas celui ci ,pourtant,la courbe du temps à abouti à une culture ,une histoire ,des tragédies et des moments heureux ect.. c'est ce fil d'ariane pour moi qui compte ,pas le nom de la terre dans l'instanté .

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Membre, Posté(e)
Gui68 Membre 18 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

La base de la nation est effectivement le peuple , d'où qu'il vienne , race , religion ect..

Justement pour parler de la nation , la France est un très bon exemple , car justement le modèle français d'assimilation ( unique au monde ) a permis aux différentes vagues d'immigration depuis 150 ans de se fondre dans le moule culturel français et de participer à l'édification de la nation 'France .

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

la nation est une notion du 3° cercle !

en effet tout individu est inclus dans une ensemble de contingences qui s'emboîtent à la façon des poupées russes :

- l'individu

- sa famille

- son groupe social

- sa nation

- l'humanité.

Chacun de ces niveaux implique des droits et des devoirs.

Droit à l'existence et devoir de sauvegarde.

les inquiétudes sur l'écologie concernent l'avenir de l'humanité alors que le devoir"militaire" concerne la nation.

j'en connais qui rêvent de s'affranchir d'au moins trois cercles et qui résument leur situation par deux pôles

l'un considérant l'autre comme celui qui doit assurer sa survie ....

l'individu

l'humanité

on retrouve un peu ce schéma avec plus de nuances chez les animaux

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Membre, Posté(e)
Tychon Membre 44 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Merci à tous pour vos avis et informations.

Il est intéressant de noter que personne ne considère la nation comme un danger, un système d'exploitation.

Par l'exemple de Renan, je tenais surtout à démontrer que les nations sont issues d'un désir conscient d'une fraction de la population et qu'elles n'ont jamais fait l'objet d'un plébiscite populaire. Elle disparaitrons comme est sont nées, par un désir oligarchique. Point d'appui de la démocratie bourgeoise, elles ont servi à monter les peuples les uns contre les autres au profit d'une oligarchie.

La nation s'est construite en France (et ailleurs) sur une nouvelle valeur sacrée. Le droit à la propriété privée, le droit des rentiers, à remplacer celui du peuple.

Un constat qui s'impose au vue de tous les crimes commis en son nom. Le plus grave étant d'avoir fait des cultures traditionnelles du folklore.

«  Je ne pense pas que j'aurais pu écrire le livre que j'ai écrit sur le nationalisme si je n'étais pas capable de pleurer, avec l'aide d'un peu d'alcool, en écoutant des chants folkloriques [...]. »

Ernest Gellner, « Réponse aux critiques », 1996. » Extrait de: Shlomo Sand. « COMMENT LE PEUPLE JUIF FUT INVENTÉ. »

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Membre, 53ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
Posté(e)

La nation est un concept et ne peut pas être dangereux en soi. Le danger vient des nationalistes.

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Membre, Posté(e)
Tychon Membre 44 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Tous les Français sont nationalistes dès qu'ils croient en la nation. Y a quelque chose de schizophrénique dans le désir de séparer la nation de ses sujets.

Si l'on n'est pas nationaliste, pourquoi se prétendre appartenir à une nation? Il y a plein d'autres identités possibles, la référence à la nation étant la plus vague qui soit.

Il n'y a pas de cuisine française (conglomérat de cuisines régionales), pas de musique française (influence de différentes villes. Le rap de Saint-Denis, n'est proche que par la langue de celui de Marseille).

Il n'y a en fait qu'une langue commune qui unit culturellement les Français autour de la nation. Et encore c'est le résultat de plusieurs génocides perpétrés par le pouvoir central..

Heureusement pour eux, les tenants de la nation ont d'autres domaines pour ce sentir unis, le défilé du 14, les guerres coloniales, les révolutions industrielles, la disparition des manufactures et artisans, l'avortement, la lutte pour l'égalité des sexes, les blagues sur la misère de leurs voisins respectifs,...

Rien de bien honorable. Alors, pourquoi ne pas faire disparaître cette vision du passé?

Après tout, l'obsession centralisatrice n'est-elle pas une caractéristique de l'ancien régime?

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Membre, 53ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
Posté(e)

La nation est une fabrication de l'esprit... En outre on ne peut pas se séparer de la France de la même manière qu'on ne peut pas se séparer de notre village ou de notre arrondissement. Et lorsque celui ci ne nous convient plus, on en change.

La cuisine française c'est surtout intéressant pour le mélange culturel entre la bouillabaisse, la choucroute, le confit de canard, les crêpes, l'aligot etc. Chaque région a ses plats, du coup on cesse d'être régionaliste pour pouvoir gouter à tout... et ben l'Europe c'est la même chose: on va au delà de la France pour une paëlla, des pizzas, l'apfelstrudel, les shortbreads avec un thé ou des moules frittes avec une gaufre... et au delà de l'Europe t'as la cuisine nord africaine, truc, chinoise, coréenne, japonaise etc...

Quand à la langue française qui fait la nation... comment dire... la moitié de l'Afrique parle le français et aujourd'hui je ne me sens pas concitoyen avec un malgache ou un togolais.

Au lieu de se poser la fausse question de pourquoi faire disparaitre la nation, concept qui ne vit que par les citoyens, demandons pourquoi préserver une nation isolée au profit qu'un pays fort et unis avec d'autres pays. C'est quoi cette nostalgie d'une époque qui n'a jamais existé?

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