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Enfants autistes : Le Conseil de l'Europe condamne la France

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Théia VIP 11 743 messages
Θεία‚ 124ans
Posté(e)

Bonjour,

Le Conseil de l'Europe vient de condamner la France pour ne pas avoir respecté le droit des enfants autistes à recevoir une éducation.

Déjà condamnée en 2003, la proportion d’enfants autistes scolarisés en milieu ordinaire reste insuffisante (20% aujourd’hui).

Reste que se pose l’inadaptation de l’école ordinaire à cette pathologie. L’article en lien pointe l’insuffisance quantitative des Auxiliaires de Vie Scolaire et la nécessité d’ouvrir des écoles, mais rien sur la formation des enseignants et des AVS.

En savoir plus :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/education-des-enfants-autistes-la-france-condamnee_1320359.html

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Invité Sandy8
Invité Sandy8 Invités 0 message
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plus.gif

Il est plus que tant!

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alkoolik Membre 5 672 messages
Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc‚ 49ans
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On dépense des milliards dans certaines zones pour tenter (vainement) d'éduquer des individus qui n'ont aucune envie de suivre des cours et d'un autre coté on se refuse de financer le droit fondamental pour des enfants atteints d'une maladie, d'avoir accès à l'école. Logique que nous soyons condamnés, mais comme de toute façon il n'y aura aucun coupable ni responsable, la situation n'est pas près de changer.

Modifié par alkoolik
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Enchantant Membre 5 861 messages
Forumeur confit‚
Posté(e)

Bonjour Théia,

Qu'un organisme comme le Conseil de l'Europe, qui représente la défense des droits de l'homme, reproche ou condamne un état, comme la France, ayant signé la Convention européenne des droits de l'homme, est incontestablement dans son rôle d'avertisseur, si des manquements sont observés.

Mais nous savons aussi que des lobbies sont à l'œuvre, sous couvert de défense des droits de l'homme, pour exiger toujours plus, exigeant systématiquement le mieux dans tous les domaines, dénaturant cette noble cause en « droit de l'hommiste »,transformant insidieusement les droits de l'homme en l'homme de tous les droits

Pourtant, un dicton populaire sait parfaitement que le mieux est l’ennemi du bien.

Nos politiciens aussi, comme le Conseil de l’Europe, souvent plein de bonnes et nobles intentions, votent aussi des lois, sans se préoccuper de savoir qui paiera les surcoûts engendrés,sinon la collectivité idéalisée, vache à lait indéfiniement intarissable.

Aboutissant à des absurdités,du genre droit opposable au logement par exemple, alors que l’économie nationale est dans l’incapacité absolue de répondre à cette noble intention.

Accuser, condamner, c’est ce que font tous les publicistes du monde entier pour notre bien, sois disant.

Laissons braire, la masse des vertueux, ceux qui souhaitent tous les droits pour eux-mêmes et qui sont les premiers à se plaindre lorsque les impôts sont trop lourd.

Si le monde politique votait des lois en se préoccupant de leur financement avant, cela calmerait les partisan du toujours plus, cela aurait pour vertu de clarifier les lois existantes qui ne sont pas toutes appliquées, bref la collectivité y gagnerait en bon sens et en clarification.

Modifié par Enchantant

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nonobonobo Membre 9 387 messages
X-Banni-X‚ 36ans
Posté(e)

Bonjour,

quand on voit dans certaines écoles, des règlements intérieurs ne prévoyant pas l'accueil d'un enfant diabétique, l'on ne s'étonne plus de cet aveuglement des politiques à l'égard des enfants différents... :sleep:

Espérons que cette condamnation soit suivie d'effets, et qu'on puisse un jour voir des gosses épanouis, ainsi que des parents sereins face au handicap de leur nain. (je sais je suis une utopiste). :D

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mimosa9 Membre 48 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

"d'un autre coté on se refuse de financer le droit fondamental pour des enfants atteints d'une maladie,"

d'où vient ce doit ? qui va le financer ?

Comme enchantant je serait mesuré par rapport aux revendications du "toujours "plus" comme si tous les problèmes des citoyens et les avatars de la vie devaient être forcément pris en charge par la société , telle une grosse mère à laquelle tous les citoyens-bébés têteraient à plus soif , sans penser à s'autonomiser et se responsabiliser pour régler eux-mêmes leurs problèmes .

Bonjour,

quand on voit dans certaines écoles, des règlements intérieurs ne prévoyant pas l'accueil d'un enfant diabétique, l'on ne s'étonne plus de cet aveuglement des politiques à l'égard des enfants différents... :sleep:

Espérons que cette condamnation soit suivie d'effets, et qu'on puisse un jour voir des gosses épanouis, ainsi que des parents sereins face au handicap de leur nain. (je sais je suis une utopiste). :D

la société doit elle répondre à toutes les singularités ? qui va payer ? pourquoi un enfnat diabétique ne rentrerait il pas manger chez lui ?

Modifié par mimosa9

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nonobonobo Membre 9 387 messages
X-Banni-X‚ 36ans
Posté(e)

la société doit elle répondre à toutes les singularités ? qui va payer ? pourquoi un enfnat diabétique ne rentrerait il pas manger chez lui ?

Ben l'un n'empêche pas l'autre... Mais s'il a besoin d'une injection d'insuline pendant ses heures d'école, qui peut lui faire cette injection quand le règlement scolaire n'autorise que "les médicaments pour maladie chronique, par voie orale"?

Ou alors doit on en passer par une scolarisation à domicile de tous les enfants présentant une pathologie chronique? :hu:

Mais dans ce cas là, qui va payer le manque à gagner du parent qui n'ira pas travailler pour instruire l'enfant? :o°

Je suis pour le fait d'être mesuré, cependant j'estime qu'il y a quand même quelques points qui ne supposent pas la mesure, dont un : l'égalité entre les citoyens (d'autant plus s'il s'agit d'enfants). :sleep:

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mimosa9 Membre 48 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

Le problème que vous soulevez ici n'est pas un problème de droit , mais de souplesse et d'adaptation en fonction des cas .

Et en effet un règlement trop strict ne prenant pas en compte les individualités (sous prétexte d'assurance ) parait trop totalitaire dans beaucoup de cas .

Cela vient du système ou tout est contrôlé , même les enseignants ne peuvent prendre d'initiatives sur les programmes .

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Théia VIP 11 743 messages
Θεία‚ 124ans
Posté(e)

Vouloir scolariser les enfants autistes en milieu ordinaire est en soi une intention louable, en France la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances allait dans ce sens, simplement comme bien souvent la réalité du terrain ne permet pas de l’appliquer.

Ce qui m’ennuie c’est que la conclusion des experts ne semble aborder la solution que d’un point de vue matériel : créer des écoles et recruter des Avs. Comme je le faisais remarquer, l’article en lien ne dit rien de la formation des enseignants, de la mise à disposition d’outils pédagogiques adaptés, de la formation des EVS (recrutées sans niveau de diplôme minimum, sans aucune expérience et payées au lance pierre), rien non plus sur l’inadaptation des locaux et structures de classes. Est-ce qu’on tient compte de cette réalité, de la complexité et de la diversité des formes d’autisme ? j’en doute. Maintenant je n’ai pas lu le rapport des experts cet article reste très succinct.

Toujours est-il qu’une loi et une condamnation ne régleront pas le problème de si tôt. Résultat, on crée de l’espoir et on sème la confusion, mais au final les parents concernés restent seuls et démunis face au handicap de leur enfant, et les écoles et les enseignants sont aussi seuls et démunis face aux besoins de ces élèves et à la pression de l’institution. Au milieu de ce sac de noeud ? l’enfant, et son devenir en suspend -_-

quand on voit dans certaines écoles, des règlements intérieurs ne prévoyant pas l'accueil d'un enfant diabétique, l'on ne s'étonne plus de cet aveuglement des politiques à l'égard des enfants différents... :sleep:

Le problème que vous soulevez ici n'est pas un problème de droit , mais de souplesse et d'adaptation en fonction des cas .

Oh non, ce n’est pas qu’une question de règlement intérieur, ni de bonne volonté. c’est surtout qu’il y a ZERO personnel pour ça.

Qui ferait l’injection ? L’école n’est pas un lieu de soin, les enseignants ne sont pas personnel de soin. Au mieux, une infirmière scolaire pourrait s’en charger mais alors il en faudrait une dans chaque école. Or il y a déjà une pénurie d’infirmières et de médecins scolaires (chargés d’évaluation et de prévention) qui complique beaucoup la tâche des équipes éducatives. Ce sont des profils de postes peu attractifs et mal payé, je n’ai pas les chiffres en tête pour les infirmières mais pour les médecins la proportion est de 1 pour 10 000 élèves (au lieu des 1 pour 5000 préconisés)

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Fafaluna Membre 7 395 messages
Aux grands mots les grands remèdes‚
Posté(e)
]Vouloir scolariser les enfants autistes en milieu ordinaire est en soi une intention louable, en France la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances allait dans ce sens, simplement comme bien souvent la réalité du terrain ne permet pas de l’appliquer.

Ce qui m’ennuie c’est que la conclusion des experts ne semble aborder la solution que d’un point de vue matériel : créer des écoles et recruter des Avs. Comme je le faisais remarquer, l’article en lien ne dit rien de la formation des enseignants, de la mise à disposition d’outils pédagogiques adaptés, de la formation des EVS (recrutées sans niveau de diplôme minimum, sans aucune expérience et payées au lance pierre), rien non plus sur l’inadaptation des locaux et structures de classes. Est-ce qu’on tient compte de cette réalité, de la complexité et de la diversité des formes d’autisme ? j’en doute. Maintenant je n’ai pas lu le rapport des experts cet article reste très succinct.

Toujours est-il qu’une loi et une condamnation ne régleront pas le problème de si tôt. Résultat, on crée de l’espoir et on sème la confusion, mais au final les parents concernés restent seuls et démunis face au handicap de leur enfant, et les écoles et les enseignants sont aussi seuls et démunis face aux besoins de ces élèves et à la pression de l’institution. Au milieu de ce sac de noeud ? l’enfant, et son devenir en suspend -_-

Oh non, ce n’est pas qu’une question de règlement intérieur, ni de bonne volonté. c’est surtout qu’il y a ZERO personnel pour ça.

plus.gifplus.gifplus.gifplus.gifplus.gif

C'est ça qu'il faut améliorer: la formation des profs et des AVS!

Qui ferait l’injection ? L’école n’est pas un lieu de soin, les enseignants ne sont pas personnel de soin. Au mieux, une infirmière scolaire pourrait s’en charger mais alors il en faudrait une dans chaque école. Or il y a déjà une pénurie d’infirmières et de médecins scolaires (chargés d’évaluation et de prévention) qui complique beaucoup la tâche des équipes éducatives. Ce sont des profils de postes peu attractifs et mal payé, je n’ai pas les chiffres en tête pour les infirmières mais pour les médecins la proportion est de 1 pour 10 000 élèves (au lieu des 1 pour 5000 préconisés)

C'est relativement simple : les diabétiques se la font eux même très tôt, en général il n'y a pas besoin d'infirmières, ils ont un mécanisme appellé stylo où il suffit d'appuyer sur un petit bouton pour l'injection.Le problème sera plutôt de stocker ces médicaments dans l'enceinte de l'école!

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nonobonobo Membre 9 387 messages
X-Banni-X‚ 36ans
Posté(e)

Bonjour Théia,

je ne pensais à "Robert, 4 ans", mais plus à des gosses d'une dizaine d'années, qui vivent déjà avec leur maladie et en connaissent tous les aspects. ;)

J'ai une cousine, diagnostiquée diabétique et soignée par injection d'insuline depuis ses 6 ans, c'est pour ça que j'ai donné cet exemple. En général, ces enfants là savent se soigner eux-mêmes, et s'injecter leur insuline sans recourir aux enseignants (sauf pour aller chercher la seringue dans l'armoire à pharmacie). ;)

C'est en ce sens que j'ai demandé une modification du RI de l'école de mes gamins. Et j'ai d'autres exemples... prenons un enfant qui souffrirait de psoriasis, il aurait des UV thérapeutiques après l'école, mais devrait absorber un cachet de sensibilisation (du psoralène plus exactement) 2 heures avant, soit durant le temps scolaire... Ben les instits ont du mal à gérer ça, et c'est navrant. De la même manière que j'ai été stigmatisée, au lycée, parce que je devais conserver manches longues et lunettes de soleil en classe (ma séance étant à 17h30, et mes cours finissant à 17h) je n'ai pas envie que mes gosses subissent ça un jour. Il m'a quand même fallu en appeler à l'infirmière scolaire un jour, pour qu'elle explique au prof que si je gardais mes lunettes de soleil, c'était pas un affront, juste qu'en plein mois de juin, après absorption de psoralène, je risquais simplement de devenir aveugle. :sleep:

Bref, nous sommes d'accord qu'aujourd'hui les enseignants ne sont pas formés à l'accueil d'un enfant souffrant d'une pathologie chronique. :sleep:

Que les AVS, trop rares et pas assez formées, n'ont pas le beau rôle.

Mais finalement si cette condamnation peut être relayée et éveiller les gens à s'interroger sur les conditions d'accueil des enfants à l'école publique, n'est ce pas un début de prise de conscience? :)

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Invité Out of Paprika
Invité Out of Paprika Invités 0 message
Posté(e)

"d'un autre coté on se refuse de financer le droit fondamental pour des enfants atteints d'une maladie,"

d'où vient ce doit ? qui va le financer ?

Comme enchantant je serait mesuré par rapport aux revendications du "toujours "plus" comme si tous les problèmes des citoyens et les avatars de la vie devaient être forcément pris en charge par la société , telle une grosse mère à laquelle tous les citoyens-bébés têteraient à plus soif , sans penser à s'autonomiser et se responsabiliser pour régler eux-mêmes leurs problèmes .

la société doit elle répondre à toutes les singularités ? qui va payer ? pourquoi un enfnat diabétique ne rentrerait il pas manger chez lui ?

Peut-être parce que ses parents ont aussi le droit de travailler?

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Théia VIP 11 743 messages
Θεία‚ 124ans
Posté(e)

Peut-être parce que ses parents ont aussi le droit de travailler?

Oh mais alors ça pose un ENORME problème.

On ne peut pas réfléchir qu’en termes de "droits". Parce que si on commence à opposer les droits des parents aux droits des enfants, on remet en question un droit fondamental, celui de la responsabilité des parents envers leurs enfants.

Faut-il revenir sur le principe de l’autorité parentale et confier l’enfant à l'entière responsabilité de l’Etat dès la naissance ?

---

(Nono, fafa, je vous ai lues mais je dois filer, je reviendrai =p)

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Fafaluna Membre 7 395 messages
Aux grands mots les grands remèdes‚
Posté(e)

A Mimosa:

Vraiment puant ton message Oo. Bien sûr les handicapés sont des "assistés" "têtant" l'état pour revendiquer leur"singularité". Non mais oh les parents ont l'audace de faire des gosses mal en point et veulent qu'ils soient scolarisés normalement, non mais on va où là? :dort:

Ce qui me débecte avec ce genre de mentalité dégueulasse c'est qu'au final il suffit de pas grand chose: un ordinateur pour un dypraxique, un endroit où stocker des médicaments dans le cas d'un traitement à prendre, promouvoir et gratifier le métier d'AVS ( renseignez vous sur les aberrations auxquelles les personnes voulant exercer ce métier sont confrontés: ce n'est tout simplement pas considéré comme un métier mais un job, un CDI? dans tes rêves.

c'est scandaleux.

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Invité Out of Paprika
Invité Out of Paprika Invités 0 message
Posté(e)

Oh mais alors ça pose un ENORME problème.

On ne peut pas réfléchir qu’en termes de "droits". Parce que si on commence à opposer les droits des parents aux droits des enfants, on remet en question un droit fondamental, celui de la responsabilité des parents envers leurs enfants.

Faut-il revenir sur le principe de l’autorité parentale et confier l’enfant à l'entière responsabilité de l’Etat dès la naissance ?

---

(Nono, fafa, je vous ai lues mais je dois filer, je reviendrai =p)

Un parent n'a pas choisi d'avoir un enfant mal en point, et travailler peut aussi être un devoir afin de le nourrir ; car si je suis ton raisonnement, hors de question qu'il compte sur une quelconque aide.

Mon mari a une enfant polyhandicapée, et HEUREUSEMENT qu'il existe des centres avec équipes médicales dédiées, ses parents ont tout à fait le droit à une vie normale, en tout cas 4 jours par semaine.

C'est un cas extrême qui ne concerne pas du tout la scolarisation d'un enfant "différent", puisqu'impossible ; mais la démarche solidaire n'en est pas moins cohérente.

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Noisettes Membre+ 9 589 messages
Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre‚ 34ans
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En France, l'instruction est obligatoire (et pas l'école). Il est donc normal qu'un enfant handicapé puisse accéder à cette instruction. Et il est tout à fait légitime pour les parents de demander que leur enfant soit inscrit dans un établissement scolaire "normal", car cela est nécessaire pour sa socialisation (car passer son temps entre les spécialistes médicaux et paramédicaux, c'est un peu limite comme socialisation). Et en plus, cela lui permet d'oublier pendant quelque heure le handicap dont il souffre.

Le problème dans l’Éducation Nationale, et dans une grande partie de la société, c'est de voir les handicapés comme un poids, et non pas comme des personnes ayant des capacités.

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Fafaluna Membre 7 395 messages
Aux grands mots les grands remèdes‚
Posté(e)

Oh mais alors ça pose un ENORME problème.

On ne peut pas réfléchir qu’en termes de "droits". Parce que si on commence à opposer les droits des parents aux droits des enfants, on remet en question un droit fondamental, celui de la responsabilité des parents envers leurs enfants.

Faut-il revenir sur le principe de l’autorité parentale et confier l’enfant à l'entière responsabilité de l’Etat dès la naissance ?

---

(Nono, fafa, je vous ai lues mais je dois filer, je reviendrai =p)

Euh.... c'est pas une question d'opposer la responsabilité des parents aux droits de l'enfant bien au contraire. C'est le droit de l'enfant d'aller à l'école et le devoir de l'éducation nationale de proposer des aménagement pour permettre une scolarité et un avenir à des enfants.

Concernant les parents je ne vois pas en quoi le fait qu'il aient besoin d'aide ( quand le handicap est vraiment lourd, oui ils en ont besoin) enlève quelque chose en leur qualité et responsabilité de parents.

Non parce que renier l'aide de l'Etat, dans le cas d'un enfant ayant un handicap c'est dire aux parents d'assumer le rôle de:

- Parent (normal!)

- (ré)éducateur spécialisé

-instit/prof

- Assistant de vie

- infirmier

etc.....

:gurp:

En France, l'instruction est obligatoire (et pas l'école). Il est donc normal qu'un enfant handicapé puisse accéder à cette instruction. Et il est tout à fait légitime pour les parents de demander que leur enfant soit inscrit dans un établissement scolaire "normal", car cela est nécessaire pour sa socialisation (car passer son temps entre les spécialistes médicales et paramédicales, c'est un peu limite comme socialisation). Et en plus, cela lui permet d'oublier pendant quelque heure le handicap dont il souffre.

Le problème dans l’Éducation Nationale, et dans une grande partie de la société, c'est de voir les handicapés comme un poids, et non pas comme des personnes ayant des capacités.

:plus:

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Théia VIP 11 743 messages
Θεία‚ 124ans
Posté(e)

rhooo vous n’allez quand meme pas restreindre le débat à l’opposition "pour ou contre la scolarisation des enfants malades ou handicapés" :p Evidemment que c’est plus que souhaitable, dans l’intérêt de l’enfant, de TOUS les enfants.

Mais j’espère que vous etes conscients aussi qu’il ne s’agit pas de les scolariser dans n’importe quelle condition, et qu’aujourd’hui la société n’offre pas de solution à toutes les situations.

Alors quand on vient m’opposer le "droit" des parents à celui des enfants pour justifier la scolarisation je dis que l’argument n’est pas recevable. Le seul qui le soit, c’est l’intérêt de l’enfant (c’est d’ailleurs pour ça qu’il a des droits). Le droit des parents n'est pas prioritaire. Ou alors il faut être conscient aussi de ce que ça implique en termes de responsabilités et d'autorité parentale.

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Fafaluna Membre 7 395 messages
Aux grands mots les grands remèdes‚
Posté(e)
et qu’aujourd’hui la société n’offre pas de solution à toutes les situations.

C'est précisément ce point qu'il faut améliorer.

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Invité Out of Paprika
Invité Out of Paprika Invités 0 message
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rhooo vous n’allez quand meme pas restreindre le débat à l’opposition "pour ou contre la scolarisation des enfants malades ou handicapés" :p Evidemment que c’est plus que souhaitable, dans l’intérêt de l’enfant, de TOUS les enfants.

Mais j’espère que vous etes conscients aussi qu’il ne s’agit pas de les scolariser dans n’importe quelle condition, et qu’aujourd’hui la société n’offre pas de solution à toutes les situations.

Alors quand on vient m’opposer le "droit" des parents à celui des enfants pour justifier la scolarisation je dis que l’argument n’est pas recevable. Le seul qui le soit, c’est l’intérêt de l’enfant (c’est d’ailleurs pour ça qu’il a des droits). Le droit des parents n'est pas prioritaire. Ou alors il faut être conscient aussi de ce que ça implique en termes de responsabilités et d'autorité parentale.

Mais mais mais...celui qui a la chance d'avoir un enfant en bonne santé, c'est donc tant mieux pour lui et tant pis pour l'autre? :hu:

Scolariser un enfant en capacité d'apprendre, même à son rythme, c'est avant tout souhaible pour lui, bien sûr ; il en a autant le droit que les autres et n'a pas besoin d'être plus marginalisé qu'il ne l'est déjà.

Mais vu qu'il est sous la responsabilité de ses parents, eux aussi ont ce même droit de pouvoir compter sur le système scolaire au même titre que les autres parents.

On ne trouvera jamais de solutions pour toutes les situations, beaucoup étant des cas plutôt rares. Mais revoir le système éducatif dans son ensemble ferait le plus grand bien à notre société qui, à force d'imposer rails et standards, a une forte tendance à marginaliser les plus faibles, handicapés ou pas.

L'Espagne et l'Italie, pour ne citer qu'eux, on déjà compris depuis longtemps que tolérance et optimisme sont les premiers piliers de la voie vers l'éveil cognitif.

Il faut aussi se mettre à la place de parents qui ont un ou plusieurs enfants présentant une "différence" ; ils doivent jouer des pieds et des mains pour se dépatouiller dans la vie, comme si le souci de santé de l'enfant n'était déjà pas assez lourd à porter.

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