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Les expressions nées de l'Histoire

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January

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 118 messages
108ans‚ ©,
Posté(e)

Tirer son épingle du jeu

Et il s'agit bien d'un "jeu". Cette expression apparemment employée déjà au XVIème siècle viendrait du jeu des aiguilles (ou des épingles), pratiqué par les petite filles dans le sud de la France.

Le principe : les participantes font un gros tas de sable ou de terre dans lequel chacune d'entre elles va cacher une épingle. On se recule, on se munit de cailloux. Le jeu peut commencer. Chacune à leur tour les participantes jettent un caillou sur le monticule jusqu'à ce qu'il n'en reste rien. Chaque fois qu'une ou des épingles apparaissent, elles deviennent la propriété de la participante qui les a découvertes en jetant son caillou.

Il faut savoir qu'à cette époque les épingles étaient des biens précieux, des objets de luxe. Il était important, au moins, de récupérer sa mise, l'épingle qu'on avait cachée.

Récupérer sa mise = retirer son épingle du jeu.

Une variante du jeu, pratiquée dans d'autres régions, consistait à placer les épingles dans un rond tracé à terre et avec une balle, qu'on devait jeter contre le mur d'abord et qui devait atterrir dans le rond ensuite, on essayait de dégager les épingles.

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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L'appeau d'Ecouille

Je viens de tomber dessus en cherchant un truc, donc je fais un simple copier/coller, parce que je ne connaissais pas du tout l'anecdote...

Voilà l'histoire réelle (...) d' une expression connue de tous, mais très souvent mal orthographiée.

L' histoire est malheureusement inconnue de beaucoup, aussi, après de longues recherches, je vous la livre un peu écourtée, mais bien réelle.

Par un beau jour d' automne 1820, le duc de Mirnouf, passionné par la chasse, mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux.

Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.

A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Écouille se présenta au château clamant à qui veut l' entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.

Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.

Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (un appeau) et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.

A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.

Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors des ses futures chasses.

Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :

- Combien cela va-t-il me coûter?

Martin Écouille, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.

Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.

La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché.

Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc qui en paya le coût sans broncher.

On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années mais cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix :

« Ça coûte l'appeau d'Écouille ».

J'avoue que je l'orthographiais mal aussi, mais au moins, je le saurai à l'avenir !

Source: forum du bateau ivre.

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 17 543 messages
Forumeur confit,
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Robert :expression d'argot pour désigner les seins de la femme.

A la fin du 19ème siècle, "robert" était une marque de lait maternisé, d'où l'association du titi parigot de l'époque.

Une rouquine, avec des gros seins, n'est pas nécessairement un dico… ni Larousse, ni Robert?

P 'taing, j’en apprends tous les jours sur Forumfrbaby.gif

Modifié par Enchantant
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Membre, 35ans Posté(e)
Favras Membre 297 messages
Baby Forumeur‚ 35ans‚
Posté(e)

L'appeau d'Ecouille

Je viens de tomber dessus en cherchant un truc, donc je fais un simple copier/coller, parce que je ne connaissais pas du tout l'anecdote...

Voilà l'histoire réelle (...) d' une expression connue de tous, mais très souvent mal orthographiée.

L' histoire est malheureusement inconnue de beaucoup, aussi, après de longues recherches, je vous la livre un peu écourtée, mais bien réelle.

Par un beau jour d' automne 1820, le duc de Mirnouf, passionné par la chasse, mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux.

Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.

A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Écouille se présenta au château clamant à qui veut l' entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.

Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.

Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (un appeau) et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.

A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.

Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors des ses futures chasses.

Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :

- Combien cela va-t-il me coûter?

Martin Écouille, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.

Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.

La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché.

Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc qui en paya le coût sans broncher.

On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années mais cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix :

« Ça coûte l'appeau d'Écouille ».

J'avoue que je l'orthographiais mal aussi, mais au moins, je le saurai à l'avenir !

Source: forum du bateau ivre.

Il semblerait que vous fussiez tombée dans un canular.

Tout le monde a reçu un jour un beau diaporama prétendant remonter aux origines de telle ou telle expression. Le problème, c'est que ces étymologies sont le plus souvent fantaisistes. Petite revue de détail.

Coûter/valoir la peau des couilles/fesses

Cette expression serait la déformation de "l'appeau d'Ecouille" ou de "l'appeau d'Ephèse". Mais c'est un vieux canular de potaches - la vérité est beaucoup plus triviale. Il suffit pour s'en persuader de consulter un des rares sites (Expressio) ayant relayé la véritable origine de l'expression ou de se pencher, comme nous l'avons fait, sur des ouvrages de référence en la matière.

Et que nous ont appris ces vénérables grimoires ?

D'abord que l'expression n'apparaît qu'à la fin du XIXème, sous la plume d'Alphonse Allais notamment (en 1897), et sous une forme raccourcie : "coûter la peau" (d'après le "Dictionnaire historique de la Langue Française"). Aucun lien avec un quelconque "appeau" donc, ni avec le Moyen-Age.

Ensuite qu'elle trouve sa forme étendue actuelle vers le milieu du XXème siècle. Ainsi, d'après le "Trésor de la Langue Française", l'expression "ça vaut la peau des fesses" est attestée dans un article du "Nouvel Observateur" du 12 janvier 1976. Claude Duneton et Sylvie Claval, les auteurs du "Bouquet des expressions imagées", l'ont retrouvée quant à eux sous la forme "ça coûte la peau des fesses" dans "Les Ruskoffs" de Cavanna, publié en 1979.

Cette extension de l'expression s'explique peut-être par contamination d'autres expressions comme "je vous attraperai par la peau du cul", qui se retrouve par exemple dans "Travelingue" de Marcel Aymé, publié en 1941 (d'après la deuxième édition du "Grand Robert"). A noter que ce type d'expression était déjà en usage du temps d'Alphonse Allais : on trouve la phrase "à moins que je vous prenne par la peau du cou" dans "L'Embrasseur", une histoire du recueil "A se tordre" publié en 1891.

http://www.hoaxbuste...s-linguistiques

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 118 messages
108ans‚ ©,
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Arf ça fait rien alors, oui c'était marrant.

Bon, Sérieusement :

Porter au pinacle

Nous sommes à Jérusalem, la ville sainte des chrétiens, des juifs et des musulmans... La partie antique, dont il reste des vestiges, était plus au sud que l’actuelle, et ceinte de remparts. L’ancienne ville comprend la citadelle, le quartier chrétien avec le Saint-Sépulcre, le quartier arménien, le quartier juif avec le célèbre Mur des Lamentations et le quartier musulman avec la mosquée d’Omar. Dans cette Jérusalem internationale, se trouvait à l’origine un temple, bâti par Salomon. C’est là que Jésus aurait été transporté lorsqu’il fut tenté par le démon. Sur la partie la plus élevée du bâtiment se trouvait le pinacle, le couronnement en quelque sorte de cet édifice. Le mot pinacle a généré plusieurs expressions dont monter au pinacle, qui signifie « accéder à une situation élevée », et être au pinacle, c’est-à-dire « être au faîte d’une carrière ». Quant à l’expression porter au pinacle, elle veut dire que l’on fait l’éloge appuyé de quelqu’un, un peu comme si on le portait au faîte.

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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Mettre la charrue avant les boeufs

Telle quelle, l'expression date du XVIe siècle.

Mais d'autres formes ayant la même signification existent depuis le XIIIe.

Mettre la charrue devant les boeufs, c'était faire preuve d'un illogisme ou d'un manque de sens pratique certain.

Au XVe siècle, cette expression avait aussi une connotation érotique pour désigner le 'repos du paysan' qu'il s'accordait après une journée bien remplie.

Les boeufs désignait alors les testicules et la charrue, le pénis avec lequel le paysan labourait une terre bien particulière. Et, à moins d'une malformation notoire, dans cette activité nocturne, la 'charrue' était obligatoirement devant 'les boeufs', situation inverse de ce qu'elle était dans la journée aux champs.

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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S'en tamponner le coquillard

Qui signifie s'en moquer complètement.

Expression assez récente (XIXe siècle). Le 'coquillard' étant un dérivé des sens vulgaires de la 'coquille' qui, au XVIe siècle désignait le pénis, mais qui, au moment de l'apparition de cette expression, était le sexe féminin. Et tamponner désigne le choc, comme dans un accident de voitures.

Alors qu'une femme se batte le derrière ou se tamponne le sexe sur son siège, le résultat est bien le même.

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 118 messages
108ans‚ ©,
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Une cote mal taillée

La cote était la part que chacun devait payer dans une dépense commune, en particulier en matière d’impôt : d'ailleurs aujourd’hui encore on entend, "payer sa cote mobilière". Et tailler veut dire «soumettre à l’impôt », (en référence à "la taille", cet impôt créé en 1050).

À l’origine, la cote mal taillée était donc une imposition mal établie.

Pour autant,si l’on imagine, pour "une cote mal taillée", un vêtement mal coupé,on est près de la vérité. On faisait en effet un jeu de mot, qui se rapportait à une personne plus ou moins bien taillée-habillée puisque plus ou moins bien «taillée » imposée.

Et tel un vêtement mal bâti, une cote mal taillée orthographiée cotte au XVe siècle et que l’on retrouve avec la cotte de maille est devenue une estimation approximative, un compromis qui ne satisfait personne.

Modifié par January
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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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Marquer d'une pierre blanche

Noter une date ou un évènement positif de manière à s'en souvenir longtemps.

Autrefois, on disait "marquer d'un caillou blanc".

Le noir (absence totale de couleur) et le blanc (mélange de toutes les couleurs visibles) ont toujours été opposés :

Le noir, c'est l'ombre, le malheur, la négation.

Le blanc, c'est l'éclat, la lumière, le bonheur.

Et depuis longtemps, les pierres blanches (comme les noires) ont des rôles particuliers. En voici quelques exemples :

Dans l'Antiquité, les membres d'un jury disposaient de deux cailloux, un blanc et un noir. Selon qu'ils considéraient l'inculpé comme coupable ou innocent, ils devaient poser devant eux le caillou noir ou le blanc

A la même période, le caillou blanc, gravé au nom de l'invité, servait aussi de 'carton d'invitation' pour les banquets.

Dans une histoire de la philosophie tibétaine, les cailloux blancs marquent les pensées positives, les cailloux noirs, celles négatives.

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Membre, 91ans Posté(e)
Rasibus Membre 4 080 messages
Baby Forumeur‚ 91ans‚
Posté(e)

C'est parti comme en 40 !

Expression que j'ai beaucoup entendue quand j'étais enfant chez mes grands-parents. Mais maintenant que je m'interroge sur son vrai sens, je suis perplexe...

Tu ne confonds pas ?

Moi je connais, d'une part: C'est reparti comme en 14

et: je m'en moque comme de l'an 40

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

J'ai entendu les deux, personnellement chez moi, après je ne dis pas que c'était la bonne expression :)

Tu ne confonds pas ?

Moi je connais, d'une part: C'est reparti comme en 14

et: je m'en moque comme de l'an 40

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 118 messages
108ans‚ ©,
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Mener une vie de patachon

Qu'est ce que c'est que ça un patachon ?

Alors en fait le mot vient de "patache", une petite barque qui servait à rejoindre de plus gros bateaux sur les fleuves. On transportait aussi bien des marchandises que des gens dans ces barcasses très inconfortables.

La patache est ensuite une voiture. Une voiture bringuebalante, pas mieux, la patache de route, que la patache d'eau. Le manque de "stabilité" de ces deux moyens de locomotion et surtout le nom et la vie que menait leur conducteur (un patachon) ont donné lieu à l'expression : Mener une vie de patachon. Un patachon menait une vie de nomade, voyages, auberges, ports, relais.. Ce n'était pas un exemple à suivre.

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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Mettre la charrue avant ou devant les boeufs :

Qui signifie aller vite en besogne, ou faire les choses à l'envers ou dans le désordre.

Telle quelle, l'expression date du XVIe siècle.

Mais d'autres formes ayant la même signification existent depuis le XIIIe.

Mettre la charrue devant les boeufs, c'était faire preuve d'un illogisme ou d'un manque de sens pratique certain.

Au XVe siècle, cette expression avait aussi une connotation érotique pour désigner le 'repos du paysan' qu'il s'accordait après une journée bien remplie.

Les boeufs désignait alors les testicules et la charrue, le pénis avec lequel le paysan labourait une terre bien particulière. Et, à moins d'une malformation notoire, dans cette activité nocturne, la 'charrue' était obligatoirement devant 'les boeufs', situation inverse de ce qu'elle était dans la journée aux champs.

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 118 messages
108ans‚ ©,
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Les jours de grosse pluie j'emploie souvent l'expression "ça tombe comme à Gravelotte"

:D ça fait très snob.

En 1870 la bataille du même nom a fait plus de 6000 morts.

On ne sait pas trop si l'expression fait référence aux tirs ou aux morts "tombés", mais en tout cas je viens de la lire dans le Goncourt, pour qualifier une pluie d'obus.

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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Conter fleurette

Qui signifie faire la cour.

Expression désuète qui nous vient du XVIIe siècle à une époque où " en termes galants, ces choses là étaient dites ", où, déjà, les fleurs étaient fortement associées à l'amour et au romantisme.

Plusieurs origines ont été proposées pour cette expression, mais celle généralement retenue par les lexicographes vient d'une métaphore où 'fleurette', qui s'écrivait d'abord 'florette' et voulait dire "petite fleur" au XIIe siècle, correspondait à 'bagatelle', à 'baliverne' au XVIe.

Les fleurs d'un côté, les balivernes de l'autre, et voilà un 'raconter des balivernes' (le discours du chasseur masculin qui endort sa proie féminine) qui prend la forme de conter fleurette.

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January Modérateur 62 118 messages
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Mort aux vaches !

En vérité, on ne veut généralement pas la mort de celui à qui est destinée cette jolie apostrophe !

Cependant on connaît les peines encourues pour avoir lancé un « Mort aux vaches » en présence de la police ou des forces de l’ordre qui sont généralement la cible de cette expression.

Non, les jolies ruminantes n’ont strictement rien à faire dans cette histoire. Alors, pourquoi des vaches ? Voilà l’explication :

Sur les guérites des gardes frontières allemands était écrit en grosses lettres un Wache (garde) en allemand, prompt à décourager toute tentative d’incursion en Allemagne. Peu avant la Première Guerre mondiale, les Français qui habitaient à la frontière allemande, firent alors la "confusion" alors que les deux pays ne s'aimaient pas beaucoup... Le Wache devint bientôt vache et l’on ne se priva pas dès lors d’apostropher les plantons de Guillaume II en ces termes. Tout au long du XXe siècle, on utilisa plus volontiers l’expression pour insulter les agents de police et les gendarmes.

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Membre, 38ans Posté(e)
Virginie31 Membre 823 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
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Etre tout feu tout flamme ou avoir le feu sacré

Signifie de manière générale, éprouver de l'enthousiasme, de la passion.

Un sacré feu, c'est ce qu'on peut observer en été dans le sud de la France, en Grèce ou en Californie, par exemple ; et ce feu-là, il faut l'éteindre au plus vite, contrairement au "feu sacré" que, dans l'Antiquité, les prêtres devaient impérativement entretenir sur l'autel des dieux, comme le faisaient les prêtresses de la déesse Vesta, les vestales, qui, chargées d'entretenir le feu du temple, devaient faire vœu de chasteté et mouraient enterrées vivantes si jamais elles rompaient leur vœu.

Si le terme 'feu' est utilisé depuis le IXe siècle pour désigner l'ardeur des sentiments, c'est chez Voltaire, au XVIIIe siècle, qu'apparaît "le feu sacré" pour évoquer des sentiments nobles et passionnés qui se communiquent entre individus. Le syntagme a ensuite pris le sens plus précis d'enthousiasme et de passion.

Avoir le feu sacré c'est donc effectivement éprouver ces deux sentiments qui peuvent être considérés comme d'autant plus forts et admirables qu'ils sont associés à une activité difficile qui impose un investissement personnel très important, voire des sacrifices, comme le sont par exemple la danse classique ou le chant lyrique.

Au XXe siècle, ils se sont transformés en ardeur pour donner le troisième sens proposé (mais ne faut-il pas avoir un enthousiasme certain pour avoir de l'ardeur au travail ?).

Dans être tout feu tout flamme, on retrouve le même 'feu' qui symbolise également la passion, renforcé par le dédoublement feu / flamme.

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Modérateur, ©, 108ans Posté(e)
January Modérateur 62 118 messages
108ans‚ ©,
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Une petite chanson ?

Ah ça ira ça ira ça ira, les aristocrates à la lanterne ! ...Mais qu'est ce que ça veut dire, "les aristocrates à la lanterne ?" :hu:

Et bien sous la révolution, c'est une manière d'exécuter les aristocrates. Après enlèvement, lynchage, on retire une lanterne de sa potence et les ennemis du peuple sont pendus là, de façon sommaire, "à la lanterne".

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