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Le service public est plus efficace que le secteur privé concernant la gestion de l'eau


economic dream

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
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Bonjour à tous,

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de l'eau et le moment me semble opportun de rappeller ô combien il vaut mieux que l'eau reste dans le domaine public.

Une petite commune a renationalisé l'eau en 2002, en voilà les conséquences positives:

"

Gestion de l’eau : quand le service public est plus efficace que le business privé

Par Sophie Chapelle (19 mars 2012)

Les vertus d’une gestion publique de l’eau progressent en France. Face au cartel des multinationales de l’eau, des communes urbaines comme rurales préfèrent reprendre la main sur l’or bleu. Élus, militants associatifs, usagers, syndicalistes, réunis au Forum alternatif mondial de l’eau, témoignent de leurs expériences. L’enjeu : servir les usagers plutôt que de rémunérer des actionnaires, préférer une gestion démocratique plutôt que de favoriser le business de quelques-uns. Bref : se réapproprier ce bien commun.

arton2211-4d6bd.jpg« Sans les ingénieurs et le savoir des multinationales, vous allez empoisonner les habitants de votre village », « Avant la fin de l’année, vous aurez doublé le prix de la gestion »… Michel Partage se souvient de l’angoisse qui l’a saisi quand sa petite commune a décidé de reprendre en main son réseau de distribution et d’assainissement de l’eau, en 2002. Ancien maire de Varages, un village du Var de 1 000 habitants, il est venu témoigner au Forum alternatif mondial de l’eau de son expérience. « Il y a un cap psychologique à passer, un maire a peur de l’inconnu, n’est pas épaulé. Dans les villages, il n’y a pas de directeur de cabinet, de chefs de service, de staff de techniciens, de moyens financiers pour rémunérer un cabinet d’étude. »

Pourtant, neuf ans après la mise en place, le bilan du retour à la gestion publique de l’eau est sans appel. « Aucun élu ni usager n’imagine une autre gestion de ce bien commun de l’humanité sur la commune de Varages », assure Michel Partage, également président de l’association EAU (élus, associations, usagers). Un succès local qui s’inscrit dans une tendance nationale : l’intérêt pour un retour en gestion publique progresse. En une petite décennie, plus de 300 communes sont passées d’une gestion semi-privée à une gestion en régie publique. Parmi elles, des villes comme Paris, Grenoble, Rouen, Castres ou Cherbourg. Un mouvement qui touche aussi d’autres pays, depuis « la guerre de l’eau » à Cochabamba, en Bolivie (lire nos articles sur la gestion de l’eau).

Cartel de l’eau, opacité et corruption

La médiatisation passée des « affaires » de corruption et des contrats jugés illégaux par la justice a initié le mouvement. Le cas grenoblois en est l’illustration la plus symbolique. La ville décide de remunicipaliser la gestion de son eau après la condamnation en 1996 à quatre ans de prison ferme de son ancien maire, Alain Carignon, pour des pots-de-vin perçus auprès de la Lyonnaise des eaux (Suez aujourd’hui). Sans oublier les déboires de Jean-Marie Messier, qui, à la fin des années 1990, bâtit l’empire Vivendi grâce, en partie, à la rente de la Compagnie générale des eaux (devenu Vivendi environnement puis ensuite Veolia).

Assuré jusque dans les années 1950 à hauteur de 70 % par des régies publiques communales, ce service public a progressivement été « confisqué » par trois grandes entreprises : Veolia (ex-Générale des eaux, ex-Vivendi), Suez (anciennement Lyonnaise des eaux) et la Saur. Elles détiennent 69 % de la distribution de l’eau potable, Veolia se taillant la part du lion avec 39 % contre 19 % pour GDF Suez et 11 % pour la Saur.

La gestion privée 25 % plus chère

Face à ce cartel, beaucoup d’usagers et d’élus s’interrogent sur la possibilité de revenir en régie publique. « À Gap, notre contrat avec Veolia se termine en juin 2013, raconte un militant associatif. Il y a eu un audit théoriquement impartial dont les résultats ont démontré que la régie coûterait beaucoup plus cher. Résultat, tous les élus ont voté pour la reconduction de la délégation de service public. » Rien d’étonnant pour Gabriel Amard, président de la Régie publique Eau des lacs de l’Essonne qui se souvient de la pression subie : « "Il va falloir racheter les réseaux, vous n’avez pas les compétences internes, le service de l’eau sera plus cher car les multinationales produisent pour beaucoup de communes, donc il y a des économies d’échelle…" Ce sont les mensonges que servent les multinationales aux élus locaux ! »

En réalité, « le retour à la gestion publique ne coûte rien à la collectivité », souligne Gabriel Amard. Les réseaux appartiennent aux communes, qui ne font que les déléguer au gestionnaire du service de l’eau. Les employés et les ingénieurs, qu’ils travaillent pour le public ou le privé, sortent des mêmes écoles. « Enfin, quand il y a une économie d’échelle, c’est au profit de dividendes reversés aux actionnaires puisqu’en moyenne la gestion privée est toujours de 25 % plus chère que le coût de revient au m3 en régie publique », précise Gabriel Amard. À Paris, le départ de Suez et Veolia, et la reprise du réseau de distribution par la régie Eau de Paris, en 2010, ont permis de rationaliser l’organisation, d’éviter les chevauchements de fonction et de réaliser des économies d’échelle. Près de 30 millions d’euros ont ainsi été économisés dès la première année en régie. En mars dernier, l’Hôtel de Ville a même annoncé une baisse symbolique de 8 % du tarif de l’eau, ainsi que des aides sociales aux usagers en difficulté.

Aider les usagers plutôt que de rémunérer les actionnaires

Presque partout, l’exploitation publique en régie se révèle plus intéressante pour les usagers que la délégation à des entreprises privées. Ces dernières facturent en effet leur service nettement plus cher : de 20 % à 40 % il y a vingt ans à environ 12 % aujourd’hui. Avant d’envisager un retour en régie, plusieurs agglomérations qui considèrent leurs factures d’eau trop salées luttent pour négocier les tarifs à la baisse. Les « gestes commerciaux » des opérateurs privés se multiplient. En 2007, la Communauté urbaine de Lyon a obtenu une baisse de 16 % de sa facture chez Veolia. Même chose à Toulouse avec une réduction de 25 % et à Saint-Étienne, où le maire a négocié un abattement de 23 %, soit près d’un euro par m3.

« Le principe de la gestion publique est de fonctionner à l’équilibre, alors que l’essence même des contrats de délégation de service public est de générer une marge pour pouvoir financer les capitaux privés investis dans l’entreprise et rémunérer les actionnaires », remarque Jacques Tcheng, directeur général de la régie des eaux de Grenoble. En régie, ce sont les élus qui décident annuellement du prix du service. À Paris, en 2011, le prix du m3 d’eau est passé sous la barre d’un euro. Les multinationales appliquent généralement un tarif dégressif. « Plus vous consommez, moins le m3 d’eau est cher ! Nous avons fait l’inverse. Les 120 premiers m3 coûtent désormais moins chers que les 80 suivants, eux-mêmes moins chers qu’au-delà de 200 m3 de consommation annuelle », explique Gabriel Amard, de la régie publique Eau des lacs de l’Essonne.

Gratuité contre marchandisation

La régie Eau des lacs de l’Essonne mise également sur la gratuité. « Les premiers m3 indispensables pour survivre, estimés à 3 litres par jour et par personne, sont donc gratuits, c’est à dire déduits de la facture. » Le paiement de l’abonnement ou d’une part fixe a également été supprimé. Partant du principe que l’eau pour la cuisine ou la salle de bains ne doit pas être accessible dans les mêmes conditions que l’eau qui concourt à un chiffre d’affaires, des tarifs différenciés sont également mis en place selon l’usage familial ou professionnel. Danielle Mitterrand, fondatrice de la Fondation France libertés, résumait la situation ainsi : « La marchandisation signifie que lorsque nous mettons sur une table deux verres pleins d’eau, l’un géré par une multinationale et l’autre par le service public, 1/3 du verre de la multinationale sert à rétribuer des actionnaires, alors que le service public consacre les trois tiers au service de l’eau, sans profit. » [1]

Parler du seul prix sans évoquer les investissements serait une erreur. Une régie publique ne faisant pas de profits, tous les bénéfices de l’exploitation sont réinvestis dans le service. À Varages, la municipalité a fait le choix d’investir fortement dans la rénovation – les canalisations dataient de plus de 60 ans. Et dans l’extension du réseau plutôt que de baisser le prix du m3. C’est pourquoi « la délibération prévoit la stabilisation du prix de la gestion de l’eau à 2,45 euros le m3, assainissement et taxes comprises », précise Michel Partage. Une régie ne peut cependant se charger de toutes les opérations de maintenance : travaux sur le réseau, relevé des compteurs, facturation, exploitation de la station d’épuration… L’intervention du privé dans plusieurs prestations n’est pas contestée par les collectivités, à partir du moment où elle est contrôlée.

Contrôle démocratique de l’eau

Un contrôle démocratique accru fait aussi partie des exigences. Chez un opérateur privé, la comptabilité, malgré l’intervention d’un commissaire aux comptes, demeure interne à l’entreprise. Une régie, elle, est soumise à la comptabilité publique. À Paris, par exemple, un contrat d’objectifs lie désormais la Ville de Paris à sa régie, auquel se greffe un ensemble d’indicateurs sur la qualité de l’eau, les investissements, la recherche, le personnel, qui permettent à la ville de suivre avec précision son service. Le conseil d’administration de la régie a également été ouvert aux représentants du personnel, qui possèdent une voix délibérative, et aux associations de consommateurs telle l’UFC-Que Choisir, garantissant ainsi un contrôle citoyen sur les actes de gestion.

Des associations de consommateurs siègent aussi au conseil d’exploitation de la régie Eau des lacs de l’Essonne. Ces usagers sont consultés sur chaque décision préalablement au vote du conseil de la Communauté de l’agglomération. « L’implication des usagers autour de chaque aspect nous a aussi conduits à effectuer des investissements sur le réseau six fois plus importants qu’avant », remarque Gabriel Amard. Leur participation a été déterminante dans la décision de passer en régie publique. Lors d’une votation citoyenne, 95 % des 4 949 votants (soit 2/3 des titulaires de compteurs d’eau) ont approuvé le retour en régie publique. La suite a été pensée et réalisée avec l’implication des usagers, de la définition des conditions d’accès aux investissements sur les installations et les réseaux de distribution, en passant par l’élaboration du règlement du service.

Bien commun contre business

« Au Forum mondial de l’eau (le forum institutionnel sponsorisé par Suez et Veolia, ndlr), on parle rente économique, capital écologique, technique et business, dénonce Anne Le Strat, présidente de la régie Eau de Paris. Ce que nous portons ici, au forum alternatif, ce sont la responsabilité collective, le bien commun, la démocratie, la citoyenneté. » La bataille politique pourrait se jouer dans les prochains mois avec le renouvellement des trois quarts des contrats d’eau et d’assainissement d’ici à 2015. Le Conseil d’État a en effet jugé [2] que la limitation dans le temps des délégations de service public – la durée du contrat avec un prestataire privé – était un principe impératif [3]. Avec les élections municipales de 2014, la période est propice à une mobilisation accrue des citoyens et usagers. Comme à Varages, en 2001, où les habitants ont décidé de transformer les élections municipales en un référendum : pour ou contre la régie. Avec un taux de participation supérieur à 80 %, le dépouillement fut sans appel.

Sophie Chapelle"

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Membre, 112ans Posté(e)
oh-dae-soo Membre 802 messages
Baby Forumeur‚ 112ans‚
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Ben ouais c'est pas des philantropes.

Ils changent de nom pour faire oublier leurs magouilles.:mef:

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Le service public est plus efficace que le secteur privé concernant la gestion de l'eau

:smile2: La bonne blague ici....:D

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Je vois que tu as beaucoup d'arguments.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Oui attentds je reviens... je cherche "général des eaux"... Véolia... quoi...:D

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

l'association de défense des consommateurs, la surfacturation est monnaie courante en France. Bon nombre de syndicats des eaux s'octroient des marges de plus de 50%. Veolia et Suez sont stigmatisés pour leurs « bénéfices faramineux ».

Nouvelle croisade grand public pour l'UFC-Que Choisir : les tarifs prohibitifs de l'eau en France dans une vingtaine de sites. C'est même là sa deuxième vague sur le sujet après sa précédente de 2006 qui portait, elle, sur une dizaine de syndicat des eaux. Selon l'association de défense des consommateurs, les prix en vigueur dans les grandes agglomérations demeurent en effet " très abusifs ".

Et ce parce que les opérateurs s'y octroient des marges colossales : presque 59% pour le Sedif, le syndicat des eaux d'Ile-de-France, 56% sur la presqu'île de Gennevilliers (système privé pour la distribution et en régie pour l'assainissement) ou encore 55% à Marseille où Veolia et Suez s'y partagent le marché. Ailleurs, les marges entre prix facturés et coût de revient sont moins indécentes mais restent conséquentes : elles oscillent entre 40 et 50% pour Lyon, Toulouse, Montpellier (toutes trois sous gestion privée) et Reims (gestion municipale), puis entre 30 et 40% à Bordeaux, Nice (toutes deux privatisées), Paris (système mixte) et Strasbourg (formule municipale) et enfin entre 25 et 30% à Angers, Nantes (gestion municipale), Lille et Nancy (privées). A cela, la FP2E, la fédération professionnelle du secteur, rétorque que le prix de l'eau en France est de 10% inférieur à la moyenne européenne et que le rapport moyen entre chiffre d'affaires et profits n'est que de 7%.

Dans cet océan de surfacturation émerge toutefois une poignée de cités vertueuses qui, selon l'UFC, pratiquent des marges comprises entre 10 et 15% : Chambéry, Clermont-Ferrand, Annecy ou Grenoble, toutes administrées en régie municipale. " En deçà de 20%, on est clairement dans une grille tarifaire raisonnable, souligne pour L?Expansion.com, Daniel Bideau, administrateur-trésorier de l'UFC et surtout responsable en interne du dossier de l'eau.

Il n'y a pas de fatalité en la matière : les grandes agglomérations ne sont pas forcément les plus chères, à l'image de Grenoble. Seulement, bon nombre d'entre elles profitent de leur rente de situation : c'est-à-dire qu'elles peuvent se permettre d'afficher un prix de l'eau dans la moyenne nationale parce que leurs investissements (entretien, exploitation) sont minimes. En effet, la concentration d'habitants dans un espace relativement limité signifie moins de linéaires de tuyaux. Et donc moins de frais. Ce qui du coup leur garantit malgré tout des taux de marge nette démentiels ".

D'un point de vue industriel, deux groupes sont épinglés pour leurs " bénéfices faramineux " : Veolia Environnement et Suez. Soit les deux mastodontes du traitement de l'eau dans l'Hexagone. " Ils sont deux, ils sont seuls, note Daniel Bideau. Sans parler de Yalta de l'eau, on peut quand même affirmer qu'ils dominent outrageusement le marché national ". Pour contrer leur suprématie, l'UFC-Que Choisir préconise aux élus locaux de brandir la menace d'un retour en régie publique lors de la renégociation des contrats, et même de mettre celle-ci à exécution si les Veolia et autres Suez ne rognent pas sur leurs marges. Ce qui a priori devrait régénérer la concurrence.

Ufc.... que ne pas choisir...

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Membre, 112ans Posté(e)
oh-dae-soo Membre 802 messages
Baby Forumeur‚ 112ans‚
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:dort:

C'est réccurent avec lui..........

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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:sleep: Toi ça va.... Naméo ! :D
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Membre, 37ans Posté(e)
Zecht Membre 155 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
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Le marché de l'eau est un problème de concurrence...

Voila ce qui arrive en cas de monopole..

Ça démontre bien les effets négatifs, Si même une gestion public marche mieux qu'une privé..

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
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Il y a malheureusement des affaires comme ça mais il ne faut pas rejeter la propriété publique de l'eau pour cet argument.

Premièrement, c'est déjà une anomalie démocratique qu'il y ait une commune qui surfacture l'eau alors que c'est une mesure impopulaire.

Ensuite, au niveau global, il vaut mieux que l'eau soit gérée par le service public car c'est plus écologique, moins cher et livre une eau de meilleure qualité.

Finalement, et c'est indéniable, la majorité des gens est fortement opposée à la privatisation totale de l'eau.

Dans un autre registe, pourquoi l'eau doit être une marchandise rentable, qui génère des profits et qui profite à des actionnaires privés?

N'y a-t-il pas quelque chose comme le bien public, qui devrait être accessible à tous et dont on ne peut priver les gens parce qu'ils sont trop pauvres?

Tout doit-il rapporter du fric?

Ne pouvez pas concevoir qu'il y a des biens qui ne devraient pas être marchandés par des entreprisées privées, parce qu'ils sont trop stratégiques et que les mettre dans les mains du secteur privé nuit tout simplement à tous?

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Membre, 66ans Posté(e)
caprepublic Membre 421 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
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Ces entreprises privées n'etaient pas mis en concurrence avec la complicite des politiques.

Pour reprendre la gestion de l'eau les regies publiques ont du concurrencé les privés avec des prix plus bas .

Mais quand elles seront en situation de monopole avec des copinages politiques(on embauche les copains) les prix risquent de monter

C'est la concurrence qui a fait baisser les prix et non une non recherche du profit du secteur public.

Pour eviter les abus il faut une gestion efficace avec des controles independants par exemple les citoyens contribuables y ont droit

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Membre, 37ans Posté(e)
Zecht Membre 155 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
Posté(e)

je rejoins caprepublic, le problème de base est politique, a ce que je sache les politiques n'ont pas changé...

Le privé marche mieux que le public, quand il est correctement encadré par le pouvoir publique. Dans le cas ou le pouvoir publique est défaillant, de toute façon le peuple est "baisé". Et selon moi, c'est le cas.

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
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Faut-il accepter un secteur privé qui traite l'eau avec des produits moins écologiques et moins bons pour la santé au motif que le privé marche mieux que le public?

C'est la santé des gens qu'on met en danger là.

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Membre, 66ans Posté(e)
caprepublic Membre 421 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
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Je n'ai absolument pas dit que le privé était automatiquement moins cher que le public.

J'ai juste suggéré que les couts soient vérifiés et les audits communiqués aux citoyens .

La même méthode peut être appliquée pour les produits utilisés qui j'espere sont réglementés.

Vous diabolisez un peu le privé .Le public peut aussi employé des produits moins écologique

Seul un cahier des charges précis et des contrôles indépendants sont efficaces

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Membre, 32ans Posté(e)
economic dream Membre 3 028 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Je n'ai absolument pas dit que le privé était automatiquement moins cher que le public.

J'ai juste suggéré que les couts soient vérifiés et les audits communiqués aux citoyens .

La même méthode peut être appliquée pour les produits utilisés qui j'espere sont réglementés.

Vous diabolisez un peu le privé .Le public peut aussi employé des produits moins écologique

Non ce n'est pas dans l'interet du service public et de ceux qui le gèrent.

Imaginons qu'un journaliste découvre qu'une commune traite ses eaux avec des produits potentiellement nocifs pour la santé: le maire il peut faire une croix sur sa carrière politique.

Pourquoi prendraient-ils le risque?

Seul un cahier des charges précis et des contrôles indépendants sont efficaces

Bien sur il faut un controle cityen

Bon remettons les choses à plat:

l'idéal pour le service privé, c'est de faire un maximum de bénéfices.

l'idéal pour le service public, c'est de donner un service de qualité à faible prix.

Alors qu'est ce qui est le plus probable:

Que le secteur privé utilise des produits nocifs mais bon marché pour traiter l'eau ou que ce soit le secteur public?

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Membre, 37ans Posté(e)
Zecht Membre 155 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
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Oui remettre les choses à plat et grandir un peu, si je peux me permettre..

Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc.

La diabolisation du privé est juste ridicule...

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Oui remettons les choses à plat et revoyons l'histoire au travers d'un pays cité en "exemple" en ce moment ici... et regardons d'un peu plus près ce qui s'est passé et qui ressemble trait pour trait à quelque points près à ce qui pourrait nous arriver, enfin ce qui nous arrive déjà devrais-je dire....

Il y a peu de doute que 1976 est une date charnière dans l’histoire de l’Argentine, non seulement du point de vue politique, mais aussi dans le domaine socio-économique. Pour pouvoir mesurer l’impact de la dictature militaire, il faut revenir à l’Argentine d’avant 1976, où la politique de substitution d’importations avait permis l’industrialisation du pays. Cette structure économique se caractérisait par une distribution équitable des revenus où les salaires représentaient 50% du PIB. Il y avait une industrialisation importante, un niveau de pauvreté de l’ordre de 10%, avec une situation de quasi plein emploi et une dette extérieure de 20% du PBI. A 30 ans de la dictature militaire, la part des salaires est tombée à moins de 30% du PBI, le chômage est en moyenne de 15%, le niveau de pauvreté varie entre 30 et 40% de la population, la dette extérieure s’est envolée au-delà de 100% du PBI et la base industrielle s’est concentrée en peu de mains, tandis que de nombreuses PME liées au marché intérieur ont disparu.

Ce panorama est en relation directe avec la politique intérieure du pays, et principalement avec le changement du rapport de forces entre le capital et le travail. En ce sens, la réduction des salaires était l’objectif principal de la dictature militaire, et elle y est parvenue par le moyen d’une répression féroce. Par ailleurs, la politique économique a provoqué un profond changement au sein de certaines sections du capital, qui modifiera la forme de fonctionnement du capitalisme argentin.

Cette politique économique a consisté, d’une part, à « développer les marchés financiers », augmentant les taux d’intérêts locaux et faisant baisser le taux de change à un niveau non compétitif. En conséquence, ces mécanismes de spéculation ont provoqué l’apparition d’une dette extérieure impayable et d’un nouvel acteur d’importance dans la politique argentine : les créanciers extérieurs (les grandes banques internationales et leurs porte-parole, le FMI), dont l’objectif sera de maintenir des conditions macroéconomiques favorables à la spéculation.

Par ailleurs, la politique d’ouverture commerciale avec un taux de change non compétitif a soumis l’industrie à la compétition implacable des importations, détruisant une grande partie des PME et générant un processus de concentration industrielle qui renforcera la place des capitaux étrangers. Parallèlement est apparu un nouvel acteur, les grands groupes économiques nationaux qui, grâce a leur diversification sectorielle, ont su s’adapter aux nouvelles conditions de production. Ces derniers, tout comme les firmes multinationales, doivent leur fortune aux contrats publics et à la fuite des capitaux dans le cadre de la spéculation financière.

Les principaux perdants du nouveau modèle, les PME et les travailleurs, qui furent les bases sociales du modèle de substitution d’importation, seront définitivement remplacés par cette nouvelle configuration du capital formée par les firmes multinationales, les créanciers extérieurs et les grands groupes économiques locaux. Dorénavant le degré de confrontation ou d’alliance entre les fractions de ce « capital concentré » sera décisif pour définir la politique à suivre par les gouvernements, qu’ils soient démocratiques ou non, radicaux ou péronistes. Dès lors, la croissance économique dépendra de la possibilité donnée à l’Etat de s’endetter et de renouveler le cycle de la spéculation – comme ce fut le cas dans les années 79/80, 91/94 et 96/98. Lorsque le climat international n’est plus favorable, l’économie stagne et aboutit à une crise financière de grave ampleur dont les principaux perdants sont les travailleurs (années 81/82, 83/89, 95 et 98/2002).

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Membre, Posté(e)
slanny Membre 5 248 messages
Baby Forumeur‚
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Concernant les produits utiliser pour le traitement de l'eau, seul le chlore et parfois du fluor sont utilisé en fin de traitement. Donc ce n'est pas vraiment un critère de comparaison.

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)

Ces entreprises privées n'etaient pas mis en concurrence avec la complicite des politiques.

Pour reprendre la gestion de l'eau les regies publiques ont du concurrencé les privés avec des prix plus bas .

Mais quand elles seront en situation de monopole avec des copinages politiques(on embauche les copains) les prix risquent de monter

C'est la concurrence qui a fait baisser les prix et non une non recherche du profit du secteur public.

Pour eviter les abus il faut une gestion efficace avec des controles independants par exemple les citoyens contribuables y ont droit

La même politique de contrôle peut être appliquée au public.

Dans le privé on doit aussi se poser la question de la complicité avec les politiques, des ententes entre les compagnies, du rachat de celles-ci par des capitaux étrangers, des OPA pour éliminer la concurrence, etc....

Conclusion: le "stratégique" doit rester public et l’opérationnel peut eventuellement être privé et soumis 'a la concurrence.

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Membre, 66ans Posté(e)
caprepublic Membre 421 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
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l'idéal pour le service public, c'est de donner un service de qualité à faible prix.

Malheureusement il arrive que le service public s'adjuge des avantages et détourne l'argent public à l'avantage de ses employés et dirigeants cf EDF URSS

Ce qui est certain d'être public dans le service public c'est son financement.;)

Donc contrôle citoyen

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