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L'Europe malade de la xénophobie


Invité Caminde

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LEMONDE.FR | 04.01.11 | 11h57 ¿ Mis à jour le 05.01.11 | 11h42

L'Europe malade de la xénophobie.

Depuis la fin du mois d'août, l'Allemagne a été en proie à des accès d'agitation et de confusion politique autour des questions de l'intégration, du multiculturalisme et de la culture " nationale " comme "culture de référence" (Leitkultur), provoquant des débats qui ont eu pour corollaire d'aggraver, au sein du grand public, les tendances xénophobes.

http://mhtml:{618BFCC1-B6F4-436E-B63D-7F61CE15A858}mid://00000013/!x-usc:http://pubs.lemonde.fr/5c/ZOP-LEMONDE/articles/tall/1824214112/Middle/OasDefault/default/empty.gif/35613266613030633463643731343230' target="_blank" rel="nofollow">Ces tendances ne sont pas nouvelles ; études et sondages font apparaître depuis longtemps une hostilité aux immigrés, croissante mais silencieuse. Or tout se passe comme si ces tendances venaient, tout à coup, de se trouver une voix. Les stéréotypes habituels ont brusquement quitté le comptoir des bistrots pour prendre d'assaut les talk-shows et investir le discours des hommes ou des femmes politiques les plus en vue, pressés de séduire un électorat potentiel tenté par la dérive droitière. Deux événements ont conduit à un tel chassé-croisé des émotions qu'on est bien en peine d'encore les situer sur l'éventail politique ¿ un livre écrit par un membre (SPD) du directoire de la Banque centrale allemande et un discours prononcé par le nouveau président fédéral d'Allemagne (CDU).

Tout a commencé avec la publication dans la presse des "bonnes feuilles" les plus provocantes de Deutschland schafft sich ab ¿ L'Allemagne court à sa perte ¿, livre où on lit que l'avenir de l'Allemagne est menacé par la "mauvaise" immigration, celle issue des pays musulmans. Dans ce livre, Thilo Sarrazin, politicien SPD (Parti social-démocrate) siégeant alors au directoire de la Banque fédérale, avance des propositions de politique démographique visant la population musulmane d'Allemagne. é partir de recherches portant sur l'intelligence, il discrimine cette minorité en recourant à des conclusions biologiques fausses, qui trouvèrent là néanmoins une publicité d'une ampleur inhabituelle.

Si, d'entrée de jeu, le personnel politique en place s'est spontanément opposé à ces thèses, il n'en alla pas de même du grand public qui les soutint sans réserve. Un sondage révéla ainsi que plus d'un tiers des Allemands était d'accord avec le pronostic de Sarrazin selon lequel l'Allemagne devenait, "dans la moyenne, de plus en plus bête" du fait de l'immigration en provenance des pays musulmans.

Les réponses en demi-teinte de la poignée de psychologues consultés par la presse laissant l'impression que, après tout, il pourrait bien y avoir quelque chose sous ces allégations, on assista alors du côté des médias et des politiques à un progressif changement d'humeur à l'endroit de Sarrazin. Il fallut plusieurs semaines avant que ne soit publié dans un journal un démontage en règle de l'interprétation pseudo-scientifique des statistiques utilisées par Sarrazin. L'auteur de cet article, Armin Nassehi, sociologue respecté, démontrait comment Sarrazin avait "naturalisé" l'interprétation des mesures de l'intelligence, selon des procédés qui avaient été scientifiquement battus en brèche il y a déjà plusieurs décennies, aux états-Unis notamment.

Mais cette objectivité propre à désamorcer les émotions intervenait trop tard dans le débat. Le poison que Sarrazin avait distillé en renforçant l'hostilité culturelle aux immigrés par des arguments génétiques s'était coagulé dans les préjugés populaires. Lorsque Nassehi et Sarrazin se présentèrent pour débattre à la Maison de la littérature de Munich, il se produisit comme un effet de meute au sein d'une assistance essentiellement issue des classes moyennes cultivées, qui refusa ne serait-ce que d'entendre les objections aux arguments de Sarrazin.

Sarrazin fut contraint de démissionner du directoire de la Banque fédérale ; mais son éviction combinée à la campagne orchestrée par la droite, comme toujours soucieuse de dénoncer les abus de la "correction politique", ne firent que contribuer à dépouiller ses arguments les plus contestables de leur caractère odieux. Toute critique à son endroit était perçue comme surréaction. Angela Merkel, la chancelière outragée n'avait-elle pas dénoncé son ouvrage sans l'avoir lu ? N'était-elle pas, au demeurant, en train d'opérer une volte-face en expliquant aux jeunes chrétiens-démocrates que le multiculturalisme en Allemagne avait vécu (et échoué) ? Quant au président du SPD, Sigmar Gabriel, le seul homme politique de premier plan qui se fût attaqué en substance aux affirmations de Sarrazin au moyen d'arguments astucieux, n'était-il pas en butte à une forte résistance de l'intérieur lorsqu'il proposait d'exclure le camarade mal aimé ?

Le second événement médiatique qui mit l'Allemagne sens dessus dessous fut la réaction au discours prononcé par le président fédéral nouvellement élu, Christian Wulff, à l'occasion des vingt ans de l'unification allemande. Wulff avait été, lorsqu'il présidait la Basse-Saxe, le premier ministre-président à intégrer à son cabinet une collaboratrice allemande d'origine turque. Lors de son discours du 3 octobre dernier, il prit la liberté de réaffirmer une idée somme toute banale, déjà défendue par ses prédécesseurs, à savoir qu'à l'instar du christianisme et du judaïsme, "l'islam faisait également partie de l'Allemagne".

Ce discours lui valut de recevoir une ovation debout au Parlement, de la part de l'ensemble des notabilités politiques qui y étaient réunies. Mais, le lendemain, la presse conservatrice tirait à boulets rouges sur son allégation à propos de la place de l'Islam en Allemagne. Depuis, d'ailleurs, la question divise l'Union chrétienne-démocrate (CDU), son propre parti. L'intégration des travailleurs turcs et de leurs descendants a été, d'une manière générale, plutôt une réussite en Allemagne ; il est toutefois vrai que, dans certaines régions économiquement sinistrées, on trouve encore des voisinages problématiques avec des migrants se mettant eux-mêmes à l'écart de la société majoritaire. Mais ce sont là des problèmes que le gouvernement allemand a reconnu et qu'il s'efforce de traiter. La véritable source d'inquiétude n'est pas là, mais dans le fait, comme le montre ce qui s'est passé avec Sarrazin et avec Wulff, que des politiciens peu scrupuleux soient en train de découvrir qu'ils peuvent divertir les angoisses sociales de leurs électeurs en les incitant à l'agression ethnique contre des groupes sociaux encore plus faibles qu'eux.

Le ministre-président de Bavière, Hort Seehofer, nous en donne le plus exemple lorsqu'il déclare que "les migrants d'autres cultures" sont des nuisibles et lorsqu'il appelle à ce que cesse toute immigration "en provenance de Turquie et des pays arabes". Bien que les statistiques nous montrent une nette inversion de l'immigration turque, Seehofer joue sur l'image phobique de parasites grouillant en masses erratiques au c¿ur des réseaux de notre état social, et ce à seule fin de justifier ses propres objectifs politiques.

N'en doutons pas, la mauvaise habitude qui consiste à exciter les préjugés politiques est un phénomène qui va bien au-delà de l'Allemagne. Au moins, nous n'en sommes pas encore, comme aux Pays-Bas, au point où notre gouvernement devrait compter sur le soutien d'un populiste de droite comme Geert Wilders. é la différence de ce qui s'est produit en Suisse, aucune mesure n'a encore été prise pour interdire la construction de minarets. Et lorsqu'on compare les données des enquêtes européennes sur l'hostilité envers les immigrés, on ne remarque pas à propos l'Allemagne de résultats extrêmes. Si l'on tient compte, cependant, de ce que l'histoire allemande a compté d'horreurs, on se dit que l'idée de développement social et politique n'a pas nécessairement en Allemagne le même sens que dans les autres pays. N'y aurait-il pas, dès lors, des raisons de craindre une possible reviviscence des mentalités "anciennes" ?

Tout dépend de ce que l'on entend par "ancien". Ce à quoi nous assistons n'a sans doute pas grand chose à voir avec les années trente. Il est probable en revanche qu'est en train de se rejouer quelque chose des controverses du début des années quatre-vingt-dix, quand l'arrivée de milliers de réfugiés de l'ex-Yougoslavie déclencha un débat sur les demandeurs d'asile ; quand la CDU et son parti-frère bavarois la CSU (Union chrétienne-sociale) affirmèrent avec force que "l'Allemagne n'était pas une terre d'immigration". C'est alors que les auberges de réfugiés se mirent à flamber et qu'au Parlement les sociaux-démocrates bâtirent en retraite en donnant leur accord à un compromis misérable sur le droit d'asile.

Hier comme aujourd'hui, pour attiser la dispute on excitait le sentiment d'une culture nationale en danger, tenue de s'affirmer comme la "culture de référence" à laquelle doit se plier tout nouvel arrivant. Dans les années quatre-vingt-dix, toutefois, ce qui sous-tendait aussi la controverse, c'était la toute fraîche réunification et le sentiment de parvenir enfin, au terme d'un chemin pénible, à une mentalité capable de fournir les étais nécessaires à une compréhension libérale de la Constitution. Aujourd'hui, l'idée de culture de référence ne repose plus que sur l'idée fausse selon laquelle l'état libéral devrait exiger plus de ses immigrés que l'apprentissage de la langue du pays et l'acceptation des principes constitutionnels. Il nous restait au début des années quatre-vingt-dix à surmonter l'idée que les immigrés sont censés assimiler les "valeurs" de la culture majoritaire et adopter ses "coutumes" ¿ apparemment, nous n'y sommes toujours pas parvenus.

Que nous soyons confrontés à une rechute dans la compréhension ethnique de notre constitution libérale n'est déjà pas une bonne nouvelle, mais que nous définissions désormais la "culture de référence" moins à partir de la culture allemande qu'à partir de la religion, voilà qui n'arrange rien. Aujourd'hui les apologistes de la "culture de référence" en appellent à cette "tradition judéo-chrétienne" qui " nous " distinguerait des étrangers, ayant l'arrogance au passage de s'approprier le judaïsme ¿ avec un incroyable mépris à l'égard de ce que les Juifs ont souffert en Allemagne.

Il reste que je n'ai pas l'impression que les appels à la "culture de référence" traduisent plus qu'une mouvement d'arrière-garde, ni que la chute d'un essayiste dans les pièges d'une controverse sur l'inné et l'acquis a donné un nouvel essor durable à des amalgames plus nocifs mêlant xénophobie, sentiment raciste de supériorité et darwinisme social. Les problèmes d'aujourd'hui ont reconduit les réactions d'hier ¿ pas celles d'avant-hier.

Je ne sous-estime pas l'ampleur des sentiments nationalistes accumulés, ce qui n'est d'ailleurs pas un phénomène limité à l'Allemagne, mais, à la lumière des événements actuels, il est une autre tendance qui me paraît tout aussi préoccupante : l'inclination à préférer des figures non-politiques sur la scène publique, qui renvoie à un trait fort suspect de la culture politique allemande, le rejet des partis et de la politique des partis.

Au cours de l'élection par le Parlement du président fédéral, l'été dernier, Joachim Gauck, le militant des droits civiques, sans expérience politique et non-inscrit dans un parti politique, s'est trouvé être le candidat opposé à Christian Wulff, homme politique de carrière. Contre la majorité du collège électoral, Gauck, un pasteur protestant dont l'histoire tient avant tout dans son opposition à l'ancien régime est-allemand, gagna les c¿urs du plus grand nombre et faillit remporter l'élection.

C'est encore ce même attrait pour les figures charismatiques qui ne se mêlent pas aux querelles politiques que l'on peut déceler dans la déconcertante popularité dont jouit notre aristocratique ministre de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, qui, sans faire valoir beaucoup plus que son arrière-plan familial, ses manières polies et une judicieuse garde-robe, est parvenu à éclipser la renommée de Merkel.

Plus préoccupantes encore sont ces manifestations dont nous avons été récemment les témoins à Stuttgart, qui virent des dizaines de milliers de personnes protester contre le projet de démolition de l'ancienne gare par les Chemins de fer fédéraux (Bundesbahn). Ces manifestations qui ont duré des mois rappellent à certains égards le spontanéisme de l'opposition extraparlementaire des années soixante, à cette différence près, cependant, qu'aujourd'hui ce sont des gens de tous âges et de toutes conditions qui descendent dans la rue, et que leur objectif immédiat est conservateur : préserver un monde familier dans lequel la politique fait irruption comme le bras armé d'un supposé progrès économique.

Derrière ces manifestations toutefois, c'est un conflit plus profond qui se trame et qui touche à la compréhension que nous avons de la démocratie. Le Bade-Wurtemberg, dont Stuttgart est la capitale, est dirigé par un gouvernement de région qui a choisi de porter sur ces manifestations un regard étroit : le gouvernement fédéral est-il ou non habilité à porter légalement et sur le long terme des méga-projets de ce type ? Face à cela, en pleine tourmente, le président de la Cour constitutionnelle fédérale décida alors de voler au secours du projet, plaidant que le public avait été consulté quinze ans plus tôt, qu'il avait approuvé le projet à l'issue d'un vote et n'avait par conséquent plus à intervenir dans son exécution.

Or il est apparu que les autorités n'avaient pas, à l'époque, fourni une information suffisante, de sorte que les citoyens n'avaient pas pu se forger une opinion suffisamment informée sur laquelle fonder leur choix. Prétendre aujourd'hui qu'ils n'ont plus leur mot à dire sur le cours des choses revient donc à se reposer sur une compréhension formelle de la démocratie. La question est alors la suivante : la participation dans les procédures démocratiques n'a-t-elle pour signification fonctionnelle que de réduire au silence la minorité battue, ou implique-t-elle une signification délibérative qui inclut les arguments des citoyens dans le processus démocratique de formation de la volonté et de l'opinion ? Les motivations qui sous-tendent chacun de ces trois phénomènes ¿ la peur des immigrés, l'attrait pour des figures charismatiques non-politiciennes et la rébellion populaire de Stuttgart ¿ sont différentes. Mais elles se rencontrent pour traduire cumulativement un malaise croissant face à un système politique replié sur lui-même et de plus en plus désemparé.

Plus le champ d'action des gouvernements nationaux se rétrécit, plus la politique se soumet docilement à ce qui s'impose comme des impératifs inévitables, économiques ou autres, et plus la confiance du peuple dans une classe politique résignée diminue.

Les états-Unis ont élu un président qui possède une vision politique lucide, quand bien même est-il lui aussi pris d'assaut sur tous les fronts et en butte à des sentiments de plus en plus mêlés. Ce dont nous avons besoin en Europe, c'est d'une classe politique revitalisée, qui surmonte son propre défaitisme avec un peu plus de perspectives, de résolution et d'esprit de coopération. La démocratie dépend de la capacité du peuple à croire qu'une certaine marge de man¿uvre existe qui nous permette de façonner l'avenir et d'affronter tous ses défis.

Traduction Christian Bouchindhomme

Jürgen Habermas, philosophe et sociologue

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Membre, 68ans Posté(e)
danielfr40 Membre 1 719 messages
Baby Forumeur‚ 68ans‚
Posté(e)

En phase de disette la tentation est grande de se replier sur soit et de dire que si les autres n'étaient pas là les parts de chacun seraient plus grandes

Les politiques surfent sur cette vague pour s'attirer des voix au lieu de les raisonner

Non, la réduction du champ d'action des politiques nationales se sont pour rien dans le phénomène puisque l'argument principale reste celui de la compétitivité mondiale qui s'étend bien au delà des frontières de notre europe.

Et oui, la démocratie est une machine destinée à faire accepter aux minorités les choix de la majorité, majorité forcément molle et peureuse, assez malléable

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

Non.... tu as tort de dire que la xénophobie existe depuis longtemps ...Elle n'existe que depuis un siècle ou deux ...

Auparavant un étranger sur le sol national s'il n'avait aucune raison d'y être était forcement un ennemi donc généralement exécuté ....pendu haut et court ....Il n'y avait alors aucune raison d'être xénophobe ....

On retrouve ce raisonnement dans certains pays du moyen orient ou dans d'autres pays radicaux ...

On voudrait qu'une civilisation brûle les étapes ...

laisse le temps au temps ,peut être que dans un ou deux siècles la xénophobie n'existera plus dans un monde livré à lui même

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Membre+, E-mage, 77ans Posté(e)
usagi Membre+ 363 016 messages
77ans‚ E-mage,
Posté(e)
Non.... tu as tort de dire que la xénophobie existe depuis longtemps ...Elle n'existe que depuis un siècle ou deux ...

Auparavant un étranger sur le sol national s'il n'avait aucune raison d'y être était forcement un ennemi donc généralement exécuté ....pendu haut et court ....Il n'y avait alors aucune raison d'être xénophobe ....

On retrouve ce raisonnement dans certains pays du moyen orient ou dans d'autres pays radicaux ...

On voudrait qu'une civilisation brûle les étapes ...

laisse le temps au temps ,peut être que dans un ou deux siècles la xénophobie n'existera plus dans un monde livré à lui même

mouais , p'tet ben :cray:

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Invité Stoned
Invités, Posté(e)
Invité Stoned
Invité Stoned Invités 0 message
Posté(e)
En phase de disette la tentation est grande de se replier sur soit et de dire que si les autres n'étaient pas là les parts de chacun seraient plus grandes

Les politiques surfent sur cette vague pour s'attirer des voix au lieu de les raisonner

Non, la réduction du champ d'action des politiques nationales se sont pour rien dans le phénomène puisque l'argument principale reste celui de la compétitivité mondiale qui s'étend bien au delà des frontières de notre europe.

Et oui, la démocratie est une machine destinée à faire accepter aux minorités les choix de la majorité, majorité forcément molle et peureuse, assez malléable

Comme la gauche et la droite qui se partagent le pouvoir depuis X années... :cray: Pour nous mener ou nous en sommes.Je suis tout à fait d'accord avec vous. :p

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Invité pocahontas59
Invités, Posté(e)
Invité pocahontas59
Invité pocahontas59 Invités 0 message
Posté(e)
En phase de disette la tentation est grande de se replier sur soit et de dire que si les autres n'étaient pas là les parts de chacun seraient plus grandes

Les politiques surfent sur cette vague pour s'attirer des voix au lieu de les raisonner

Non, la réduction du champ d'action des politiques nationales se sont pour rien dans le phénomène puisque l'argument principale reste celui de la compétitivité mondiale qui s'étend bien au delà des frontières de notre europe.

Et oui, la démocratie est une machine destinée à faire accepter aux minorités les choix de la majorité, majorité forcément molle et peureuse, assez malléable

Les deux ne sont pas incompatibles : la mondialisation a livré les démocraties au pouvoir des puissances financières, et donc les états n'ont plus de pouvoir sur tout ce qui concerne l'économie. Par conséquent, qu'est-ce-qu'il leur reste pour arguer d'une quelconque utilité ? La seule sphère d'influence de l'état sur la situation de ses citoyens, c'est la sécurité. Donc, les états doivent créer des peurs, pour ensuite s'emparer du problème artificiellement créé. Ca marche avec l'Islam, mais c'est le même processus avec les maladies ( H1N1 ), les épidémies, la violence contre les biens et les personnes, etc. Tous phénomènes délibérément exacerbés pour faire peur, et ensuite restreindre les libertés au prétexte de sécurité.

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)

La xénophobie est un sentiment présent dans chaque endroit du monde, il est moindre quand tout va bien et s'aiguise dés que des crises surviennent. I

Il va croitre en Europe, nous sommes dans une période à la con. On a voulu faire du communautaire mais on n'a pas bien cadrer tout ça, résultat, tout le monde est plus ou moins flippé. La structure monde n'est pas solide, la structure Europe ne rassure pas et la grande mixture communautaire n'a pas vraiment prise. On se retourne tous les uns aux autres, dos à dos et au final, là où on devrait avoir un sentiment fort d'unité communautaire en Europe, on en est dénaturé.

Xénophobie intercommunautaire, xénophobie envers l'extérieur, tout s'affirme comme le refuge de la grande angoisse généralisée. La peur ne mène jamais bien loin et surtout véhicule tout un lot de problématique empirique dont il est difficile de se défaire. Les 5-10 prochaines années vont être cruciale et demeurent inquiétantes. L'effondrement et le repli sur soit nous guète.

PS. bonjour, c'était les bonne nouvelles du matin, désolé...

Non.... tu as tort de dire que la xénophobie existe depuis longtemps ...Elle n'existe que depuis un siècle ou deux ...

non, non, non, non, non... ça existe depuis la nuit des temps.

Néandertal et Cromagnon étaient déjà sur l'éxaltation de la peur de l'autre (celui hors de la tribu) ; les tribus d'Afrique s'éclatent (à la machette) depuis des millénaires, la Chine s'est façonnné avec en son sein des pluralités débordantes de xénophobie ; les tribus sud-amérindienne étaient très hermétiques et relativement portées sur la xénophobie.

C'est un repli identitaire et communautaire, il existe depuis que l'Homme s'est rassemblé et depuis qu'il a eu peur de son voisin.

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Membre, 53ans Posté(e)
Fiphi Membre 913 messages
Baby Forumeur‚ 53ans‚
Posté(e)

Je n'entends pas ici ou là de quelle manière on voudrait "résorber" ce sentiment européen de plus en plus xénophobe. Si le terme choque, peut-être trouve t-il une juste raison en ce que vivent les citoyens européens, qui ont le sentiment que leur échappe leur culture. Ce n'est pas le repli identitaire et communautaire auquel j'assiste ; c'est la perte de valeurs communes européennes, que l'on ne définit plus, que l'on ne se plaît plus à rappeler, au nom du droit de l'individu, devenu supérieur à celui de valeurs communes si longtemps acquises ! C'est donc plus le souci de défendre ses propres valeurs que la peur de l'étranger qui prévaut ! Aucune théorie, quand bien même moraliste ou louable, ne pourra s'opposer à la perception de l'humain, ni à ce qu'il voit, ni à ce qu'il entend, ni à ses préférences culturelles (au sens large) depuis si longtemps acquises dans une histoire identitaire commune et familiale. Le multiculturalisme, que l'on a cru possible, est un échec ! Comment faut-il s'en convaincre au delà de l'agitation de quelques mots rédhibitoires. Combattre la xénophobie et au final le racisme, c'est placer le champ de bataille où il n'est pas.

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
Non.... tu as tort de dire que la xénophobie existe depuis longtemps ...Elle n'existe que depuis un siècle ou deux ...

non, non, non, non, non... ça existe depuis la nuit des temps.

Néandertal et Cromagnon étaient déjà sur l'éxaltation de la peur de l'autre (celui hors de la tribu) ; les tribus d'Afrique s'éclatent (à la machette) depuis des millénaires, la Chine s'est façonnné avec en son sein des pluralités débordantes de xénophobie ; les tribus sud-amérindienne étaient très hermétiques et relativement portées sur la xénophobie.

C'est un repli identitaire et communautaire, il existe depuis que l'Homme s'est rassemblé et depuis qu'il a eu peur de son voisin.

Ils n'avaient même pas le temps de donner un nom à ce genre de chose que nous appelons xénophobie ...l'objet de ce sentiment bizarre était rapidement supprimé ....

c'est ce que je voulais dire ...Bien sûr que la xénophobie existait ,mais pas longtemps ... :p

les étrangers supportés l'étaient pour des raisons précises ...une exception cependant pour les roms qui doivent certainement leurs survies à leur mobilité et à leur volonté de ne pas occuper un espace défini ....

.................. C'est donc plus le souci de défendre ses propres valeurs que la peur de l'étranger qui prévaut ! ...................

:cray:

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Membre, 43ans Posté(e)
jackindabox Membre 928 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)

Il est tout a fait normal d'observer une montée de la xenophobie en europe, etant donné la recrudescence des crimes et delits provoqués par des minorités ethniques, que ce soit nord africaines en france, turques en allemagne.... soyons honnetes, Il serait impenssable de voir des europeens semer le trouble au maghreb par exemple, ou nous serions, et cela est certain, punis bien plus que l'on puni les etrangers dans notre communauté. Ce sentiment est partagé par les differentes communautés etrangeres desireuses de s'integrer en europe et qui subissent des discriminations a cause d'une poignée de gens non souhaitables ne respectant ni les lois ni les personnes chez nous. tout cela est bien dommage.

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Membre, 56ans Posté(e)
tricephale Membre 1 650 messages
Baby Forumeur‚ 56ans‚
Posté(e)

c'est bien la première fois en europe qu'il y a une immigration aussi massive par des populations venant d'autres continents et qui se chiffre en millions

n'est-ce pas normal de se poser des questions ?

il y a une loi de la psychologie de groupe qui dit : quand un groupe est constituté, celui qui ne fait pas partie du groupe est perçu comme une menace et cela génère du rejet

aux étrangers de se dissoudre dans le groupe

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Membre, 43ans Posté(e)
jackindabox Membre 928 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)

Exactement, s'ils sont desireux de faire partie d'une communauté, à eux de se plier à ses régles et coutumes. Si un pays etrangé avait l'amabilité de m'accepter et de faire de moi un citoyen avec tout les avantages que cela apporte, j' aurai au moins la gratitude et je serai heureux de me plier à leurs coutumes et je me ferai un plaisir d'apprendre et de partager les règles de vie qui sont les leurs, sans pour autant oublier mes origines. Il est tout à fait inaxeptable de voir certaines minorités faire primer les lois religieuses qui leurs sont propres aux lois qui regissent le pays hôte.

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  • 3 ans après...
Invité libertade
Invités, Posté(e)
Invité libertade
Invité libertade Invités 0 message
Posté(e)

xénophobe,ah quel joli nom , dans ce bon dieu de pays a la dérive, on ne peut plus dire un mot , en contradiction sans être insulté de xénophobe, raciste, fachiste, anti sémite, arabophobe, et allez allez!! te eux tous ces pignoufs qui passent leur temps a insulter et dénigrer les autres (QUE SONT ILS)

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

te eux tous ces pignoufs qui passent leur temps a insulter et dénigrer les autres (QUE SONT ILS)

Et si vous commenciez à vous appliquer à vous-mêmes vos propres préceptes, très cher ;-)

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Invité libertade
Invités, Posté(e)
Invité libertade
Invité libertade Invités 0 message
Posté(e)

Et si vous commenciez à vous appliquer à vous-mêmes vos propres préceptes, très cher ;-)

expliques stp c,est pas clair...

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Membre, 49ans Posté(e)
lycan77 Membre 17 615 messages
Maitre des forums‚ 49ans‚
Posté(e)

Le retour aux sources des hommes et des femmes-animaux est pour bientôt.

Dans une société où le procès d'intention est devenu la règle de vie en société des populations dîtes "modernes", on ne saurait s'étonner de voir l'intolérance et la férocité des rapports sociaux être devenues un leitmotiv en soi.

Viendra un moment (très bientôt), où l'homme redeviendra ce qu'il a toujours été, dans sa nature profonde: un loup dévorant ceux de sa propre espèce.

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Membre, l'âme d'un français, l'esprit d'un Bonaparte, Posté(e)
anthony sindicco Membre 5 079 messages
l'âme d'un français, l'esprit d'un Bonaparte,
Posté(e)

expliques stp c,est pas clair...

je peux le faire à sa place, n’insulte pas si tu veux pas qu'on t'insulte

Le problèmes c'est que les gouvernements privilégie les communauté au détriment de la nation elle même, et certaine communauté (minoritaire) en profitent pour nous imposer leur valeurs. pas étonnant qu'il y'a un ras le bol, mais c pas sur les communauté qui faut se défouler, mais sur cette oligarchie politique..

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)

je peux le faire à sa place, n’insulte pas si tu veux pas qu'on t'insulte

Le problèmes c'est que les gouvernements privilégie les communauté au détriment de la nation elle même, et certaine communauté (minoritaire) en profitent pour nous imposer leur valeurs. pas étonnant qu'il y'a un ras le bol, mais c pas sur les communauté qui faut se défouler, mais sur cette oligarchie politique..

C'est tellement logique qu'ils ne favorisent pas leurs électeurs ! :hehe:

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Membre, l'âme d'un français, l'esprit d'un Bonaparte, Posté(e)
anthony sindicco Membre 5 079 messages
l'âme d'un français, l'esprit d'un Bonaparte,
Posté(e)

C'est tellement logique qu'ils ne favorisent pas leurs électeurs ! :hehe:

est que c'est de l'ironie :mouai:.

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