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Comment définir la valeur morale d'un acte?


Invité Quasi-Modo

Sondage sur la moralité  

14 membres ont voté

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Il est possible de choisir plusieurs réponses dans ce sondage. Comment pouvez-vous établir la valeur morale d'un acte? Sur quel(s) critère(s) seriez-vous prêts à condamner ou louer une action? Si vous prenez en compte plusieurs de ces critères, définissez-vous une priorité entre eux? Avez-vous pensé à d'autres critères de jugement?

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Membre, 32ans Posté(e)
Powët Membre 37 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)

Je vais m'essayer à un semblant de réponse constructive.

J'ai voté pour les trois, car je ne peux pas juger un acte si je ne connais pas tout, car ce ne serait plus objectif.

C'est sûr, on dit que "c'est l'intention qui compte" ; mais en général, en tout cas si on prend le cas d'une "bonne intention", par exemple un cadeau (l'évènement le plus commun qui soit), si celui-ci ne plaît pas, on dit : "c'est l'intention qui compte". Certes, mais moi, je pense aussi qu'il y a une part d'inconscient là-dedans. Et en plus, si on prend le cas général, même si l'intention est bonne, si les conséquences sont désastreuses...

Ensuite, le principe : si le principe d'un acte est fondamentalement mauvais, on jugera l'acte mauvais ; de même s'il est bon. Mais là encore ça ne suffit pas, car les conséquences peuvent être différentes de l'effet escompté. Ainsi donc, il y a les conséquences, ce qui est je pense le plus important. Car c'est ce qu'on jugera d'abord, avant de regarder le pourquoi du comment. Je vais prendre l'exemple d'un omicide involontaire : un homme, sur un bâteau, veut rattrapper le chapeau d'une demoiselle, qui s'est envolé. Mais dans son élan, il bouscule un autre homme qui ne sait pas nager. Il meurt noyer. On peut donc considérer que :

-Son intention était à la base bonne, rien de mal à rattrapper un chapeau ;

-Le principe était bon : la galanterie ;

-Et pourtant les conséquences sont dramatiques.

Bien sûr, il aura des circonstances atténuantes : c'est pour ça que l'intention et le principe comptent. Mais le principal reste la mort de l'homme, qui est irréparable. Donc les conséquences sont sûrement plus importantes que le reste, mais si tout est à prendre en compte.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)

Je vote pour l'intention.

Par un tour de passe-passe :blush: : en fait, je pense que l'intention regroupe également le principe et les conséquences (du moins, celles qui sont prévisibles).

Car, si pour atteindre un objectif louable, on se doit de passer par un principe condamnable, ou que l'on sait que notre action aura des répercussions nocives, alors notre intention, en toute connaissance de cause, n'est pas vraiment morale. Seul l'un des résultats (l'objectif) de notre action l'est.

Donc, je joue un peu sur les mots, entre "intention" et "objectif" ... disons que je mets dans le même sac l'intention et le principe, alors.

En ce qui concerne les conséquences ... s'il elles sont liées directement à notre intention, ou liées irrémédiablement à notre principe (et que l'on a évidemment conscience de leurs justes valeurs) c'est qu'elles font partie intégrantes de ceux-ci, donc de notre choix. Donc la moralité de l'acte pourra se juger à l'aune du poids moral de ces conséquences, et par rapport à l'intention.

Par contre, si les conséquences n'ont pas été prévues par l'acteur, si elles étaient imprévisibles, dès lors la moralité de l'acte n'est plus en question. Puisque l'un des objectifs atteints a échappé à la volonté de l'acteur.

Par ailleurs, ces conséquences peuvent aussi bien être condamnables que louables, mais dans les deux cas, elles ne devraient pas qualifier la moralité de l'acte, à mon sens.

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Membre, 34ans Posté(e)
AlphaBetaGaga Membre 1 139 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

J'ai voté les trois en même temps... j'ai mal au crane alors pas de philosophie pour donner mon explication... peut etre demain !

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Membre, Tête en l'air, 41ans Posté(e)
Feuille Membre 10 893 messages
41ans‚ Tête en l'air,
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J'ai choisi les trois...

Si l'une des trois "composantes" de l'acte n'est pas morale, alors l'ensemble ne l'est pas.

S'il fallait hiérarchiser, je dirais intention > principe et conséquence, que je mets sur le même plan. Poser un acte mauvais, ou qui a des conséquences mauvaises, ce n'est pas moral même quand on a de bonnes intentions, mais le fait que les intentions soient mauvaises est une criconstance "aggravante" à mes yeux...

En partant du principe qu'on peut évaluer la conséquence (si la conséquence est mauvaise mais imprévisible, certes l'acte ne reste pas moral au final, mais il n'y avait aucun moyen de le savoir au moment où il a été posé).

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)
si la conséquence est mauvaise mais imprévisible, certes l'acte ne reste pas moral au final

La valeur morale d'un acte se rapporte à son auteur, la moralité est donc liée à la conscience de cet acte. Elle est en quelque sorte "a priori" selon moi.

Donc, à partir du moment où la conséquence n'est pas la volonté de l'auteur, n'est pas connue par avance de celui-ci, je ne pense pas que l'on puisse a posteriori retirer la valeur morale que l'on lui aurait accordé sinon ... donc l'acte reste moral, mais regrettable.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Merci à ceux qui participent (que ce soit au sondage et/ou à la discussion) :blush:

En ce qui me concerne (j'en ai même pas parlé) j'ai énormément de mal à me décider entre ces différents critères, c'est pourquoi dans mon quotidien, je me fie aux trois également, mais ce n'est pas par choix. C'est pourquoi j'ai assez l'impression d'être sensible au contexte et aux normes implicites établies dans ce contexte...

J'ai essayé de bien analyser les réponses (toutefois je peux me tromper dans ma compréhension).

Je vais m'essayer à un semblant de réponse constructive.

[...]

Bien sûr, il aura des circonstances atténuantes : c'est pour ça que l'intention et le principe comptent. Mais le principal reste la mort de l'homme, qui est irréparable. Donc les conséquences sont sûrement plus importantes que le reste, mais si tout est à prendre en compte.

Je trouve ta réponse pour le moins intéressante. Arrête-moi si je me trompe, mais ce serait la perspective de la mort qui rendrait les conséquences plus significatives que l'intention ou le principe? C'est un argument auquel je n'aurai pas pensé. Je pense d'ailleurs qu'on pourrait élargir le concept de 'mort' en précisant qu'on parle de l'irréversible en général. En effet, je pense tout comme toi que la pire des actions est également celle qu'on ne peut pas compenser par la suite.

Mais en partant de ce raisonnement, je suppose alors que la fin d'une action sera plus pertinente, ou en tout cas plus décisive que les moyens par lesquels elle s'exerce ; tu précises toutefois que c'est la combinaison principe/conséquence qui compte le plus (en tout cas consciemment), le critère le plus important étant la conséquence. Je vois une zone d'ombre dans tes propos. Que dis-tu d'un acte dont l'intention et la conséquence est bonnes, mais obéissant à un principe immoral? Par exemple, un individu partisan d'une théorie raciste qui t'aiderait avec efficacité sous prétexte qu'il faut être solidaire entre gens d'une même race ; cet acte serait-il condamnable?

Je vote pour l'intention.

[...]

En ce qui concerne les conséquences ... s'il elles sont liées directement à notre intention, ou liées irrémédiablement à notre principe (et que l'on a évidemment conscience de leurs justes valeurs) c'est qu'elles font partie intégrantes de ceux-ci, donc de notre choix. Donc la moralité de l'acte pourra se juger à l'aune du poids moral de ces conséquences, et par rapport à l'intention.

Par contre, si les conséquences n'ont pas été prévues par l'acteur, si elles étaient imprévisibles, dès lors la moralité de l'acte n'est plus en question. Puisque l'un des objectifs atteints a échappé à la volonté de l'acteur.

C'est un peu l'idée, je pense, qu'on peut tout ramener aux déterminations ou au passé d'un être humain (parce que nos intentions comme nos principes sont principalement fondés sur nos expériences passées.) Toutefois il y a ce que les philosophes appellent l'opacité constitutive de tout être humain, principalement due à l'incommunicabilité de l'intégralité de nos expériences passées, ce qui se traduit surtout par le fait que nous ne donnons pas les même sens aux mots. Je suis persuadé qu'il est important d'avoir de bonnes intentions, et nous souhaitons tous faire reconnaître les nôtres lorsqu'elles étaient effectivement bonnes, mais pour la raison évoquée plus tôt, je trouve difficile d'établir les réelles intentions d'un autre être humain. De plus, ayant établi les déterminations en jeu, resterait-il une place pour la responsabilité, et donc le jugement?

Je vois une troisième possibilité quant aux conséquences que vous n'avez pas listée. Quand on s'intéresse par exemple à l'expérience de milgram, on comprend que les conséquences, parfois dramatiques et prévisibles, ne sont pas directement liées à nos intentions ou à notre principe. Seriez-vous prêt à condamner le sujet de cette expérience qui attribue des chocs mortels? L'obéissance annule-t-elle la responsabilité?

J'ai choisi les trois...

Si l'une des trois "composantes" de l'acte n'est pas morale, alors l'ensemble ne l'est pas.

S'il fallait hiérarchiser, je dirais intention > principe et conséquence, que je mets sur le même plan. Poser un acte mauvais, ou qui a des conséquences mauvaises, ce n'est pas moral même quand on a de bonnes intentions, mais le fait que les intentions soient mauvaises est une criconstance "aggravante" à mes yeux...

En partant du principe qu'on peut évaluer la conséquence (si la conséquence est mauvaise mais imprévisible, certes l'acte ne reste pas moral au final, mais il n'y avait aucun moyen de le savoir au moment où il a été posé).

Ce qui me marque, c'est qu'il est immoral selon toi de commettre un acte dont les conséquences sont mauvaises bien qu'imprévisibles. Y aurait-il une sorte de devoir de la connaissance, c'est à dire des chaînes de cause à effet? J'imagine toutefois que la non-prévisibilité est une circonstance atténuante.

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Membre, Tête en l'air, 41ans Posté(e)
Feuille Membre 10 893 messages
41ans‚ Tête en l'air,
Posté(e)

+1 pour Pheldwyn, en fait...

Ce qui me marque, c'est qu'il est immoral selon toi de commettre un acte dont les conséquences sont mauvaises bien qu'imprévisibles. Y aurait-il une sorte de devoir de la connaissance, c'est à dire des chaînes de cause à effet? J'imagine toutefois que la non-prévisibilité est une circonstance atténuante.

Si l'on ne peut prévoir les conséquences de l'acte... c'est effectivement délicat de dire qu'il était "immoral". En revanche, on peut le qualifier de "mauvais" (ou "regrettable").

En revanche, oui, je pense qu'on doit étudier les conséquences possibles de ses actes. ;°

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Membre, 32ans Posté(e)
Powët Membre 37 messages
Baby Forumeur‚ 32ans‚
Posté(e)
Je trouve ta réponse pour le moins intéressante. Arrête-moi si je me trompe, mais ce serait la perspective de la mort qui rendrait les conséquences plus significatives que l'intention ou le principe? C'est un argument auquel je n'aurai pas pensé. Je pense d'ailleurs qu'on pourrait élargir le concept de 'mort' en précisant qu'on parle de l'irréversible en général. En effet, je pense tout comme toi que la pire des actions est également celle qu'on ne peut pas compenser par la suite.

Mais en partant de ce raisonnement, je suppose alors que la fin d'une action sera plus pertinente, ou en tout cas plus décisive que les moyens par lesquels elle s'exerce ; tu précises toutefois que c'est la combinaison principe/conséquence qui compte le plus (en tout cas consciemment), le critère le plus important étant la conséquence. Je vois une zone d'ombre dans tes propos. Que dis-tu d'un acte dont l'intention et la conséquence est bonnes, mais obéissant à un principe immoral? Par exemple, un individu partisan d'une théorie raciste qui t'aiderait avec efficacité sous prétexte qu'il faut être solidaire entre gens d'une même race ; cet acte serait-il condamnable?

Là, on rentre dans mon cas personnel ; si cela m'arrivait, je pense que je "condamnerais" son acte (mais je ne pourrais pas faire grand chose d'autre...). Parce qu'en fait, même si les conséquences restent à mon avis très importantes, il faut prendre en considération tous les facteurs, et réfléchir longuement à la question de savoir si un acte est condamnable ou non. Et dans ce cas là, il serait condamnable (du moins, pour moi), étant donné qu'il est immoral.

Et c'est certain, comme tu le dis, que "la pire des actions est celle qu'on ne peut pas compenser par la suite" : cela va de la confiance que l'on perd (lorsqu'on trahit quelqu'un, c'est fini, impossible de revenir en arrière, du moins le plus souvent), à la mort comme dans mon exemple.

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Membre, 45ans Posté(e)
Titsta Membre 6 722 messages
Forumeur Débutant‚ 45ans‚
Posté(e)

J'ai choisi les trois, je ne vois pas pourquoi je jugerai un acte en ne retenant qu'une partie seulement des informations dessus.

Par contre, la teneur de mon jugement, et surtout de ma réaction, sera affecté différemment par ces trois éléments.

En réaction aux conséquences, je chercherai à encourager ou décourager le renouvèlement de tels actes. (bien que ça puisse être plus complexe, certaines chose ne doivent pas être renouvelée pour qu'elles conserve leur valeur... Mais en gros, je me servirais de l'expérience que ça a apporté pour que ça aille mieux ou encore mieux.)

En réaction aux intentions, je me rapprocherai ou m'éloignerai affectivement de leur auteur. (pas forcément si ses intentions ressemble aux miennes. ça dépend des intentions là aussi.)

En réaction aux principes, j'accepterai ou non cet acte.

^^

Si le principe est bon, mais pas les conséquences, et que les intentions sont bonne, je me rapprocherai affectivement de son auteur, j'accepterai cet acte, mais je découragerai son renouvèlement autant que possible.

(accepter une chose n'a rien à voir avec l'envie que ça se reproduise)

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)

Je vais essayer de répondre à ces remarques, même si je n'ai pas forcément eu le temps d'y réfléchir, ou peut-être de les comprendre comme il le fallait.

Toutefois il y a ce que les philosophes appellent l'opacité constitutive de tout être humain, principalement due à l'incommunicabilité de l'intégralité de nos expériences passées, ce qui se traduit surtout par le fait que nous ne donnons pas les même sens aux mots. Je suis persuadé qu'il est important d'avoir de bonnes intentions, et nous souhaitons tous faire reconnaître les nôtres lorsqu'elles étaient effectivement bonnes, mais pour la raison évoquée plus tôt, je trouve difficile d'établir les réelles intentions d'un autre être humain.

Il est bien évidemment difficile (voire impossible) d'appréhender les réelles intentions d'un autre être humain. D'ailleurs, en étant honnête, notre subjectivité et notre vécu vont également biaiser le principe et les conséquences : le principe que l'on voit ne pourrait être que la partie immergée d'un mécanisme, on peut tout à fait ne pas comprendre (par manque d'élément, de recul, ...) le principe d'un acte. Et en ce qui concerne les conséquences, on peut tout à fait, là aussi, interpréter à notre manière les évènements, leurs différences d'importance (voire même, rajouter de l'intention là où elle n'est pas).

Ainsi, le jugement que l'on a en tant qu'individu (et même groupe d'individus) de la moralité (notion tout aussi relative) d'un acte est forcément subjective.

Donc, même si on se trompe sur les réelles intentions d'un être humain, c'est en partie notre connaissance, toute relative soit elle, de ces intentions qui va nous permettre de donner une valeur morale.

De plus, ayant établi les déterminations en jeu, resterait-il une place pour la responsabilité, et donc le jugement?

J'avoue que je n'ai pas compris le sens de cette question : la responsabilité et le jugement de la part de l'auteur de l'acte, ou de la part de celui qui juge l'acte ?

Je vois une troisième possibilité quant aux conséquences que vous n'avez pas listée. Quand on s'intéresse par exemple à l'expérience de milgram, on comprend que les conséquences, parfois dramatiques et prévisibles, ne sont pas directement liées à nos intentions ou à notre principe. Seriez-vous prêt à condamner le sujet de cette expérience qui attribue des chocs mortels? L'obéissance annule-t-elle la responsabilité?

Déjà, le sujet de la discussion est avant tout la valeur morale d'un acte, et non pas la valeur morale d'un individu (même si bien évidemment les deux sont généralement liés, il s'agit de deux jugement différents).

Ainsi, non, je ne jugerais pas la moralité du sujet de cette expérience, ni le condamnerais : car au final, le but de cette expérience est justement de semer le trouble dans le jugement que fait lui-même le sujet de son comportement.

Il est tiraillé entre l'intention de cet acte (l'obéissance, dans ce cas pour "aider la science"), le principe (la méthode même de l'expérience, et les décharges) et les conséquences (là intervient en effet la notion de responsabilité, puisque l'expérience mène justement à déresponsabiliser l'acteur, qui en vient à penser que les conséquences lui échappent et ne sont pas de son ressort).

Il n'en reste pas moins que l'acte est immoral, de par son principe et ses conséquences prévisibles.

En passant, c'est le même principe lorsque des individus, aveuglés ou malavisés, dépassent certaines limites alors que leur cause ou leur intention est elle même juste (Ce sont ces limites d'ailleurs qui définissent de manière subjective la moralité).

...

En fait, l'alchimie pour juger d'un acte est assez complexe, car elle fait intervenir différents niveaux de jugement :

D'abord :

- L'intention de l'auteur, tel qu'il la perçoit, lui (enfin, tel que l'on pense qu'il la perçoit, évidemment). Son intention est-elle morale pour nous ?

- Le principe, toujours du point de vue de l'auteur de l'acte : le principe est-il moral, ou moralement acceptable par rapport à l'intention, de notre point de vue ?

(de notre point de vue, l'acte opéré lors de l'expérience de Milgram est immoral, même si le principe paraît alors "moral" pour le sujet).

Bref, si les intentions et le principe suivi par l'auteur nous paraissent moraux, c'est bien la prévisibilité ou non des conséquences (et leur "moralité") qui va en dernier ressort nous permettre de juger de l'acte (car si elles sont prévisibles, elles font partie du principe).

J'ajouterais que l'évolution de la connaissance des deux premiers points (intention et principe) permettra de modifier notre jugement (par exemple si l'on comprend la réelle intention de l'auteur).

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Membre, 46ans Posté(e)
Stefan124 Membre 440 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)

Ce n'est pas possible. La loi humaine est une escroquerie.

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