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Est-il possible de n'avoir aucune conscience morale ?


poohpoohpiidooh

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Membre, Posté(e)
poohpoohpiidooh Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonsoir,

Alors voila, c'est mon sujet de philo. C'est ma première dissert que j'aborde, seule. Je ne suis pas très à l'aise.

Pour ce sujet, je me suis dit que dans l'intro, je définis la conscience morale, mais après... =\ Je ne sais pas du tout comment faire. Si quelqu'un pourrait m'aider...

Merci.

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)

Ensemble, tout deviens possible :blush:

Sinon, il s'agit d'un sujet qui fait plus appel à la psychologie qu'à la philosophie.

Je suppose que tu devrais te documenter sur les sociopathes.

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Membre, Posté(e)
poohpoohpiidooh Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Oh, Thaanks :blush:

Beh en fait, J'suis en T.S, et c'est le sujet qu'ion m'a donné. Et les sociopathes, ce sont les " psychopates ", c'est ça ?

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Membre, 42ans Posté(e)
J.Connor Membre 341 messages
Baby Forumeur‚ 42ans‚
Posté(e)

Bien sur, que l'on peut mais attention faut soit avoir des graves lacunes mentales.

Soit se détaché de la réalité ce qui est assez facile.

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Invité KARBOMINE
Invités, Posté(e)
Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)
Bonsoir,

Alors voila, c'est mon sujet de philo. C'est ma première dissert que j'aborde, seule. Je ne suis pas très à l'aise.

Pour ce sujet, je me suis dit que dans l'intro, je définis la conscience morale, mais après... =\ Je ne sais pas du tout comment faire. Si quelqu'un pourrait m'aider...

Merci.

salut ! laisse tomber les sociopathes. tu maitrises la distinction entre morale et éthique ?

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Invité KARBOMINE
Invités, Posté(e)
Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)

bon, je vais t'aider pour la problématique.

une conscience morale, c'est la notion du bien et du mal. ok ? si on a la notion du bien, on a la notion du mal, c'est la paire ou rien. donc déjà, il va falloir définir le bien. tu peux taper "souverain bien" sur internet. il doit y avoir des def sur le net, cherche des textes d'auteur.

nb : définir le bien, ce sera aussi le distinguer du beau, de l'utile, du plaisant, etc. donc qu'est-ce que le bien ?

de là,, on peut remplacer le bien par une autre valeur... genre l'utilité (cf les utilitaristes), le plaisir (les hédonismes), etc. mais alors, c'est dire : "le bien, c'est l'utile" ou quelque chose comme ça.

les bouddhistes ont pensé le dépassement de toutes les dualités, qui est le nirvana. nietzsche a repris cette idée. cf par delà le bien et le mal.

la conscience morale, ça peut aussi être opposé à l'éthique. la morale vient de l'extérieur, c'est une règla qu'on s'impose en se faisant vilence, l'éthique c'est le bien qui s'impose de lui même, parce que la personne a compris que son plus grand intérêt était en Dieu. cf spinoza, éthique, livre V, dernière scolie. donc pas besoin de ce garde fou qu'est la conscience morale.

est-ce que ça te donne des idées ? tu piges tout ?

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Membre, Posté(e)
poohpoohpiidooh Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
bon, je vais t'aider pour la problématique.

une conscience morale, c'est la notion du bien et du mal. ok ? si on a la notion du bien, on a la notion du mal, c'est la paire ou rien. donc déjà, il va falloir définir le bien. tu peux taper "souverain bien" sur internet. il doit y avoir des def sur le net, cherche des textes d'auteur.

nb : définir le bien, ce sera aussi le distinguer du beau, de l'utile, du plaisant, etc. donc qu'est-ce que le bien ?

de là,, on peut remplacer le bien par une autre valeur... genre l'utilité (cf les utilitaristes), le plaisir (les hédonismes), etc. mais alors, c'est dire : "le bien, c'est l'utile" ou quelque chose comme ça.

les bouddhistes ont pensé le dépassement de toutes les dualités, qui est le nirvana. nietzsche a repris cette idée. cf par delà le bien et le mal.

la conscience morale, ça peut aussi être opposé à l'éthique. la morale vient de l'extérieur, c'est une règla qu'on s'impose en se faisant vilence, l'éthique c'est le bien qui s'impose de lui même, parce que la personne a compris que son plus grand intérêt était en Dieu. cf spinoza, éthique, livre V, dernière scolie. donc pas besoin de ce garde fou qu'est la conscience morale.

est-ce que ça te donne des idées ? tu piges tout ?

Le souverain bien, c'est la perfection, c'est ça ?

Je ne comprends pas tout. L'idée des Boudhistes, je n'ai pas compris. :blush:

salut ! laisse tomber les sociopathes. tu maitrises la distinction entre morale et éthique ?

Non :S

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Invité KARBOMINE
Invités, Posté(e)
Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)

le "souverain bien", c'est ce que les philosophes antiques (stoiciens, épicuriens, platon, aristote) ont posé comme but de la philosophie. la philosophie cherche le souverain bien, c'est à dire la meilleure des choses qu'on puisse vouloir. cette notion va rester tout au long de l'histoire de la philosophie. reste à savoir ce que c'est que la meilleure chose du monde... ils ne sont pas tous d'accord. certains - aristote notamment, dans l'Ethique à nicomaque - pensent que le souverain bien, c'est la vertu. il définit la vertu et tout et tout. je te laisse faire les recherches (?) et lire toi même le texte, si ça t'intéresse.

cela nous introduit la notion d'éthique. on peut vouloir le bien pour deux raisons :

-parce qu'on a le sentiment que c'est une obligation et que sinon on ira en enfer

-parce qu'on a la sensation que cela nous mènera au bonheur.

quelqu'un qui en est absolument convaincu n'a pas besoin de se retenir de voler, il n'en a pas envie par exemple. spinoza a écrit un texte assez connu à ce propos à la fin de l'Ethique, pour critiquer les gens qui agissent selon les préceptes de la religion par peur du châtiment...

à cette vision des choses s'oppose l'impératif catégorique de kant (critique de la raison pratique et fondements de la métaphysique des moeurs) : il faut agir de telle sorte que si chacun en faisait de même, tout irait bien (il faut que l'action soit universalisable). c'est le "il faut" qui fait toute la différence entre mlorale et éthique : l'éthique est beaucoup plus naturelle, elle n'est pas dans la contrainte... mais la morale ne requiert pas d'être un sage accompli... ^^

pour les bouddhistes et nietzsche, réfléchis simplement là-dessus : si du jour au lendemain tu perdais la notion du mal, est-ce que tu serais bon ?

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)
le "souverain bien", c'est ce que les philosophes antiques (stoiciens, épicuriens, platon, aristote) ont posé comme but de la philosophie.

Le souverain bien est un concept platonicien. Il s'agit d'une abstraction, de l'idée de bien.

Les atomistes (dont Démocrite, Lucrèce, et les épicuriens) ne faisaient pas référence à ce concept de Platon (il y a une opposition forte entre Démocrite et Platon, Diogène Laërce rapporte que Platon aurait voulu brûler tous les ouvrages de Démocrite).

Il me semble (à vérifier), que les stoïciens non plus n'utilisaient pas le concept de souverain bien.

Quant aux cyniques (les prédécesseurs des stoïciens), il rejettaient le concept, comme ils rejetaient le monde des iées de Platon.

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Membre, 45ans Posté(e)
Titsta Membre 6 722 messages
Forumeur Débutant‚ 45ans‚
Posté(e)

Tant pis, ça sortira de l'étude académique, mais oui c'est possible. Je pense que c'est mon cas.

Une fois, j'ai perdu toutes mes peurs. Pour les principales : peur de mourir, peur de souffrir, peur de la mort de mes proches, peur de la souffrance de mes proches, peur de ne pas être aimé ou d'être seul (enfin, ça je ne les ai jamais vraiment eu) ...

ça n'est pas ce que je souhaite bien sûr, et pour la plupart je ferai ce que je peux pour m'y opposer. Mais je n'en ai plus peur.

L'effet secondaire étrange que ça a apporté, c'est que j'ai l'impression de ne plus obéir à aucune morale.

J'ai mis longtemps à comprendre comment cette absence de peur à conduit à faire disparaître chez moi la notion de bien ou de mal.

Je pense que la notion de bien ou de mal est intrinsèquement liée à la notion d'interdit et encouragé. le bien est encouragé, le mal est interdit.

Or, si on n'a plus de peur, la notion d'interdit perd son sens.

Par contre, aux yeux de certains de mes proches, je passe pour le plus gentil qui existe. Capable d'essayer de sauver une coccinelle entrain de se faire attaquer par des fourmis. J'ai conservé ma bienveillance. Perdre la morale ne signifie pas nécessairement devenir malveillant.

Il n'y a aucun avantage pour moi à faire du mal autours de moi. Même quelqu'un qui m'a énervé, je ne vois pas l'intérêt de lui faire du mal. ça ne m'apporterai rien en sois. Qui plus est, faire du mal étant souvent puni par la loi, ça m'attirerai plutôt des ennuis (soit la prison, soit une vie de cavale, ce dont je n'ai pas envie)

Par contre, je trouve de gros avantages à essayer de faire du bien autours de moi (attention, faire du bien, c'est pas faire le bien. La première est une considération sensible agréable, la deuxième est une notion de morale). Ces avantages, c'est d'être entouré de gens heureux. (c'est quand même plus agréable que d'être entouré de gens dépressifs)

C'est de se rendre indispensable aux autres car on leur fournit du bien être. C'est extrêmement valorisant, et nous permet d'être reconnu, de me sentir utile, important. ça flatte mon égo.

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Membre, 44ans Posté(e)
alexdesdébats Membre 4 280 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)

Est-il possible de n'avoir aucune conscience morale ?

Bin, perso, je pense que non...

Chaque personne à son raisonnement plus ou moins honorable!

Dire d'une personne qu'elle n'a aucune conscience morale tient à dire qu'elle n'a aucun raisonnement ce qui me parait impossible!

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Membre, 34ans Posté(e)
AlphaBetaGaga Membre 1 139 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

Moi perso, je serais allé faire un tour du coté des sociopathes amorals, de certain écrivain comme le marquis de Sade.

Dans le film Equilibrium, l'humanité n'a plus de sentiment ni bon ni mauvais, et se trouve être amorale à cause d'un médicament.

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Membre, 44ans Posté(e)
alexdesdébats Membre 4 280 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)

Sauf que dans la vie réelle le prosium sera remplacé par les médias (drogue du peuple :coeur: )

Ou alors peut-être que le vaccin contre la grippe... :blush:

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Invité KARBOMINE
Invités, Posté(e)
Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)

salut. voila des liens. le mieux c'est encore que tu ailles voir dans ton CDI pour avoir les extraits complets. là, c'est rogné...

SPINOZA, Ethique, Livre V, Scolie de la proposition 41

dans ce texte, tu verras que la conscience morale est présentée comme un esclavage alors que l'éthique est la recherche de la force (qui se manifeste sous l'affect qu'est la Joie).

wikipédia - non-dualité chez les bouddhistes

pour comprendre ce qu'est le dépassement des dualités dans le bouddhisme... pas besoin de ref précises pour un devoir de terminale, tu peux le glisser comme une référence culturelle.

pour nietzsche, je n'ai pas d'extrait à te proposer.

sade est une très bonne idée. bon, les sociopathes aussi mais le sujet est vaste. ça pourrait se rapprocher de freud : peut-on se passer de surmoi ?

n'oublie pas le double sens de "peut-on" : can/may, können/mögen : "avoir le pouvoir de" ou "être possible" d'une part, "avoir l'autorisation de" d'autre part.

enfin n'oublie pas que la question porte sur la conscience morale et non sur la morale. évite les hors-sujets !

sinon en général, une dissert de philo, c'est bien en 3 parties. 1 auteur par partie.

pour le plan, plussierus plans sont possibles.

oui - non - les deux

oui - conséquence du oui - non

non - conséquence du non - oui

moi - le monde - dieu (tu élargis au fur et à mesure en incluant de plus en plus de sens différents)

j'en ai certainement oublié.

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Membre, 45ans Posté(e)
Titsta Membre 6 722 messages
Forumeur Débutant‚ 45ans‚
Posté(e)
Est-il possible de n'avoir aucune conscience morale ?

Bin, perso, je pense que non...

Chaque personne à son raisonnement plus ou moins honorable!

Dire d'une personne qu'elle n'a aucune conscience morale tient à dire qu'elle n'a aucun raisonnement ce qui me parait impossible!

Il faut bien faire la différence entre la morale, qui est une obéissance à une référence commune de bonne actions et de mauvaises actions, et nos raisonnements et envies personnels issue de raisonnement, qui ne sont pas une morale.

Quelqu'un qui n'obéit qu'à lui même obéit toujours à une certaine logique. Mais pas à la morale. Ou alors, la morale ne veux plus rien dire.

Tout le monde agit toujours vers ce qu'il considère bien. Même si certains sentiments masochistes lui font parfois considérer comme "bien" des actions le conduisant à la souffrance.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Je m'associe à Karbomine qui vient de fournir des idées qui méritent d'être développées, notamment en confirmant la pertinence de ses propos. En ce qui me concerne, je verrais plutôt la morale comme l'internalisation, c'est à dire la reprise à notre propre compte, des valeurs propagées par la société que l'on aurait décidé de défendre. Je crois que c'est André Comte Sponville (histoire de prendre une référence contemporaine) qui a écrit que n'obéir aux règles que par peur d'un châtiment (divin ou non) ou encore par l'éspoir d'un gain, ne peut être assimilé qu'à du calcul et non à une morale. La conscience morale n'est donc pas dans le calcul, puisque la morale devrait souhaiter être partagée par tous (cf. Kant et son impératif d'universalisation évoqué plus tôt), et que nous souhaitons être accompagnés dans le respect pour nos propres besoins, et non pour servir de faire-valoir. La conscience morale serait alors l'idée de l'humanité qu'on serait prêt à défendre, indépendamment des considérations de châtiments ou de bénéfices. C'est l'individu qui s'identifie à une valeur en tant que fondement d'une certaine idée de l'Homme, dans l'exigence de la faire reconnaître par autrui. Demander si il est possible de vivre sans conscience morale revient donc à demander si il est possible de vivre sans défendre une valeur.

Mais défendre une valeur revient, en plus de l'adhésion à un projet pour l'humanité, à poser un interdit pour les actions qui viendraient lui manifester de l'irrespect. L'interdit est la manifestation de la conscience morale, et la conscience morale naît de l'interdit. Or, la morale étant au fondement de toute société (c'est le manifeste du vivre ensemble), on ne peut vivre en prétendant méconnaître son existence, puisque c'est le propre de l'homme que de vivre en société. Tout immoralisme, même le plus extrême (absence de conscience morale) devrait donc se baser sur la volonté d'interdire les interdits, dans l'objectif supposé de fonder pour soi plus de liberté (ce qui revient à interdire tout de même). D'après ce développement et cette définition de la morale, je suis donc tenté de croire qu'on ne peut pas vivre sans conscience morale (Après, tout dépend de quelle morale on parle).

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Membre, 45ans Posté(e)
Titsta Membre 6 722 messages
Forumeur Débutant‚ 45ans‚
Posté(e)

J'ajouterai seulement "commune" à ta dernière phrase. S'il ne s'agit pas d'une valeur partagé avec cette société, ça n'est plus une morale à mes yeux.

Sinon, je suis d'accord.

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Membre, 44ans Posté(e)
alexdesdébats Membre 4 280 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)

"La conscience morale n'est donc pas dans le calcul"

Je pense que la conscience morale influence notre comportement, nos décisions, donc, d'aprés moi, elle fait partis en quelque sorte du calcul constant de notre existance!

La morale fausse le calcul initial car elle est un régulateur que l'on s'auto-fixe par nos acquis. Donc, on recalcule en fonction de ce paramètre...

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Invité KARBOMINE
Invités, Posté(e)
Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)

une idée de plan pour ta dissertation me vient en relisant les posts du topics...

est-il possible de n'avoir aucune conscience morale ?

1- non, on ne peut pas, au sens du verbe allemand "mögen", car la conscience morale est par définition l'établissement politique (au sens de la polis grecque, la cité : je parle de toute communauté, la société, la famille, etc.) du légal et de l'illégal, du licite et de l'illicite, du tabou et de son contraire ; en d'autres termes on ne peut pas au sens où cela n'est pas autorisé, c'est précisément le critère discriminatoire entre ce qui est autorisé (ce qu'on peut faire) et ce qui ne l'est pas, la Loi par excellence (cf Ancien Testament, Moise et les Tables de la Loi), le surmoi et l'image du Père. le sociopathe est un bon exemple : n'yant pas de conscience morale, il est l'objet d'une suspiscion et d'une exclusion de la part de la communauté.

or, cette interdiction est l'indice d'une possibilité réelle au sens de "können". donc est-il possible de se passer de conscience morale ?

2-Engels établit dans ce texte un lien direct entre liberté et connaissance. il montre que quand on sait connait les données, alors les possibles se restreignent d'eux-mêmes et donc la réponse vient d'elle-même. or, ce choix se fait car les connaissances hiérarchisent les possibles (A est meilleur que B). appliquée aux choix moraux, cette pensée déterministe revient à dire que pour ce qui conscerne les problèmes de conscience, un être dénué de toute conscience morale ne disposerait d'aucune connaissance, d'aucun critère discriminatoire, et donc ne pourrait effectuer de choix. on retrouve donc le problème de l'âne de buridan, qui ne peut choisir car tous les possibles sont strictement égaux, indifférents. donc dans l'absolu, si c'était possible, l'action serait entravée, ou alors on en reviendrait à l'indistinction que dénonce Engels, à cette illusion d'avoir de nombreuses possibilités. donc, non, il faut un crtitère de discrimination entre le bon et le mauvais dans une visée pragmatique, c'est-à-dire une conscience morale pour passer à l'action.

il faut donc avoir un critère, mais ce critère coincide-t-il forcément avec la morale ?

3- introduction à l'éthique, au dépassement des dualités et au sadisme. dans ces trois formes de détachement de la morale, on retrouve la substitution à l'idée de la morale d'un autre "bien" : chez Spinoza, il s'agit de la Joie, assez proche de Spinoza, le Bouddhisme propose la Félicité, le Sadisme, lui, représente le versant malveillant et il propose la Force et le Plaisir. donc, oui, techniquement parlant, on peut se passer de conscience morale. mais il faut remplacer la morale par autre chose et quoi qu'il en soir, la conscience de type morale s'éclipse au profit de la conscience de quelque chose d'autre.

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Membre, 46ans Posté(e)
SN3 The last. Membre 6 166 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)

Je me demande plutôt s'il est possible d'avoir une conscience morale.

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