la claustration des hikikomori


Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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La claustration des hikikomori


Samedi 27 Juin - 21:31

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[Justifier]

Notre siècle a créé un nouveau trouble sur lequel se penchent les psychiatres: la claustration à domicile. Découvert au Japon, le Hikikomori se définit comme l'enfermement d'une personne à son domicile en permanence, avec troubles du sommeil et de l'alimentation et, le plus souvent, une cyberdépendance. Il concerne surtout les adolescents et les jeunes adultes, en complet décalage avec le rythme familial et connaissant une progressive désocialisation.


Suite de l'article sur brevesfr

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Petit ignoran Membre 404 messages
Forumeur survitaminé‚
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Ha oui j'ai vu un reportage bidon sur TF1 là dessus, c'était drôl la maman du jeune homme lui donnait à manger comme à un annimal, par l'entrebaillure de la porte tellement il était agressif parait il.

Enfin c'est tf1 hein !

Mais pourquoi je regarde ça moi?

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Nina_Gayané Membre 3 914 messages
Nina_Gayané, what is it good for ? Absolutely nothing‚ 23ans
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Ca s'appellerait pas les nolifes par hasard ?

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Je ne suis pas sûre. Le problème c'est qu'on parle de nolife pour tout et n'importe quoi, y compris des gens qui ont quand même un semblant de vie sociale (qui vont à l'école par exemple)

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SteCatherine Membre 1 327 messages
Femme Poulpeuse‚ 38ans
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Est ce que c'est vraiment "nouveau" ? Je pense surtout que les conditions s'y prêtent davantage. Mais je crois qu'il devait déjà exister des personnes souffrant de phobie sociale par le passé, le tout étant de pouvoir trouver des moyens de subsister en ayant le moins possible de contact avec l'extérieur.

La télévision, les jeux vidéos et internet rendent sans doute plus facile la chute dans l'engrenage ... moins on vit à l'extérieur, plus on craint l'extérieur, plus on reste chez soi , plus on se deconnecte du monde, plus on se deteste , plus on anticipe le fait que le monde extérieur ne pourrait que nous rejeter , plus c'est impossible de sortir de là etc...

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Virginye Membre+ 19 458 messages
Experte en Grum's ‚ 39ans
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c'est pas faux ce que dit Ste Catherine !

cette phobie sociale a toujours existé , mais il semblerait que grâce au progrès , et donc le net , ces personnes là trouvent encore plus les moyens de rester enfermés tout en gardant un lien avec du virtuel , bien sur ....

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Vous êtes blasées. N'empêche que ça concerne un million de personnes au Japon. Et 25 cas sont recensés par an rien qu'à l'hôpital Sainte-Anne à Paris.

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
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Le virtuel est indéniablement un catalyseur à la désociabilisation. Justement parce qu'il produit une illusion de sociabilisation sur laquelle on a tout contrôle, bien plus que dans la vie réelle.

Hors, les phobiques sociaux ont la peur de ne rien contrôler, d'être à la merci des gens, de devoir supporter contacts et échanges...

Mais peut-il être un déclencheur aussi ?

En tout cas, au Japon, ça prend des proportions plus vastes. Le fait que ce soit une cyber-société, et aussi une société extrêmement exigeante envers les individus ne doit pas y être pour rien.

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Brownies Membre 4 405 messages
L'ignorant des ignorés‚ 30ans
Posté(e)
Est ce que c'est vraiment "nouveau" ? Je pense surtout que les conditions s'y prêtent davantage. Mais je crois qu'il devait déjà exister des personnes souffrant de phobie sociale par le passé, le tout étant de pouvoir trouver des moyens de subsister en ayant le moins possible de contact avec l'extérieur.

La télévision, les jeux vidéos et internet rendent sans doute plus facile la chute dans l'engrenage ... moins on vit à l'extérieur, plus on craint l'extérieur, plus on reste chez soi , plus on se deconnecte du monde, plus on se deteste , plus on anticipe le fait que le monde extérieur ne pourrait que nous rejeter , plus c'est impossible de sortir de là etc..

Je suis d'accord avec toi. L'agoraphobie n'est pas une maladie récente, mais il est vrai qu'il devient tellement facile de ne plus sortir de chez soi, que ça ne risque pas de s'arranger.

En contre partie, quant un jeune ne sort plus de sa chambre, je trouve la mère assez inconsciente de lui déposer son repas, dans l'entrebâillement de la porte. C'est un médecin qu'elle devrait faire intervenir, avec placement obligatoire en hôpital psychiatrique, pour le soigner.

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

D'après les psys ce n'est pas de l'agoraphobie en tant que telle, c'est un repli sur soi pour fuir la pression sociale, mais pas une peur de la foule (agoraphobie: phobie caractérisée par la peur des espaces découverts et de la foule).

Comme Yop, je pense que ce qui est nouveau et particulier c'est la multiplication des cas, ce qui suppose une contrainte scolaire, professionnelle et sociale plus importante, avec comme élément commun la cyberdépendance. Cela laisse entendre que nous sommes dans une société de la compétition et de la performance, ce qui n'était pas autant le cas autrefois. Cela entraine claustration à domicile, dépression et suicide et j'ai l'impression qu'on en tient pas vraiment compte.

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Virginye Membre+ 19 458 messages
Experte en Grum's ‚ 39ans
Posté(e)
Vous êtes blasées.

:smile2: pourquoi tu dis qu'on est blasées ?

N'empêche que ça concerne un million de personnes au Japon. Et 25 cas sont recensés par an rien qu'à l'hôpital Sainte-Anne à Paris.

là je suis bien d'accord , c'est énorme , je ne sous-estimais pas l'ampleur de ce phénomène !

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Brownies Membre 4 405 messages
L'ignorant des ignorés‚ 30ans
Posté(e)
Comme Yop, je pense que ce qui est nouveau et particulier c'est la multiplication des cas, ce qui suppose une contrainte scolaire, professionnelle et sociale plus importante, avec comme élément commun la cyberdépendance. Cela laisse entendre que nous sommes dans une société de la compétition et de la performance, ce qui n'était pas autant le cas autrefois. Cela entraine claustration à domicile, dépression et suicide et j'ai l'impression qu'on en tient pas vraiment compte.
D'autant que certains jeux nous permettent maintenant de nous créer des vies dans lesquelles on peut avoir l'impression d'une importance ou d'une puissance qui fait défaut aux personnes, mal dans leur peaux.

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SteCatherine Membre 1 327 messages
Femme Poulpeuse‚ 38ans
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Je crois que c'est aussi le décalage énorme entre "la vie rêvée" servie tous les jours à la télé depuis l'âge du biberon, et la vie réelle qui joue. Aucun enfant n'a rêvé une vie de robot "Métro/Boulot/Dodo" avec un boulot pas toujours super enrichissant, avec une vie sentimentale chaotique ou inexistante, avec une violence sociale excessive...la confrontation au réel peut être d'une incroyable violence, surtout si on a une forte propension à s'évader par le rêve.

Si c'est valable dans les sociétés occidentales, c'est bien pire au Japon où la vie est ultra codée et où l'individu doit s'effacer derrière le groupe. Même si cela change petit à petit, un comportement individualiste qui va vers l'épanouissement personnel reste marginal là bas. De plus, l'enfant est réellement traité comme un roi...on pourrait parler d'un âge d'or qui se termine à l'âge adulte de façon plutôt brutale. La volonté de prendre la fuite n'a rien d'étonnant.

Après, on retrouve le soucis de toute dépendance. Un loisir exutoire est bon pour évacuer le négatif de la vie quotidienne...mais quand la vie quotidienne est vraiment noire, la tentation de substituer l'une pour l'autre est extrêmement forte. Finalement c'est très humain tout ça.

Je ne suis pas certaine que l'enfermement en HP soit une solution, je pense même que non. Je crois qu'il faut une réellement prise en charge progressive pour faire accepter la vie et la percevoir sous un angle différent.

Je pense cependant que le problème est aussi à un niveau plus élevé et que nos sociétés devraient devenir plus humaines et plus souples de façon générale.

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Je pense cependant que le problème est aussi à un niveau plus élevé et que nos sociétés devraient devenir plus humaines et plus souples de façon générale.

Je suis d'accord avec tout ce que tu as dit, ainsi que la réflexion sur le virtuel de brownie.

Et comme tu le soulignes, c'est un symptôme d'une dureté de notre société sur laquelle on devrait beaucoup plus se pencher.

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)
Je crois que c'est aussi le décalage énorme entre "la vie rêvée" servie tous les jours à la télé depuis l'âge du biberon, et la vie réelle qui joue. Aucun enfant n'a rêvé une vie de robot "Métro/Boulot/Dodo" avec un boulot pas toujours super enrichissant, avec une vie sentimentale chaotique ou inexistante, avec une violence sociale excessive...la confrontation au réel peut être d'une incroyable violence, surtout si on a une forte propension à s'évader par le rêve.

En ce qui concerne les mentalités asiatiques (et en particulier le Japon) est l'exigence de la société envers l'individu : famille, travail, école,... ce qui crée une pression assez énorme et je pense bien que la course mondiale vers le profit n'a pu qu'amplifier le phénomène.

Déjà qu'en France, on ressent très bien les effets de l'exigence de rentabilité.

De plus le Japon est une société du rêve, du virtuel, du sacré et du spirituel ou la frontière n'est pas tout le temps tangible. D'autant plus que c'est aussi une société matérialiste, cruelle, ultra-communautaire.

éa ne m'étonne jamais de voir que les cas les plus extrêmes et nombreux de troubles de la vie sociale viennent de là-bas. C'est un baromètre.

Après, on retrouve le soucis de toute dépendance. Un loisir exutoire est bon pour évacuer le négatif de la vie quotidienne...mais quand la vie quotidienne est vraiment noire, la tentation de substituer l'une pour l'autre est extrêmement forte. Finalement c'est très humain tout ça.

Le pouvoir du virtuel aujourd'hui fait qu'il peut remplacer assez vite tout ce qu'on peut fantasmer en relation humaines. L'illusion de la vie sociale, c'est exactement ça, mais une vie sociale idéale.

Peur du monde, attrait du virtuel, dépendance, biais de perception...

Je pense cependant que le problème est aussi à un niveau plus élevé et que nos sociétés devraient devenir plus humaines et plus souples de façon générale.

Je pense, moi, que c'est l'essentiel du problème.

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SteCatherine Membre 1 327 messages
Femme Poulpeuse‚ 38ans
Posté(e)

Je ne suis pas tout à fait d'accord sur l'illusion de la vie sociale. La vie sociale sur le net est juste "différente". Les liens ici se font plus facilement, ils se défont aussi plus facilement...mais comme cela peut être le cas dans d'autres circonstances.

Après, ce qui change, c'est l'échange "d'action" , de moments vécus ensembles etc...

Que ce soit "mieux" ou "moins bien" sont des considérations morales personnelles mais qui ne reposent finalement sur rien de tangible. Il y a bien une vie sociale nettienne. C'est là le problème justement...pas l'illusion, mais ce qui existe, ce qui est attirant.

Une personne plutôt cérébrale arrivera très facilement à vivre avec des relations uniquement nettiennes car l'échange verbal et intellectuel y est favorisé. Pour le côté ludique, on peut même partager des jeux avec ses connaissances en ligne. Maintenant, il reste à cette personne à comprendre qu'elle n'est pas qu'un esprit et que "partager" est aussi une question de corps ( je ne parle pas là que de sexualité mais de tout ce qu'on peut partager autrement que par l'esprit, y compris dans la communication )

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Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)

salut !

je crois que vous oubliez un élément important : la honte. la pression, l'espoir des autres en soi et l'échec qui suscite une honte énorme, une bouderie phénoménale du monde. la sensation qu'on a échoué et qu'on a déçu voire déshonnoré les siens... le net n'étant qu'un refuge pour passer le temps tandis que le lieu de l'incarcération devient comme une grotte, comme la grotte de Robinson... un lieu rassurant où rien ne vient vous perturber. là où personne ne vous estime, là où personne n'est déçu et enfin, là où personne ne vous aime.

devenant un semi-humain, l'hikikomori s'assure de ne plus avoir à croiser ces regards culpabilisants qui vous rappellent que vous n'êtes que vous, et non votre propre mythologie... les regards de ce qu'on appelle la déception.

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Enzo37 Membre 7 337 messages
Forumeur Humaniste‚ 42ans
Posté(e)

resurrection de post qui fait doublon....

http://www.forumfr.com/sujet333798-hikikomori-les-socialement-exclus.html

Attention à ne surtout pas confondre Hikikomori pathologie psychosociale se développant sous la pression du monde réel à l'adolescence qui transforme des ados( majoritairement des garçons ...) en reclus inactifs dont l'ocupation principale est le sommeil combiné à un décalage de rythme de vie et une consommation de monde virtuel pas forcément addictive pendant plusieurs mois voire plus de dix ans, avec ce que l'on appelle les no-lifes ( autre pathologie pour les cas extrèmes....)qui sont avant tout des accros au virtuel( ados ou adultes on trouve tous les ages et tous les sexes principale différence avec le phénomène nippon...) préférant leurs avatars de jeux vidéos ou de chat au monde réel et organisant leur vie en fonction du virtuel et donc finissant par ne plus avoir de vie sociale en dehors du virtuel...

Dans les deux cas on pourrait parler d'agoraphobie mais ce serait trop réducteur car ce ne serait que la description d'un des symptomes de ces syndromes d'enfermement quasi volontaire, les hikikomori refusent le passage vers l'age adulte et se réfugie dans l'enfance, leur chambre est une bulle de protection et leur consommation de manga, de dessins animés, de jeux vidéos est un système de défense lié à la construction du refuge infantile, alors que les no-lifes ont paradoxalement une vie d'adulte mais une vie virtuelle, certains travaillent à domicile, nombreux sont ceux qui se font livrer absolument tout,lorsqu'ils ont une vie sexuelle elle est virtuelle, bref leur bulle est à la fois réelle parce qu'il ne quitte pas leur domicile mais surtout virtuelle car la quasi totalité de leur rapports sociaux passe par le net.

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