Julien Coupat libéré demain.

PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
In girum imus nocte et consumimur igni ‚ 44ans
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Julien Coupat devrait être libéré jeudi, selon les informations obtenues mercredi soir par Europe 1. L'homme, incarcéré depuis six mois à maison d'arrêt de la Santé, a été entendu mercredi après-midi par le juge antiterroriste Thierry Fragnoli. Le parquet ne s'est pas opposé à sa libération pour la première fois. Il sera soumis à un contrôle judiciaire strict selon une source proche du dossier.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/...bere-demain.php

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LooSHA Membre 4 598 messages
Je porte un chat d'or, et alors ?‚ 9ans
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En vrac :

Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris, est furieux. La sortie hypermédiatisée de Julien Coupat de la prison de la Santé ferait passer pour blanc comme neige le principal suspect de l'affaire de Tarnac. Dans un communiqué diffusé vendredi, il rappelle que «M. Julien Coupat demeure mis en examen [notamment pour le chef] de direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte de terrorisme». Selon lui, «cette mise en examen repose sur des charges significatives». Quelques heures plus tard, Coupat réplique en faisant appel de son contrôle judiciaire, qui l'oblige à se tenir entre Montreuil (Seine-Saint-Denis) et Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), à payer 16 000 euros de caution et qui l'empêche de voir sa compagne, Yildune Lévy.

La bataille médiatique continue avec un net avantage pour Coupat et ses soutiens. Une bataille qui en masque une autre. Celle qui se joue dans les galeries du Palais de justice entre le juge d'instruction Thierry Fragnoli et le parquet d'un côté, les avocats de l'autre. Ils s'opposent sur la qualification de l'affaire en terrorisme.

La suite >> http://www.liberation.fr/societe/010157032...oigne-son-droit

Une brève en passant :

Quant à L'Insurrection qui vient (La Fabrique), attribuée à Julien Coupat (qui dément en être l'auteur), elle a déjà trouvé plus de 40 000 acheteurs, s

>> http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idc=15010&idR=4

Le blog d'un policier :

Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, a répondu à une interview du Point. Hervé Gattegno lui demande si cette enquête sur des sabotages de voies ferrées relevait réellement du terrorisme : « Ce n'est pas à la police d'apprécier les qualifications pénales retenues contre ces suspects, mais à la justice. Le cadre juridique a été choisi par le parquet, l'enquête est menée par un juge d'instruction, qui a prononcé des mises en examen. La DCRI surveillait ces individus depuis longtemps (¿) Assez pour savoir que ce groupe se situait dans les prémices de l'action violente ; le stade où les choses peuvent basculer à tout moment (¿) Dans l'affaire de Tarnac, il n'y a pas de délit d'opinion mais un long travail de renseignement. Le problème, c'est que nous avons dû l'interrompre quand la SNCF a déposé plainte : on ne pouvait pas laisser se multiplier des actions qui bloquaient des milliers de passagers dans les gares. Quand le ministère de l'Intérieur et la justice nous l'ont demandé, nous avons communiqué nos éléments¿ ».

Autrement dit, sous la pression des autorités politiques on est passé directement d'un travail classique de RG à une action judiciaire afin d'éviter que les TGV prennent du retard. J'exagère à peine.

En l'état, Coupat et ses amis ne sont pas soupçonnés d'avoir voulu faire dérailler un train, mais uniquement d'avoir détérioré des caténaires SNCF. Des actions fréquentes de la part des groupements antinucléaires tant en France qu'en Allemagne, et qui donnent généralement lieu à des enquêtes judiciaires relativement banales. Ainsi, la française Céline Lecomte qui a bloqué pendant une heure un train transportant de l'uranium en Allemagne.

Bernard Squarcini a créé au sein de la DCRI un service chargé d'évaluer les coûts de fonctionnement « pour que les contribuables sachent que leur argent est bien utilisé ».

On aimerait lui poser la question : ces « terroristes » méritaient-ils un tel déploiement de moyens policiers ? Et combien ça nous a coûté ?

Le texte intégral >> http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/06/02/j...est-il-filoche/

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LooSHA Membre 4 598 messages
Je porte un chat d'or, et alors ?‚ 9ans
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J'oubliais l'essentiel :

Happy end ?

A première vue, cela ressemble à un happy end, à la mode d'Hollywood.

A peine remis en liberté, après six mois de détention dans l'affaire des sabotages de lignes TGV, Julien Coupat, le leader du groupe de Tarnac songe à convoler en justes noces avec son amie Yildune Lévy !

Si, si.

Les deux militants "anarcho-autonome-néo-situ-d'ultragauche" envisagent bel et bien de sacrifier à l'institution « bourgeoise » du mariage.

(...)

Julien et Yildune sont donc visiblement très amoureux.

Et il est heureux qu'ils estiment compatibles, amour et Révolution.

Mais le projet de mariage procède évidemment aussi d'une visée plus subversive.

Remis en liberté la semaine dernière, Julien Coupat est en effet assujetti à un contrôle judiciaire très strict.

Celui-ci lui interdit notamment tout contact avec les autres mis en examen de l'affaire de Tarnac.

Donc avec Yildune.

Une restriction que la justice serait quasiment obligée de lever si les deux "mis en cause", comme on dit dans les fichiers de police, devenait mari et femme...

Le mariage de Tarnac ressemble donc très fort au dernier pied de nez adressé par Julien Coupat au système antiterroriste, au « gang sarkozyste » comme il le nomme.

Après tout, c'est de bonne guerre...

>> http://dossierssignales.blogs.nouvelobs.co...our-coupat.html

Mouarf ! :smile2:

Modifié par LooSHA

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Dinosaure marin Membre 24 125 messages
Dégonfleur de baudruches‚ 60ans
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Coucou revoilà l'affaire de Tarnac !

Témoin sous X, procès-verbaux approximatifs, filatures imprécises et écoutes illégales : les méthodes employées par la Sdat dans la phase préliminaire de l'enquête sont désormais en cause. «Si un procès a lieu, ce sera celui de la police antiterroriste, estime Me Jérémie Assous. La procédure est en miettes, parce que la police n'a eu de cesse de la piétiner.» Sous la pression des avocats, le juge antiterroriste Thierry Fragnoli a été contraint d'interroger les responsables policiers, faisant apparaître de nouvelles contradictions. D'ores et déjà, le parquet général a requis, hier, l'annulation de la surveillance vidéo mise en place à Paris dans l'immeuble de Julien Coupat.

Morceaux choisis :

Témoin sous X, procès-verbaux approximatifs, filatures imprécises et écoutes illégales : les méthodes employées par la Sdat dans la phase préliminaire de l'enquête sont désormais en cause. «Si un procès a lieu, ce sera celui de la police antiterroriste, estime Me Jérémie Assous. La procédure est en miettes, parce que la police n'a eu de cesse de la piétiner.» Sous la pression des avocats, le juge antiterroriste Thierry Fragnoli a été contraint d'interroger les responsables policiers, faisant apparaître de nouvelles contradictions. D'ores et déjà, le parquet général a requis, hier, l'annulation de la surveillance vidéo mise en place à Paris dans l'immeuble de Julien Coupat.
C'est un témoin sous «x» qui a apporté à l'accusation sa pièce maîtresse. Baptisé «témoin 42», il décrit Coupat comme un homme «qui n'a jamais caché faire peu de cas de la vie humaine», qui «pourrait envisager d'avoir à tuer» et souhaite «le renversement de l'Etat par le biais d'actions de déstabilisation». Des expressions qui seront reprises in extenso lors du «coup de filet». Sans qu'on sache pourquoi, la Sdat réentend, un mois plus tard, 42 sous son identité réelle, Jean-Hugues Bourgeois, un jeune militant devenu agriculteur. Bourgeois contredit frontalement 42. Il n'a jamais été informé des «projets violents» du groupe et a un peu de mal à croire qu'on puisse présenter Coupat «comme un terroriste». «Une forfaiture !» commente Me Assous. Encore un an plus tard, il confie à TF1 que «ce témoignage» sous x «est faux». Comprendre dicté. Aux journalistes, Bourgeois confirme être 42. Le juge Fragnoli l'interroge aussitôt. Bourgeois refuse de parler de sa déposition en tant que 42, et dit qu'il n'a «rien à ajouter ou retrancher» au témoignage effectué sous sa véritable identité. On a donc trois versions.
Selon le relevé policier, le couple avait parcouru le chemin entre la commune où il avait dormi et le lieu du sabotage, soit 26,6 km en dix minutes, de 3 h 50 à 4 heures. Impossible à moins d'avoir roulé à 159 km/h. Questionnés par le juge, les policiers ont plaidé l'erreur de la prise de notes. Ils auraient écrit un «5» au lieu d'un «3». Mais selon le PV initial, la voiture de Coupat avait aussi stationné de 4 heures à 4 h 20 quelques mètres «avant le pont de chemin de fer» incriminé. Dans une nouvelle version communiquée au juge, le véhicule se serait posté dans une autre voie de service, à une centaine de mètres du pont. D'autres PV indiquent aussi «après le pont» ou encore «sous le pont». Ces approximations ont pour avantage d'écarter l'analyse des traces de pneus réalisée par les experts, qui ne correspondaient pas à ceux de la voiture de Coupat.

Si des innocents n'avaient pas passé 8 mois en tôle un tel amateurisme ferait sourire.

Source : Libération

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Dinosaure marin Membre 24 125 messages
Dégonfleur de baudruches‚ 60ans
Posté(e)

On pensait que les policiers étaient seulement des amateurs mais en fait se seraient des faussaires :

La vapeur judiciaire s'inverse dans l'affaire de Tarnac, et cette fois, c'est la police qui est visée par une enquête. Un juge a en effet été nommé à la suite de l'ouverture d'une information judiciaire à Nanterre pour faux et usage de faux en écriture. La procédure vise la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la Police judiciaire, qui enquêtait sur le sabotage d'une ligne de TGV, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à Dhuisy, en Seine-et-Marne.

détails

Les policiers qui se sont prêtés à cette manipulation pour permettre à MAM de se faire mousser, pourraient bientôt s'en mordre les doigts.:dev:

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vesto Membre 1 578 messages
Forumeur alchimiste‚
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Bah! Il enverrons le dossier à bordeaux, comme pour l'affaire Woerth! Un enterrement de première classe !

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latin-boy30 Membre+ 9 575 messages
Jeteur de pavés dans les mares‚
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J'savais pas qui c'était ce type ... apparemment c'est un terroriste gauchiste ... ça dépend ce qu'il a commis comme crimes ...

Si c'est 6 mois pour une attaque terroriste c'est un peu court je trouve. :mef:

Les extrêmes se rejoignent dans les actes. Carlos et Breivik n'ont pas de très grande différence dans leur objectif de violence ... seule l'idéologie diverge

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cheuwing Membre 7 542 messages
Forumeur alchimiste‚ 34ans
Posté(e)

J'savais pas qui c'était ce type ... apparemment c'est un terroriste gauchiste ... ça dépend ce qu'il a commis comme crimes ...

Si c'est 6 mois pour une attaque terroriste c'est un peu court je trouve. :mef:

Les extrêmes se rejoignent dans les actes. Carlos et Breivik n'ont pas de très grande différence dans leur objectif de violence ... seule l'idéologie diverge

en plus d'être naif, tu es trollesque

gaucho-gaucho-gaucho

tu n'as que ce mot la dans tes interventions, tu fais souvent des interventions genre j'en connais et tout mais en fin de compte bullshit

les 3/4 du temps tu ne fais que survoler l'information, j'ai même vu sur un topic que tu ne t'étais fié qu'au titre

Pour ton info Julien coupat a été inculpé pour présomption d'acte terroriste

je dis bien présomption car quasiment rien ne prouve sa culpailité, il a été désigné coupable par certains politique sur les dégats fait sur les cateners de voies ferrées

Son tort faire parti d'une communauté auto gérée et catalogué ultra gauche par les gars sans esprits critiques comme toi qui le pire croient en avoir

tu émets un jugement alors que tu ne te renseignes même pas un minimum

gaucho-gaucho-gaucho : change de refrain et arrêtes ton manichéisme a 2 balles

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PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
In girum imus nocte et consumimur igni ‚ 44ans
Posté(e)

J'savais pas qui c'était ce type ... apparemment c'est un terroriste gauchiste ... ça dépend ce qu'il a commis comme crimes ...

Si c'est 6 mois pour une attaque terroriste c'est un peu court je trouve. :mef:

Les extrêmes se rejoignent dans les actes. Carlos et Breivik n'ont pas de très grande différence dans leur objectif de violence ... seule l'idéologie diverge

Ben apparemment tu ne sais toujours pas.

Ce type est innocent, et ceux qui vont se retrouver devant le juge, ce sont les flics qui ont trafiqués les procès verbaux comme des tanches pour faire plaisir à MAM qui à l'époque se targuais de pourfendre le terrorisme entre deux vente d'équipement du contrôle des foules à Kadafou et Ben Ali Baba.

6 mois de prison pour rien. A si, il a écrit un très beau texte en prison, que je vais te retrouver, si tu arrives à prendre 5 min pour lire. Peut être alors sauras-tu pour une foi de quoi tu parles.

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bibifricotin Membre 9 430 messages
Forumeur alchimiste‚ 72ans
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Cette affaire est un véritable scandale, j’espère que MAM viendra s'expliquer (elle ne pourra plus compter sur la protection de Ben Ali)

Quelle bande de pieds nickelés ce gouvernement.

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PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
In girum imus nocte et consumimur igni ‚ 44ans
Posté(e)

-Pour que ce texte de Julien Coupat ne disparaisse pas trop vite.

Voici le long interview accordé par Julien Coupat au Monde du 25 mai 2009. Il nous est apparu nécessaire d'en garder une trace. Nous reviendrons sur ce sujet plus tard. La rédaction.

“Voici les réponses aux questions que nous avons posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour “terrorisme” avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d'avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique). Comment vivez-vous votre détention ?

Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs “prisons du peuple” en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène. Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des “services”, là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu'en dites-vous?

Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu'elle voudrait nous attribuer, d'autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d'outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au cœur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.

Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s'agissait simplement de protester contre le transport vers l'Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de “la crise”. Le communiqué se conclut par un très SNCF “nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension”. Quel tact, tout de même, chez ces “terroristes”!

Vous reconnaissez-vous dans les qualifications de “mouvance anarcho-autonome” et d'”ultragauche”?

Laissez-moi reprendre d'un peu haut. Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'”éviter une guerre civile”. Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant “sans complexe” avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale. Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole. Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les “anarcho-autonomes”. On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le “triomphe électoral” du nouveau président.

Avec cette fable des “anarcho-autonomes”, on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de “casseur” où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître “anarcho-autonome” ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme “ultragauche” qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.

A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'”anarcho-autonome” ou d'”ultragauche” emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.

La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous?

Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.

Que signifie pour vous le mot terrorisme?

Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de

la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du “terroriste” en héros à

la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en “taliban modéré” de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine. Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – “terroristes” devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.

Le flou qui entoure la qualification de “terrorisme”, l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite “psychologique”, pour rester poli. L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'”action psychologique”, de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la “menace subversive” en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.

L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette “bataille des cœurs et des esprits” où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. “La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible”, conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose. Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée “raisonnable” est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des “services”, depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des “proches de Julien Coupat“.

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.

Vous êtes issu d'un milieu très aisé qui aurait pu vous orienter dans une autre direction…

“Il y a de la plèbe dans toutes les classes” (Hegel).

Pourquoi Tarnac?

Allez-y, vous comprendrez. Si vous ne comprenez pas, nul ne pourra vous l'expliquer, je le crains.

Vous définissez-vous comme un intellectuel? Un philosophe ?

La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier “l'intellectuel”, sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir?

Êtes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?

C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes. De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.

Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur. J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une “crise économique”, d'un “effondrement de la confiance”, d'un “rejet massif des classes dirigeantes”, c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.

Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.

Vous lisez “Surveiller et punir” de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente?

La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite “normale”. Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de

la République, contient, par exemple, de carcéral. Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages “de l'intérieur” qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes. Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du “sens de la peine”, bref : tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficace, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment “civilisé”. Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début : la vengeance est l'hygiène de la plèbe.

Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire. Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de “clamer notre innocence”, ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. Voilà quelques-unes des conclusions auxquelles l'esprit est porté à relire Surveiller et punir depuis

la Santé. On ne saurait trop suggérer, au vu de ce que les Foucaliens font, depuis vingt ans, des travaux de Foucault, de les expédier en pension, quelque temps, par ici.

Comment analysez-vous ce qui vous arrive?

Détrompez-vous : ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire “d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”, et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'“affaire de Tarnac” pas plus que d'”affaire Coupat”, ou d'”affaire Hazan” [éditeur de L'insurrection qui vient]. Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.

Ce qu'il y a, c'est, devant nous, une bifurcation, à la fois historique et métaphysique: soit nous passons d'un paradigme de gouvernement à un paradigme de l'habiter au prix d'une révolte cruelle mais bouleversante, soit nous laissons s'instaurer, à l'échelle planétaire, ce désastre climatisé où coexistent, sous la férule d'une gestion “décomplexée”, une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout. Il y a donc, bel et bien, une guerre, une guerre entre les bénéficiaires de la catastrophe et ceux qui se font de la vie une idée moins squelettique. Il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur. La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.

La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment tolérée. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande “pour qui vais-je voter ?”, mais “mon existence est-elle compatible avec cela ?”), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée. Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de “jeunes”, comme tant de “bandes”, de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle “victoire” dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage.”

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

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Le martien Membre 1 727 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Cette bande de targés gochistes à mis des milliers de personnes en retard et causé des millions d'euros de dégâts !!

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Dinosaure marin Membre 24 125 messages
Dégonfleur de baudruches‚ 60ans
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Qu'en savez-vous ?

Je tiens à votre disposition une liste des incidents de caténaire, parfois très important, causés par le défaut d'entretien par RFF APRES l'arrestation de Julien Coupat.

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Invité Imanouèl
Invité Imanouèl Invités 0 message
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Je me sens un peu (beaucoup) con. Entre le personnage qu'on nous a dépeint dans les médias traditionnels (ou non, je consulte aussi des sites se disant à la marge et qui ont repris la dialectique TF1iste à peu de choses près), et l'interview livrée qui semble cohérente et vraiment pas dépourvue de sens, je prends une petite claque.

Ce ne sont pas mes idées, ce n'est pas mon combat, son principal soucis n'est pas le mien, mais ça ne laisse pas indifférent.

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vesto Membre 1 578 messages
Forumeur alchimiste‚
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Le citoyen a de quoi s'interroger . Les polices parallèles ont-elles réellement disparu ? La justice est-elle réellement indépendante ? Les médias se sont-ils réellement ,ou disons, totalement émancipés du pouvoir? On peut légitimement en douter!

Modifié par vesto

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PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
In girum imus nocte et consumimur igni ‚ 44ans
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Cette bande de targés gochistes à mis des milliers de personnes en retard et causé des millions d'euros de dégâts !!

T'as rien pigé toi.

Les keufs sont arrivé en maquillant les fait pour les faire ressembler à une volonté politique visant à écarter la jeunesse d'une certaine idée de la gauche.

Il va de soi que vos amis tes amis du pouvoir préfère voir nos idées contestataires réduites au vote PS/UMP.

Prends juste la peine de lire l'interview, c'est édifiant.

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vesto Membre 1 578 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Si au lieu de nous parler de la saga DSG en permanence, nos médias soi-disant indépendant ,faisaient un véritable travail d'investigation ,on n'en saurait certainement plus.

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Dinosaure marin Membre 24 125 messages
Dégonfleur de baudruches‚ 60ans
Posté(e)

Le juge d'instruction en charge du dossier s'est dessaisi de l'enquête. Europe1.fr fait le point.

Il menait l'enquête depuis le début de l'affaire en novembre 2008. Le juge d'instruction antiterroriste Thierry Fragnoli a obtenu son dessaisissement mercredi après plusieurs mois de tensions avec les avocats des mis en examen du groupe de Tarnac. Europe1.fr fait le point sur l'avancement du dossier.

Qu'appelle-t-on l'affaire Tarnac ?

Neufs personnes sont soupçonnées d'avoir saboté quatre lignes de TGV dans l'Oise, l'Yonne et en Seine-et-Marne, entre octobre et novembre 2008. Julien Coupat et Yldune Lévy, présentés comme les cerveaux du groupe, ont reconnu s'être trouvé près d'une voie SNCF au moment d'un sabotage. "On a fait l'amour dans la voiture, comme plein de jeunes", se sont-ils justifiés.

Qui est soupçonné ?

Neuf personnes avaient été mises en examen en novembre 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et pour certains "destructions en réunion". Ils ont tous vécu ou fréquenté Tarnac, un petit village de Corrèze, dans une communauté autour de Julien Coupat et sa compagne, Yldune Lévy. Ces derniers ont passé respectivement six et deux mois en détention provisoire, tandis que les sept autres avaient été libérés au bout de quelques semaines.

En février dernier, un forgeron a brièvement été placé en garde à vue, soupçonné d'avoir fabriqué les crochets qui avaient servi aux sabotages. Il a été remis en liberté sans être poursuivi. Charles Torres venait d'ailleurs d'écrire au juge Fragnoli.

Qui va être chargé du dossier ?

Le juge Fragnoli avait été co-saisi en novembre 2008 avec deux autres juges du pôle antiterroriste du TGI de Paris. Mais le juge Edmond Brunaud a quitté ce pôle l'an dernier et le juge Yves Jannier doit lui aussi partir dans les prochains jours pour rejoindre le parquet de Pontoise, selon lemonde.fr. De nouveaux juges d'instruction devraient donc être nommés pour boucler l'enquête.

Cette affaire puant de plus en plus c'est au tour des magistrats de se défiler. icon_biggrin.gif

Décidément MAM n'aura pas eu plus de chance pour cet affaire que pour ses petites vacances chez Ben Ali...

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Giant Hogweed Membre 435 messages
Forumeur survitaminé‚ 50ans
Posté(e)

Que les habituels bas du front qui insultent copieusement et gratuitement les gens "de gauche" essayent juste une seconde de se mettre au niveau de Coupat et de comprendre ses propos...

Y'a du boulot là. :smile2:

Encore un bel exemple de l'honnêteté des pouvoirs en place. :snif:

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Dinosaure marin Membre 24 125 messages
Dégonfleur de baudruches‚ 60ans
Posté(e)

Un petit rappel pour éviter l'oubli :

Mercredi 7 novembre, le Nouvel Obs sous la plume d’Olivier Toscer, nous gratifiait de l’énième contre-feu de la SDAT suite à la révélation par le Canard Enchaîné d’un extrait de compte dissimulé par la Police pendant 3 and et demi et qui met à terre un PV de filature clairement falsifié. Ces gros malins de la SDAT ont mis une semaine pour trouver une parade : Yldune n’aurait pas eu sa CB dans ses affaires lors de son arrestation. Ce dont on devrait déduire que c’est parce qu’elle l’avait prêtée.

Comme souvent, la vérité est plus simple mais aussi plus cruelle pour l’élite de la police française.

Voici donc l’explication qui permettra, n’en doutons pas, à Olivier Toscer de rectifier ses allégations policières :

Il s’agit là encore d’une marque de fabrique de la police d’élite anti-terroriste et de son grand professionnalisme ! Effectivement la CB n’est pas présente dans les scellés d’Y.LEVY lors de son arrestation dans son lit chez ses parents où elle a toujours vécue depuis sa naissance. On pourrait croire que c’est parce qu’Yildune LEVY a prêter sa carte bleue qu’elle n’est pas dans ses scellés de perquisition (D231) ou de fouille à corps (D235), ou bien parce que simplement elle était en nuisette dans sont lit à 6 heure du matin et qu’elle ne dort pas avec sa carte bleue que celle-ci ne s’y trouve pas. Mais la réalité est toujours plus simple et plus drôle grâce à notre chère police d’élite. La fouille à corps d’Yildune LEVY mérite quelques explicitations historique (D235) : on trouve dans cette dernière : « deux paquets de cigarette de la marque Philips Morris, dont un entier et le deuxième contenant 11 cigarettes, un briquet supportant la photographie d’un chat, cinq tampax,un passeport français au nom de Yildune LEVY-GUEANT, numéro 05CR14415 délivré le 09 novembre 2005 par la préfecture de police de PARIS, la somme de deux cent vingt euros (220 euros) qui se compose comme suit : un billet de 100 euros, un billet de 50 euros, cinq billets de 10 euros et un billet de 20 euros, trois paires de chaussettes, de couleur marron, bordeaux et noir, deux sous pulls à manche long de couleur marron et bleue,deux culottes de couleur noir dont une avec des motifs dp- Plaçons l’ensemble de ces objets dans la fouille de Y.LEVY. » . Cette liste insolite est bien la seule fouille à corps de l’ensemble des interpellations où figure des habits de rechange, des tampax (puisqu’Yildune LEVY avait ses règles à ce moment-ci). Il faut donc revenir à ce qui s’est vraiment passer ce matin là : Yildune LEVY se fait interpellée à 6h en train de dormir à son domicile, elle est en état de choc. A tel point que les agents de la SDAT font immédiatement venir SOS médecin. Lors de cette perquisition les agents vont notamment placer sous scelle tout un ensemble de chose (D231 :matériel informatique etc..) en parallèle ils font deux sacs en plastique : l’un comprenant des habit chaud et de rechange eu égards à la situation psychologique et physique d’Yildune LEVY (elle est frigorifiée, tremble et commence à avoir ses règle). Sac dans lequel sa mère mettra son passeport ainsi que la somme d’argent retrouvée et les deux paquets de cigarette. Cela suite à une demande de ses parents à savoir s’ils pouvaient lui donner de l’argent et des cigarettes, un agent de la sdat leur répondra même que oui, ça pourra peut-être lui être utile pour son « retour en taxi » quand elle sortira de garde à vue. L’autre sac plastique contient tout un ensemble de petites choses : son agenda papier, un carnet de note quelques clefs USB supplémentaires ainsi que son portefeuille dans lequel se trouve l’ensemble de ses cartes qu’il s’agisse de transport ( pass navigo dont il est avéré qu’Yildune LEVY en possède un puisque les agents de la sdat procéderont également à des recherches à ce propos -D2004), de diverses cartes de visites , de monnaie, de timbres, d’une carte téléphonique et bien évidemment de la maintenant fameuse carte bleue ! Qu’est-il advenu de ce deuxième sac en plastique ? Les agents de la sdat ont une fois de plus briller par leur professionnalisme et on tout bonnement oublier ce sac dans la chambre d’Y.LEVY qui elle portait sont sac d’habit à la main. Ce n’est qu’une fois à LEVALLOIS PERET dans leur locaux, lors de la fouille à corps qu’ils s’apercevront de cette erreur. Cette erreur était-elle délibérée ? Était-elle trop honteuse pour retourner chercher ce petit sac en plastique ? Ce sac a-t-il été jugé insignifiant à ce moment là puisque de toute façon les mis en examen étaient présumés coupable ?

Il est aujourd’hui regrettable pour Yildune LEVY que cette carte n’est pas été dans sa fouille à corps, il est aussi regrettable qu’Yildune LEVY ne soit pas collectionneuse de plastique périmé et qu’elle n’est gardé cette dernière. Elle est par contre bonne archiviste et aime le papier, et possède donc encore aujourd’hui l’ensemble de ses relevés de banque de ces 5 dernières années. On ne peut que saluer la perversité de la sdat qui par un oubli délibéré ou non se sert aujourd’hui de cela comme élément à charge contre Y.LEVY.

http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article578

dupond-et-dupont-2.jpg

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