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le justicier

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Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
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Par le biais de la consommation mais ne comptez pas sur moi pour soutenir les empoisonneurs de la FNSEA ou de la coordination rurale. Ni leurs relais parlementaires d'extrême droite. Qui s'étend dorénavant jusqu'au gouvernement.

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
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il y a 3 minutes, Totof44 a dit :

Par le biais de la consommation mais ne comptez pas sur moi pour soutenir les empoisonneurs de la FNSEA ou de la coordination rurale. Ni leurs relais parlementaires d'extrême droite. Qui s'étend dorénavant jusqu'au gouvernement.

Je soutiens que ceux qui font du bon travail, dans le respect de la nature et des animaux. Je ne suis ni de l'extrême droite ni de l'extrême gauche.

Modifié par le justicier
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Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
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à l’instant, le justicier a dit :

Je soutiens que ceux qui font du bon travail, dans le respect de la nature et des animaux, n'ont rien à se reprocher. Je ne suis ni de l'extrême droite ni de l'extrême gauche.

Tu n'étais pas visé. Je parle de ceux qui ont voté la réintroduction des pesticides tueurs d'abeilles.

Ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas qu'il disait... Quel salopard.

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
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il y a 3 minutes, Totof44 a dit :

Tu n'étais pas visé. Je parle de ceux qui ont voté la réintroduction des pesticides tueurs d'abeilles.

Ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas qu'il disait... Quel salopard.

J'avais bien compris, j'ai juste apporté cette précision.

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Membre, 46ans Posté(e)
Kaliste Membre 4 520 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
Posté(e)

J'ai pas parlé de bio @le justicier, mais oui les p'tits producteurs du coin facturent kg de tomates ou de fraises au moins aussi cher au magasin de producteurs que ce que tu trouves au supermarché. (Je n'irais pas avant quelques semaines donc je ne peux rien te dire de plus précis mais j'essayerai d'y penser !)

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
Posté(e)
il y a 10 minutes, Kaliste a dit :

J'ai pas parlé de bio @le justicier, mais oui les p'tits producteurs du coin facturent kg de tomates ou de fraises au moins aussi cher au magasin de producteurs que ce que tu trouves au supermarché. (Je n'irais pas avant quelques semaines donc je ne peux rien te dire de plus précis mais j'essayerai d'y penser !)

D'accord car nous la boutique s'appelle Biocoop quand tu as dit cop j'ai fait un rapprochement. 

Je ne suis pas retourné en grande surface depuis deux ou trois semaines, je n'y vais que pour quelques trucs que je n'ai pas le choix, la dernière fois que j'y suis allé j'ai dit à une dame pour manger de la tomate, elle était à 5,50 € le kg, j'ai dit c'est il faut être riche c'est devenu un luxe.

Après, c'est certain que si tu vas dans une boutique qui ne fait que du local, leurs produits sont plus chers, mais la qualité reste quand même là.

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Membre, 40ans Posté(e)
Totologik Membre 731 messages
Forumeur expérimenté‚ 40ans‚
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Bonjour,

Comme tout bon chef d'entreprise les priorités d'un agriculteur restent fondamentalement les mêmes : le pognon et la rentabilité (et l'art de maximiser les subventions accessoirement).

Tant que des bobos des villes éprouvent de l'intérêt à acheter en circuits courts, ils dédient une part de leur business à la vente en circuit court, voire s'en font une spécialité pour certains. Ils vendent suffisamment cher pour matcher la loi de l'offre et de la demande, et pour ne pas décevoir leur clientèle. Des  pragmatiques ! La santé et l'environnement sont des effets secondaires bien commodes et bien vendeurs, et qui manifestement n'empêchent pas de faire pression pour ré-introduire l'acétamipride dans les cultures dés que des rendements sont en jeu (voir le message de @Totof44). Le développement des circuits courts et vertueux pour la santé et l'environnement doit être un choix politique ; la volonté individuelle ne suffisant pas. Il doit faire l'objet d'une volonté publique, être accompagné d'une feuille de route, avec des règles, des contrôles (prix, qualité, impact sur l'environnement etc...), des sanctions ...

J'ajoute qu'aujourd'hui les circuits courts c'est seulement 5% de la production française. 40% c'est de l'export et tout le reste (plus de la moitié) c'est grande distribution + B2B interne. Cela montre que décider d'aller acheter ses patates chez Dédé du coin ne sauvera pas l'agriculture française au sens large. Et pour contextualiser L'UE est en train de conclure des accords avec les pays du Mercosur ; 2022 mise en place par l'UE des mesures permettant à l'Ukraine de vendre sans droits de douanes et sans contrôle ; encore grâce à l'UE, accords de libre échange avec l'Australie sans contrôle de l'application de la réglementation en vigueur. Donc il y a certainement des leviers beaucoup plus puissants que le simple changement de nos comportements de consommation qui permettraient à nos agriculteurs de s'en sortir dignement. Mais visiblement, il semblerait que mettre en place un protectionnisme basé sur des critères écologiques et sanitaires nécessite un courage que n'ont pas / plus nos dirigeants.

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Membre, 55ans Posté(e)
PhilippeIIAuguste Membre 1 162 messages
Mentor‚ 55ans‚
Posté(e)
Il y a 9 heures, Sylver_ghost a dit :

Moi je privilégie surtout ce qui fait le moins de mal à mon porte-monnaie et ce sont rarement les circuits courts !

Et j'évite totalement les fruits et légumes de saison. De saison estivale principalement. Parce que je ne sais pas par quel phénomène étrange à partir du 1er juillet les prix augmente du double, dans le meilleur des cas.

Du coup je préfère acheter des surgelés, même s'il ne sont pas de saison.

Le 1er juuillet c'est l'arrivée des touristes donc les prix augmentent pour tout le monde

Attendre septembre pour retrouver un prix normal

La grande distribution sont l'exact inverse des philanthropes ils sont là pour se faire du pognon sur votre dos

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Membre, 134ans Posté(e)
Sylver_ghost Membre 390 messages
Forumeur accro‚ 134ans‚
Posté(e)
il y a 18 minutes, PhilippeIIAuguste a dit :

Le 1er juuillet c'est l'arrivée des touristes donc les prix augmentent pour tout le monde

Attendre septembre pour retrouver un prix normal

La grande distribution sont l'exact inverse des philanthropes ils sont là pour se faire du pognon sur votre dos

Les écarts de prix dans la grande distribution entre période estivale et hors période estivale reste assez limitée. C'est surtout sur les marchés que le constat est flagrant.

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
Posté(e)
Il y a 7 heures, Totologik a dit :

Bonjour,

Comme tout bon chef d'entreprise les priorités d'un agriculteur restent fondamentalement les mêmes : le pognon et la rentabilité (et l'art de maximiser les subventions accessoirement).

Tant que des bobos des villes éprouvent de l'intérêt à acheter en circuits courts, ils dédient une part de leur business à la vente en circuit court, voire s'en font une spécialité pour certains. Ils vendent suffisamment cher pour matcher la loi de l'offre et de la demande, et pour ne pas décevoir leur clientèle. Des  pragmatiques ! La santé et l'environnement sont des effets secondaires bien commodes et bien vendeurs, et qui manifestement n'empêchent pas de faire pression pour ré-introduire l'acétamipride dans les cultures dés que des rendements sont en jeu (voir le message de @Totof44). Le développement des circuits courts et vertueux pour la santé et l'environnement doit être un choix politique ; la volonté individuelle ne suffisant pas. Il doit faire l'objet d'une volonté publique, être accompagné d'une feuille de route, avec des règles, des contrôles (prix, qualité, impact sur l'environnement etc...), des sanctions ...

J'ajoute qu'aujourd'hui les circuits courts c'est seulement 5% de la production française. 40% c'est de l'export et tout le reste (plus de la moitié) c'est grande distribution + B2B interne. Cela montre que décider d'aller acheter ses patates chez Dédé du coin ne sauvera pas l'agriculture française au sens large. Et pour contextualiser L'UE est en train de conclure des accords avec les pays du Mercosur ; 2022 mise en place par l'UE des mesures permettant à l'Ukraine de vendre sans droits de douanes et sans contrôle ; encore grâce à l'UE, accords de libre échange avec l'Australie sans contrôle de l'application de la réglementation en vigueur. Donc il y a certainement des leviers beaucoup plus puissants que le simple changement de nos comportements de consommation qui permettraient à nos agriculteurs de s'en sortir dignement. Mais visiblement, il semblerait que mettre en place un protectionnisme basé sur des critères écologiques et sanitaires nécessite un courage que n'ont pas / plus nos dirigeants.

C'est sûr que résumer le boulot d'un paysan à une machine à pognon et à des subventions, c'est ne rien capter à la réalité du terrain. Les circuits courts, ce n’est pas juste un truc de bobos, c'est ce qui permet à beaucoup de s'en sortir sans se faire bouffer par les marges de la grande distribution. Évidemment que l'export et les accords internationaux nous plombent, et que nos dirigeants ont un courage politique proche du néant face au Mercosur ou à l'Ukraine, mais accuser les agriculteurs de tous les maux en oubliant les charges, les normes ubuesques et la pression des industriels, c'est cracher sur ceux qui bossent 70 heures par semaine pour nourrir les gens.

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Il y a 7 heures, PhilippeIIAuguste a dit :

Le 1er juuillet c'est l'arrivée des touristes donc les prix augmentent pour tout le monde

Attendre septembre pour retrouver un prix normal

La grande distribution sont l'exact inverse des philanthropes ils sont là pour se faire du pognon sur votre dos

Quand je te lis je me dis que quand on a déménagé ici, on ne s'était pas trompés.

Il y a 7 heures, Sylver_ghost a dit :

Les écarts de prix dans la grande distribution entre période estivale et hors période estivale reste assez limitée. C'est surtout sur les marchés que le constat est flagrant.

Il faut éviter les marchés et privilégier les circuits courts que de nourrir ceux qui en profitent et la grande distribution.

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Membre, 69ans Posté(e)
pic et repic Membre 19 722 messages
Maitre des forums‚ 69ans‚
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Il y a 19 heures, Kaliste a dit :

Mais oui je continue à jouer le jeu en achetant français au max.

bonjour, 

mais pour combien de temps encore  ?

un jour, il va falloir faire des choix ( sans doute douloureux ) .

car notre porte-monnaie n'est pas extensible à souhait ( surtout avec les non revalorisations successives décidées par un gouvernement qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez ( qui est d'ailleurs pas bien long ) ..

en attendant , j’achète toujours mes tomates ( par Savéol ) , presque 2 fois plus chères que les espagnoles ou marocaines,  mes fraises ( gariguette de Plougastel ) du même ordre plus chère que les tomates , mes poireaux, mes patates, mes œufs ( quand mon beau-fils ne m'en donne pas , des plus bio que bio ! )  .. qui même si elles sont commercialisées par l'hyper du coin viennent d'exploitations proches .

reste qu'il y a pas mal de choses ... qui ne poussent pas ici , alors je privilégie français, puis européen puis reste du monde ( en essayant de trouver le moins loin ) .

et surtout ... de saison ( du raisin en février est-ce bien raisonnable ? ) .

bonne journée.

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
Posté(e)
il y a 47 minutes, pic et repic a dit :

bonjour, 

mais pour combien de temps encore  ?

un jour, il va falloir faire des choix ( sans doute douloureux ) .

car notre porte-monnaie n'est pas extensible à souhait ( surtout avec les non revalorisations successives décidées par un gouvernement qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez ( qui est d'ailleurs pas bien long ) ..

en attendant , j’achète toujours mes tomates ( par Savéol ) , presque 2 fois plus chères que les espagnoles ou marocaines,  mes fraises ( gariguette de Plougastel ) du même ordre plus chère que les tomates , mes poireaux, mes patates, mes œufs ( quand mon beau-fils ne m'en donne pas , des plus bio que bio ! )  .. qui même si elles sont commercialisées par l'hyper du coin viennent d'exploitations proches .

reste qu'il y a pas mal de choses ... qui ne poussent pas ici , alors je privilégie français, puis européen puis reste du monde ( en essayant de trouver le moins loin ) .

et surtout ... de saison ( du raisin en février est-ce bien raisonnable ? ) .

bonne journée.

On verra combien de temps. Pour le moment où je vis, on est vraiment loin que ça arrive, et plus on soutient nos paysans, nos agriculteurs, mieux on continuera de mieux manger.

Nous, on ne prend que du saison, tu ne nous verras jamais manger une ratatouille, ou un taboulé  en avril même en mai ou des fruits hors saison, même quand je fais un couscous en hiver je le fais avec des légumes d'hiver : carottes, navets, courges ou potiron, panais, chou blanc ou chou vert, cardons, poireaux.

On a aussi un potager qui nous donne toutes les herbes aromatiques : thym, romarin, persil, ciboulette et autres, mais aussi des fraises, des potimarrons, des concombres, de la chayote cette année, des topinambours, et cette année on a des physalis.

J'ai aussi des melons, on verra s'ils donnent quelque chose. Pour les œufs, il est facile ici d'en trouver, sinon un ami a des poules et quand je lui garde sa maison souvent les week-ends, je récupère les œufs.

 

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Membre, 69ans Posté(e)
pic et repic Membre 19 722 messages
Maitre des forums‚ 69ans‚
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il y a 24 minutes, le justicier a dit :

On a aussi un potager

je ne fais plus que des fraises ( 4 variétés ) et cette année, ça a été hyper décevant : trop de pluie au début , trop chaud et pas assez d'eau ensuite !

dans le temps, je faisais des salades, des haricots vert , des poireaux, des petits pois ... mais ça c'était avant ! 

trop de contraintes ( difficile de s'absenter , ne serait-ce qu'une semaine , sans retrouver un champ de "mauvaises herbes" ou des salades montées en graines et/ou des "fruits" mangés par les oiseaux ( ou autres ) .

bonne journée.

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
Posté(e)
il y a 18 minutes, pic et repic a dit :

je ne fais plus que des fraises ( 4 variétés ) et cette année, ça a été hyper décevant : trop de pluie au début , trop chaud et pas assez d'eau ensuite !

dans le temps, je faisais des salades, des haricots vert , des poireaux, des petits pois ... mais ça c'était avant ! 

trop de contraintes ( difficile de s'absenter , ne serait-ce qu'une semaine , sans retrouver un champ de "mauvaises herbes" ou des salades montées en graines et/ou des "fruits" mangés par les oiseaux ( ou autres ) .

bonne journée.

On est d'accord pour les fraises, nous non plus on n'en a pas eu beaucoup et juste au début, depuis avec les chaleurs c'est terminé. Les salades, on a arrêté aussi, avec le soleil il faut les protéger, c'est pas intéressant, sauf des fois une variété d'hiver en automne, on attend d'en trouver ici.

Poireaux et haricots verts, on en trouve ici . Comme notre espace de terre est limité, on se limite, on le fait car on a un peu de place et que c'est sympa.

Merci de même, bonne journée.

Je fais un taboulé à tomber par terre.

Ce matin.

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Membre, 40ans Posté(e)
Totologik Membre 731 messages
Forumeur expérimenté‚ 40ans‚
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Il y a 6 heures, le justicier a dit :

C'est sûr que résumer le boulot d'un paysan à une machine à pognon et à des subventions, c'est ne rien capter à la réalité du terrain. Les circuits courts, ce n’est pas juste un truc de bobos, c'est ce qui permet à beaucoup de s'en sortir sans se faire bouffer par les marges de la grande distribution. Évidemment que l'export et les accords internationaux nous plombent, et que nos dirigeants ont un courage politique proche du néant face au Mercosur ou à l'Ukraine, mais accuser les agriculteurs de tous les maux en oubliant les charges, les normes ubuesques et la pression des industriels, c'est cracher sur ceux qui bossent 70 heures par semaine pour nourrir les gens.

La réalité du terrain que je décris c'est qu'un agriculteur est un entrepreneur comme un autre, qu'il est soumis aux même contraintes que tout entrepreneur, et qu'il doit agir pour rentrer dans ces frais et faire du profit. Et cela inclut de monter les prix si des clients sont prêts à payer pour accomplir une mission citoyenne (en tous cas, quelque chose de perçu comme tel grâce à quelques incitations bien médiatisées). Ainsi que de s'entourer d'experts juridiques (ou le devenir soi-même) qui feront le nécessaire pour que les subventions tombent. Ce n'est ni mal ni bien, c'est juste la réalité telle qu'elle a été voulue par nos gouvernements successifs et par l'UE. Et on ne peut pas le reprocher aux agriculteurs ; ils jouent avec les règles qu'on leur a imposé.

Ce que tu proposes c'est ni plus ni moins que de permettre à nos entrepreneurs de diversifier leurs sources de revenus afin de limiter l'effet de monopsone provoqué le faible nombre (et probablement, la coordination) des grands demandeurs (= les grands distributeurs) français. Mais ce que je dis, c'est que la taille du marché de la grande distribution française représente ~50% de la prod, que l'exportation représente 40%, que la taille du marché "circuit courts"  représente seulement 5%, et qu'on ne vide pas un océan avec une petite cuillère. Comprendre : ce n'est pas en changeant les habitudes de consommation des quelques uns qui ont des moyens supérieurs à la moyenne qu'on changera cette situation de monopsone. D'où une nécessité de coordination à une échelle plus globale (nationale au minimum) si notre objectif est réellement de favoriser les circuits courts. Et cela passe nécessairement par une action publique. Ensuite seulement viendront les attitudes individuelles ; la sagesse paysanne nous a bien enseigné qu'on ne mettait pas la charrue avant les boeufs ...

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Membre, 46ans Posté(e)
Kaliste Membre 4 520 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
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il y a 8 minutes, Totologik a dit :

La réalité du terrain que je décris c'est qu'un agriculteur est un entrepreneur comme un autre, qu'il est soumis aux même contraintes que tout entrepreneur, et qu'il doit agir pour rentrer dans ces frais et faire du profit. Et cela inclut de monter les prix si des clients sont prêts à payer pour accomplir une mission citoyenne (en tous cas, quelque chose de perçu comme tel grâce à quelques incitations bien médiatisées). Ainsi que de s'entourer d'experts juridiques (ou le devenir soi-même) qui feront le nécessaire pour que les subventions tombent. Ce n'est ni mal ni bien, c'est juste la réalité telle qu'elle a été voulue par nos gouvernements successifs et par l'UE. Et on ne peut pas le reprocher aux agriculteurs ; ils jouent avec les règles qu'on leur a imposé.

Ce que tu proposes c'est ni plus ni moins que de permettre à nos entrepreneurs de diversifier leurs sources de revenus afin de limiter l'effet de monopsone provoqué le faible nombre (et probablement, la coordination) des grands demandeurs (= les grands distributeurs) français. Mais ce que je dis, c'est que la taille du marché de la grande distribution française représente ~50% de la prod, que l'exportation représente 40%, que la taille du marché "circuit courts"  représente seulement 5%, et qu'on ne vide pas un océan avec une petite cuillère. Comprendre : ce n'est pas en changeant les habitudes de consommation des quelques uns qui ont des moyens supérieurs à la moyenne qu'on changera cette situation de monopsone. D'où une nécessité de coordination à une échelle plus globale (nationale au minimum) si notre objectif est réellement de favoriser les circuits courts. Et cela passe nécessairement par une action publique. Ensuite seulement viendront les attitudes individuelles ; la sagesse paysanne nous a bien enseigné qu'on ne mettait pas la charrue avant les boeufs ...

La politique nationale est décidée par des attitudes individuelles, les votes. Ce que tu appelles une communication bien étudiée est là aussi pour faire émerger les prises de conscience, pas seulement pour enrichir un peu plus la paysannerie (pas sûre qu'on puisse prétendre faire vraiment de l'argent avec du maraîchage ou un fromage artisanal).

C'est limité bien sûr mais c'est un début. Un début qui risque de durer vu que je pense le système trop ancré pour être renversé, à moins d'une énorme crise. Mais ce que je veux dire c'est que "mettre la charrue avant les boeufs" c'est peut-être s'imaginer qu'on peut espérer le ravalement complet d'un système avant d'observer des progrès individuels.

C'est le même principe pour plein de trucs : attendre que ça vienne "d'en haut" ou prendre ses responsabilités ?

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Membre, 40ans Posté(e)
Totologik Membre 731 messages
Forumeur expérimenté‚ 40ans‚
Posté(e)
il y a 18 minutes, Kaliste a dit :

La politique nationale est décidée par des attitudes individuelles, les votes. Ce que tu appelles une communication bien étudiée est là aussi pour faire émerger les prises de conscience, pas seulement pour enrichir un peu plus la paysannerie (pas sûre qu'on puisse prétendre faire vraiment de l'argent avec du maraîchage ou un fromage artisanal).

C'est limité bien sûr mais c'est un début. Un début qui risque de durer vu que je pense le système trop ancré pour être renversé, à moins d'une énorme crise. Mais ce que je veux dire c'est que "mettre la charrue avant les boeufs" c'est peut-être s'imaginer qu'on peut espérer le ravalement complet d'un système avant d'observer des progrès individuels.

C'est le même principe pour plein de trucs : attendre que ça vienne "d'en haut" ou prendre ses responsabilités ?

Il ne s'agit pas d'attendre que ça vienne, mais d'agir d'abord politiquement et collectivement afin d'aligner des désirs collectifs (écologie, consommer local, aider les petits producteurs ...) qui sont nobles et plein de bon sens, avec les volontés gouvernementales. Car l'hypocrisie d'aujourd'hui est plus qu'évidente : on incite les gens à aller claquer leur pognon pour des motifs vertueux pendant qu'on réintroduit toutes les saloperies toxiques qu'on avait interdit, qu'on assèche des prairies à grands coups de mégabassines, et qu'on ouvre à une concurrence déloyale notre marché intérieur. Et ça on ne le dit pas, ou on choisit de l'ignorer pour se donner une bonne conscience, je ne sais pas. C'est ce genre d'incohérence, que j'appelle volontiers du foutage de g*****, qui me pousse à mépriser certaines injonctions cocorico, même si je sais qu'elles sont très sincères et de bonne volonté, et qu'au fond j'adhère à l'idée mais pas à la façon de procéder. Voilà, donc pourquoi vouloir cramer du pouvoir d'achat pour des idéaux qui n'ont aucune chance de se concrétiser tant que le système reste ce qu'il est ?

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 314 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Totologik a dit :

La réalité du terrain que je décris c'est qu'un agriculteur est un entrepreneur comme un autre, qu'il est soumis aux même contraintes que tout entrepreneur, et qu'il doit agir pour rentrer dans ces frais et faire du profit. Et cela inclut de monter les prix si des clients sont prêts à payer pour accomplir une mission citoyenne (en tous cas, quelque chose de perçu comme tel grâce à quelques incitations bien médiatisées). Ainsi que de s'entourer d'experts juridiques (ou le devenir soi-même) qui feront le nécessaire pour que les subventions tombent. Ce n'est ni mal ni bien, c'est juste la réalité telle qu'elle a été voulue par nos gouvernements successifs et par l'UE. Et on ne peut pas le reprocher aux agriculteurs ; ils jouent avec les règles qu'on leur a imposé.

Ce que tu proposes c'est ni plus ni moins que de permettre à nos entrepreneurs de diversifier leurs sources de revenus afin de limiter l'effet de monopsone provoqué le faible nombre (et probablement, la coordination) des grands demandeurs (= les grands distributeurs) français. Mais ce que je dis, c'est que la taille du marché de la grande distribution française représente ~50% de la prod, que l'exportation représente 40%, que la taille du marché "circuit courts"  représente seulement 5%, et qu'on ne vide pas un océan avec une petite cuillère. Comprendre : ce n'est pas en changeant les habitudes de consommation des quelques uns qui ont des moyens supérieurs à la moyenne qu'on changera cette situation de monopsone. D'où une nécessité de coordination à une échelle plus globale (nationale au minimum) si notre objectif est réellement de favoriser les circuits courts. Et cela passe nécessairement par une action publique. Ensuite seulement viendront les attitudes individuelles ; la sagesse paysanne nous a bien enseigné qu'on ne mettait pas la charrue avant les boeufs ...

La réalité du terrain que tu décris, c'est qu'un agriculteur est un entrepreneur comme un autre, soumis aux mêmes contraintes de rentabilité et de profit. S'il peut monter ses prix parce qu'une clientèle est prête à payer pour une démarche perçue comme citoyenne, il le fait, tout comme il s'entoure d'experts juridiques pour aller chercher les subventions voulues par les gouvernements et l'UE. Ils jouent avec les règles qu'on leur impose, point.

Sur le plan économique, ce que tu proposes revient à diversifier leurs revenus pour contrer l'effet de monopsone des grands distributeurs. Sauf que les chiffres sont têtus : la grande distribution représente environ 50% de la production, l'export 40%, et les circuits courts à peine 5%. On ne vide pas un océan avec une petite cuillère. Compter uniquement sur le changement d'habitudes d'une frange de consommateurs aisés ne changera pas la structure du marché.

Il faut une coordination globale, à l'échelle nationale au minimum, et cela passe par une action publique forte avant de miser sur les initiatives individuelles. Remettre la charrue avant les bœufs ne mènera nulle part.

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Kaliste Membre 4 520 messages
Maitre des forums‚ 46ans‚
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Il y a 1 heure, Totologik a dit :

Il ne s'agit pas d'attendre que ça vienne, mais d'agir d'abord politiquement et collectivement afin d'aligner des désirs collectifs (écologie, consommer local, aider les petits producteurs ...) qui sont nobles et plein de bon sens, avec les volontés gouvernementales. Car l'hypocrisie d'aujourd'hui est plus qu'évidente : on incite les gens à aller claquer leur pognon pour des motifs vertueux pendant qu'on réintroduit toutes les saloperies toxiques qu'on avait interdit, qu'on assèche des prairies à grands coups de mégabassines, et qu'on ouvre à une concurrence déloyale notre marché intérieur. Et ça on ne le dit pas, ou on choisit de l'ignorer pour se donner une bonne conscience, je ne sais pas. C'est ce genre d'incohérence, que j'appelle volontiers du foutage de g*****, qui me pousse à mépriser certaines injonctions cocorico, même si je sais qu'elles sont très sincères et de bonne volonté, et qu'au fond j'adhère à l'idée mais pas à la façon de procéder. Voilà, donc pourquoi vouloir cramer du pouvoir d'achat pour des idéaux qui n'ont aucune chance de se concrétiser tant que le système reste ce qu'il est ?

Bah écoute, je n'ai pas envie d'attendre que tout ce que tu dis devienne réalité (j'aimerais le voir un jour mais je n'y crois guère : la cohérence, le courage, le sens des priorités ect)... 

Dans la mesure de mes moyens je continuerai à faire la bobo en achetant des fraises françaises au magasin de producteurs et le moins possible de bananes sud américaines (premier fruit acheté en France métropolitaine, no comment), je pousse même le vice en faisant des cadeaux à mon conjoint sur le Slip Français :D. C'est pas seulement une question de principe, j'y trouve mon compte au niveau de la qualité.

 Chacun fait bien comme il peut et veut mais je trouve dommage de voir tout ça d'un oeil un peu méprisant. 

Modifié par Kaliste
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Membre, 40ans Posté(e)
Totologik Membre 731 messages
Forumeur expérimenté‚ 40ans‚
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il y a 27 minutes, le justicier a dit :

La réalité du terrain que tu décris, c'est qu'un agriculteur est un entrepreneur comme un autre, soumis aux mêmes contraintes de rentabilité et de profit. S'il peut monter ses prix parce qu'une clientèle est prête à payer pour une démarche perçue comme citoyenne, il le fait, tout comme il s'entoure d'experts juridiques pour aller chercher les subventions voulues par les gouvernements et l'UE. Ils jouent avec les règles qu'on leur impose, point.

Sur le plan économique, ce que tu proposes revient à diversifier leurs revenus pour contrer l'effet de monopsone des grands distributeurs. Sauf que les chiffres sont têtus : la grande distribution représente environ 50% de la production, l'export 40%, et les circuits courts à peine 5%. On ne vide pas un océan avec une petite cuillère. Compter uniquement sur le changement d'habitudes d'une frange de consommateurs aisés ne changera pas la structure du marché.

Il faut une coordination globale, à l'échelle nationale au minimum, et cela passe par une action publique forte avant de miser sur les initiatives individuelles. Remettre la charrue avant les bœufs ne mènera nulle part.

Quelle est ton intention en me paraphrasant ?

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