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LFI, la folie racialiste.

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Animateur, Le gras c'est la vie, 37ans Posté(e)
Kyoshiro02 Animateur 23 221 messages
37ans‚ Le gras c'est la vie,
Posté(e)
Le 16/02/2026 à 13:45, jimmy45 a dit :

Quand on défend des idées racistes, on ne s'embarasse pas de la légalité et de l'intégrité. 

Et c'est une remarque très marquante chez LFI. Le racisme est leur fonds de commerce. Ils aiment bien trier les personnes selon les origines. On en voit parler de "racisé", ce terme d'ailleurs est très raciste, ça essentialise les personnes à leur couleur de peau.

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Membre, L'Économie, C'est Assez Clair !, Posté(e)
Docteur CAC Membre 3 360 messages
L'Économie, C'est Assez Clair !,
Posté(e)
Le 30/01/2026 à 16:37, Kyoshiro02 a dit :

LFI est devenu ce qu'il combattait : l'extrême droite. Mélenchon reprend les thèses de Zemmour comme le grand remplacement, les questions identitaires, la défense des religions, la lutte contre les fonctionnaires. A ce stade, une fusion LFI-Reconquête serait clairement naturel.

Vous abusez quelque peu ...

Le 01/02/2026 à 13:04, Kyoshiro02 a dit :

Le problème est le forcing de Mélenchon. Pour lui, il faut absolument se créoliser et grand remplacer les blancs (et donc les noirs, ça va avec), ça a des relents très raciste.

houla bah alors ? c'est quoi cet énervement ?

mais non et vous le savez bien ...

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Membre, L'Économie, C'est Assez Clair !, Posté(e)
Docteur CAC Membre 3 360 messages
L'Économie, C'est Assez Clair !,
Posté(e)
Le 02/02/2026 à 11:34, Kyoshiro02 a dit :

Comme je l'ai dit, on devrait s'en foutre royalement de la couleur de peau.

Mais factuellement, ce n’est pas le cas : en France, les personnes perçues comme d’origine extra-européenne sont racisées, c’est-à-dire catégorisées et discriminées sur la base de leur apparence ou de leur nom. Ces discriminations proviennent majoritairement de la majorité blanche, que ce soit dans l’emploi, le logement, les contrôles policiers ou l’accès aux services.

Je suis sur ce forum depuis longtemps, et je sais très bien que vous le savez 😉

Modifié par Docteur CAC
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Membre, Posté(e)
Garlaban Membre 8 762 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 14 heures, Docteur CAC a dit :

Mais factuellement, ce n’est pas le cas : en France, les personnes perçues comme d’origine extra-européenne sont racisées, c’est-à-dire catégorisées et discriminées sur la base de leur apparence ou de leur nom. Ces discriminations proviennent majoritairement de la majorité blanche, que ce soit dans l’emploi, le logement, les contrôles policiers ou l’accès aux services.

Je suis sur ce forum depuis longtemps, et je sais très bien que vous le savez 😉

L'approche racialiste est morbide d'autant que "les racisés" ne se gênent pas pour raciser et même deviennent "racisants" avec les racisés jugés "collabo", "Arabe de service", "Bounty".

C'est une victimisation sans fin.

Malgré ses imperfections, nous ne sommes pas dans une société structurellement discriminante.

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Membre, L'Économie, C'est Assez Clair !, Posté(e)
Docteur CAC Membre 3 360 messages
L'Économie, C'est Assez Clair !,
Posté(e)
Il y a 6 heures, Garlaban a dit :

L'approche racialiste est morbide d'autant que "les racisés" ne se gênent pas pour raciser et même deviennent "racisants" avec les racisés jugés "collabo", "Arabe de service", "Bounty".

C'est une victimisation sans fin.

Malgré ses imperfections, nous ne sommes pas dans une société structurellement discriminante.

Je ne vois pas en quoi le fait que certains utilisent des termes comme « collabo » ou « Bounty » invaliderait la question des discriminations.

Oui, ces expressions existent.
Oui, elles sont critiquables.
Mais cela ne constitue pas un argument contre l’existence de discriminations structurelles documentées depuis des années.

Dire qu’il existe des discriminations structurelles ne signifie pas que chaque individu serait raciste, ni qu’il existerait des lois raciales. Cela veut simplement dire qu’à caractéristiques égales, certains groupes subissent des désavantages systématiques et mesurables.

Sur ce sujet, nous ne sommes pas dans le registre du ressenti militant, mais dans celui de la recherche empirique :

  • le testing Défenseur des droits / OIT (2017) montre qu’à CV strictement équivalent, un candidat avec un nom à consonance maghrébine obtient nettement moins d’entretiens ;
  • les travaux de la DARES confirment des écarts persistants à qualification égale selon l’origine perçue ;
  • l’enquête TeO de l’INED et de l’INSEE montre une fréquence beaucoup plus élevée des discriminations déclarées dans l’emploi, le logement et les interactions avec la police pour les personnes perçues comme noires, arabes ou musulmanes ;
  • le rapport du Défenseur des droits sur les contrôles d’identité met en évidence une probabilité de contrôle bien plus forte pour les jeunes hommes perçus comme noirs ou arabes ;
  • des testings académiques sur l’accès au logement confirment les mêmes mécanismes à dossier identique.

Je ne vais pas non plus poursuivre ici le détail des chiffres et des tableaux issus de ces études : ils sont sans équivoque, tant sur l’ampleur des écarts que sur les populations qui les subissent. On parle donc de phénomènes statistiques reproductibles (objectivement inacceptables et intolérables humainement).

Je vais d’ailleurs répondre de manière très concrète, loin de toute posture militante.

Je suis aujourd’hui dans le tiers des personnes les plus favorisées, diplômé universitaire d’une maîtrise généraliste, évoluant dans un environnement social très intégré, et je travaille en ressources humaines à l’international.

Dans mon entourage proche, il n’y a pas de délinquance, mais il y a des personnes de toutes origines, parfaitement insérées, qui travaillent et veulent simplement vivre normalement.

Et pourtant, ce sont précisément ces personnes — diplômées, stables professionnellement, loin des clichés médiatiques — qui me parlent :

  • de refus de logement à cause d’un nom ;
  • de discriminations à l’embauche malgré de bons CV ;
  • de contrôles de police répétés ;
  • d’insultes dans l’espace public ;
  • de suspicion immédiate dès qu’une femme porte un voile discret.

Ce ne sont pas des profils marginaux : c’est la majorité silencieuse, qui accepte parfois un minimum de racisme ou de "micro-violence" dans son quotidien sans même s’en rendre compte.

Et surtout, leur vécu correspond exactement à ce que montrent les données quantitatives.

Autrement dit : ce n’est pas une construction idéologique, c’est une réalité objectivée.

Reconnaître cela ne signifie pas que la France serait « le pire des pays », ni que les personnes blanches seraient individuellement responsables.
Cela signifie simplement que notre société, malgré ses principes universalistes, continue de produire des inégalités liées à l’origine perçue.

Est-ce qu’on attend qu’une loi dise explicitement « il faut discriminer » pour admettre le problème ?
Cela passerait à côté de la réalité : les discriminations sont aujourd’hui diffuses, souvent inconscientes et cumulatives.

Sur le plan théorique, ces mécanismes sont bien connus :

  • Norbert Elias parlait de la dynamique established / outsiders : les groupes installés définissent les normes et assignent aux autres une position périphérique.
  • Pierre Bourdieu montre que le capital social et culturel permet de circuler naturellement dans les espaces dominants — mais surtout que, même à capital égal, tout le monde n’en tire pas le même rendement. Un réseau, un diplôme ou une recommandation n’ont pas la même efficacité selon le nom, l’apparence ou l’origine perçue.
  • Erving Goffman, dans Stigmate, explique comment certains attributs visibles transforment immédiatement l’interaction sociale.
  • Kenneth Arrow a modélisé la discrimination statistique : en situation d’information imparfaite, des caractéristiques visibles servent de signaux, produisant des inégalités même sans intention raciste.

Quand on est du côté des « insiders », tout paraît fluide :

on bénéficie d’une présomption de normalité, on active facilement ses réseaux, on maîtrise les codes implicites.

Mais dès qu’apparaît un marqueur d’« outsider » — un nom, une couleur de peau, un signe religieux — les interactions changent.
Pas toujours de manière spectaculaire, mais souvent de façon diffuse et cumulative.
Et c’est précisément cette accumulation qui crée l’inégalité structurelle.

Il y a aussi un angle mort : les difficultés françaises en matière d’inclusion réelle.
Les travaux sur la ségrégation résidentielle montrent que certaines populations sont concentrées dans des quartiers spécifiques, ce qui alimente les inégalités scolaires et professionnelles et limite l’accès aux réseaux sociaux et professionnels.
Même en l’absence d’intention discriminante, ce mécanisme produit des effets cumulés et durables sur les parcours de vie.

Je m’arrête là sur la question de l’intégration : il ne s’agit pas de digresser davantage, mais c’est un aspect largement sous-estimé et mal compris, qui, à mon sens, n’est pas abordé de manière adéquate pour résoudre efficacement les problèmes.

Reconnaître tout cela, ce n’est ni se victimiser ni dire que tout serait sombre.
C’est prendre au sérieux l’écart entre l’égalité proclamée et l’égalité vécue.

La vraie question est simple : à partir de combien de données accepte-t-on de regarder la réalité pour pouvoir l’améliorer ?

Refuser le constat parce que le mot « racisé » dérange ne fait pas disparaître les écarts mesurés.

Vouloir corriger ces mécanismes n’a rien de morbide : ce n’est qu’un idéal de poser sereinement des mots sur ce que notre société produit.
Je ne demande pas que mes semblables soient parfaits (ne l'étant pas moi-meme !), ni qu’ils se flagellent ou se confondent en excuses.
Je veux simplement qu’ils soient conscients.

C’est vouloir que l’égalité devienne concrète pour des personnes qui objectivement le méritent, et qui souffrent réellement d’être renvoyées quasi quotidiennement à des critères de discrimination — par exigence d’égalité, par empathie et, si l’on se place dans une logique matérialiste, par souci d’efficacité collective.

Modifié par Docteur CAC
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