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Cóínnéóídh mé do bhás
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Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
Vous avez réussi à lire « banderoles racistes de Mai 68 » dans mon message… Il y a manifestement une carence quelque part dans la chaîne de traitement de l’information. Je rappelle que ce mouvement portait des valeurs opposées au racisme. Vous utilisez un slogan de Mai 68 pour défendre le Canon français. À un moment, il faut choisir : soit on parle des faits, soit on continue à bricoler des références historiques au hasard. Intéressant cette capacité à se poser en victime tout glissant des piques, en bricolant les propos d’autrui et en enveloppant le tout dans une politesse tellement sucrée qu’on en attraperait presque le diabète ! -
Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
Sans déconner, vous ne verriez pas une vache dans un couloir… ou un cochon sur une table ! -
Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
Le Canon français a été repopularisé en 2021 par une société d’événementiel. Depuis que Stérin est devenu investisseur majeur (2024), les médias ont rapporté une ambiance identitaire très marquée, des propos et insultes racistes, des saluts nazis. Gageons que ces comportements ne vont pas s’atténuer à mesure que l’échéance de 2027 se rapproche. Les militants d’extrême-droite sont de plus en plus décomplexés et ce n’est pas vraiment une surprise. Plus un camp politique pense être en position de force, plus ses sympathisants se croient autorisés à franchir les lignes rouges. -
Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
Que des gens veuillent se retrouver entre eux pour manger du porc, très bien. Que cela serve de prétexte pour banaliser le racisme et les références nazies, c’est inacceptable. Là on sort complètement du cadre de la convivialité et de la tradition. Ce n’est pas être ronchon que de relever ceci, c’est juste réagir comme un être humain normal avec un minimum de décence. Merci pour l’invitation. Néanmoins, j’avoue manquer de temps pour traîner dans des rassemblements où l’on confond tradition et concours de beaufitude. Si j’avais vraiment envie de m’acoquiner avec des gens qui hurlent des horreurs et font des saluts douteux, j’irai directement au premier PMU du coin : plus rapide et tout aussi instructif. S’agissant de Mai 68 vous êtes manifestement passé à côté de mon propos. Je faisais référence à votre titre. Historiquement, Mai 68 s’est construit sur des valeurs telles que l’antiracisme, la solidarité étudiante et ouvrière, l’ouverture culturelle…c’est à dire aux antipodes desdits banquets. -
Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
Deux secondes de recherche, à peine : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/saluts-nazis-propos-racistes-a-l-interieur-du-banquet-normand-organise-par-le-canon-francais-en-avril-a-caen-9450028 Ci-joint un lien contenant une vidéo où l’on entend très distinctement l’insulte « bougnoule » : https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/calvados/caen/saluts-nazis-insultes-racistes-que-s-est-il-reellement-passe-samedi-soir-dans-le-centre-ville-de-caen-3338066.html Je peux y consacrer plus de temps… Cela dit je crains de le perdre à vouloir convaincre des partisans d’une idéologie qui ne sera jamais la mienne. Autant tenter d’allumer une lampe débranchée : on peut appuyer tant qu’on veut, cela n’éclairera jamais. -
Je me suis arrêtée à l’épisode 3. Trop de violences, trop de réification des femmes. On sent bien que Levinson a voulu dénoncer la société actuelle, mais il n’y a rien de génial. C’est inutilement violent.
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Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
En l’espèce, il s’agit d’insultes racistes et de saluts nazis… cela va bien au-delà du sentiment. -
Il était interdit ...d'interdire - faire interdire un banquet du Canon français à Caen
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de kinobunika joy dans France
On pourrait presque croire à un simple événement franchouillard autour de la rillette et du saucisson…presque. Sauf qu’à euphémiser ce que l’on appelle publiquement des « débordements », on finit par oublier qu’on a entendu des insultes racistes très explicites et vu des gestes qui relèvent clairement de l’idéologie d’extrême-droite. Le tout est d’autant plus commode que l'événement se tient dans des lieux privés, ce qui rend toute interdiction quasiment impossible. À toute fin utile, il est bon de rappeler que le racisme est interdit en France depuis la loi du 1er juillet 1972. Et pour ceux qui aurait oublié l’esprit de Mai 68, au hasard @kinobunika joy, il suffit de jeter un œil aux photos des banderoles de l’époque : ce n’est pas si loin et le message était déjà très clair. -
Quand la police nationale exhibe fièrement une banderole féministe à l’envers
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans France
Conformément à la loi du 4 janvier 2010, qui consacre la protection du secret des sources journalistiques et qui vise à renforcer la liberté de la presse, Blast n’a en principe aucune obligation de révéler sa source. Effectivement, la destination de la photo peut influencer la qualification juridique des faits et donc la responsabilité des policiers… à condition que Blast révèle sa source. Même dans l’hypothèse où la photo n’était pas destinée à une diffusion publique, même en cas de vol du cliché, le comportement des policiers peut être sanctionné puisqu’il porte atteinte à l’image et à la neutralité de la police (article R434-1 et suivants du code de la sécurité intérieure). Une fois la photo révélée, il est impossible pour l’institution de fermer les yeux. Une enquête administrative est d’ailleurs ouverte. -
Le juge administratif apprécie au cas par cas, en tenant compte de l’ensemble des circonstances propres à chacune des situations. Tous ces critères s’imbriquent un peu comme des poupées gigognes : - la finalité de l’installation (culturelle, artistique, festive, religieuse dont le prosélytisme est vu comme un marqueur), - le contexte dans lequel elle s’inscrit (tradition locale, discours politique, polémique identitaire…), - le lieu où elle est implantée (hall d’accueil d’une mairie, salle de réunion d’un conseil départemental, couloir peu fréquenté d’un bâtiment public etc…). - La doctrine (les spécialistes du droit) souligne également que des éléments matériels tels que la taille de la crèche peuvent aussi influer sur la décision du juge administratif. Une installation imposante peut renforcer son caractère ostentatoire et religieux. Ménard coche toutes les mauvaises cases : - prosélytisme, - discours politique et identitaire s’autoproclamant défenseur d’une tradition locale et d’une France catholique, - la crèche est installée dans la cour d’entrée de la mairie (un emplacement particulièrement visible et fréquenté) - la crèche est plutôt imposante.
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J’ai aussi remarqué la présence de plus en plus de jupe, chemise et gilet bleus, croix en bois autour du cou et voile clair, dans l’espace public. C’est bien de cela que vous vouliez parler ? N’est-ce pas ? Je t’ai trouvé plutôt modéré au contraire. Le catholicisme reste effectivement un instrument de pouvoir. Historiquement, il a servi à légitimer et à maintenir des rapports sociaux hiérarchisés, au profit des hommes. L’exclusion des femmes du sacerdoce, la valorisation quasi exclusive de leur rôle maternel et les prescriptions morales sur leur corps et leur sexualité en sont des exemples. Dans cette perspective, l’institution religieuse apparaît comme un bras armé idéologique qui a continué à renforcer l’ordre établi par des hommes, pour les hommes. Certaines femmes demeurent enfermées dans ces rapports de domination. La forme la plus insidieuse de cette soumission consiste à nier l’existence même du rapport de force qui les opprime. En refusant de reconnaître cette asymétrie on contribue, à son corps défendant parfois, à la reproduction d’un ordre qui se présente comme naturel, alors qu’il n’est que le produit d’une organisation historique et politique.
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Une partie d'entre elles n'est pas informée ou s'informe via les réseaux sociaux. Or ces plateformes sont devenues un vecteur privilégié pour les partis d'extrême-droite. Nous connaissons l'agressivité de leur communication numérique, construite sur des slogans chocs, des images virales, et des récits simplifiés qui séduisent par leur immédiateté, souvent -pour ne pas écrire toujours- au détriment de la vérité. Il convient donc de renforcer l'information, de dialoguer encore et toujours, de restaurer les faits. Plus que jamais, il est nécessaire de développer une culture critique face au contenu en ligne, aux fins que le choix électoral repose sur une compréhension éclairée et non plus sur une manipulation médiatique. En creux : on a du pain sur la planche.
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Lequel ? Référence est faite à Hanouka dans ce communiqué relatif au référé suspension, mais pas dans le jugement de 2025 (faits de 2023) en effet : https://montpellier.tribunal-administratif.fr/decisions-de-justice/dernieres-decisions/creches-a-beziers-et-perpignan-fete-d-hanouka-a-beziers-le-juge-rejette-les-recours-en-refere Lors du jugement au fond, le juge administratif n'a examiné que la légalité de l'installation de la crèche. Cela peut s'expliquer par des raisons de recevabilité du recours pour excès de pouvoir (REP) : peut-être que les associations ne l'ont pas formellement attaqué. Il est également possible que Ménard n'ait pas pris d'arrêté aux fins de fêter Hanouka. Lorsque l'on fait un REP, il s'agit d'un procès que l'on fait à un acte administratif (en l'espèce un arrêté municipal) : si pas d'arrêté municipal relatif à Hanouka, pas de REP relatif à Hanouka. C'est aussi simple que cela. Une illustration de cette seconde hypothèse : CE, 30 octobre 2024, n°490587, 491096, 492651 etc... (Hanouka à l'Elysée). En droit, il y a souvent un principe et son ou ses exceptions. S'agissant des crèches de Noël dans les bâtiments publics, le principe est l'interdiction, car elles peuvent être perçues comme autant d'atteintes au principe de neutralité. Par exception, une telle crèche peut être autorisée dès lors qu'elle ne constitue pas un acte de prosélytisme religieux et qu'elle présente un caractère culturel, artistique ou festif. L'arrêt de principe en la matière est CE, 2016, Fédération de la libre pensée de Vendée. En l'espèce, une crèche avait été installée dans le hall du Conseil départemental de Vendée. Le Conseil d'Etat (CE) a jugé que cette installation était légale au motif qu'elle s'inscrivait dans une tradition locale et avait une finalité culturelle et festive. En sus, le juge suprême a estimé que la neutralité religieuse n'avait pas été violée puisque l'installation ne visait pas à exprimer une préférence religieuse. Il est intéressant de noter que cette jurisprudence a été constamment rappelée dans les affaires concernant la commune de Béziers, régulièrement condamnée pour des installations de crèches dans des lieux publics. Il en résulte que la crèche en Vendée s'inscrit effectivement dans une tradition locale forte. Le CE a reconnu que cette pratique, ancrée dans les usages et l'histoire du département pouvait être considérée comme ayant une finalité culturelle et festive et non comme une manifestation religieuse. A l'inverse, la commune de Béziers n'est pas parvenue à faire reconnaître sa tradition locale (malgré vos assertions). En l'espèce, le juge a estimé que l'installation de la crèche s'inscrivait plutôt dans un contexte politique marqué où la dimension religieuse était trop présente pour être considérée comme neutre. Dans ces 2 affaires, l'appréciation du contexte revêt toute son importance. Le CE ne s'y est pas trompé : il n'y a rien d'innocent, de bon enfant dans le grand cirque annuel orchestré par Ménard. Ce qui est véritablement traditionnel dans cette affaire, ce n'est pas la crèche en elle-même, mais bien la provocation répétée du maire de Béziers, qui espère chaque année raviver la polémique. Cependant, il alimente surtout la jurisprudence. Ménard est devenu pour les étudiants en droit et les juristes, un sujet récurrent : on pourrait le qualifier de spécimen zoologique juridique. Pour le reste, il y a quelque chose de très reposant pour le regard lorsque l'on entre dans une mairie. En principe, pas de personnification de Jésus, Mohamed, Krishna ou Vishnu. Tout au plus, on y trouve un portrait du président de la République actuel et quelques photographies de la Nature. Si je veux un bol de religion, je n'ai qu'à franchir le seuil d'une église, d'une mosquée, d'une synagogue... Les lieux de culte sont faits pour cela. La mairie, elle, elle est faite pour accueillir les citoyens, quelles que soient leurs convictions, sans imposer une symbolique religieuse, qui n'a pas sa place dans l'espace public. La laïcité protège tout autant l'incroyant que le croyant. Elle garantit que nul culte ne prime sur un autre. Chacun peut vivre librement sans subir l'emprise d'une religion particulière dans l'espace public. En ce sens la laïcité agit comme un rempart, une barrière protectrice contre la nature belliqueuse des religions, en maintenant l'Etat à distance des dogmes et en assurant la coexistence pacifique des convictions. La laïcité et ses défenseurs sont loin d'être des ennemis à abattre.
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Le rejet du référé ne constitue en aucun cas une validation de l’installation de la crèche. Le juge des référés s’est borné à constater l’absence d’urgence à statuer. En creux, c’est l’inaction du préfet qui transfère l’entière responsabilité du bras de fer juridique aux associations… Donc à suivre.
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