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Black3011

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Tout ce qui a été posté par Black3011

  1. "biso" = "nous". "na biso" = "à nous" ou "notre" ! Si vous voulez, je peux donner un peu plus de vocabulaire lingala (on ne sait jamais, pour un prochain voyage en Afrique Noire...) : Mwana na biso → notre enfant Mboka na biso → notre pays Lingala ezali lokumu na biso → le lingala est notre fierté Likambo oyo ezali na biso → cette affaire est à nous Quelques phrases : Nzambe na biso oyo ozali na likolo → Notre Dieu qui es au ciel Tosakola lokumu mpe nkembo na Kombo na Yo → Nous proclamons gloire et honneur à Ton Nom Pesa biso mokolo na mokolo biloko ya kolia → Donne-nous chaque jour notre nourriture Limbisa biso masumu na biso → Pardonne nos péchés Lokola biso mpe tolimbisa baoyo basali mabe epai na biso → Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés Batela biso na mikakatano → Protège-nous dans les épreuves Kende liboso na biso na nzela ya bomoi → Marche devant nous sur le chemin de la vie Donc "Dieu" se dit "Nzambe"... my God !
  2. C'est le "Notre Père" en lingala ! Plus orthodoxe que la prière de Makame...
  3. Nzambe na biso oyo ozali na likolo, Tosakola lokumu mpe nkembo na Kombo na Yo. Pesa biso mokolo na mokolo biloko ya kolia, Limbisa biso masumu na biso, Lokola biso mpe tolimbisa baoyo basali mabe epai na biso. Batela biso na mikakatano, Kende liboso na biso na nzela ya bomoi. Amen. Pamba te ezali Yo nde ozali na bokonzi, nguya mpe nkembo.
  4. Black3011

    Le styx

    J'aime bien l'inversion (presque un chiasme) du début : comme si au cours de ce passage, les météores devenaient fous, comme si tout prenait soudain d'autres caractères... Et aussi la "girouette rouillée qui grince", donnant l'atmosphère lugubre, semblable à celle que provoque la charrette grinçante de l'Ankou, dans un autre contexte culturel ! Mais la représentation de la mort comme processus est empreinte de symboles universels (comme aurait dit C.G. Jung).
  5. Black3011

    Le styx

    Pour aller du monde des vivants A celui des morts Il faut plus qu'un éternuement Et en même temps Il n'en faut pas beaucoup plus...
  6. En fait ce topic est un "Red-Flood" qui sera bientôt verrouillé...
  7. Heu... Juste une petite question : ça a à voir avec Robin des bois ? (Robin Hood, mais il est en vert...) Dans ce cas, étant donné son comportement altruiste et "orienté pauvres" (poor-orientated), le sujet est bien placé en Religion. Finalement Red-Hood serait quelqu'un du genre de Jesus Christ (prononcez "djîzes kraïst") superstar...
  8. Et ça te fait quoi d'être Red-Hood ? (à part ça, tu ne serait pas apparenté avec Jean-Claude Van Damme ?)
  9. OK ! A vrai dire, le solipsisme (le fait d'être - de se croire - de se vouloir - la seule personne vraiment consciente sur la Terre) est une tentation permanente pour celui ou celle qui est seul.e. C'est une maladie de l'âme causée par la solitude, la solitude profonde, et en même temps la réflexivité, le fait de beaucoup penser à soi-même, de ruminer le passé... C'est un état qui est à mon avis, tristement, de plus en plus fréquent dans notre société individualiste... (Heureusement qu'il y a forum.fr ! )
  10. Penser comment ? Comme moi en ne voulant pas d'un tel monde ? Tu ne comprends pas qu'on n'ait pas envie de vivre dans une "bulle" ?
  11. Pour répondre essentiellement au début de ton second paragraphe : ce qui m'attire, et je ne suis pas le seul, dans l'amour, c'est justement cette fusion momentanée, cette sensation de ne plus faire qu'un avec l'autre, et puis de "revenir sur Terre", de retrouver son intégrité. C'est comme un "good trip", un nirvana provisoire, qui ne nuit en aucune manière à la santé (ni physique, ni psychique) ! C'est aussi un "espace de jeu", un entre-deux qui permet d'affronter la réalité prosaïque. On s'éloigne peut-être un peu de la discussion initiale, bien que ceci ait tout à fait sa place dans la partie "Religion" - ou plutôt "Théologie". Il faut bien se dire que Satan est aussi celui qui sépare, qui disjoint les êtres...
  12. Mais même s'il n'y a que des potentialités... j'ai du mal à imaginer qu'il y ait "un petit peu de quelque chose". Si on utilise les mots, en général, c'est pour désigner ou pour nier des réalités, même si elles sont virtuelles, évanescentes, éphémères, etc. Ou alors c'est la notion même d'Univers qu'il faut remettre en question. Ainsi que celle de réalité. On en arrive à une sorte de "solipsisme collectif" (bel oxymore, entre parenthèse). Chaque personne serait ainsi dans sa bulle personnelle, incapable d'en percer la paroi pour accéder aux autres. Lorsqu'on caresserait sa bien-aimée, on croirait la caresser; mais ce ne serait qu'un rêve. Et elle aussi, elle rêverait qu'elle me caresse. Je ne suis pas bien sûr de vraiment désirer un tel univers...
  13. La question cruciale n'est pas de savoir ce qu'il y a eu avant l'existence de l'Univers, puisqu'on suppose que le temps est apparu avec le "Big Bang" (quel que soit le sens exact de cette expression) : il n'y a pas d'avant l'Univers. Par contre, ce qui est plus difficile de se représenter, c'est "ce" qu'il y a en dehors du temps et de l'espace : donc, le néant... Parce que s'il n'y a vraiment rien, comment peut-on imaginer que quelque chose apparaisse ? Et s'il y a quelque chose, comme des "fluctuations quantiques", une "énergie du vide", etc., alors c'est qu'il y a déjà un univers ! Enfin, ici, je livre mes réflexions de non-spécialiste en la matière : ni philosophe, ni physicien, je ne peux donner que des réflexions de sens commun...
  14. Black3011

    La réincarnation

    Bonjour yacths. Ton témoignage est intéressant. Est-ce du vécu à 100 % ou te bases-tu sur des récits ancestraux de ta culture ? Et comment Dieu s'adresse-t-il à ta maman ? C'est une voix qu'elle entend dans sa tête ?
  15. Il y a un lien entre l'a priori kantien et l'inconscient freudien : ce sont toutes deux des réalités non conscientes qui conditionnent notre rapport au monde. Là où Kant parle de conditions logiques et transcendantales, Freud parle de forces psychiques inconscientes. Mais Lacan a lui-même fait le rapprochement entre ces deux notions, même si elles se situent dans des "grilles de lecture" différentes. Il faudrait chercher le lien (internet), je n'ai pas le temps maintenant.
  16. En tout cas le "complexe d'Oedipe inversé" chez la fille, à savoir qu'elle "tombe amoureuse" (à son niveau évidemment) de son papa, est une réalité que j'ai vécue in vivo ! Maintenant, de là à dire que c'est exactement symétrique du cas du petit garçon, je crois qu'il faut rester prudent. La relation fille-mère ne peut pas être comparée à la relation fils-père. En plus, il y a les familles monoparentales qui sont quand même très fréquentes, et où la scène oedipienne est certainement différente du "schéma standard" !
  17. Que veut dire l'expression "passer sous les radars" dans ce contexte ? Ton lien sur "Crisper Cas 9" est intéressant en tout cas, et ce serait une des réalisation de la "subjugation de la nature vivante" prédite par Cl. Bernard. Mais je ne comprends pas non plus le lien avec Freud...
  18. Bonjour tout le monde ! Claude Bernard était un médecin, physiologiste et épistémologue français; il est né en 1813 et décédé en 1878 (donc il a vécu au XIXe S.). En 1878, il a écrit que le but de la recherche scientifique (dans son domaine) était de "subjuguer la nature vivante comme a été soumise la nature morte". Or, en 1991 (donc plus d'un siècle après sa mort), on a développé ce qu'on a appelé la thérapie génique, qui vise à corriger des défauts métaboliques en manipulant des gènes, donc la matière vivante. Il est clair qu'avec la connaissance scientifique du XIXe S., on ne pouvait pas imaginer de telles techniques. Alors... Etait-il un "prophète" méconnu, un génie dans son domaine ? Je propose qu'on fasse un petit débat là-dessus !
  19. Oui, il est clair que Freud n'avait aucune rigueur scientifique. C'est pour ça que (malgré tout ce que j'ai pu écrire en sa faveur) je reconnais qu'il est complètement dépassé. Pionnier* il a été... et pionnier il restera ! *dans le sens où il fut le premier à formaliser la psychanalyse en tant que discipline, en une synthèse assez magistrale. En même temps, Freud est mort et enterré : ça ne sert à rien de le tuer une seconde fois...
  20. J'ai mis en bleu les relativisations d'usage. Parfois, tu les avais d'ailleurs indiquées toi-même. Aucun psychanalyste ne présente ses hypothèses comme des paroles d'Evangile, me semble-t-il ! En tout cas Freud était très prudent dans ses affirmations. Mais les interprétations qu'il donne ont été confirmées chez au moins un(e) de ses patient(e)s ! Ce n'est pas de la "cartomancie" ni des affirmations gratuites. D'autre part : la science ne peut avoir "balayé" ces hypothèses vu qu'elles sont "irréfutables" au sens de Popper (ce qui fait que ce ne sont pas, à vrai dire, des hypothèses qui relèvent du domaine de la science; mais cela n'enlève rien à leur valeur possible sur le plan psychothérapeutique). Le fait de refuser cette théorie s'interprète, dans le cadre de cette théorie même, comme une forme de résistance !... Ce qui veut dire que si on s'y oppose, c'est que ça dérange... et si ça dérange, ce n'est pas par hasard ! Par exemple, je m'oppose à la cartomancie, parce qu'elle me dérange - parce que je crois que ce sont des pures inventions. Et je ne crois pas que ce soit le cas pour la psychanalyse. Je sais bien que ça peut être vu comme un parti pris, et je l'assume !
  21. Selon Freud et tous ses disciples, et tous les lacaniens, et tous les jungiens, et tous les psychanalystes d'obédience post-freudienne, ...
  22. Freud aurait-il construit la tronçonneuse permettant de scier la branche sur laquelle il était assis ? Oui, la séparation se situerait plutôt entre sciences cliniques et sciences expérimentales. Je me suis peut-être mal exprimé, moi ausi... Les instances de la 2e topique de Freud sont impliquées à 100 % dans "l'autre scène" que constitue le couple. Une relation amoureuse est toujours une reviviscence du scénario oedipien primordial (propre à l'ontogenèse de tout un chacun).
  23. Tout est dans la méthodologie qu'on choisit, et surtout dans le niveau d'analyse sur lequel on se focalise. Freud faisait de la psychanalyse, qui a l'époque ne s'appelait d'ailleurs pas comme ça ; disons, pour ne pas être anachronique, qu'il faisait de la psychologie clinique (au sens premier du terme). Malinowski (et d'autres) faisait de l'anthropologie, avec apparemment (d'après ce qui émerge de la description d'Emergence...) une tendance très éthologique, voire naturaliste. Ce sont des approches très différentes, tant quant aux unités étudiées (l'individu, le petit groupe, la population) que quant à la méthodologie employée (l'observation participante, la relation, le testing avec échantillonnage aléatoire, etc.). En gros, il faut comparer ce qui est comparable !... Chaque approche a sa valeur propre, sa richesse intrinsèque. Enfin, ce n'est que mon humble avis...
  24. Je ne conteste pas ce droit, mais ne conteste pas le mien à considérer le sujet... disons avec un grain de sel. Il faut avouer que le titre est déjà une forme d'attaque frontale ! *Le fait que plusieurs courants scientifiques coexistent est-il un argument contre la science ? Chacun interprète les choses selon sa grille de lecture, que ce soit dans le domaine religieux ou en sciences. (NB : je ne plaide pas pour autant en faveur de certains courants "révisionnistes" qui contestent des faits admis depuis longtemps par la communauté scientifique, lorsqu'ils s'appuient sur des bases évanescentes...). *D'autre part, la religion se situe en dehors de la science, on le sait; ça ne diminue pas sa valeur, parce qu'elle ne se prétend pas scientifique (contrairement, dans un autre ordre d'idée, aux pseudosciences telles que l'astrologie, la télépathie, la psychokinèse, etc. etc...).
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