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Tout ce qui a été posté par Arkadis
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C'est de la psychologie de comptoir ça, OK, il a dit une connerie, inutile d'en faire tout un plat et d'appeler papa Freud à la rescousse.
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La fermeture annoncée de Bétharram : Soulagement ou mépris des mômes victimes ?
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Orian dans Inclassables
Intéressant. Donc des établissements comme ça, c'est uniquement la qualité des bâtiments dont vous vous rappelez ? Rien concernant les relations entre les moines et les enfants ? Ce "rien" me fait penser à votre relation à l'inconscient. Quand à Bétharram quand je passais devant dans les années 87 à 91 ça me faisait froid dans le dos. Tout le monde comprenait ce qu'il pouvait s'y passer. Je tremblais pour mes enfants rien qu'en passant devant. -
Dans une de ses vidéos que Todd émet en ce moment sur youtube il part du constat que les populations françaises sont aujourd'hui sur-éduquées et que cela les rend ingouvernables. Plus les populations font des études, notamment des études supérieures, plus elles tombent dans l'esprit critique, dans la déconstruction de toutes pensées, dans la relativité des valeurs, dans la défiance envers l'autorité, dans la destruction des croyances et mythes, dans une exclusive rationalité. Il y voit une menace pour la démocratie laquelle a besoin de croyances collectives, de mythes fondateurs, d'adhésion... Il incrimine surtout les savoirs des sciences humaines, sociologie, psychologie, philosophie. Il me semble qu'en effet la philosophie actuelle, en France, telle qu'elle est enseignée, participe à cette destruction des récits collectifs. Par exemple dans l'enseignement dispensé par Jostein Gaarder dans "Le Monde de Sophie" l'auteur apprend à une jeune fille que la philosophie grecque a su se libérer de la pensée mythique pour la remplacer par la pensée fondée sur l'expérience et la raison. C'est évidemment faux, les Grecs ont su garder leurs mythes fondateurs, ils ont simplement complété la pensée mythique par la pensée rationnelle. Je ne crois pas du tout comme Todd que cette disparition de toute pensée construite, de tout engagement créatif soit une conséquence de l'instruction croissante des populations françaises. Il y a des causes certes, mais tout autres. Si je prends la communauté juive française bien que super éduquée elle ne tombe pas dans le bavardage philosophique, ni dans l'impuissance à l'action. Et il me semble que la communauté musulmane française ne sombre pas non plus dans cette asthénie. Je remarque que ces deux communautés ont su garder et respecter leurs mythes fondateurs. Mais si j'essaye de faire un historique de cette impuissance, de cette stérilité des classes francaises au carré éduquées force est de conster que ça remonte à loin. Il y a eu un choc et une révolte culturelle face à l'ouverture aux marchés économiques mondiaux et aux nouveaux modes de production lentement diffusés en France par le néo-capitalisme de l'occident. Mais cette révolte n'a pas pu trouver un terrain à partir duquel résister. Les Français au carré subissent l'évolution mondiale des modes de production, des modes de management dans laquelle ils ne se reconnaissent pas culturellement mais sans avoir aucune idéologie sérieuse à opposer (stérilité conceptuelle et incapacité à la mise en oeuvre de nouveaux modes de production). Ils ont voulu dans le même temps qu'ils s'exposaient aux assauts idéologiques mondiaux (essentiellement américains) détruire leurs croyances religieuses, mais ce faisant ils ont remplacé leurs croyances par...rien. Ils sont enfoncés. Pour être honnête ils ont essayé de lutter en adhérant à des représentations communistes, socialistes ou nationalistes ( De Gaulle), mais ces représentations ont fait flop. Aujourd'hui ils sont nus et désarmés face aux puissances, aux empires qui émergent. Cette défaite cantonne au nihilisme, au narcissisme, à l'égoïsme. Mais il reste à se battre pour les enfants, et là, il est encore possible de continuer le combat en les armant.
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Il est possible que le vieillissement de la population française dite au carré soit un problème plus grave qu'il n' y parait. Nous sommes nombreux à vieillir. Et le risque c'est que notre vieillissement si nous n'y prenons pas grade finisse par provoquer le vieillissement moral des moins âgés et même des jeunes qui finissent par penser comme les vieux pour certains. Mais quel est le plus grand danger du vieillissement pour un pays ? Celui ci : l'incapacité croissante à agir ou à renouveler son action (action dans sa dimension créatrice) Les boomers (nés avant 65) sont classés dans cette catégorie de gens incapables d'action créatrice en raison surtout du fait qu'ils perçoivent une rente qui leur permet de ne plus se battre. C'est un peu dur, mais c'est vrai, sans le combat, la lutte et même la guerre (la guerre pilote l'univers, Héraclite) il n' y plus d'action créatrice nouvelle. De plus la frange de la population, de plus en plus mince, capable d'action créatrice doit payer les pensions des personnes devenues incapables d'action créatrice. Mais ce vieillissement touche aussi beaucoup les personnes âgées disons entre 50 et 60 ans qui agissent de manière mécanique, de manière répétitive, de manière routinière en attendant la retraite. La répétition aussi provoque la vieillissement mental prématuré. Le pays est en effet mal barré. Pourtant l'émigration tant décriée par le Français au carré apporte un espoir grâce à sa jeunesse. Pour ma part si je considère ce problème à ma dimension il n' y a qu'une action créatrice encore à ma portée : la transmission, il s'agit de trouver le vecteur de cette transmission. J'ai choisi d'enseigner les maths il y a quelques temps, bénévolement, mais je n'en peux plus, j'ai arrêté, cette transmission a fini par m'épuiser. Je dois trouver un nouveau vecteur de transmission, et finalement ce n'est pas pour moi que je dois trouver cela, mais pour mes enfants, pour tous les enfants. Ceux qui vont vivre après nous. J'admire mon amie ancienne prof de philo, qui, à 85 ans, ne se satisfait plus de philosopher, de lancer des mots, elle va chaque soir enseigner les enfants...Quand un enfant apprend alors le monde continue de vivre. Ca me rappelle un film Barberousse. Il faut que je retrouve dans ma mémoire la scène qui m'avait bouleversé.
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Ce n'est probablement pas dans le rayon philosophie qu'il sera possible de traiter de la différence entre Religion et Science objectivement. Il faudrait pour cela que la philosophie ait un soupçon de rigueur scientifique. Mais si la philosophie devient une sorte de langage spécifique où les mots sont prononcés en fonction de leur pouvoir émotionnel ou de leur pouvoir à faire rêver alors la philosophie devient ou magie ou religion. Elle réalise même ce tour de force : faire de la science une magie ou une religion en lui piquant ses propres mots. Chapeau.
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Le code de la conscience. Dehaene fait remarquer que l'on attribue à Sigmund Freud (1856-1939) la paternité de la découverte que de nombreuses opérations mentales se déroulent hors de notre conscience. Il écrit "en réalité il s'agit d'une légende que Freud lui même a contribué à forger". Marcel Gauchet en 1980 "Quand Freud déclare qu'avant la psychanalyse il était de règle d'identifier psychisme et conscience force nous est de constater que c'est rigoureusement faux" Au cours du XVIII et du XIX siècle les neurologues découvrent l'omniprésence dans le système nerveux de circuits inconscients. Gabriel Tarde (1843-1904) découvre l'imitation inconsciente (bien avant donc toutes les théories actuelles sur l'imitation). En 1899 Sigmund Exner, neurologue, écrit que nous ne devrions pas dire "je pense", "je ressens" mais plutôt "ça pense en moi, ça ressent en moi", bien avant que Freud théorise sur le "ça". Dans la lettre du voyant Rimbaud écrit "je est un autre" et spécule comme Exner : "on" me pense. Dehaene conteste le caractère scientifique des travaux de Freud qui se contenta de proposer des modèles métaphoriques de l'esprit. Vladimir Nabokov, dans Intransigeances " laissons les crédules et les vulgaires continuer à croire que toutes les infortunes mentales peuvent être guéries par une application quotidienne de vieux mythes grecs sur les parties intimes" A vrai dire ce qui me surprend à l'heure actuelle c'est que l'EN continue d'enseigner nos enfants en leur faisant croire que la notion de "l'inconscient" a été engendrée par Freud. C'est lier l'inconscient exclusivement au sexe, puisque telle était l'obsession de Freud, et cela me parait tout de même malsain. Mais ce qui me surprend le plus c'est que tant d'adultes en France en soient encore à croire que l'inconscient c'est le lieu des refoulements sexuels. Pour moi c'est stupéfiant une telle inculture. Pas seulement stupéfiant mais aussi inquiétant. J' y vois là encore les conséquences du formidable vieillissement de la population française. Bien sûr que les Français au carré vieillissent et meurent ce n'est pas important mais c'est leur influence sur la population jeune qui est inquiétante. Il y a intérêt à protéger nos enfants.
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Je reprends le livre de Stanislas Dehaene, "le code de la conscience" et je m'aperçois, en le relisant (je l'ai lu la première fois il y a dix ans) qu'il faut beaucoup de temps avant que des idées nouvelles finissent par faire leur chemin. Dehaene lui même finit par penser contre lui-même plus jeune, sans s 'en rendre compte, je pense en raison de son propre vieillissement. Cela confirme bien que le cerveau est avant tout un instrument grâce auquel nous pensons, nos ressentons, certes, mais un instrument quand même. Il suffit que nous ne le faisions plus travailler de manière idoine pour que nous ne soyons plus capable de penser ceci ou cela, un peu comme un genou privé de son cartilage ne peut plus exécuter tel ou tel mouvement. Le cerveau est surtout menacé de perdre toute souplesse comme un corps qui ne ferait plus d'exercice physique, et encore plus menacé de faire toujours les mêmes "gestes" par routine, par habitude. Il est possible de rencontrer des gens qui ont fait de sérieuses et solides études et qui pourtant sont incapables de souplesse cérébrale. Les études présentent ce danger que celui qui est sûr de ses connaissances, surtout lorsqu'elles ont été sanctionnées par un diplôme valant reconnaissance d'autorités morales ou sociales, finit par penser toujours de la même façon et surtout de ne plus être capable de remettre en cause ses connaissances. C'est ainsi que nous avons encore des personnes, âgées c'est vrai, qui forts de leurs études suivies il y a 30 ou 50 ans continuent de réciter leurs savoirs antiques, genre cette constellation absurde de la psyché avec le ça, le moi, le surmoi, etc. sans savoir qu'il y a belle lurette que tout cela a été jeté par dessus bord ? Comment se fait il par exemple qu'un ingénieur, âgé, pourtant resté compétent dans son domaine soit incapable de comprendre que le son ou la couleur soient des phénomènes "mentaux" qui n'existent pas dans la nature ? alors qu'un ado de 15 ans nul en sciences comprend immédiatement ce type de phénomène ? Je relis à l'instant "Le Code de la conscience" et je m'aperçois que, seulement maintenant, je comprends clairement les exposés de ce livre. Les idées développées ont donc mis du temps à faire leur chemin en moi. Je m'aperçois aussi que je m'approprie sans m'en rendre compte des idées qu'en fait j'ai rencontrées dans ce livre. L'une de ces appropriations c'est d'estimer qu'il n' y a pas de conscience et d'inconscience comme entités existantes mais des pensées ou des perceptions conscientes ou inconscientes. Si j'observe les mécanismes cérébraux à partir des miens alors je m'aperçois aussi que j'ai le sentiment de créer cette vision (pas de conscience et d'inconscience, mais des adjectifs, conscient et inconscient) alors que je l'ai découverte il y a longtemps. Quand une pensée devient consciente nous avons le sentiment de créer cette idée alors qu'elle existait déjà avec cette qualité : inconsciente.
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En marge, ces notes qui accompagne l'œuvre, ma mienne est littéraire. Je relis les premières pages d'un récit qui commence à prendre vraiment corps. Cette fois je peux dire : j'ai accompli un acte, j'accomplis un acte. Ce qui est écrit là est désormais publiable. Pourtant la publication n'est pas une obligation, l'idée de publier accompagne le sentiment d'accomplir un acte. C'est un peu excessif de dire cela à première vue, puisque écrire, en soi, est un acte. Mais là c'est le sentiment d'un acte achevé. D'un acte réussi. Je reviens à la philosophie. Philosopher est un acte inachevé, peut être même raté tant que l'action (de philosopher) ne s'achève pas dans une œuvre. L'œuvre est l'acte achevé. Bien sûr la philosophie peut aussi être un divertissement. Mais la philosophie ne m'intéresse pas comme choix de divertissement. L'œuvre s'accomplit sous la force de puissances non conscientes. De puissances non conscientisées en fait, ces puissances semblent bien avoir leur propre capacité de raisonnement et de décision.
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Déjà le seul fait d'écrire "môme" ça en dit long... sur la dangerosité des adultes pour les enfants. Bon j'ai écrit un message, puis j'ai effacé, pas la peine que j'exprime ici ma colère. Tout ce que je sais c'est que, concernant mes enfants, je n'ai jamais fait confiance à quiconque dans les établissements scolaires. Dans ces établissements il y a d'un côté des adultes de l'autre des enfants. Personne ne sait comment un adulte peut se comporter vis a vis de votre enfant. Même si c'est son devoir de s'occuper de vos enfants. Parce que l'adulte vous aurez beau pondre des lois, jamais vous pourrez l'obliger à s'occuper de votre enfant parce que c'est votre enfant. Je suis toujours intervenu PHYSIQUEMENT (présence physique), toujours, jamais je n'aurais laissé mon enfant seul face à un proviseur assisté de profs. JAMAIS. Dommage que la mère de la jeune fille ait fait confiance à de ADULTES REUNIS face à son enfant. Quand je vois comment des adultes parlent ici de tous ces enfants qui meurent sur les champs de bataille actuels, le nombre d'adultes qui non seulement s'en foutent mais qui parfois s'en félicitent au motif qu'ils s'agit d'enfants de communautés adverses à la leur, je doute vraiment que les adultes en général soient sympa avec les enfants, dès lors que ce ne sont pas leurs enfants à eux.
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L'une de mes erreurs les plus graves c'est d'avoir cru en l'universalité du principe d'égalité, principe conçu ainsi : chacun peut faire ce que chacun fait , chacun peut exercer une fonction sociale de responsabilité telle que chacun l'exerce. Les responsabilités sociales les plus hautes peuvent être exercées par chacun et s'il y a partout des strates hiérarchiques cela tient à des structures sociales identifiables et réformables qui sont inégalitaires du fait d'une injustice imposée par des prédateurs, des dominateurs, etc. Le problème de l'inégalité devient alors un problème moral. Il ressortit alors à la lutte éternelle du mal contre le bien. Cette erreur est vraiment énorme. L'expérience de la vie impose cette constatation : l'écrasante majorité des gens aspire à la soumission que ce soit dans le domaine social, religieux, politique, intime, etc. l'écrasante majorité des gens exige de tenir des positions subalternes, par exemple exige d'être des salariés, exige de faire du télétravail, exige d'être des exécutants dans le domaine économique, ils exigent des responsables privés ou publics de vivre sous leur autorité. Cette exigence n'a rien à voir avec la morale. La revendication de la position subalterne, l'exigence de pouvoir vivre l'esclavage sans subir l'arbitraire du dominant n'est pas une position morale ou psychique "névrotique", c'est bel et bien une revendication majoritaire humaine. La revendication est celle ci : je veux m'en remettre à ta protection et je veux dans le même mouvement, sous ta protection, faire certes ce que tu veux (mais n'abuse pas quand même hein !) mais faire surtout ce que je veux. Je veux pouvoir être un enfant. La liberté sous la protection d'un autre. La liberté sous la protection non plus d'un dieu beaucoup trop arbitraire dans sa volonté, mais sous la protection du chef d'entreprise ou de l'État. Bon ok tu veux que je range ma chambre je vais le faire mais fais pas chier maman. Bon OK Trump tu veux que je paye des droits de douane mais fais pas trop chier quand même moi je veux que tu me protèges contre les Russes pendant que je me paye des vacances au Maroc (ça c'est le discours du retraité aisé). Cette stratégie du subalterne n'est pas condamnable, c'est là que je me goure, cette stratégie du subalterne est même judicieuse, tant que cette stratégie fonctionne. Principe de réalité. C'est le principe de réalité qui s'impose, ce n'est pas la morale genre "valeurs universelles". Si j'ai acquis une position subalterne ou d'esclavage et que cet esclavage (en matière de sécurité, de confort) me rapporte plus que ne me rapporterait une position de responsabilité, alors je choisis l'esclavage et c'est même le choix le plus rationnel qui soit. Le plus intelligent. Bruno Lemaire qui est réputé être très intelligent s'est vraiment comporté comme un con en prenant des responsabilités en tant que ministre des Finances. Faut vraiment qu'il soit con. Maintenant qu'il se range du côté de son intelligence il est parti travailler pour une mégaentreprise américaine dont il devient le salarié obéissant. La volonté de puissance (devenir ministre d'Etat ! quelle idée !) rend vraiment con parfois. La volonté de puissance est un truc pour les imbéciles ou les cinglés. Il a mis du temps à respecter son intelligence celui là. Il a mis du temps à comprendre les incomparables avantages de l'esclavage volontaire. Il y a cette autre constatation, chacun, même le tyran le plus sanguinaire, s'en remet, dans tel ou tel compartiment de sa vie à l'autorité d'un dominant, dont il devient le subalterne, l'esclave. Le tyran va ainsi s'en remettre à son médecin ou à son gourou, ou à sa cartomancienne... Les Grecs finissent par aller écouter les délires de la Pythie. Certes le délire est interprété come le tyran le veut, mais il lui faut quand même au tyran une impulsion, ou un socle, donnés par le délire, il y a bien un point originel, un "quelque part" sur lequel s'appuie même le tyran, même lui il lui faut un point d'ancrage qui puisse satisfaire son désir (besoin ?) d'esclavage. Cette stratégie de l'esclavage, comme position sociale plus confortable que la stratégie visant à la responsabilité, domine actuellement notre culture. C'est probablement même la stratégie la plus intelligente dans l'état actuel de nos structures sociales. Cela va jusqu'à éduquer les enfants dans cette stratégie : devient fonctionnaire soit de l'Etat, soit de collectivités territoriales, arrange toi pour faire du télétravail, trouve un emploi dans une mégaentreprise ou dans la fonction publique d'entreprise, surtout soit un salarié ! ou choisis une profession libérale bien réglementée. En fait tout cela est hyper sensé. La question qui se pose : quel est le prix à payer ? Et : est ce que cela durera tout le temps ? En fait la stratégie est celle ci : si cela dure tant que je suis vivant, ca me suffit. L'être humain est ce qu'il est : après moi le déluge. Cette maxime est même moralement béton, il s'agit avant tout d'assurer sa survie, la sienne. C'est même encore plus puissant que d'affirmer sa foi en un dieu. Le principe moral le plus solide qui soit c'est : assure ta propre survie, premier verbe, deuxième verbe, ce n'est pas : assure la survie de tes enfants, c'est : après moi le déluge. Le souci des autres c'est le troisième ou quatrième ou dixième verbe, ce souci existe bien sûr ! mais il est assez loin dans le classement des exigences. Voyons cette rationalité mentale de l'être intelligent. Il se dit certes exempt de toute volonté de puissance, mais il a besoin, l'intelligent, d'un maitre à servir dont il pourra sucer le sang. Or les maitres, dominés par la volonté de puissance sont tous cinglés ou cons. Ca c'est dingue ! les maitres sont ou cinglés ou cons (Trump par exemple selon les français) mais ils sont nécessaires pour prendre les responsabilités dont personne ne veut, dont aucun esclave, surtout intelligent, ne veut.
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Philip K. Dick a accompagné toute une génération, la beat génération et la génération hippie. Pour ma part il a contribué à structurer mon imagination, avec d'autres auteurs américains, dont bien sûr Arthur C. Clarke ou Bradbury, mais surtout Van Vogt et Asimov (Farmer aussi m'a influencé). J'ai dû passer des heures, des jours, des mois à discuter avec d'autres des horizons ouverts par Dick. Il a ouvert l'imagination, permis de s'affranchir des conventions. Je continue parfois d'utiliser des concepts qu'il a enfantés comme celui de simulacre, ces doubles envoyés aux réunions. Probablement y a t il d'autres acquis dont je ne me rappelle plus tant je me suis habitué à les employer. Van Vogt aussi a structuré mon imagination notamment avec, dans le monde des A, ces corps qui dorment et qui se réveillent quand un individu meurt. Ces imaginaires sont de nouveaux mythes grâce auxquelles il est possible de créer, de découvrir. Ces imaginaires jettent des ponts ente nos activités conscientes et inconscientes, ils permettent la fluidité mentale. Ces auteurs américains de science fiction alimentent aussi l' imagination de leurs astrophysiciens. Quand il s'agit d'astrophysique j'aime lire les savants américains. Ils font flèche de tous bois, s'autorisent tout, quelle liberté !
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@pic et repicPour moi Pic il n' y a même pas à discuter. Votre comportement sachant que vous avez été infirmier, que vous avez un certain âge, que vous avez donc pour moi des responsabilités morales est inadmissible. Vous vous rendez compte du coté pernicieux de votre transmission ? ce mépris de la vie ? Je fais partie d'une génération qui a vu les effets désastreux sur mes parents de la seconde guerre mondiale, les morts dans la famille, parfois extrêmement violentes. Je n'ai jamais pour autant entendu dans ma famille quiconque se réjouir de la mort des allemands sur le front. Vous salissez la mémoire de simples gens envoyés sur le front par des autorités. Déchaînez vous contre les autorités russes ! mais mépriser comme vous le faites celui qui est envoyé sur le front pour mourir, non pour moi vous êtes indigne. Même nombre d'ukrainiens n'ont pas pour les russes, envoyés sur le front, souvent leurs cousins, ce mépris que vous affichez. Non, non, vraiment nous ne faisons pas partie de la même humanité, je ne jouis pas de la mort des simples gens. Ce qui me tue c'est que vous avez été infirmier. Cela veut dire que présent sur le champ de bataille là bas en Russie vous laisseriez mourir les russes, si certains blessés étaient acheminés vers votre ambulance ? vous êtes effrayant.
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Est ce que les gens (nous) décident d'être ce qu'ils sont ? Non, s'ils décidaient (consciemment) d'être ce qu'ils sont ils ne seraient pas obligés d'essayer de se connaitre en suivant des psychanalyses par exemple ou en se livrant à l'introspection. Il existe en nous des facultés mentales inconscientes et des facultés mentales conscientes. La difficulté est de saisir comment ces facultés interagissent entre elles. Sachant que nous nous identifions à notre "être" conscient et que nous avons beaucoup de mal à admettre ou a réussir à concevoir que l' "être" "inconscient c'est aussi nous. "Nous" ce n'est pas seulement l'être conscient auquel nous nous identifions c'est aussi l'être inconscient qui nous semble étranger, mais qui est encore nous. Quiconque s'observe voit bien qu'une bonne partie de sa vie éveillée est conduite par son "être" inconscient. Nous pouvons très bien réfléchir à quelque chose intensément et en même temps marcher d'un point à un autre sans en être conscient. Il est probable que la moitié voire plus encore de notre temps de vie éveillée est pilotée par note "être" inconscient. Il suffit de s'observer. Poincaré observe qu'il peut très bien marcher consciemment d'un point à un autre pendant que son être inconscient travaille sur ses problèmes de math complexes avec un tel succès que lorsqu'il s'arrête de marcher, soudain lui vient les solutions (à ces problèmes complexes) sans qu'il ait dû y penser consciemment. Je commence à me dire que bien des situations vécues comme la fameuse angoisse existentielle sont des stimulations venues de notre inconscient. Il est possible que notre être conscient soit l' INSTRUMENT de notre être inconscient. Je pense que nous ne pouvons pas prendre conscience des fins suivies par notre inconscient car il est probable que ces fins dépassent notre entendement. Nous n'aurons jamais fini de chercher, de marcher de l'avant, jamais. L'être humain est un être qui toujours explorera, porté par un inconscient dont il n'élucidera jamais "en conscience" les fins parce que celles-ci ne sont pas DEFINIES dans notre inconscient. Ce sont des fins qui seront toujours mouvantes, changeantes, sans doute parce que déterminés par des réalités changeantes aussi, réalités sociales par exemple (rapport sociaux au travail, dans la famille, dans la cité, etc.) et peut être aussi qu'il existe des déterminations qui nous viennent de mondes dont nous ne soupçonnons pas l'existence. Cela dit à un moment il convient d'agir, l'une des intentions de notre inconscient étant l'action. Agir non pas en étant obsédé par le sens conscient de notre action, puisque le sens restera toujours inconscient, mais en se demandant si l'action suivie rentre dans le champ des intentions de notre inconscient, cela nous le savons quand nous sentons en nous une harmonie entre la "tension" en nous et l'action entreprise.
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Et puis aussi autre chose, l'inconscient ne peut pas être sans cesse associé aux questions sexuelles. Les questions sexuelles sont importantes bien sûr, l'inconscient intervient dans ces questions là, mais l'inconscient intervient dans bien d'autres questions. L'inconscient et le sexe ce sont des domaines différents même si parfois ces domaines se rencontrent. Tiens finalement je vais rester là et parler de l'inconscient autrement qu'en termes sexuels.
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Je reviens sur ce topic, surtout pour répondre à @Neopilina. Cher Néo vous savez comme moi que, étant d'origine maternelle russe, et ayant eu le malheur de manifester une proximité affective avec elle, vous avez ici publiquement écrit le pire sur moi. Et d'une manière générale vous écrivez le pire sur les Russes. Tantôt ce sont des imbéciles et des alcooliques, tantôt des soumis méritant d'être pris en pitié, écrasés depuis des siècles par des tyrans. Vous n'êtes pas le seul @pic et repicvient d'écrire que les Ukrainiens n'ont pas voulu tuer les cosaques russes parce qu'ils ne veulent pas tuer les chevaux. Pour vous cher Pic, un russe ça ne vaut même pas un animal, un russe n'est pas un être humain. Au début je le prenais mal, maintenant je me rends compte que toutes ces horreurs ne disent rien des Russes mais disent beaucoup sur ceux qui les pensent. Et c'est là qu'intervient, pour moi, de manière appropriée, la notion d'inconscient. En effet cette haine ou ce mépris manifestés ici par tant de personnes contre les Russes sont, j'en suis désormais convaincu, une manifestation de puissances personnelles inconscientes. Mais quelles sont ces motivations inconscientes ? Je n'en sais rien, vous non plus du reste. C'est d'ailleurs passionnant pour vous, vous avez là un moyen de partir à la recherche de vous-mêmes. Cela vous permettra de faire des progrès dans votre psychanalyse. Et je me mets à rêver, Néo s'avançant ici sur le forum capable d'émettre des phrases dépouillées de tout ressentiment. Quelle épiphanie ! (manifestation sensible d'un présence divine)
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En Russie, les cosaques reprennent du service à la faveur de la guerre en Ukraine
Arkadis a répondu à un(e) sujet de picenboule dans Politique
Taras Boulba c'est un cosaque zaporogue. Un cosaque de la petite Russie (Ukraine aujourd'hui). Il luttait contre la Pologne, la petite Russie était alors intégrée dans la République des Deux Nations. Les cosaques zaporogues font partie de la mémoire ukrainienne. Leur chef était un Hetman. Les cosaques qui ont conquis la Sibérie sont les cosaques du Don lesquels sont russes. Leur chef était un Ataman. -
My God ! Pourquoi les églises se vident ?
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Black3011 dans Religion et Culte
Le foi n'a pas fait son temps. Le foi sera toujours une des caractéristiques de l'être humain. Mais la foi précède la croyance à quelque chose, ou quelqu'un. La foi amine la jeunesse, la foi anime mes enfants bien qu'ils ne croient pas en Dieu. Les vieux aiment au contraire stigmatiser la foi. Je dis les vieux, car ceux qui sont encore des Anciens, qui ne sont pas des vieux, ne tuent pas la foi des enfants, même s'ils ne croient plus dans l'objet ou l'être déclaré de la foi. Les Anciens ont conscience de leur responsabilité dans la transmission des valeurs tandis que les vieux ne sont plus responsables de rien. Regardez ici sur le forum les vieux sont fiers de clamer : la foi c'est méprisable, je suis athée, ils sont fiers de ne croire à rien, ils sont fiers d'enterrer leur jeunesse, ils diffusent la mort. Il sont fiers de diffuser la mort tout en exhibant leur vie de jouisseurs financée par la jeunesse qu'ils vampirisent. Jamais un Juif ne croyant plus en Dieu clamera : je suis athée, jamais il n'affichera une telle vulgarité. Sartre, âgé, un philosophe dont je n'apprécie pas l'enseignement, pourra écrire, à la fin de sa vie : j'ai toujours eu la foi. Pour ce qui est de l'Eglise catholique il est en effet probable qu'elle va s'éteindre doucement. Ou alors elle enfantera quelque chose qui n'aura plus rien à voir avec ses origines. Mais la mort de l'Eglise catholique c'est plus compliqué qu'il n' y parait. Les protestants sont décentralisés, il y a quantité d'églises protestantes. Cette décentralisation permet un renouvellement constat. L'Eglise catholique veut restée centralisée. Mais la centralisation avec comme lieu central Rome, avec au plus lointain dans le passé l'héritage de l'Empire romain d'Occident, cela entraîne des contradictions que l'Eglise catholique ne pourra pas surmonter. Il est difficile de marier la mémoire de la solennité et de la puissance de l'ancien Empire avec les impératifs et les valeurs de la démocratie de type occidental. Rome (le pape) veut diffuser l'esprit démocratique occidental dans la pratique religieuse catholique tout en gardant l'autorité suprême et la mémoire solennelle du Passé. Il n'est pas possible d'être à la fois sécularisé et de ne pas l'être, ca ne va pas. -
Dans " Le monde de Sophie" nous avons donc un homme, d'un certain âge, qui utilise l'autorité de son âge et de son savoir pour enseigner une jeune fille. Je me suis dit : et moi dans mon rapport avec mes enfants par exemple est-ce que j'utiliserai, concernant la philosophie, mon autorité pour enseigner ce que cet homme enseigne à Sophie ? certainement pas ! Je mettrai même des garde-fous pour protéger mes enfants d'un tel enseignement ! Du coup je vais continuer la critique de ce livre.
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L'intérêt du forum, pour moi, c'est de réussir, grâce aux controverses, à prendre conscience (!) de l'écart grandissant qui se creuse entre classes sociales d'un certain âge (plus de 50 ans, éduquées (! selon les normes anciennes) et plutôt à l'aise, d'un côté, et les classes sociales plus jeunes et d'origines ethniques diverses de l'autre. Que l'inconscient soit cantonné dans le trou noir de l'inconscient freudien est un comble et indique bien que l'un des problèmes français actuels parmi d'autres c'est vraiment son vieillissement et ses fractures sociales et culturelles. Le mot inconscient est désormais employé au quotidien par pratiquement tous les jeunes que je peux côtoyer dans le cadre notamment de leurs études mais aussi dans leurs simples discussions, et ce mot, quant à son sens, a très largement migré vers d'autres horizons que l'horizon du trou noir freudien. Ca me fait penser à une récente discussion avec un ado de 15 ans qui n'arrêtait pas, dans le cadre de sa révolte contre ses parents, à me parler des transferts inconscient- conscient (il employait des adjectifs), et j'avais intérêt à m'accrocher et à comprendre. En plus il m'opposait son IA personnelle, pas facile de dialoguer face à un duo composé d'un ado révolté accompagné de son IA ! Plus rien à voir avec l'inconscient sexuel freudien, l'ado n'était vraiment pas dans le sexe ! Je constate que la philosophie est devenue un astre mort. Quand on veut connaitre la philosophie on va lire "le monde de Sophie" dans lequel nous retrouvons tous les exposés sur la philosophie antique grecque, bref nous visitons une crypte où reposent les reliques. Bien sûr "le monde de Sophie" nous permet de connaitre l'archéologie de la philosophie, mais il existe aussi une philosophie vivante qui n'habite pas les cimetières. Je laisse tomber ce topic et le laisse aux archéologues des vestiges grecs et freudiens.
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Guerre en Ukraine - Sujet général
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Ca m'amuse ces Français dits de "souche" qui connaissent tout des Russes et des Ukrainiens, qui savent donc que les Russes ont toujours tenu les Ukrainiens pour des sous-hommes. Le Français dit "de souche" est le seul citoyen du Monde qui sait tout sur tout sans jamais s'informer de quoi que ce soit. Il a la science infuse. Comme beaucoup de slaves de l'Est, dans la généalogie de ma mère, qui était russe, nous trouvons tôt ou tard des mariages entre Russes et Ukrainiens. En ce qui concerne ma mère il y a aujourd'hui une branche russe, une branche ukrainienne, une branche biélorusse et une branche française (moi), une branche française qui n'est donc pas "de souche", ouf !. Les Français "de souche" ou encore Français au carré (j'adore cette expression) ne savent donc pas que Russes et Ukrainiens c'est la même ethnie et qu'il y a des mariages croisés dans tous les coins depuis toujours. C'est vrai que ça n empêche pas les slaves de l'Est de se massacrer, un peu comme les frères ennemis dans les familles espagnoles pendant la révolution. Mais laisser croire que Russes et Ukrainiens sont étrangers les uns aux autres faut pas déconner. -
Ce matin, mon épouse et moi prenons le petit-déjeuner, je lui dis : "Elle s'appelait comment ta grand-mère qui a conçu cette idée cruciale, en 1950, "l'inconscient est une fosse à purin (pour les pimbêches) ?", elle me répond : "Ma-Haziza, ça veut dire ma bien aimée" "OK je note"' pour les droits d'auteur. Dans mon esprit une grand-mère sépharade et maghrébine c'est pas du tout une intello et voici que mon épouse me dit : elle parlait quatre langues, elle était prof d'espagnol et elle connaissait l'hébreu de la Torah. Bigre, il y a donc des juives maghrébines lettrées. "Les pontes musulmans arabes (dont le Pacha de Mogador et le Glaoui de Marrakech) la faisaient venir chez eux pour faire des traductions, de l'anglais vers l'arabe et vice versa". Mon épouse continue. "Non seulement la philo (grecque) elle connaissait mais aussi bien sûr le judaïsme, le christianisme et la kabbale. Sur la place de Settat elle aimait descendre et interpeler le juge rabbinique qui vivait en face : "viens donc juge, parler avec moi de la Torah, viens ici juge et viens me dire ce que tu sais de ton dieu, tu l'as vu où ton dieu, viens me dire, tu l'as vu conduire le char ( il s'agit d'un char kabbaliste version Ezéchiel) ? ha ha ha , et l'âme, juge, tu l'as vue où juge, dis moi, ah ah ah !!! ? tu termineras comme tout le monde bouffé par les vers dans ta tombe". C'était une terreur Ma-Haziza, toute petite, mince, décidée à en finir avec le Juge. Donc la grand-mère ne croyait ni en dieu ni à l'âme et pourtant il était bien évident pour tout le monde qu'elle était bien juive. Mon épouse : "le Juge avait peur des kabbalistes, il avait peur qu'ils lui jettent des sorts, qu'ils lui envoient des sauterelles bouffer les récoltes de ses champs." C'est étonnant ce qui se passait au Maroc dans les familles juives. Je cherche à reprendre le fil quant à la philo et l'inconscient, et là mon épouse continue : tu connais la différence entre un mariage ashkénaze et un mariage séfarade (du Maroc ) ? non. Dans un mariage ashkénaze il y a 30 invités et 30 cadeaux offerts, dans un mariage sépharade (Maroc) il y a 300 invités, il y a 850 personnes qui viennent et il y a 60 cadeaux offerts au mariés" Je me rappelle la description que mon épouse m'a faite d'un tel mariage quand elle était petite et vivait encore au Maroc, c'était tellement énorme, avec partout des théories de serveurs et de serveuses, et des rites culinaires gargantuesques, que j'ai tout noté pour mes enfants. J'imagine Ma-Haziza présente ici, aux prises avec Cogito, ca déménagerait. Cogito s'il ne sait pas lire l'hébreu de la Torah il est mal barré. Bon il faut que je retrouve le fil du sujet.
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Ce qui me surprend c'est de voir à quel point nous nous faisons berner par quantité de gens, philosophes ou religieux ou psy qui inventent des objets mentaux divers, en donnent une définition, puis nous conduisent à nous positionner par rapport à ces objets inexistants. Et le pire c'est que nous nous faisons avoir, nous CROYONS comme des enfants à ces objets mentaux, comme nous croyons par exemple à l'objet mental Dieu, à l'objet mental Nature, à l'objet mental Idée de Platon, à l'objet mental INCONSCIENT de Freud... objets dont pourtant nous ne faisons jamais l'EXPERIENCE. Mais la croyance nous fascine plus que l'expérience. C'est l'attitude scientifique qui nous permet de nous libérer de tous ces maitres et de notre désir d'esclavage. L'attitude scientifique c'est : faire nos PROPRES EXPERIENCES, observer quand dans nos vies quotidiennes par exemple nous EXPERIMENTONS des situations dont nous pouvons constater qu'elles sont caractérisées par ce qualificatif : inconscient. Non dans l'expérience vécue, je ne rencontre pas l'INCONSCIENT, je n'ai jamais vu ce truc comme je n'ai jamais vu Dieu; idem pour la conscience je n'ai jamais vu ce truc non plus bien que nombre de philosophes prétendent que la conscience est un truc qui flotte je ne sais où, et il y a plein de trucs comme ça que je n'ai jamais vu, dont je n'ai jamais pu faire l'expérience. Je n'ai jamais vu le JAUNE se balader quelque part, je n'ai vu que des objets jaunes, je peux dire que quelqu'un est inconscient (qualificatif) mais je n'ai jamais vu quelqu'un patauger dans la fosse à purin inconscient. Les substantifs sont des raccourcis de langage, des commodités de langage, ce ne sont pas des réalités observables. Encore faut il avoir envie de nous fonder sur l'EXPERIENCE. Il y a tout de même les expériences de Libet, celle de Haggard, etc. tous il est vrai des anglo-saxons parfois même pas traduits en français. Ce sont des expériences. C'est la science. Il y a les ouvrages de Dehaene fondés sur l'EXPERIENCE. En fait c'est quand même la science in fine que je choisis, même si j'en reconnais les limites. Mais les croyances fondées sur le Verbe, non ce n'est pas mon choix, même si je reconnais que le Verbe parfois est fascinant et fait rêver. Je rêve aussi à vrai dire mais uniquement quand j'ai envie de me distraire.
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Bien sûr il faudrait étudier la notion d'inconscient chez Schopenhauer. Je me contente de donner un lien. https://poincare.univ-lorraine.fr/fr/manifestations/schopenhauer-et-linconscient-approches-historiques-metaphysiques-et-epistemologiques La position de ce philosophe est en fait la mienne (l'inconscient est un adjectif pas une fosse à purin). Ah oui il y a aussi ce que j'ai cité (de Hartmann) : "Pour le bon sens ordinaire (que Hartmann critique) penser et avoir conscience ...sont tenus pour des termes ...identiques" Je pense moi aussi que ce ne peut pas être identique. Les pensées antécèdent la conscience que l'on en a (ça donne une sacrée importance à la pensée inconsciente). Libet en fera le démonstration. Du coup il est impossible de s'empêcher d'avoir une pensée mauvaise puisque la pensée précède la conscience que l'on en a. Cela dit le gap (la durée entre penser et avoir conscience de sa pensée) est infinitésimal. Mais quiconque s'observe voit bien qu'il ne peut pas prendre conscience de sa pensée avant qu'elle advienne. Dans la culture juive en plus même si la pensée est mauvaise elle n'est pas pour autant coupable comme chez les catho. Ce qui est coupable c'est l'action mauvaise. Une pensée sexuelle par exemple n'est pas coupable dans la cuture juive, tant qu'elle reste une pensée. En revanche l'acte, lui, est soumis au jugement moral. Ca ne va pas plaire aux virtuoses du "cogito" ce que j'écris là. Descartes était catholique aussi pour Descartes, penser et avoir conscience de sa pensée c'est identique. Il en prend un coup le cogito ! ne te marre pas @zenalpha!
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Je me suis énervé hier soir mais j'ai eu tort. Je voyais bien arriver en classe terminales S des élèves qui ne savaient pas résoudre une équation genre x + 4 = 7. ! Alors reprenons avec l'inconscient, et reprenons une âme d'enseignant. Je m'aperçois que les gens (Français) CROIENT qu'il existe un espace, une sorte de trou peut-être, qu'ils appellent l'inconscient, dans lequel on refoule des objets mentaux. Comment diable donc arrive-t-on à faire croire aux gens qu'il existe un espace, un trou, qui s'appellerait l'inconscient ? Cela vient du langage. Il existe d'abord un adjectif, une idée inconsciente par exemple, puis à partir de l'adjectif nous formons un concept (un concept c'est une notion conçue par l'entendement, c'est à dire par nous même, notre intelligence) et c'est là que ça dérape : les gens pensent que le concept, le mot qu'ils viennent de concevoir, ils croient que le concept est une chose qui existe indépendamment d'eux, un truc qu'ils n'ont pas conçu eux-mêmes mais un truc qu'ils découvrent ! (c'est l'idéalisme, c'est croire que l'Idée existe indépendamment de celui qui la pense). Ils croient du coup qu'il existe un lieu, indépendant de leur entendement qui s'appelle Inconscient. Bien sûr que non ! il n' y a pas de lieu qui s'appelle inconscient ! il y a des idées ou des pensées inconscientes, c'est une qualification bon dieu ! Il n' y a donc pas refoulement d'une idée ou d'une pensée dans un lieu qui s'appellerait Inconscient ! il y a oubli d'une pensée, d'une idée ou d'un fait. Il n' y a pas refoulement, il y a oubli. Cet oubli est délicat à apprécier, car il peut s'agir selon certains psy d'un oubli voulu par le sujet surtout jeune pour se protéger de certaines émotions dévastatrices (en général de type sexuel) qu'il est nécessaire d'oublier ou de bloquer pour éviter le collapse. D'autres psy pensent que l'oubli vient de la destruction même de quantité de neurones, détruits par la vague émotionnelle. Bref dans tous les cas il n' y a pas refoulement dans un lieu appelé inconscient. Mon épouse me dit, en me voyant taper sur l'ordi, : tu es inspiré ce matin, je lui dis : j'apprends aux brèles que l'inconscient n'existe pas. Elle rit et me parle de sa grand mère kabbaliste au Maroc, dans le milieu des années 1900. La grand mère entend une pimbêche parler d'inconscient "mon inconscient par ci, mon inconscient par là" et elle lui dit : c'est quoi votre inconscient, une fosse à purin ? On est en 1950 au Maroc, avec une juive kabbaliste qui savait déjà que tout ca c'était des conneries. l D'où vient cette idée de refoulement ? Je pense que cela vient du catholicisme, religion qui effectivement tente de refouler toute idée ou pensée sexuelle. Le catholicisme tente de maitriser les gens dans leur intimité jusqu'à traquer leurs pensées intimes. La liberté humaine se déploie surtout dans la sexualité, les catho tentent de juguler cette liberté par la traque des pensées sexuelles. Ils luttent par la dévalorisation et la culpabilité de la moindre des pensées sexuelles dont le sujet se rendrait coupable pour les concevoir librement. Ne pas oublier que Freud a soigné des bourgeoises viennoises CATHOLIQUES. Les catholiques croyants ou zombis (les catho devenu athées) ont gardé ce reflexe : il faut interdire toute pensée mauvaise, dont du coup les pensées sexuelles. C'est ce que répond Libet avec ses expériences, quand il découvre que toute pensée consciente est précédée par une "pensée" inconsciente contre laquelle le sujet ne peut rien, à un catho. Il dit la culture juive a raison contre votre culture catho, nous avons toujours su que les pensées mauvaises sont irrépressibles parce que conçues indépendamment de notre volonté (consciente). Du coup nous avons en France des lois qui condamnent la pensée mauvaise ! dingue ! là c'est vraiment la plaie du catholicisme ce truc là. Mais je vais en revenir plus loin à Libet. Ce qui terrible c'est que le catholicisme, même mort, continue de vivre, même dans l'esprit des athées d'origine catho. C'est pour cela que la théorie freudienne continue de vivre en France. Freud continue de prospérer sur les conneries catho. et quand je dis prospérer je parle de la manne financière obtenue sur le dos des pauvres zombis catho avec les analyses interminables !
