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Tout ce qui a été posté par Arkadis
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Karl Eduard von Hartmann 1842-1906 est un philosophe allemand dont l'œuvre traite essentiellement de la question de l'inconscient. Je ne vais pas citer Hartmann dans l'histoire de la philosophie sinon je vais tomber dans le commentaire. Or tout commentaire est marqué par les a priori du commentateur, a priori généralement inconscients ! Je vais plutôt aborder Hartmann à travers des citations de son œuvre majeure, la philosophie de l'inconscient. "Est ce que les idées dont l'existence nous est attestée par la conscience ne pourraient pas exister en dehors de la conscience ?" Cette hypothèse rejoint mes propres recherches. Beaucoup font une distinction radicale entre deux mondes répertoriés sous les mots de Conscience et d'Inconscient, deux substantifs en réalité tirés à l'origine de qualificatifs. Existe t il réellement deux mondes de cette nature ? Je ne pense pas. (Hartmann lui même finit par créer le substantif inconscient, création que revendique Freud, il ne s'emmerde pas celui là). Une idée pour moi peut être qualifiée de consciente ou d'inconsciente, il peut s'agir de la même idée. Il n' y a pas deux mondes. La conscience et l'inconscient en tant que mondes en soi n'existent pas. Hartmann : "L'inconscient est tellement pour le bon sens ordinaire une terre inconnue que penser et avoir conscience d'une chose sont tenues pour des termes dont l'identité s'entend de soi et défie tous les doutes". Si je me réfère au cerveau comme il va de soi aujourd'hui avec le développement des neurosciences, cela signifie que le cerveau permet l'élaboration de pensées inconscientes et/ou conscientes. Autrement dit, si cette fois-ci j'affirme ma propre pensée qui est celle-ci : le cerveau est l'instrument grâce auquel je pense, alors le cerveau permet à l'être que je suis de concevoir aussi bien des idées inconscientes que des idées conscientes, et il n' y a pas a priori pas de hiérarchie entre l'idée inconsciente et l'idée consciente, hiérarchie de valeur ou de vérité. Il n' y a donc plus prééminence du conscient sur l'inconscient. NB : faire du cerveau un instrument permet de se sortir de la trappe des biais cognitifs qui sous entend que le cerveau lui même pense et pense parfois mal. Si le cerveau est un instrument, façonné pendant des millénaires en fonction de conditions objectives de vie alors bien sûr cet instrument peut ne pas être adapté aux conditions objectives de vie actuelle. Ce n'est pas la faute du cerveau ! L'instrument n'est pas responsable de ce qu'il est. Je vais avec Hartmann, il est passionnant.
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Ainsi selon la fiche de l'Étudiant sur l'inconscient, en philosophie l'inconscient est associé à des pulsions sous jacentes chez l'homme. Clairement il s'git là de l'inconscient de la théorie freudienne, absolument pas de l'inconscient tel qu'il est traité en philosophie. Je vois dans cette présentation de l'inconscient la permanence d'un militantisme actif pour le freudisme, doctrine qui a inspiré tous les thuriféraires de l'inceste et de la pédophilie pendant des décennies avec toutes ces pétitions signées par tous les philosophes français les plus en vue en faveur de la défense de ces gens là. C'est un comble cette présentation de l'inconscient. Bon passons maintenant à l'inconscient tel qu'il est traité en philosophie.
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Il y a longtemps que j'ai lu ce livre. Je vais "m'amuser" à en faire une critique comme mon prof de philo au lycée H4 nous apprenait à le faire de tous textes philosophiques (ne baissez la tête devant personne). Premier texte : Qu'est ce que la philosophie ? Pas de définition, la philo est définie par les questions qu'on lui pose. Ces questions se posent après satisfaction des besoins humains élémentaires : nourriture, logement, amour, tendresse. Ces questions sont : qui nous sommes et pourquoi nous vivons. Qui nous sommes ? Critique : selon Sartre il n'est possible de savoir qui est une personne qu'après sa mort, alors seulement l'identité se fige. Tout être vivant, tant qu'il vit peut toujours changer (concept sartrien de liberté). Pourquoi nous vivons ? A mon avis personne se demande pourquoi il vit sauf sans les situations de désespoir (question du suicide). "Il y a des questions qui devraient préoccuper tous les hommes" C'est cela que l'on nous apprend à détecter dans le genre de lycée que j'ai fréquenté : relever la manière utilisée par l'auteur pour influencer notre jugement à notre insu. Le verbe "devraient" inocule au "disciple" l'exigence d'un devoir sans que le disciple ne s'en aperçoive. L'auteur relève ensuite des questions dont les réponses sont aussi donnée par la science et la religion. Du coup : existe t il une question à laquelle seule la philosophie peut répondre ? Je n'ai pas la réponse. Autre subtilité introduite par l'auteur à l'insu du lecteur : il fait référence à un vieux philosophe GREC, façon de dire que la philo est grecque. La philosophie est propre à toutes les cultures du monde et diffère d'une cuture à une autre. La philosophie est née de la curiosité. La science aussi. Je reviens sur l'étonnement. Je pense que cette émotion est fondamentale, que l'étonnement est ce qui illumine la vie. Platon écrit : "Il est vraiment tout à fait d'un philosophe de s'étonner car il n' y a pas d'autre départ régissant la philosophie" Aristote : " C'est par et à travers l'étonnement que les hommes sont parvenus...au départ qui ne cesse de régir l'acte de philosopher" Selon Hanna Arendt l'étonnement régit d'un bout à l'autre chaque acte de la philosophie (et pas seulement au début) En science nous retrouvons aussi cette émotion fondamentale : ""Celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise est pour ainsi dire mort" [Einstein] L'étonnement nous pouvons l'observer chez le bébé. Les yeux du bébé s'écarquillent devant le regard d'un autre humain posé sur lui. C'est même émouvant à observer : l'étonnement est intense chez le bébé, puis, quand il reconnait le visage ou quand il fait connaissance avec un nouveau visage, un nouveau regard, alors il sourit. Ce dont quoi l'enfant en premier prend conscience, ce n'est pas de soi mais c'est de l'autre ( en général un autre aimant, qui devient aimé). Tout commence dans l'étonnement puis dans la conscience de la présence de l'Autre, (aimant, aimé) c'est ce que les philosophes (genrés hommes ) oublient : tout commence avec l'autre pas avec soi. Si bien que je pense que la conscience surgit dans le rapport d'un être vivant avec un autre être vivant qu'il reconnait.
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Les récurrences incessantes, dans nombre de sujets postés en rayon philosophie, me font fait penser à la théorie de l'inconscient en philosophie. Comment la philosophie traite t elle aujourd'hui la question de l'inconscient ? l'inconscient fiche sur le cours de philosophoie - Recherche Je vois dans cette fiche éditée à l'intention des étudiants que l'inconscient es toujours traité en France de manière académique. Or aujourd'hui l'inconscient, surtout dans les pays anglo-saxons n'est plus du tout traité de la sorte. Nous pourrions nous demander pourquoi en France il y a un tel blocage, pourquoi continuer de faire de l'inconscient un simple réservoir de refoulés ? Ce qui est intéressant c'est de voir comment l'inconscient est en train de devenir chez une frange culturelle l'acteur principal de la vie psychique, le conscient prenant lentement une place subalterne. Concernant le forum et d'autres forums français je dirai que le culte du Moi en France empêche nos intello de faire une place "valorisée" à l'inconscient. Ce refus de lâcher un peu de leur amour de soi les conduit à des récurrences mentales qui deviennent des impasses. L'impasse Quantique ou l'impasse Cogito, c'est sympathique, mais comment en sortir ? Et comment des personnes qui restent dans des impasses pendant des années, dans des répétitions interminables, ne se rendent pas compte qu'ils s'égarent ? Je pense que dès lors que nous donnons à l'inconscient la place qui est selon moi la sienne il est possible de sortir de ces impasses récurrentes en Philosophie des forums. L'inconscient n'est plus le réservoir de refoulés mais il est l'acteur principal de la psyché, qui subordonne sous sa houlette les autres instances psychiques dont la conscience. Dire cela engage en fait toute notre vision de la vie et des relations sociales. Le mieux est de commencer à travailler le contenu de cette fiche philo élaborée à l'intention des étudiants francais.
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Il y a en effet ce côté circulaire...Le sentiment que nous avons, en philosophie des forums, des hamsters qui poussent toujours la même roue. Ce n'est pas propre à forumfr, dont le rayon philosophie n'est qu'un rayon parmi d'autres, c'est propre à tous les forums de philosophies. Ca finit comme dans les salles de sport, chacun sur son tapis roulant. Sur digression il y a le hamster qui pousse le sujet "ressentis", un autre le sujet "Spinoza" un autre le sujet "matérialisme" un autre le sujet "d' où vient l'agressivité". Il y avait un autre hamster interdisciplinaire qui venait mordre les mollets des autres hamsters. Lui sa roue c'est le cogito. Digression en a eu marre, bon maintenant il est avec nous, bienvenue ! Ici il y a au moins deux circuits, celui-ci : quantique, effondrement de la fonction d'onde, univers bloc, Connes, géométrie non commutative et il y a cet autre circuit : Zénon, éléate, Cogito, Etre, Ontologie, Grec... Depuis 10 ans toujours la même chose, dans dix ans encore la même chose. Ce côté répétitif donne à penser que nous ne sommes plus en philosophie mais en psychanalyse. C'est intéressant aussi les phénomènes psychanalytiques, vachement intéressant même, nous sommes tous concernés par la roue du hamster, mais il y a un côté dangereux, c'est justement de tomber dans une roue et de ne plus pouvoir en sortir. C'est la psychanalyse éternelle, comment en sortir ? Je suis pessimiste, je crois que les circuits Cogito et Quantique ne vont pas trouver de sortie. P.S. Faut faire attention à la roue IA, tombe pas dans la roue IA @ashaku conseil amical avant que tu ne puisses plus en sortir. Ca m'ennuierait de te voir toujours sur le même tapis roulant dans dix ans. Re PS. Moi ma roue c'était comment le cerveau peut-il produire la pensée ? Sacrée roue bordel. Je m'en suis sorti, mais ce fut dur.
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Qu'est-ce qui fait qu'une chose est vivante ?
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Leverkuhn dans Philosophie
Oui mais là tu exprimes ta volonté. Tu "veux" que la conscience habite l'infiniment petit, tu veux que ce qui est animé soit vivant, etc. Tu veux. Tu as sans doute de bonnes raisons de "vouloir "qui te regardent. Mais ce que tu veux, l'autre, celui qui n'est pas toi, il n'est pas sûr qu'il veuille la même chose que toi. Moi je ne vois pas du tout ce que peut bien être la conscience par exemple... Enfin dans un cadavre en décomposition il n'y a que de la vie, c'est vrai, mais il ne vit plus celui qui n'était pas un cadavre avant de devenir un cadavre, qui vit certes à sa manière, mais qui n'est plus la manière de vivre de celui qui est mort. Ce concept de vie n'est pas si simple à utiliser. -
C'est vrai je m'agace quand je lis de tels développements. Mais il faut que je sois juste : tout dépend de l'exigence qui nous habite. Il y a quand même des exigences d'action, pour qui est exigeant avec lui-même, nous avons envie de dire aux mecs qui écrivent ce qu'ils écrivent ici : mais merde alors, elles sont où tes études documentées ? elles sont où tes publications ? ( c'est ce que finit par demander Bergame à notre "étoile" de digression (où je suis toujours inscrit même si je n'interviens plus) injustement bannie (selon elle). Parce que dire "je suis un sacré grand mathématicien , la preuve j'ai eu un dialogue pointu en mathématique sur un forum où se dispute trois pékins", faut pas déconner quand même, ou encore "je vais faire la synthèse de Sartre et de Heidegger", moi je me dis ; putain le mec il publie quand ? Un tel génie c'est le Messie. Bon on va me dire: mais pourquoi tu ne laisses pas les mecs rêver, penser qu'ils sont des cadors en math et en philosophie, alors qu'ils ne sont pas foutus de conseiller un lycéen en terminale ? pourquoi tu n'es pas compassionnel avec les gens que la vie a abimés ? ouais, je manque de compassion, ok. Je suis un méchant quoi. Je suis même vachement méchant. Bon ce qui est tout de même intéressant sur un forum, sur celui-là en tout cas, c'est qu'il est possible de s'exercer à une certaine écriture. C'est qu'il est possible de l'utiliser comme laboratoire pour élaborer d'autres écrits, qui eux, peuvent être publiables, peuvent être publiés.
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Oui je suis d'accord avec vous, l'instinct ce n'est pas un truc automatique, ni genré, c'est un truc qui "bouge aussi" c'est pas un truc "machinal" (machine), il faut arrêter avec cette vision simple du vivant, cette vision simple de l'animal, du végétal...de l'humain. Tout ce qui n'est pas conscient n'est pas "con", loin de là.
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Ce mouvement intérieur est propre à tout être vivant, c'est aussi le propre de l'homme (l'être humain). Mais il y a cette croyance : croire que, chez l'homme, tout part de sa conscience, que sa conscience dirige. C'est possible mais n'empêche : c'est une croyance, pas une certitude. Tout part, pour moi, d'un mouvement intérieur inconscient (j'ai donc une croyance autre que la croyance normale !), même chez l'être humain, la conscience, le fait conscient n'intervient qu'après. Il suffit de voir comment le monde évolue pour comprendre que ce sont bien des mouvements inconscients qui mènent la danse (les instincts, pratiquement tous recensés aujourd'hui par les neurosciences). La conscience est un instrument je le sens ainsi, un outil utilisé par ces instances inconscientes pour mieux atteindre leur but. Pour en revenir à la maternité je ne vois pas de mouvement délibéré vers la maternité même pas chez les animaux. Ils s'accouplent certes, là est un mouvement inconscient intérieur, mais le fait qu'il y ait ensuite grossesse n'est même pas inscrit dans l'instinct de l'animal ! le fait qu'il y ait grossesse suppose donc autre chose que le seul instinct de l'individu animal. Bien sur une fois que la grossesse advient l'attitude de la mère vis a vis de sa grossesse, acceptation ou pas est plus délicate à juger (au sens comprendre, pas de juger au sens valeur). Pour les humains ses capacités conscientes lui permettent de remarquer que l'accouplement est suivi d'une grossesse (cela n' a pas été découvert tout de suite !). Constatant cela il peut choisir d'enfanter ou pas, la seule force du conscient est de dire oui ou non à quelque chose, pour l'origine de la décision c'est l'inconscient (mais les croyances actuelles ne pensent pas ainsi c'est sûr). Après on peut valoriser certes l'enfantement mais cette valorisation est culturelle, elle n'est pas inscrite à l'état brut dans le fait naturel. Le fait que la valorisation soit culturelle n'entache pourtant pas cette valorisation, car le fait culturel c'est aussi quelque chose de mystérieux, qui dépasse aussi notre seule conscience.
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En effet dans cette affirmation du foromeur auquel vous répondez il y a un un jugement de valeur qui tend à dévaloriser quiconque n'a pas eu d'enfant (à soi). C'est regrettable. Une personne qui n'a pas eu d'enfant ne connait pas en effet l'expérience de quelqu'un qui en a eu ( cela est vrai de toute expérience) mais le fait de n'avoir pas d'enfant à soi n'entraîne pas ou ne suppose pas une auto-suffisance, bien entendu.
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Qu'est-ce qui fait qu'une chose est vivante ?
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Leverkuhn dans Philosophie
Je reviens sur le texte de votre post. Critères objectifs pour définir la vie : oui il en existe. En général ces critères sont des descriptifs du mode de fonctionnement de la cellule de base. Croissance, métabolisme, division cellulaire, "frontière" (membrane), réactivité à l'environnement etc. Pourtant il nous semble qu'il manque quelque chose dans tous les critères "objectifs" que nous pourrions trouver. Mais ce qu'il manque et que nous aimerions trouver, ce "quelque chose" qui manque pourrait bien en effet être une projection subjective de quelque chose "de nous". Mais justement nous sommes nous aussi vivants. Si quelqu'un faisait un descriptif exhaustif de nous, descriptif chimique, descriptif métabolique, descriptif des fonctions, etc. nous nous dirions : oui, mais il manque encore quelque chose. Mais quoi, qu'est ce qui manquerait lors même que nous aurions fait un descriptif exhaustif de ce que nous sommes ? Prenons un robot, même un robot de science fiction qui aurait la faculté de se réparer, de se reproduire, pourquoi pas, de réagir etc. certains diraient : voilà, c'est bien un être vivant, mais d'autres en douteraient. Ceux qui en douteraient qu'est ce qui selon eux manquera encore à un robot ? Et qu'est ce qui, pour eux, ferait oui qu'un robot pourrait enfin bien être vivant ? -
Qu'est-ce qui fait qu'une chose est vivante ?
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Leverkuhn dans Philosophie
Nathalie A. Cabrol est une astrobiologiste spécialisée dans la recherche de vie possible dans l'univers. Elle est donc bien obligée de définir la vie. Elle écrit "comment reconnaitre (ou trouver) quelque chose qu'on ne peut pas définir ?" Elle en convient : personne ne parvient à donner une définition satisfaisante de la vie. Il y a plus d'une centaine de définitions à l'heure actuelle qui sont en fait des descriptions. Il y a la définition la plus large possible : "la vie est un système chimique capable d'évolution darwinienne" mais cette définition ne sert pas à grand chose dès lors qu'il s'agit de rechercher des traces de vie ici ou là. Il y a aussi la question : à quel moment la chimie devient biologie, question que je trouve intéressante, mais là pareil, personne n'a encore de réponse définitive. Avec le développement de l'IA et des robots une autre question surgit : à quel moment pourrait on dire qu'un robot passe de la mécanique à la vie ? en fait actuellement la question est : à quel moment pourra t on dire qu'une IA et consciente ? Et là subtilité : une IA consciente est-elle en vie ? nous voyons apparaitre une différence entre conscience et vie. Il y a enfin cette phrase de Jésus : "Je suis la Vie" cette affirmation m' étonna beaucoup quand j'étais enfant. Si nous prenons Jésus pour un homme (non pour un Dieu) alors son affirmation vaut pour tout homme, tout homme ou femme peut dans son sillage affirmer :"je suis la vie". C'est ce que je me disais alors. Il y a là un indice qui peut aider à trouver une définition de la vie. -
Je me rends compte que la philosophie, la religion, la psychanalyse et même maintenant certaines IA sont des lieux d'exercice de pouvoir où les instruments du pouvoir utilisés sont les mots. Pourtant je fais erreur en critiquant les usagers des forums, ces usagers sont de braves gens qui ne se rendent pas compte qu'ils sont des proies. Il est nécessaire de m'enfuir des lieux où s'exerce la philosophie tant ces lieux sont investis pas des "maitres" aux intentions obscures. Je ne veux plus entendre parler de philosophie, c'est fini; je veux m'extraire de cette gadoue.
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Il semble que la philosophie, au moins en France, soit devenue un lieu d'expression d'errances mentales. Quelque chose de moribond, vaguement attractif pourtant, mais justement : qu'est ce qui peut être attractif dans de telles affections mentales ? Je ne parle pas que du forum, mais de tous les forums de philosophie qui sont tous morts ou qui meurent. Sur digression, dont un exclu venu ici a le spleen, ils ne sont plus que trois ou quatre à répéter la même chose depuis dix ans, des répétiteurs qui ne savent même pas qu'il existe d'autres philosophies que la philosophie momifiée des Grecs. Il y a pourtant une attraction comme si tout ce qui était morbide finissait par éveiller la curiosité. La maladie mentale dit aussi quelque chose de nous, nous les êtres humains. Certains viennent toujours contempler le cadavre de Dieu, d'autres contemplent les reliques de la philosophie grecque. Que nous disent ces ossements ? Aujourd'hui les philosophes, en France, sont devenus des animateurs d'émissions de télé, ils animent, donnant leur caution à n'importe qui dès lors qu'il est puissant, en citant Platon, Parménide, Aristote, enfin tous ceux qu'ils peuvent citer, citations dont tout le monde se fout. Il n' y a plus guère que certains scientifiques pour réfléchir aux questions essentielles. Nous voyons derrière eux surgir des révérends, prosternés, reprenant leurs travaux sans être capables de maitriser aucune technique scientifique, fascinés par un Verbe auquel ils ne comprennent rien. Pourtant il existe des scientifiques humbles, qui ne s'appuient pas sur le Verbe mais sur les inquiétudes de chacun pour tenter d'ouvrir de nouvelles voies d'exploration des mystères propres à notre vie sur terre. La philosophie n'est pas morte quand elle accompagne des engagements politiques, sociaux, scientifiques, familiaux quand elle accompagne l'action, elle devient maladie mentale quand elle devient un métier, une spécialisation.
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Ce qui est grisant c'est qu'ainsi il est possible de se dégager du mal et du bien et de tout s'autoriser, de faire cette expérience : je m'autorise tout. Je me dégage de la populace, des classes moyennes dont je sais que leur morale est une morale contrainte, une soumission à l'ordre des puissants, une soumission à leur Loi. Immanquablement celui qui se dégage de la Loi, du mal et du bien, a le sentiment d'être un "prince", il rejoint les puissants, ceux qui peuvent se payer le luxe de se situer au delà du mal et du bien. C'est ce que ressent Nietzsche qui va même s'inventer une origine aristocratique polonaise bidon. Il ne parvient pas à se hisser au niveau aristocratique qu'il revendique, il reste le fils de pasteurs, il reste un prophète qui séduit les faibles ou les adolescents, les immatures. Une fois la griserie passée il reste la réalité vécue. Il ne s'agit plus de lire Nietzsche et de se mouvoir dans ses miasmes il s'agit d'éprouver la vie dans la pratique quotidienne. Il s'agit alors de s'engager dans la vie des autres, il ne s'agit plus de pérorer. A ce moment là vous revenons au réel, nous rencontrons l'autre, qu'il soit faible ou puissant, maitre ou esclave, nous voyons apparaitre la subtilité, la fragilité et la puissance de la Vie, qui certes continue de se situer hors du mal et du bien mais qui appelle à la compréhension, à la compassion. Ce que nous rencontrons au delà du mal et du bien, c'est d'abord la guerre et le désir de guerre certes, mais c'est ensuite la séduction exercée par le vivant, qu'il soit puissant ou faible, qu'il soit dans le Mal ou dans le Bien.
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Je continue d'affirmer que les grandes questions philosophiques, d'où venons nous, où allons nous, qui sommes nous, etc. intéressent chacun.e et que chacun.e a le droit d'y répondre avec sa sensibilité, son savoir, son origine etc. sans devoir passer par un "maitre" un sachant un spécialiste. Bon là je suis en train de refaire la révolution de Luther contre le Pape : lisez les écritures vous mêmes sans le secours d'un prêtre. Les catholiques zombis et autres n'aiment pas.
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Oui c'est vrai, ta manière de parler d'elle d'ailleurs m'a touché. C'est ce qui m' a décidé d'écrire à son sujet. Mon épouse est originaire du Maroc et elle se souvient de BB comme toi tu t'en souviens, comme d'une femme qui, en tant que femme, ouvrait des perspectives à toutes les femmes. Mais tu touches autre chose que je commence à extraire : nous pouvons avoir des liens affectifs profonds avec des personnes qui pourtant, sur le plan des idées, ne nous sont pas comment dire ? favorables ? Je comprends ton émotion s'agissant de JMLP. Tu risques de ne pas être comprise, mais c'est vrai, il importe peu que tu ne sois pas comprise.
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C'est vrai qu'elle a défendu des idées d'extrême droite...Pourtant je n'étais pas sensible à ses idées, mais à autre chose en elle...Quoi ? je ne sais pas. Je suis attristé par son décès. Je m'étonne moi-même d'être attristé ! Comme quoi il y a bien autre chose, au delà du mal et du bien. Peu importe que ses idées fussent parfois rangées dans le monde du mal, je crois bien que j'aimais cette femme.
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Je suis toujours un peu surpris par les manifestations féminines des françaises (ici). Elles sont toujours passives, en attente. Tu me dragues, tu me plais, ok je te dis oui. Tu ne me plais pas ferme ta gueule. Jamais ces femmes (françaises) sont actives. Bizarre tout de même. Je n'ai pas dû rencontrer des françaises dans ma vie. Parce que des femmes qui insistent ça je connais. Je me demande de quelle nationalité elles étaient.
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Ah c'est donc ça votre problème, la vôtre est petite. Je commence à mieux comprendre votre philosophie. Cela dit ce n'est pas grave néo, une petite active, ça plait aussi.
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Il est nettement plus facile d'écrire des essais ou des textes philosophiques, des recueils d'idées que d'écrire un roman. J'étais parti sur une autobiographie, sur la demande de mes descendants, mais ça tourne genre roman. Ecrire un roman oblige à réellement aller au delà du mal et du bien, il est nécessaire de savoir incarner des personnages dont les actes ressortissent au "mal". Pourtant il n'est pas possible en tant qu'auteur de prendre partie, sinon ça tourne essai moral ou philosophique. C'est ce qui est arrivé à Sartre et à sa compagne, leurs romans sont encore des essais philosophiques ou moraux. Encore qu'avec l'âge de Beauvoir a écrit des autobiographies assez éprouvantes à lire. Il y a toujours eu chez Sartre et chez elle une vision sale (c'est un euphémisme) des rapports intimes. Mais consentir à incarner celle ou celui classé.e dans le mal par le sens commun est épuisant, vraiment épuisant. Il est même impossible parfois d'écrire à la première personne "je" car dans ce cas il n' y a plus d'objectivité. Me voici obligé de créer des personnages grâce auxquels je peux dire ou faire ce que la morale réprouve ou dégrade. En définitive nous en apprenons plus sur l'être humain à travers le roman ou toute autre forme d'art qu'à travers la philosophie ou la religion. Justement parce que l'art permet de se dégager du mal et du bien pour atteindre l'authenticité, atteindre ce que chacune, chacun cache en elle ou en lui en raison de l'assujettissement à la morale ambiante. Cet assujettissement est encore plus intense chez les catholiques pratiquants ou zombis chez lesquel.les la pensée mauvaise est réprouvée au contraire de la culture judaïque qui permet l'expression de la pensée dite mauvaise. Le "bon" romancier , l'artiste tel que je le conçois donne de sa personne, de son expérience, de ses engagements, là où le philosophe, le religieux ne donne rien de lui, rien de sa singularité, elle ou il se contente d'égrener des idées, avec cette intention morale, dire le mal et le bien.. Quand je lis qu'être philosophe doit être un métier je me dis que nous atteignons le fond, nous creusons même plus bas que le fond. Mais je suis optimiste, la philosophie est actuellement saisie par de jeunes scientifiques qui ne font certes pas de la philosophie un métier ! mais une réflexion sur les questions essentielles toujours les mêmes : quel peut être le sens de la vie, et s'il n'y a pas de sens, comment vivre, quand même ? Ces questions là doivent elles être traitées par des professionnels ? certes non, mais dès que sont posées des questions essentielles voici venir les prophètes, les vautours et les malades qui tentent de s'approprier la parole, pour exercer sur les autres leur magistère pernicieux. Chacune, chacun a la pleine liberté de traiter, comme elle ou il l'entend de questions qui engage chacune, chacun dans sa vie. Ceux qui veulent faire de l'exercice religieux ou philosophique un métier sont des prédateurs, des mauvais dont il est nécessaire de s'écarter.
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C'est curieux comme parfois le hasard des discussions peut conduire à prendre conscience de certains faits essentiels. Ecrire : la vie ne peut pas être soumise aux catégories du mal et du bien, c'est écrire quelque chose QUI ME CONCERNE. En jetant un coup d'œil sur mon passé je n'ai en effet jamais initié aucune pensée ou aucun sentiment sous les catégories du mal et du bien. Pour moi le spectacle de la vie, du vivant est premier que ce spectacle se déroule dans le mal ou dans le bien. Quand j'étais enfant puis ado je regardais et étudiais avec le même intérêt les agissements de Hitler ou ceux de Jésus. Toujours je me situais au delà du mal et du bien. Je me demandais comment la Vie pouvait s'écouler aussi bien dans les vallées ouvertes par Hitler que celles ouvertes par Jésus. Je me rends compte à quel point cela m'a distingué de mes frères et sœurs, qui eux toujours ont pensé et pensent d'abord sous les catégories du mal et du bien. Et à quel point cela me distingue en fait de tout le monde. C'est assez rare cette attitude et quand je fouille dans mon passé je me rends compte que c'était ma mère qui était ainsi, elle se situait en effet toujours au delà du mal et du bien, même si ensuite elle adoptait des attitudes noyées dans des choix moraux "déchainées" mais après considération "au delà du mal et du bien". Cela la conduisait à dire des choses incroyables, absolument immorales qu'elle ne disait qu'à moi. Elle se situait aussi dans l'Aristocratie, les meilleurs, puisque pour elle seuls les meilleurs sont capables de de situer au delà du mal et du bien. Les autres relevaient plutôt de l'esclavage, en cela elle était assez nietzschéenne. Je pense qu'une telle attitude, absolument amorale voire immorale est aussi le propre de certains artistes. Je pense à Jonathan Littel et son roman "les Bienveillantes". Je fus stupéfié qu'un artiste puisse aller aussi loin dans l'éviction du mal et du bien pour parvenir à ce point là à incarner un nazi. Bien sûr cette attitude, au delà du mal et du bien serait dangereuse si elle était partagée par trop de monde. Elle ne peut être partagée que par une frange de la population. C'est un LUXE que de se situer au delà du mal et du bien. Et il est nécessaire à un moment de descendre dans le monde du mal et du bien puisque le monde social réel est tout de même régi par ces catégories là. Il est nécessaire de s'adapter. D'un autre côté celles et ceux qui parviennent à se situer au delà du mal et du bien révèlent quelque chose de la Vie que les autres ne perçoivent pas.
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Il est impossible d'enfermer la vie dans les catégories du mal et du bien. Les êtres humains qui le font veulent prendre le pouvoir sur elle et lui assigner leurs propres buts. C'est vain. Quand ils pensent l'avoir domestiquée, elle s'échappe de leurs mains en riant, et s'octroie même parfois la liberté d'exercer sur eux sa cruauté.
