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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. ashaku

    Coupe du monde 2026

    Ah, je me disais ... Mais tu fais des énigmes aussi, des fois Oui, c'est bien décrit, pareil pour moi. Et une finale Japon-Brésil, oui j'adorerais aussi, on sort les sushis maison ! Sachant qu'il y a plus d'équipes, plus de distance, plus de couac possibles. Et sachant qu'on est aux US, pays du spectacle, oui il peut y avoir des surprises, c'est ce qu'on espère.
  2. J'ai choisi ces exemples car ce sont des services, comme les compagnons payants. Pour ces services, on voit qu'ils sont rapport à un objet : le déplacement ou l'information. Alors que les compagnons payants sont un service qui a pour objet : les émotions humaines simulées, et c'est une chose que je trouve malsaine à commercialiser, car c'est la porte ouverte à une évolution culturelle vers une absence d'égards "gratuits". Après, j'extrapole toujours un chouïa ^^ C'est bien ça mais il y a en fait plus derrière un simple "bonjour". Je le dis au commerçant mais je le dis aussi à l'inconnu que je croise en me promenant en forêt. Ce simple mot dit "je te reconnais comme humain, c'est différent d'un chou-fleur et je te traite avec mon attention car tu es capable d'action". Ce n'est même pas encore un jugement moral, un humain peut rendre service ou filer un coup de poing, dans tous les cas, quand un humain se pointe, les possibilités changent, on le reconnait, on reconnait le statut de l'autre et on l'exprime. C'est une règle super-simple et super-puissante aussi. Pareil pour "svp", "merci" ou "pardon", avec des sens spécifiques comme pour "bonjour". Et je le décorrèle de mon humeur, avec ou sans sourire, c'est un protocole à respecter pour créer les conditions d'un bon échange, entre humains vivants qui ont besoin de ressentir. On le fait implicitement dans notre culture, et c'est bien cet élan humain qui créé les bonnes conditions qu'il s'agit de vendre. Perso ça me dérange, mais je vais pas non plus être réac aux évolutions de la société, il y a des gens qui ont leur vécu et trouvent cette idée positive de leur coté, pourquoi pas ? Et je te remercie de ta réponse, j'ai été content de voir qu'il y avait des approbations, j'espère que mes derniers éléments clarifieront mon point de vue initial.
  3. C'est une vérité. Je dis bien que l'individualisation technologique empêche la constitution du tissu social, c'est un jugement négatif de ma part. Et comme toujours, ne pas jeter le bébé avec l'eau, la technologie n'est pas 100% négative. Non, ce n'est pas toi qui le dit, mais il y a clairement une lutte de pouvoir entre les deux. L'un a plus, l'autre demande l'égalité. Mais à ce sujet, pourrais-tu expliquer un peu plus le coup des attaques des femmes et des défenses des hommes ? Quitte à faire une association, c'est aussi arbitraire de faire l'inverse, pourquoi ce choix ?
  4. ashaku

    Coupe du monde 2026

    Hello. C'est quel sport déjà que tu pratiques ?
  5. C'est devenu un phénomène assez visible pour qu'on en fasse des scénarios de films ou de série, oui. En français il y a "Prêtes-moi ta main" avec Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg qui raconte exactement ça. La seule nuance étant que la pression familiale n'était pas spécialement liée au pays France mais aux particularités de la famille concernée.
  6. C'est vrai, j'ai peut-être mal exprimé ma pensée. Ce que j'ai voulu dire, c'est que le service en question est censé suppléer à des rencontres, des interactions qui se produisent naturellement. Ces interactions qui ne se produisent plus posent problème. Le premier problème est un symptôme : les gens se sentent seuls. Alors on traite le symptôme vite fait mal fait : payons des gens pour qu'ils se forcent à être gentils avec une autre personne. Mais le mal de fond persiste : la société technologique moderne encourage à l'individualisation, à l'aliénation dans son cocon personnel, à la répulsion face aux spécificités des autres. Il en résulte un vrai problème (pas un symptôme) les gens nouent moins de relations spontanées entre eux. Hors, nouer une relation est un fondamental de la vie. Que ce soit pour le commerce, le sexe, l'éducation, la production professionnelle, nous nous lions autour de valeurs communes pour travailler ensemble vers un but. La perte de ce fondamental va impacter bien plus que nos weekends récréatifs. La "solution" des prostituées, puis des escort, puis des compagnons temporaires tarifés, ne fait que permettre au mal de fond de perdurer. Le constat de la solitude grandissante devrait nous pousser à plus nous regrouper, pas à payer quelqu'un pour faire semblant de nous écouter. Encore l'argent qui vient salir les relations biologiques, remplacer les émotions naturelles. C'est en cela que je disais que "faire payer la bonne volonté et la gentillesse" est nouveau et malsain. Dans un service classique comme conduire le bus ou présenter la météo, la gentillesse allait de soi non comme une partie de la transaction pro mais comme l'échange naturellement humain en dessous de chaque transaction. Je pourrais aller à la boulangerie, demander mon pain, payer et partir, c'est légal. Mais notre culture exige de dire "bonjour", "s'il vous plait" et "merci". J'indique que je reconnais la présence d'un humain, qu'il est important, que je lui demande quelque chose et que je suis satisfait de l'obtenir, en dehors de tout échange d'argent entre ma banque et la boulangerie, il y a eu un échange entre un humain client et un humain boulanger. Cette partie de l'échange est implicite, gratuite, humaine, laissée à discrétion de chacun. En faire un service payant est une mauvaise voie, elle dit implicitement que personne n'a a le faire au fond, à moins d'être payé. Et c'est pourtant une des spécificité française qui contribue à la qualité de vie dans notre pays : un minimum de respect et de reconnaissance entre animaux sociaux, au delà des contrats professionnels.
  7. Ce sont toujours les femmes qui attaquent et les hommes qui défendent et jamais l'inverse ? D'ailleurs, qu'est-ce qui est attaqué ou défendu ? C'est une totale interprétation de ta part. L'homme est programmé pour distribuer ses gènes par le sexe, il est implanté en lui qu'une femme jeune est plus fertile. Les pédophiles souffrent d'un mal qui exacerbe cette logique pour désirer sexuellement des enfants, ce qui est une horreur sociale et une erreur biologique. Affabulation, les dictionnaires existent tu sais. Certes, ces sujets sont délicats. Mon opinion est que les hommes et les femmes sont différents, c'est une évidence biologique. En revanche les humains sont tous des humains, et les citoyens ont tous les mêmes droits civils. Les conflits homme/femme qui existent sont résultants d'un déséquilibre historique entre les deux sexes, au niveau social, politique, professionnel, etc. Le rééquilibrage en cours demande de brasser un peu. Il y a des réac qui refusent et des progressistes qui abusent. Il y a aussi des politiques qui font avancer les choses (peu) et d'autres qui enveniment la situation (beaucoup). Il y a aussi une grande majorité d'humains qui n'est ni pour ni contre mais reproduit sans le savoir, par leur éducation, des réflexes qui portent des valeurs sexistes (comme ta façon de voir que les femmes ne peuvent qu'attaquer et les hommes ne peuvent que défendre). La remise en question demande travail, introspection, bonne volonté. Et surtout du dialogue et de l'échange commun, c'est un sujet qui concerne littéralement tout le monde. Si j'extrapole dans ma vision perso, l'humain moderne dispose d'un tel pouvoir grâce à la technologie qu'il s'individualise. Tous les besoins sont virtuellement adressés pour un individu seul (uber eats et consorts pour la faim, pornographie pour le désir, sites de discussion en ligne pour l'affect, IA pour l'intellect ou l'art). Faire des compromis pour s'associer à un autre humain est un véritable effort qui devient fastidieux quand on le compare à la facilité du "tout, tout seul, grâce à internet". Cette individualisation empêche le dialogue et la mise en commun des valeurs, et donc empêche toute uniformisation des valeurs entre humains. Que ce soit sur le thème homme/femme, mais aussi sur riche/pauvre, blanc/noir, jeune/vieux, technophile/naturaliste, justice stricte/justice laxe, etc. Toues ces dualités sont des différences, oui, mais elles représentent aussi un gros point commun : nous sommes tous humains. Il est possible de s'organiser pour que chacun vive sa différence de façon positive, à condition que tous se plient à des protocoles faits pour nos points communs. Il peut y avoir des cultures homme et femme complémentaires sans se crisper sur "qui est le chef ?". Il peut y avoir des cultures noir et blanc sans qu'on s'entretue sur "qui domine l'autre ?". A l'origine de tous ces conflits, il y a une idée "mon groupe est le meilleur et mérite d'imposer ses règles aux autres". C'est en tuant cette idée qu'on sortira du sable. Ensemble si possible.
  8. Bonjour. Esclavage est un mot fort, mais on peut comprendre que louer la compagnie d'un humain est différent d'acheter une baguette de pain. Car il ne s'agit pas d'une transaction marchande d'objets, on ne fait pas transiter la propriété d'un objet depuis son fabriquant vers son acheteur. Là on parle de monnayer une composante humaine, l'affection. On parle de tarifer le fait d'être gentil, à l'écoute, présent. Ce sont des valeurs qu'il n'est pas bon d'associer au commerce. Les valeurs humaines ne devraient pas devenir une marchandise. Dans un monde où cela semblerait normal, on pourrait se permettre d'être odieux en permanence et demander à être payé pour être simplement courtois dans un échange banal de tous les jours.
  9. ashaku

    Coupe du monde 2026

    Oui, cette coupe s'annonce "différente". 12 groupes au lieu de 8, des matches sur 3 pays assez grands (US, Canada et Mexique), des distances énormes d'un match à l'autre pour ceux qui ont pris des billets. Un Trump qui ne change pas, il a attribué pour l'équipe d'Iran des visas valables uniquement 24h le jour de leur match. J'ai toujours plus ou moins boycotté le foot, ma première coupe suivie était en 98, évidemment. Depuis j'aime bien le rituel pour le mondial, copains, quiches et pizzas pour suivre ensemble les rencontres finales.
  10. ashaku

    Coupe du monde 2026

    Je n'aime pas trop le sport télévisé mais lors d'évènements mondiaux, c'est toujours l'occasion de se rattraper. Ce sujet pour échanger autour du mondial de foot dont le premier match sera ce soir. Je viens de regarder les groupes et les équipes pour faire de petits pronostics et je vois qu'il y a du nouveau cette année. 48 équipes alignées, 72 matches de groupe avant les 16e de finale. Des équipes modestes et nouvelles viennent jouer, des surprises sont possibles. Coté pronostic, les sites de pari sont plutôt d'accord, c'est l'Espagne la grande favorite, mais la France, le Portugal et l'Angleterre sont aussi cités. Nouveauté de pronostic aussi, maintenant nous avons l'IA pour donner son avis. Les grands acteurs du LLM se sont lancé dans les simulations de la compétition, ils disent en gros la même chose que les parieurs humains. Une news rigolote sur laquelle je suis tombé, il y a un gars qui voulait démontrer que les modèles de prédiction utilisés en économie sont biaisés. Alors il les a utilisé pour prédire le gagnant de la coupe du monde de foot en 2014. Pas de bol, il a prédit la bonne équipe. Il a recommencé en 2018 et 2022, sa prédiction a toujours été la bonne. Cette année, son modèle prédit que ce sera les Pays-Bas qui gagneront. Et il est content car c'est vraiment improbable, il va enfin pouvoir prouver sa thèse de départ ^^
  11. Le seul scénario que je vois satisfaire cette assertion, et il n'est pas improbable, c'est un couple de deux personnes casanières et individualistes. Chacun dans son coin et les deux sont heureux comme ça. Ils font équipe pour les tâches, les impôts, le crédit, sont complices et aimants l'un de l'autre, mangent et regardent des films ensemble mais aiment aussi être "tranquille" la plupart de leur temps libre. Le danger, c'est de s'éloigner. Si les deux sont d'accords pour vivre ainsi à 30 ans, lorsqu'ils en ont 50 ils ont changé tous les deux mais n'ont pas vraiment pris le soin d'accompagner le changement de l'autre. Quand les enfants sont partis et qu'on se retrouve à deux inconnus dans la maison, ça peut être difficile. Je pense qu'une telle ligne est mouvante, il n'y a pas de chiffre absolu mais une relation ... relative entre deux personnes. De nombreuses combinaisons sont possibles si chacun est OK. Le truc, c'est d'échanger, de défendre ses idées, d'accepter celles de l'autre, faire des compromis, etc. Tant qu'il y a entente et dialogue, tout va bien, même en cas de problème. Ce qu'il faut comprendre, c'est que quel que soit le couple, il va falloir faire des corrections en cours de route. La condition du succès pourrait se résumer à : les deux peuvent s'exprimer (parfois on ose pas dire un truc négatif à l'autre, c'est ça qui est mal, pas le truc négatif), les deux ont à cœur le bonheur de l'autre (capacité au changement, au compromis), les deux sont "autonomes" pour défendre leur version du bonheur (sinon l'un se fait phagocyter par l'autre). Encore plus schématisé, les 3 points à blinder sont : moi, l'autre, la relation entre nous. Faire un petit bilan de ces 3 points régulièrement, corriger les écarts ("la semaine dernière je ne l'ai pas écouté(e) aujourd'hui je vais faire un geste pour montrer que j'en suis conscient et que je souhaite corriger). Une vie faite de ces petites gestuelles bienveillantes de routine me semble bonne. A l'inverse de fréquents constats d'écarts importants est un signe d'incompatibilité à ne pas négliger.
  12. Il est possible de s'entrainer à la reconnaissance numérique, mais il y a une norme et une limite oui. Notre cerveau a du évoluer pour faire ces évaluations numériques très rapidement mais avec une limite (et le nombre 5 a pu influer sur la quantité usuelle d'objets à considérer ensemble). La plasticité du cerveau fait que cette "fonctionnalité" peut tout à fait sortir de la limite. Les prestidigitateurs ou les donneurs professionnels peuvent prendre dans le paquet le nombre exact de carte qu'on leur demande : 7 ou 12 ou 34. Mais tout le monde n'est pas Rain man qui, en voyant un boite de cure-dent se renverser par terre déclare "82". Edit :
  13. Le challenge de la mappemonde est de transposer une information 3D (la surface de la planète) en 2D (le papier/l'écran). On a bien sur toutes les mesures chiffrées précises du globe 3D. On connait la superficie de chaque continent/pays. Là c'est juste une question de "comment on le dessine".
  14. La taille de L'Afrique sur les cartes. Les africains veulent que la leur soit plus grande que la nôtre. "Ce que votre projection favorite dit de vous" :
  15. Ils regardent cette "normalité" (et ne sont pas générés par algorithme) : Si tu veux mon avis, la normalité, c'est qu'un avion est plus haut dans le ciel à moins qu'il y ait un aéroport au coin de la rue. Les châteaux ne sont pas perchés sur une colline sans accès. Moi, normalement, je ne met pas mon laptop face à une vitrine vers l'extérieur, ma télé n'est pas sur le trottoir et si quelqu'un laisse sa décapotable au milieu de la route elle se fait enlever. Normalement, le yatch ne passe pas sous ce pont. Le plus hors-norme reste l'architecture parisienne sur le relief des Vosges sous le climat de Nice. Mais la rue est bien faite.
  16. Et bien, il est possible d'étudier cela de près pour voir. Le sens spécifique caché derrière le nombre 26 devrait se retrouver dans les instances qu'on lui trouve. C'est donc le point commun entre l'alphabet, les os du pied, les séismes, le fer et le milieu entre carré et cube. Quel pourrait être cette signification ?
  17. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    Sur cet aspect précis, on peut le voir autrement. Ce n'est pas forcément le devin qui est un charlatan, c'est nous qui avons changé d'avis entre le moment d'entrer -où le devin a préparé les boites- et le moment où on choisit.
  18. Je n'en doute pas. Mais l'univers contient tout, absolument tout. De notre coté, nous observons ce tout et le filtrons selon nos besoins ou préoccupations, ce qui reste est la réalité pour nous. Parfois, nous sommes si concentrés sur une idée que les représentations de cette idée parmi le tout sortent du lot pour nous. Je l'ai vu sous le nom de "synchronicité". Un exemple assez parlant je trouve, c'est que lorsqu'on attend un enfant, on voit des femmes enceintes. Il n'y en a pas plus qu'avant, mais on les remarque plus qu'avant. Le monde n'a pas changé, c'est nous qui sommes en train de changer. Tu trouveras des 26 partout où tu regardes si tu le souhaites, ou n'importe quel autre symbole. Ce que je pense le plus intéressant, c'est d'essayer de voir pourquoi tu as ce concept en visuel fort en tête en ce moment.
  19. Si tu leur trouves une signification, elles en ont une, celle que tu leur donnes. Et ce n'est pas un hasard, c'est une expression de ton point de vue spécifique, ta sensibilité, elle-même résultante de ton parcours personnel, tes expériences. D'autres personnes ont d'autres expériences, d'autres sensibilités et voient d'autres occurrences, leur attribuent d'autres sens. Les nombres sont faits pour ça aussi, porter du sens. Donc, comme déjà dit par tous les précédents messages ce sens que tu trouves ne dit rien sur l'univers. En revanche il dit surement des choses sur toi que tu peux investiguer, c'est toujours intéressant.
  20. Si l'univers produit une forme intelligente et que cette dernière parvient à créer une simulation convaincante, au point que dans la simulation se développe une forme d'intelligence qui à son tour se lance dans la simulation, etc. Si ce schéma est vrai, il y N univers simulés pour 1 univers réel. Nous avons 1 / N chance d'être dans le vrai et N-1 / N chances d'être dans un univers simulé. N peut tendre vers l'infini. Des tendances existent comme "l'univers est fait d'information" et semble confirmer la simulation. On ne comprend rien à ce qui se passe au delà d'une certaine limite inaccessible à nos sens, ça corrobore encore. Maintenant, nuance importante : nous ne savons pas ce qu'est l'univers. C'est toujours le même "nous ne pouvons que réfléchir à ce que nous avons perçu/intégré par nos sens et traité par nos cervelles spécifiques", dans nos têtes il n'y a qu'un sous-ensemble de l'univers, qui fait sens selon nos propres définitions de ce qui fait sens. Ces maigres indices sont insuffisants à affirmer qui que ce soit. De plus, devant un inconnu nous sommes prompts à inventer une entité de remplacement, c'est de là que vient tout le bestiaire des monstres. La question "vivons-nous dans une simulation ?" me renvoie à "le libre-arbitre est-il une illusion ?". Et il y a une réponse que j'aime bien. Même si les signes indiquent que oui (réalité simulée, libre-arbitre illusoire), notre façon spécifique d'exister inclut que non (monde réel, pouvoir de décision), alors il est plus sage de penser et d'agir en fonction du deuxième.
  21. Merci, c'est un bon plaidoyer en faveur de l'équilibre subjectif/objectif en sciences. De mon coté, n'étant pas impliqué personnellement, c'est "facile" de commenter froidement. On examine les faits donnés dans l'article, on étudie le doctorant mais derrière ce rôle, comme derrière chaque boulanger, dentiste ou tennisman, il y a un homme qui mange, aime, a sa propre sensibilité, son propre regard sur le monde. Je suis sûr que certains l'accuseront secrètement de ne pas vouloir travailler et de geindre. C'est pourquoi présenter une thèse traditionnelle puis sa thèse personnelle aurait été meilleur. Bien sur, il ne pouvait se douter que l'institut lui dirait "oui" pendant 2 ans et demi et "non" au dernier moment. Mais s'il avait fait ainsi, le contraste aurait été formidable. "Un expert informatique recommande le démantèlement", tous les journaux voudraient titrer une bêtise pareille, et il aurait eu une tribune pour son vrai message, un impact. Bon là il a déjà un impact dans son aventure, mais sa carrière est en jeu. Je me cite pour compléter : peut-être que les scientifiques, les philosophes, et tous les hommes et femmes de bonne volonté font de leur mieux, mais que ça ne suffit toujours pas contre l'organisation politico-économique ? Une requalification de la direction est souhaitable, le travail d'Achille est un de ces exemples qui vont rendre cette phrase de plus en plus concrète.
  22. Je trouve le travail du doctorant "atypique" faute de vocabulaire approprié, mais ce qu'il faut comprendre c'est qu'il demande une "requalification" des règles. Je parle de "tension" comme un objet philosophique abstrait, mais la situation est concrète, et les tensions sont parfois fécondes (elles sont faites pour ça). Si la requalification demandée par la thèse est faite, ce sera le cas. C'est difficile de qualifier si cette thèse est légitime car elle sort du cadre. Normalement le travail scientifique n'est pas l'expression de sa sensibilité personnelle mais l'observation objective de l'environnement. Peut-être qu'Achille a eu tort de ne pas présenter d'abord une thèse traditionnelle puis une autre plus personnelle. Peut-être qu'il a eu raison d'exprimer une opinion franche. Peut-être qu'il a eu tort de faire de la philosophie en sciences, peut-être qu'il a eu raison de faire ce que les philosophes ne font pas assez ? De toute façon, je ne peux qu'attendre et regarder. C'est difficile de juger son cas. A la fois il a ce coté iconoclaste, à la fois il défend une tribune tout ce qu'il y a de plus honorable. En fait, cette histoire me fait penser à cette scène de Will Hunting, quand il rejette l'offre de la NSA. Le gars intelligent (Will en l'occurrence) ne voit pas dans le phénomène uniquement les causes (l'informatique doit consister en mathématiques/la science est objective), mais aussi les conséquences (l'informatique impacte le monde/la science peut fournir une direction).
  23. "Je ne peux que le supposer". Il a passé plusieurs années à y penser, a eu accès à un labo pour y pratiquer des mesures, des expériences. Oui il a fait de la recherche, oui le résultat est atypique. C'est toute la tension de cette histoire. Le sujet est informatique. Si on considère que l'informatique se résume aux mathématiques la thèse est hors sujet. Si on va plus loin dans la compréhension de ce qu'est l'informatique, sa thèse devient lisible. Comme tu le remarques toi-même et comme il est confirmé après, tout cela a été validé moult fois sur plusieurs années.
  24. Dans le glissement depuis le thème fondateur de l'institut et des thèses qui y sont développées : l'informatique. L'informatique c'est des mathématiques appliquées. Mais l'informatique, c'est aussi la technologie omni-présente et consommatrice. L'étudiant a tenté audacieusement le deuxième, son projet est rejeté et pour mieux se justifier, on évoque les mathématiques. Je dis que c'est une arnaque sémantique parce que présenté comme ça, le public s'attend à voir des chiffres et le papier ne contient que des lettres. C'est une façon d'immédiatement convaincre que l'étudiant est fautif sans aller voir plus loin. Alors que sa tentative mérite d'être entendue. En faisant une critique si radicale de l'informatique, ne prouve-t-il pas qu'il la comprend mieux que d'autres ? C'est là que la tension s'exerce le plus, et la réalité te donne raison. Et pourtant, faut-il en déduire que l'étudiant était hors sujet ou que le jury n'était pas compétent ? L'informatique est devenue plus qu'une technique, elle fusionne totalement avec notre quotidien, peut-être faut-il élargir les possibilités de thèse informatique. On pourrait le refuser, au nom de l'organisation cristallisée. Ou on pourrait l'envisager, prenant en compte qu'il faut évoluer, changer pour accompagner le changement.
  25. C'est la qu'on voit que le sujet est rigolo parce qu'on se mélange vite les pinceaux en essayant de s'expliquer (je parle pour moi). D'un coté je suis d'accord pour envisager conceptuellement, pour les besoins d'une schématisation, un départ théorique, c'est "l'espace vierge" dont tu parlais plus tôt. Et en même temps, je suis aussi d'accord avec ce que tu viens juste d'en dire, qu'un tel objet est inconcevable. Cependant, la justification par la causalité est réfutable -virtuellement pour un objet virtuel- car la causalité elle-même n'a pas de raison d'échapper au principe général : des choses sont crées au fur et à mesure à partir d'un espace vierge de toutes propriétés. La causalité n'est pas forcément première et comment vivait cet espace vierge sans causalité ? On ne sait pas et on ne peut affirmer que c'est impossible que ça existe. (Je sais, on est sur des truc perchés, la certitude n'existe plus la spéculation est l'outil). Je pense qu'il faut, avant la causalité, un moteur, un mouvement, même un chaos. Il faut quelque chose qui génère de la différence pour commencer à avoir de l'identité. Le temps, la causalité peuvent être eux-même des conséquences d'autre chose de primordial. Personnellement, je ne peux qu'imaginer, pour autant qu'on sache on ne peut le mesurer ni le penser, c'est inconcevable. Mais on peut imaginer des choses diverses ... Ou on peut simplement imaginer qu'au delà du mur qui bloque les physiciens, il y avait un univers aux règles différentes de l'actuel, dont nous ne pourrons jamais rien connaitre et dont le destin s'est terminé comme il se doit car tout change tout le temps. Par la suite, c'est notre univers qui est advenu dans la forme que nous connaissons et à laquelle nous appartenons. Heu ... 5 ? Faut voir. D'un coté le premier principe cosmologique dit en gros ce que tu dis "l'univers est globalement pareil partout". Par contre, je ne vois pas la notion d'infini correspondre à quoi que ce soit dans l'espace matériel. C'est un concept qui existe et est utilisé (interagit avec) en mathématiques, pour des résultats cohérents. On l'utilise très bien en fiction ou en art. Mais en objet matériel, c'est dur à avaler. La matière tourne avec de l'énergie, un objet infiniment grand demande une quantité d'énergie infinie, comment est-elle générée ? Je pense le mot "infini" comme "tout" ou "rien", des catégories qu'on a inventé pour leur attribuer un sens, en faisant des outils pratiques mais dont la vertu n'existe que de notre point de vue, pas comme une valeur en soi.
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