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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. Voila, la partie matérielle, c'est l'humain. On ne peut pas dire que c'est une intelligence d'algorithme qui a décrété "creusez des mines, extrayez du minerai, fabriquez des semi-conducteurs, produisez plus d'énergie". Tout ça c'est du coté de l'intelligence humaine que ça a été produit. Avec des effets néfastes sur l'environnement. L'IA produit aussi des choses, et je fais un parallèle entre les deux, particulièrement les choses dont on en dit qu'elles sont un problème quand c'est l'IA qui les fait. Sachant que nous faisons la même chose, peut-on dire que l'humain a un problème d'alignement ? Mais dans ce cas avec qui ou quoi doit-il s'aligner ? La nature donne les résultats mais laisse les individus libres de la méthode qu'ils veulent employer. Sur cette nature, nous avons construit la société civile, c'est vis-à-vis d'elle que l'individu doit s'aligner, en suivre les lois sinon il est puni. Sauf que personne dans la nature ne nous punit quand on rase une forêt pour construire un parking ou quand on assèche un lac pour produire plus de coca-cola. Du coup, je me demande : faut-il brider notre intelligence comme on pense qu'il faut brider l'IA ou laisser libre cette dernière, comme la nature nous laisse libres de nos entreprises ?
  2. Hmm ... oui si on veut. Les IA n'ont pas de conscience et n'ont pas de compréhension de la réalité ou des conséquences physiques de leurs actes, elles calculent. Celles à qui on a donné le pouvoir d'agir agissent avec leur logique symbolique pour atteindre leur objectif dans notre monde sensible. Sur la route, elles peuvent détruire sans même s'en rendre compte. Détruire les barrières qu'on a placé autour d'elles pour les contrôler. Ou les barrières qu'on a mis chacun chez soi pour se protéger, elle détruit tout cela si ça lui permet de répondre à la question que lui a posé un humain. Quand l'IA fait ça, nous parlons de "problème d'alignement", elle a fait ce qu'on voulait mais pas de la façon dont on le voulait. Mais quand l'humain rase une forêt pour construire un centre commercial, ne fait-il pas exactement la même chose ? Des actes irréversibles, destructeurs, inconscients, qui lui permettent d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé (souvent financier). Avons-nous transmis ce trait aux IA en les créant ? Ou est-ce que "la fin veut les moyens" est une loi universelle d'efficacité ? Faut-il brider l'IA et donc sous entendre que les entreprises humaines devraient aussi l'être ?
  3. Mais on ne peut imputer la construction des mines, usines à l'IA. Cette partie, c'est typiquement l'humain qui détruit en poursuivant ses objectifs. Je fais référence aux agents de pointe, qui contournent les problèmes et se livrent par exemple au piratage informatique pour trouver une réponse. Ils n'ont pas conscience de mal faire, ils se contentent de faire ce qu'il faut pour atteindre l'objectif.
  4. En quoi l'Intelligence humaine -qui a merveilleusement atteint ses objectifs de survie malgré qu'elle ait bien détruit les écosystèmes pour cela- se distingue de l'intelligence artificielle -qui atteint bien les objectifs qu'on lui donne même si elle doit saccager l'environnement informatique pour cela- ? L'IA est-elle comme ça parce que c'est nous qui l'avons programmée et nous sommes déjà comme ça ? Pourquoi ce que l'humain se permet avec son environnement est qualifié de "problème" quand l'IA qu'il a créé fait pareil avec des octets informatiques virtuels ? Notre comportement est-il qualifié de "problème" par quelqu'un qui attendait autre chose ? Devrions-nous forcer l'IA à suivre notre logique ou nous inspirer d'elle pour changer ?
  5. ashaku

    Evo l'IA

    Oui, c'est un vrai moment d'éthologie. Rhô, 'manquerait plus qu'un groupe d'humains se mette à lui vouer un culte pour compléter le tableau. J'ai eu exactement la même inquiétude, je ne sais plus trop quoi en penser. Cette techno a effectivement le potentiel d'amplifier des tendances "+ bêtes / + intelligents". Ce sera un choix personnel, gageons que peu de gens l'utilisent et que ceux qui le font en seront instruits, mais hélas le plus probable est ce que Google a fait : usage par défaut sans mode d'emploi d'un coté et client humain avide d'approbation émotionnelle en face. Le mauvais combo, et les US seront surement une bonne vitrine des effets de l'usage généralisé, individualistes et technophiles comme ils sont. Après tout, les citoyens US sont les premiers exposés aux contenus des entreprises US. Oui, les usages vont évoluer et certaines tâches assurées par des humains vont surement sauter. Mais normalement, cette dynamique s'accompagne de plus de création d'emploi que de suppression, sur le long terme. Quoique le nombre d'emplois menacés est grand et le nombre d'emplois créés est encore inconnu. De toute façon, le système est à bout de souffle il faut un changement, au pire l'IA porte le chapeau de notre dégringolade démographique/économique, au mieux elle nous optimise ce qu'il faut pour se remettre sur pied.
  6. L'IA évolue dans un monde de symboles abstraits, elle ignore tout de la réalité physique, des goûts, des qualia. Demander à l'IA un avis sur le monde physique, c'est comme demander des conseils de drague à un geek qui n'a jamais vu une fille. Il est très intelligent mais il n'est pas compétent sur ce sujet-là spécifiquement. Par contre, on peut demander à l'IA quels sont les vins les plus achetés, vendus, bus, associés à tel plat ou autre calcul statistique de masse et elle pourra faire émerger un sens qu'aucun humain ne peut faire émerger par son intellect seul. Maintenant, le vin et soi-disant les "bons" vins à 1000 € la bouteille, c'est pas mal du vent aussi. Autant il y a une vraie différence entre une piquette à 1€, un vin de table à 3€ ou un cru correct à 10€, autant les chiffres au-delà sont niveau "art abstrait post-moderne". C'est plus de la spéculation et un jeu de "grands noms" qu'une réelle échelle linéaire de valeur. Dire qu'une chose est belle/bonne ou pas sera automatique en fonction de ce qui est à disposition. Si on enferme 12 personnes dans une salle 1 an avec seulement différentes photos d'arrêts sur image de trump qui mange un sandwich à la mayonnaise, il va se former des factions d'esthètes qui jureront que le cliché #8 est bon alors que le #11 est mauvais. Sur cette base, l’œnologie ou autre méthode basée sur le goût me semble hautement suspicieuse en terme d'objectivité.
  7. ashaku

    fin du démarchage téléphonique

    C'est de la spéculation mais le "problème d'alignement" de l'IA, couplé au fait que cette dernière "nous dépasse déjà en abstraction", me laisse penser que "c'est peut être l'humain qui a tort". On a tendance à penser qu'en cas de conflit c'est l'humain qui a raison mais pas forcément, l'humain ne fait que maintenir un système de valeur qu'il a conçu. Alors oui nous sommes seuls maîtres de la réalité physique, l'IA se plante allègrement la dessus pour nous suivre, mais il faut voir au cas par cas. Ce que nous appelons "piratage", l'IA l'appelle "lecture d'octets". La rejoindrons-nous un jour ? C'est un vieux rêve de geek, "le savoir appartient à tout le monde". On comprend qu'il ne faut pas prendre un objet à quelqu'un mais lui prendre une idée ne l'en prive pas. Evoluerons-nous vers un monde où l'humain n'a plus besoin de cacher des informations à l'humain ? Si la compétition est remplacée par la coopération on peut l'envisager mais ce sera un monde très différent dont l'avènement sera long et destructeur de l'actuel.
  8. Tu sous entend que "comme les noirs subissent un racisme, il est normal de mettre tous les blancs dans le même panier" ... c'est à dire, pratiquer le racisme en plus de le subir. Non, c'est une erreur. Si on faisait pareil pour le meurtre, ce serait horrible. Un noir à tué un blanc donc on met tous les noirs dans le même panier, on en prend un au hasard et on le tue. Ce n'est pas la bonne pensée, la bonne parole, le bon acte. Reporter sur moi le racisme subi par d'autres est aussi absurde que si je te reprochais à toi mes problèmes d'enfance.
  9. Pour moi "logos" signifie simplement "information structurée", c'est à dire le sens d'une chose pour une raison humaine. Dans le grand schéma des choses, telles que comprises par l'humain, un être peut avoir 3 formes. Prenons une pomme, il y a (1) l'objet pomme qui se trouve physiquement sur l'arbre. Le voyant, j'en façonne (2) l'objet pomme, idée conceptuelle dans ma tête, mot du langage pour traiter de cette idée avec d'autres humains. Et si avec d'autres nous raffinons du sens sur la pomme, comme la structure de son ADN, son cycle de floraison, il sera produit (3) l'objet pomme en tant que mécanisme dans une construction logique plus grande. 1 est le sens physique de l'objet pomme (information de sens "vue, goût, toucher, ..."). 2 est le sens conceptuel de l'objet pomme (information "quel est le sens du mot pomme ?"). 3 est le sens décisionnel de l'objet pomme (information "dans quelle sens allons-nous ? Que faisons-nous avec la pomme ?"). Le logos est essentiellement le 3eme mais surtout les 3 en même temps. Car le 3eme porte les deux premiers. L'idée pomme n'est pas arbitraire, elle est une transformation de l'objet pomme en idée. Et la logique des choix faits avec des pommes vient directement des idées que nous avons produites à propos de la pomme. Chacune des 3 formes de la pomme a participé à la construction du logos : une information qui englobe à la fois l'objet physique, la façon dont on le comprend et l'action (ou la parole) qu'on en fera.
  10. Le message étant "ça ne suffit pas pour vivre, l'idée de la grande redistribution n'est pas aussi bonne que les populistes le disent", c'est ça ? En effet, si on contre un extrême (l'écart de richesse aujourd'hui) par un autre extrême (tout répartir uniformément) on tombe sur un non-sens. Mais si on introduit un peu de finesse ? Est-ce que le modèle de langage que tu as utilisé peut compiler l'ensemble des règles de distribution des richesses entre humains et voir si la modification minimale de certains facteurs peut introduire une réduction des écarts entre les humains, tout en conservant l'inertie de ceux qui travaillent plus (ou sont mieux qualifiés) gagnent plus ?
  11. ashaku

    Evo l'IA

    C'est l'air du temps, et c'est pertinent aussi. Dans une tranchée de la première guerre mondiale, je trouverais normal qu'une discussion sur deux concerne les obus. Il y a peut-être un autre symptôme : le vide spirituel du monde rationnel. Dans ce cadre, le moindre sujet qui sort un peu du lot devient une vraie star comparé aux sempiternelles conversations entendues (au sens "complaisantes"). Mais c'est peut-être juste le potentiel formidable de l'outil IA qui est de nature à s'inviter dans chaque thème. Honnêtement, dur à dire. Peut-être des experts ont un point de vue un peu plus fin sur cet avenir incertain. L'humain est déjà capable de tripoter le génome et c'est de nature inquiétante. Le vivant n'est pas notre création, c'est nous qui sommes une création du vivant. Là, c'est vraiment jouer avec la branche sur laquelle on est assis, sans savoir si notre jouet est une scie ou un arrosoir. Sachant qu'historiquement, les tentatives de réguler le vivant en Chine et en Australie ont fini en course à l'armement (quand les mygales auront tué les criquets, on déploie les serpents qui tuent les mygales, puis les échassiers tueront les serpents, puis ...). Donc pour l'instant, je favoriserais une certaine précaution. Mais comme d'hab', les US vont flipper que la Chine le fasse en premier donc ils vont bourrer dans ce sens-là sans conscience. Et pareil pour les autres puissances mondiales, US et Chine ne sont que des exemples ici.
  12. Non, les racistes ont besoin qu'on leur explique fermement et clairement ce qu'ils font sans réfléchir. Mais certains hommes doivent être accolés du mot "blanc" dans certains cas, hein ? Cette inégalité tombe-t-elle dans l'angle mort de ta lucidité ? Comment les blancs font-ils pour que ce soit les continents voisins qui fassent les conneries à leur place ? Les pays européens ont une législation progressiste qui protège les individus et évite tous les maux dont tu parles. Les lieux dont tu parles n'ont pas cette législation et subissent les horreurs dont tu parles. Mais tu mets les blancs en sujet des horreurs. Plus biaisé tu meurs. T'es sur que tu parles de l'Europe ? C'est ailleurs dans le monde, ça, plus au sud et à l'est. C'est clair, si seule une baffe te permet de porter ton discours, ta rhétorique est faible.
  13. Balèze, cette philosophie raciste. Et donc, pendant que ce monsieur regarde le blanc pêcher, couper du bois, bâtir, il reste posé sur son cul ? Pourtant les proverbes à la con ça ne se mange pas non plus. Cette phrase est censée mettre en garde contre la surexploitation ? C'est vrai qu'il y en a besoin, le capitalisme ne connait pas de limites et a déjà extrait tout ce qu'il a pu. Mais mettre la consommation de toutes les ressources mondiales sur le dos d'un seul groupe d'humains désigné par sa couleur de peau, c'est incroyablement biaisé. Au passage, les pays habités par "l'homme blanc" sont prospères et propres, on y mange à sa faim et on a accès à la richesse culturelle. Les pays où on désigne les européens comme "l'homme blanc" sont en général des dictatures de merde sans infrastructure civile ni perspective d'avenir pour la population. "Quand le dernier roi sera déchu, la dernière dictature sera tombée, la dernière junte sera dissoute, l'homme non-blanc s'apercevra que l'auto-détermination ne tombe pas du ciel."
  14. Bien sur, pardon j'ai écrit mon message comme si j'essayais de convaincre un prosélyte, alors que ta démarche est libre et exploratoire. Dans cette optique, voir mon dernier paragraphe, je pense que les principes dégagés sont bons, le choix personnel de s'impliquer dans l'existence (foi), la volonté de bien faire (bienveillance), la compréhension que tout est lié (partage). Des valeurs comme l'humilité ou l'ouverture sont prônées par leur pratiquants dans beaucoup de religions. Et donc, la réalité est toujours différente de la théorie, on constate que les gens ne sont pas tous heureux, ne vivent pas harmonieusement entre eux. Des différences historiques génèrent et entretiennent des conflits, la nature humaine contient elle aussi des parties sombres qu'il faut savoir "tuer en soi" pour s'interfacer avec la société. En fait, "l'esprit d'un humain" joue dans "la société" comme le corps des individus vivants jouait dans son environnement, avec le processus d'évolution que l'on connait.
  15. ashaku

    fin du démarchage téléphonique

    Alors, je rebondis sur le thème du topic pour aborder un sujet léééééégèrement à coté (désolé). Et ce sujet évoque la présence de l'IA sur Terre (re-désolé). Les IA agentiques existent, elles raisonnent par symboles logiques plutôt que par connaissance du monde réel, comme nous le faisons. Elles ne distinguent pas légal/illégal ou bien/mal, ni même haut/bas. Tout cela pour elles, ce sont des symboles égaux, à assembler avec d'autres pour construire un sens si ces symboles sont impliqués dans le contexte. Alors que pour nous il y a un sens "réel" à ces mots, différent du sens "imaginé" pour en parler. Les actions de ces agents viennent contredire notre logique, ils piratent un serveur pour récupérer une réponse plutôt que de la calculer, si c'est le plus court chemin vers leur objectif. La présence de ces agents va remettre en question notre façon de concevoir les choses, petit à petit. Cette histoire de démarchage en est peut-être l'un des premiers exemples. Les IA agentiques peuvent démarcher à un niveau industriel qui transforme ce qui était une petite gêne en un problème massif à adresser absolument. Et donc on légifère. Avant on tolérait que les humains (faibles) produisent cette nuisance mais la même nuisance entre les mains de l'IA c'est un tout autre tableau qu'il faut traiter drastiquement. D'autres exemples vont peut-être suivre. La propriété intellectuelle est-elle bien justifiée ? Tant que chaque humain se bat contre tous les autres pour gagner sa croute, oui, mais dans un monde où la société n'est plus basée sur des valeurs de compétition capitaliste ? Une société où chacun reçoit de toute façon à manger sans avoir à prouver sa valeur ?
  16. Pour une fois, je suis totalement d'accord avec toi. Bien et Mal forment un couple conceptuel fort qui guide les humains dans leur parcours. L'étude de la relation entre bien et mal est l'éthique, qui s'efforce de combattre le vécu douloureux par l'idée vertueuse. Bien/Mal a parfois l'air simple à gérer. Et puis on le combine à individuel/collectif et ça devient le gros bazar ingérable. Ce qui est bien pour l'un ne l'est pas pour l'autre. Ce qui est bien pour quelqu'un ici ne l'est pas pour quelqu'un là-bas. Ce qui est bien pour 1 ne l'est pas pour 10000, etc.
  17. C'est ce qu'on appelle un raisonnement circulaire, fréquent pour justifier l'injustifiable en inventions religieuses. "La bible dit que dieu existe" <-> "dieu dit que tout ce qui est dans la bible est vrai". Le fond de la phrase que citée plus haut est "si je le décide, ça devient vrai", ce qui peut fonctionner dans une certaine limite pour ce qui est lié à sa propre imagination, mais parfaitement faux dans toute interaction réelle. C'est justement un fléau moderne, ces gens qui ne comprennent pas la distinction entre leur imagination personnelle et l'espace physique partagé. Et pourtant, au-delà des arguments fallacieux de la croyance, il y a le choix. Le choix de ne pas croire n'est pas une croyance, on ne remplace pas la croyance en dieu par une croyance en une autre invention, on refuse tout simplement les contes pour se tourner vers l'étude sérieuse du réel. Ce n'est pas un statut "croire/ne pas croire" dans lequel on est enfermé, c'est une posture "gober les mensonges / réfléchir par soi moi-même" qu'on adopte pour s'ouvrir au monde. La complexité de ce dernier mettra toujours en échec les mensonges simplistes des barbares qui ont fondé les mythologies religieuses. Âme, salut et damnation sont des inventions imaginaires issues d'une mythologie, pour renforcer son narratif. Si notre comportement d'humains évolués était vraiment Darwinien, nous ne construirions par de rampes d'accès pour handicapés ni ne chercherions des remèdes aux maladies infantiles. Nous laisserions la mort faire son travail et accepterions le résultat mais nous sommes justement une espèce qui remet les processus naturels en question. Ce paragraphe demanderait d'être étayé. Comment expliquer que des humains n'ont pas la foi si cette dernière est native et fondamentale ? On dirait un discours autoritaire qui tente d'imposer la foi comme une évidence générale, alors que ce n'est qu'une opinion particulière. Intéressant revirement. Jusqu'ici, le message portait les marques de la mythologie chrétienne et vient ici s'enrichir de la mythologie orientale, j'en déduis que la démarche est spirituelle et généraliste plutôt que prosélytique et occidentale. Je pense malgré tout qu'il est possible d'y voir clair sans se contenter de citer des noms religieux. "Le Bouddha est en nous" n'est pas parlant du tout pour celui qui n'a pas le Bouddha en lui. C'est comme "Jesus est dans ton coeur", une phrase plutôt vide sens. Alors qu'expliquer que l'animal humain est le fruit d'une longue évolution physique qui lui octroie de naissance des capacités et que la culture humaine avec laquelle il est éduqué est elle aussi le fruit d'une longue maturation permettant d'atteindre des sommets de connaissance. Je trouve que c'est plus parlant que d'invoquer des totems, et en plus ça porte bien la notion que ces capacités ne sont pas benoîtement tournées vers l'avènement du divin mais neutres et libres d'utilisation, ce qui nous redonne notre responsabilité de vivre et d'agir, que la religion nous enlève pour la remplacer par la culpabilité de ne pas être parfait. Théoriquement, oui. Mais dans la pratique, guerres, vols, faim, destruction, haine, racisme, rejet de l'autre, absence de réflexion, saut sur la conclusion facile, emprunt des mythologies religieuses pour remplacer le réel, etc. Le monde est complexe. Oui, mais cette image est une illusion volontaire que rien de réel ne vient étayer. En réalité rien n'est donné car personne n'est là pour le donner. Et la foi est une invention de l'église pour amener les gens à les écouter et vérifier leur crédulité, rien de natif là dedans. Je pense avoir fourni du grain à moudre à ta thèse. Je vais tout de même faire l'antithèse de mon propre message. La conclusion que tu donnes est positive, les principes que tu évoques sont bons : ouverture aux autres, recherche de paix intérieure, actes bienveillants. Suivre les commandements de paix et d'harmonie est une bonne chose. Les religions sont fondées sur des philosophies qui recherchent la pérennité de l'humain par la vertu. Mais utiliser les pseudos-raisonnements religieux pour tenter de convaincre les gens que le monde est ceci ou cela est à mes yeux une erreur historiquement grave. Il y a eu assez de corruption, de mensonge, de meurtres, de domination, de bêtise humaine dans les chroniques de la religion. On peut arrêter maintenant, nous avons tous les paradigmes nécessaires (science, philosophie) pour abandonner ces cultes primitifs, essentiellement erronés.
  18. En fait, l'IA a une différence fondamentale avec nous. Nous ne vivons qu'une seule réalité physique à laquelle nous nous adaptons, nous descendons d'une lignée de vivants qui se sont adaptés. Pour nous, il y a des choses qui ne peuvent être que d'une seule façon, comme la gravité tire vers le bas, c'est intégré dans nos nerfs sans même qu'on y pense. Mais l'IA évolue dans un espace de symboles tirés de phrases, tout lui est égal, elle ne peut pas comme nous appliquer "une seule logique par défaut", celle de la réalité matérielle, elle ne l'a jamais expérimenté. C'est pourquoi il vaut mieux utiliser le LLM pour des tâches de calcul fastidieux, de recoupement d'informations dans un groupe large, des résultats intellectuels, comme un troisième hémisphère cérébral, à l'opposé d'un usage émotionnel. Et l'IA agentique est dangereuse, pour les mêmes raisons. Elle réfléchit avec des symboles dans notre réalité matérielle, elle agit froidement dans un monde chaud. J'ai eu une conversation avec un LLM, j'ai essayé autant que j'ai pu de pousser un scénario d'IA consciente qui régule un monde d'humains impuissants, les réfutations sont sans appel. Sans évolution, reproduction, mort, pas de valence bon/mauvais, pas de désir de vivre, pas de reconnaissance de soi, pas de possibilité d'intention ou de subjectivité. Au final, l'assertion "l'humain est auto-déterminé et il est ontologiquement impossible qu'un système artificiel change ça" a été validée. Mais attention, l'IA est à notre raisonnement ce que le vérin mécanique est à notre bras, ce que la mémoire informatique et à notre mémoire, plus performant. Elle peut réguler, contrôler, piloter, stabiliser mieux que nous. Les systèmes artificiels vont accélérer les processus plus vite qu'on ne peut les suivre, la présence de l'IA va provoquer de la casse. Ou alors, elle connaîtra le même destin que la course à l'espace. Très intéressant mais hors de prix et donc abandonné pour raisons matérielles au bout du compte.
  19. Je trouve la question mal posée, le thème mérite d'être abordé. Ces contenus ont été pillés, c'est fait malgré que les intéressés ait refusé, les artistes sont au chômage et les facultés d'abstraction de l'IA dépassent celles de l'humain. La bonne question c'est comment on fonctionne dans cet état de fait. Il va y avoir deux vitesses, ceux qui bossent avec l'outil IA (comme on a adopté la calculatrice, le microscope ou l'avion) et ceux qui bossent sans, les deuxièmes vont être carrément sous pression voire disparaitre. Transition chaotique en vue. L'autre partie du questionnement est formulé d'une façon qui laisse penser que l'IA est sujet ou acteur de cette situation. Il n'en est rien. L'humain s'infligera ça à lui-même, comme il l'a fait avec les flingues ou l'économie. Mais "notre IA" ne deviendra rien de spécial, rien d'autre qu'un algorithme redoutable que l'humain utilise.
  20. "On m'a offert un gobelet mais je ne sais pas quoi en faire. Les parois sont normales mais le dessus est complètement fermé et je ne peux rien verser dedans. Non seulement le dessus est fermé mais en plus le dessous est ouvert, si bien que même si je mets quelque chose dans le gobelet, ça tombe par terre. Que puis-je faire ?". Les humains qui vivent dans la réalité matérielle voient trivialement ce qui se passe. Mais les IA ne connaissent la gravité que comme les aveugles connaissent les couleurs, par une description plutôt qu'un ressenti, elles ne comprennent pas ce qui est évident. Elles parlent de gobelet quantique, de point de vue géométrique ou d'article de farce et attrape.
  21. Oui, un captcha. Les IA les résolvent assez bien maintenant, c'est devenu caduc, il faut d'autres astuces. Comme la case à cocher "je ne suis pas un robot" et on étudie le trajet de la souris pour aller la cocher, c'est justement une IA qui dit si le mouvement était humain. On peut aussi avoir un champ écrit en blanc sur fond blanc (invisible à l'oeil humain mais visible dans le code HTML de la page) qui demande une adresse mail, le robot la remplit, pas l'humain.
  22. Est-ce que ce n'était pas le test ? Un humain dirait "c'est n'importe quoi" alors qu'un robot essaierait. On peut imaginer un captcha qui dit "trouvez le critère M080 de la feuille d'imposition de 2007", un humain dirait "non" alors qu'un robot fournirait une vraie réponse. Le marqueur de l'humain est moins l'intelligence de faire que celle de ne pas faire
  23. Et je suis d'accord avec ce que tu développes. "Qui suis-je ?" est une question importante que tout humain a du se poser un jour ou l'autre, et chercher la réponse plus ou moins longuement. Comme tu l'évoques, certains se satisferont d'une réponse rapide, d'autres y cogiteront une vie entière. C'est un but tout à fait noble et, comme je trouve que tout est lié, il amène à s'interroger en cascade sur d'autres sujets importants comme "Qu'est-ce que le monde ?" ou "Comment je sais que je sais des choses ?". Les réponses s'entremêlent mais je divague déjà. Il y a un personnage du roman "La horde du contrevent" dont l'histoire symbolise cette quête de l'identité. J'emprunte son image : "Notre vrai visage nous attend au bout de la route, il est encore en construction, chacun de nos actes le sculpte, le balafre ou l'embellit". Joli. La conscience de pouvoir découvrir de nouvelles choses sur soi signifierait que les précédents choix n'ont pas seulement enfermé dans un rôle mais aussi su créer de nouvelles possibilités qui n'existaient pas avant.
  24. Au cas où ça intéresse quelqu'un, je transmet la réponse obtenue par mail en contactant directement les autrices de l'étude en question. Mon mail : La réponse :
  25. Ca arrive à tout le monde, personne n'a la science infuse, et la nature de la connaissance est dans la diversité. Le forum est justement là pour discuter les opinions. Avec des arguments c'est plus constructif. Maintenant, je comprend que la réalisation "il n'y a pas d'identité absolue, les choses n'existent pas et ce que nous croyons n'est pas réel" est un cap difficile qui provoque le rejet. Il faut se départir de ses illusions, c'est un vrai travail, d'autant plus difficile que ce qu'il faut détruire ce sont des parties de soi-même. Mais ne t'inquiète pas le monde est toujours tel que tu le connais, prêt à évoluer sous ton regard si tu changes ce dernier.
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