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Engardin

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Tout ce qui a été posté par Engardin

  1. Ne m'en parle pas ! C'est un de mes grands déshonneurs ! Dans une école anglaise j'accompagnais des gamins du village qui étaient de vraies branquignoles, de vrais provençaux ! et je me suis retrouvé tout seul à tirer contre une classe entière d'anglais avec leur professeur : J'ai tenu tant que j'ai pu, j'ai même labouré le gazon, mais tout seul... j'ai été emporté inexorablement ! J'ai été lamentable !
  2. Je tombe sur ce vase grec qui m'amuse trop ! Il m'a fait penser au Vieux Cyrano de Bergerac qui baratine la belle Roxane sous sa fenêtre ! Détail: Cratère en forme de cloche de Paestum attribué à Astéas Zeus fait la cour à Alcmène, aidé en cela par Hermès. D’après le mythe, Zeus fit la cour à Alcmène en prenant l’aspect de son époux Amphitryon. Il fit ralentir le temps de façon à ce qu’une nuit dure le temps de trois nuits. Héraclès allait naître de sa rencontre avec la divinité. Le monde théâtral italiote inspire fortement la production des céramographes de Campanie. Les coiffures grotesques des acteurs comiques représentés ici, avec des gonflements postiches du ventre et des fesses, sont typiques du goût populaire de la comédie de la Grande Grèce, dite jeu de Phlýax (des Phlýakes, personnages du cortège dionysiaque, à l’origine démons de la végétation), très à la mode entre le IVe et le IIIe siècle av. J.-C. Ici, la parodie et la caricature n’épargnent pas les dieux de l’Olympe. Hermès, avec son caducée, tient une lampe pour donner de la lumière à Zeus qui cherche à son tour de déposer un escalier. Il le transporte de manière gauche et sa tête couronnée s’enchevêtre même parmi les pieux. Zeus se dirige vers la fenêtre où apparaît Alcmène, qui pose son regard sur celui qui l’aime en tenant les mains posées sur l’appui de fenêtre. Ce cratère est attribué à Astéas, peintre de Paestum, actif vers 360-330 av. J.-C. et on le considère un des vases les plus raffinés non signés de sa production. Des histoires totalement différentes et visuellement, au coup d'œil, c'est la même chose ! Quand on voit Zeus caricaturé ridicule, en "barboteuse" qui s'enchevêtre dans son échelle, alors qu'il était le Super Dieu officiel... On se dit que quand même, mince on n'avance pas vraiment en ligne droite !... (Pour ne parler que de la retentissante Cène des J-O !) Si on peut même plus rigoler des dieux !... On peut aussi penser à Roméo et Juliette...
  3. Tu as raison ! je me suis emballé sur la sartan !!! Sur la poêle à frire française ! Des patelles antiques, j'en ai aussi fait quelques fois ! En fait leur descendant "contemporain" (si on peut dire d'une poterie qu'elle est contemporaine !) à non avis, c'est le plat à gratin ! Et ça c'est MES plats à gratin :
  4. Excellent ! Mais alors l'intentionnalité obligatoire, indiscutable et nécessaire (à l'origine du fait d'ouvrir la bouche !) peut ne rien avoir avec le sens (intelligible) du discours et n'être qu'une affirmation (névrotique inconsciente, purement égocentrique ) de soi ! Pratiquement, on sort du domaine proprement dit du langage... Et le langage devient alors un coup de poing ! Et c'est une cause (une origine) du discours bien réelle, exacte, ce besoin de donner un coup de poing !
  5. "Tout acte de langage - verbal - est précédé d'une intention, ce qui effectivement n'est pas hasardeux ou irrationnel ou sorti de nulle part..." Je crois que ça n'est pas si sûr. Il y a des paroles qui s'emballent d'elles mêmes. On les qualifie de logorrhées. Il me semble qu'on est totalement en dehors du rationnel là. Il y a une cause sans doute, mais qui risque d'être vraiment inconsciente. On parle alors non pas pour dire quelque chose de particulier ou de raisonnable mais pour s'affirmer. Mine de rien la parole est alors une expression de la violence. J'exagère mais il y a de ça... La fonction de cette parole est de noyer l'autre ! Exemple ? les "jeunes louves du macronisme" utilisent souvent cette violence !" . On assiste souvent à ces duels de paroles ! Ce que est dit alors est moins important que la rapidité ou l'autorité avec laquelle ce qui est dit est dit. Il ne s'agit plus de convaincre ni de persuader mais d'empêcher l'autre d'en placer une ! Depuis l'enfance, cette parole facile et rapide (quasi automatique) me semble souvent être un attribut plutôt féminin... disons plus souvent féminin... . Les garçons sont plus balourds à ce niveau... Depuis je me rattrape : qu'est-ce que je suis bavard !
  6. En te (re)lisant il m'est venu une idée. C'est toujours intéressant ce que tu dis. mais tu pars peut-être d'un principe qui n'est pas forcément exact... Au sujet de l'émotion. Pour toi l'émotion "est du côté" du corps, toujours. Et non de l'esprit. Je n'en suis pas très sûr. Ou alors il y aurait peut être lieu de distinguer deux types ou deux volets de l'émotion. Une émotion réflexe, instinctive, animale ou balbutiante, le formatage premier ou primaire de l'émotion, ses mécanismes encire très corporels. l'exemple type est la peur. qui ne demande pas la permission à l'esprit. C'est un sursaut fulgurant du corps. Je pense à l'adrénaline ! Et puis un autre type d'émotion, à mon avis bien plus construit, bien plus intellectuel et donc certainement (à mon avis) du côté de l'esprit. Et construite dans ou par l'esprit. je pense -rapidement- à la nostalgie. (à la dépression ?) Sans doute l'effet, le résultat et le mécanisme peuvent être encore corporels, mais la construction me semble largement intellectuelle, imaginaire. Voilà mon idée. Tiens, là c'est toi qui opposes, sépares l'esprit du corps !
  7. J'ai un copain chimiste qui avait passé son doctorat avec succès... Il était venu me voir tout rayonnant : "Manu, je suis TOUBIB !" Et quand on a eu l'épidémie COVID, il n'a pas manqué de conseiller tous ceux qui lui en parlaient : Normal puisqu'il était Toubib...
  8. En espagnol : Sarten, en latin : Sartago ! Et en provençal : Sartan... je n'ai toujours pas compris où le français est allé pêcher ce "poêle" ! Plutôt de préférence pour ceux --ou celles ? -- qui l'utilisent le plus ?... Ou l'utilisaient ?
  9. D'abord J'étais à Vallauris... Et je devais rentrer chez moi, ici. A la Roque. Plus de 100 kilomètres... Or mon seul moyen de locomotion c'était mon Solex ! Il va de soi que je devais donc faire le plein d'essence. Comme vous le savez sans doute, le moteur du Solex est à deux temps... C'est donc du "mélange" qu'il lui faut. 4% pour le Solex en principe. Mais là dans cette histoire, ce n'était que 3%. Ce que j'ai demandé au pompiste. Il m'a répondu qu'il valait mieux y mettre seulement du 2,5%. -- Il sera plus nerveux qu'il a ajouté ! Moi, vous savez, je fait confiance aux professionnels : va donc pour du 2,5% ! En outre il me faut préciser que j'était particulièrement chargé et encombré pour un voyage à Solex. La guitare dans son gros étui noir en dur, plus deux gros bidons jaunes. (Que je savais même pas ce qu'ils contenaient) plus quelques autres bricoles.... Je risquais donc d'être un peu en retard... "Il faut que j'avertisse à la maison pour ce retard" Pensé-je. J'ai alors avisé une bonne femme là haut sur la façade d'un immeuble qui regardait par la fenêtre. --Vous pouvez appeler chez moi ? Je vous donne le numéro !" Et j'ai hurlé : -- 19, 18, 17, 16... " Mais là j'ai été malin et je me suis dit qu'il ne fallait pas que tout le monde entende le dernier numéro afin que mon intimité soit garantie ... Je me suis donc élevé tranquillement dans les air en battant des bras... Arrivé à la hauteur de la fenêtre je me suis penché vers la bonne femme pour lui glisser le dernier numéro incognito à l'oreille, mais c'est elle qui m'a devancé : -- 15 ! -- Comment vous avez fait pour savoir ? -- C'est tout les gens en bas dans la cour qui ont hurlé "15", je n'ai fait que suivre le mouvement ! Ca c'est bien le problème de notre époque ! Tout le monde sait tout sur tout le monde ! Tenez, pas plus tard que hier les impôts m'avertissent : "Prenez grade aux arnaques... etc. etc." ! M'enfin ! C'est pas à eux ? C'est pas à l'Etat de faire le ménage ?!!!... Passons ! Je suis donc parti. Pour ceux qui connaissent, il fallait commencer par une montée assez raide. pas question de la monter à Solex. Je devais me contenter de le tenir à la main jusqu'en haut... Et vous vous souvenez combien j'étais chargé : la guitare, les bidons... si bien que quand je suis arrivé en haut de la montée, au moment d'enfourcher la Solex, je me suis rendu compte que j'avais tout simplement... Oublié le Solex ! En bas ! Mais où ? Contraint et forcé je suis alors redescendu en ville. Le premier bar où on m'avait indiqué la Station Service était fermé. A la station service il m'ont dit que mon Solex n'était pas là. Il était donc dans le bar précédent ?! Forcément. Il me fallait dès lors attendre le lendemain pour le récupérer. Et donc trouver un endroit où dormir... Mais j'ai eu la bonne idée : La "Confrérie des Potiers" ! (Puisque j'étais à Vallauris !) J'ai donc remonté la rue de derrière, celle qui est parallèle à la Grand Rue des magasin, mais sur laquelle s'ouvrent non pas ces magasin, mais les ateliers... et pardi ! Dès les premier mètres un atelier était ouvert. Les potiers, (une bande de jeunes) finissaient leur travail et s'apprêtaient à fermer... -- Vous ne pourriez pas m'héberger pour la nuit ? Je suis aussi potier comme vous ! -- Mais quel Genre de poteries vous faites ?... Par... TREMPAGE ?... Par... Et là la discussion s'est un peu perdue dans des considérations techniques qui n'avaient pas lieu d'être... J'étais de plus en plus épuisé ! Et une douleur sur le côté... Terrible. Chacun voit midi à sa porte, et là vu qu'on s'approchait de minuit c'était pour moi de plus en plus difficile ! Bref j'étais sur les genoux. Je m'affaissais ! Tant et si bien que je me réveillais ! Avec un mal au côté terrible. A la hanche. -- Mais je n'ai jamais eu mal là me surpris-je !... ... Et à mieux y réfléchir je n'y ai toujours pas mal du tout !" Comment une douleur que je n'ai pas, une douleur seulement imaginaire peut-elle me réveiller ? Constatation qui me rendormit. ... Cette fois, je venais de passer mon examen à la "Faculté" (de Médecine, bien sûr !) Et avec Brio ! 21 sur 20 ! Ce qui n'est pas courant. quand bien même l'examinateur se trouvait être mon oncle Marcel, Mineur de Fond dans le civil... Encore fallait-il que je sache le pourquoi de cette belle réussite. Aussi tôt dit aussi tôt fait ! Au bas de mon diplôme une note précisait la raison de ma note : "A inventé une maladie qui n'existe pas !" -- Me v'là TOUBIB !
  10. Il m'en vient deux là d'insultes conjugales possibles : -- Counas ! = (Gros con !) -- Vieilho sartan ! = Vieille poêle !
  11. Merci ! Tu me fais remarquer ça ! C'est vrai que la phrase "les morts sont morts n'en parlons plus" (en provençal) revenait sans cesse... Et pourtant qu'est-ce qu'ils en parlaient des morts ! C'est comme ça que ceux que je n'ai jamais connus, je les connais parfaitement ! Et leurs "phrases historiques" 100 fois répétées sont devenues des références... Mon arrière grand père, "l'Inventeur" quand il a vu son premier moteur à explosion : "Coumo va qué li aï pas sounjat ?" ("Comment ça se fait que j'y ai pas pensé ?!"...) Une grand' tante à qui mon grand père reprochait d'avoir la cuisse légère : "Moun cuou es miou n'èn faou cé qué vouèli !" (Mon cul est mien j'en fais ce que j'en veux !!") Ou mon arrière grand mère découvrant un copain sénégalais que mon grand père qui revenait en permission (de l'Armée) avait emmené chez eux : "Boudiou ! Aquo tant négré !" ("Mon Dieu ! ça si noir !")... J'en trouverais des dizaines de répliques comme ça ! Petits on avait l'impression de vivre dans une légende...
  12. Lisez donc directement en bleu si vous n'entravez rien au provençal ! Lei moarts soun moarts n'èn parlam plus ! (Les morts sont morts n'en parlons plus !) Aqui cé qué si dihié a l'houstaou. C'est ce qui se disait chez nous... E bê noun ! Justamènt n'èn parlam ! Eh bien si ! justement parlons-en ! Lei moarts... Les morts... Sabi pas perqué mai n'a toujou maï ! Je ne sais pas pourquoi il y en a de plus en plus ! Ier aou magasin a passat un noumat Tomas... Hier au magasin il est passé un dénommé Thomas... M'a démandat : "mi récounoeissès ?" Il m'a demandé "Tu me reconnais ?" Li ai respoundut qué oc. Je lui ai répondu oui Maï sabiou plus trooup dé mounté... Mais je ne savais plus trop de où !... Mouco m'a dich : Alors il m'a dit : "Quand siou passat sus la routo mi siou dich faou qué li va digui : ..." Quand je suis passé sur la route je me suis dit : il faut que je le lui dise :.... "B. es moart vénèm de l'énterrar !" "B. est mort je reviens de son enterrement !" Per lou coop l'ai bèn rémis : Toumas ! Pour le coup je l'ai bien reconnu : Thomas ! Tomas, B. e toutei leis aoutrés daou coulègé... Thomas, B. et tous les autres du collège... B. , èou ero ün tron de l'er, ün originaou, ün "escaoufestré" permanènt. B. lui, était un furieux, un original, Un happening permanent. Ero "trooup" é dé longo ! Il était toujours trop ! Pas marrit maï espéciaou ! Pas mauvais mais spécial ! Un eïsemplé ? Un exemple ? Aou "dortoir" ben instalat sus soun lièch émé lou cuou en l'er Au dortoir, bien installé sur son lit avec le cul en l'air Pétéjavo ! émé un autré qué ténié "davan" un briquet alumat Il pétait ! Pendant qu'un autre tenait "devant" un briquet allumé Per veïré sé lou gaz brulavo ! Pour voir si le gaz brûlait... Réprésènta' vous l'espeitaclé ! Représentez vous le spectacle ! .... .... Aqui aï réalisat qué lou Toumas ero déja passat quaouquei coups èici... Là j'ai réalisé que le Thomas il était déjà passé quelque fois ici... Sabié cu ero eïci é cu èri !... Il savait qui était ici qui et j'étais !... Maï lou B. Pas jamaïs ! Mais le B. absolument jamais ! Sabiou cé qu'ero dévèngut mais despuèis sésènte ans, Je savais ce qu'il était devenu mais depuis soixante ans Despuèis lou Bac, Depuis le Bac, Rèn ! Rien ! E duvié bèn sacher mouté eri, iéu ... Et il devait bien savoir où j'étais, moi... Estènt qu'ai un magasïn douarbit de longo... Vu que j'ai un magasin et donc pignon sur rue... A pas maï de sieis kiloumètres dé mounté restavo A seulement six kilomètres d'où il habitait... Fau dihé qué Toumas, coumo iéou, Il faut dire que Thomas comme moi Eriam pas dé trons dé l'èr, pas d'originaous. Nous n'étions pas des furieux (des tonnerres de l'air) , pas des originaux... Nous métièn souto un capèou e plus dégun èntèndié parlas de naoutrés ! On nous mettait sous un chapeau et plus personne n'entendait parler de nous ! Maï s'intéressaviam au moundé, aïs gens a l'èntourn de naoutrés... Mais nous nous intéressions au monde, aux gens autour de nous... N'èn eriam leï espectatours atèntious! On en était les spectateurs attentifs ! Naoutrés "lei pichouns, lei sènso gradé " es naoutrés lei tésoouriers dei cavos... Nous, "les petits les sans grade", c'est nous les comptables des choses... Es Naoutrés qué plouram la moart de B. ... C'est nous qui pleurons la mort de B. ... M'a fach péno... ça m'a fait de la peine... Je ne sais pas pourquoi ça m'est venu de vous raconter tout ça en provençal. J'ai l'impression que c'est plus vrai, plus solide, plus simple et plus profond comme ça...
  13. J'abonde dans ton sens... en ce sens () que l'important ou le premier pas à franchir pour le langage c'est la volonté de communiquer. On dit souvent que les singes par exemple ne peuvent pas parler parce que leur larynx, les cordes vocales sont comme ci ou comme ça. Ce n'est pas le problème je crois ! C'est la volonté de parler qui prime. J'ai un exemple, mon père qui avait été opéré. On lui avait enlevé le larynx. Il ne pouvait plus logiquement, physiquement parler puisqu'il n'avait plus de cordes vocales... Mais il était intelligent et possédait incontestablement (comment dire ?) cette "intelligence du corps"... Eh bien au bout d'un an, il parlais normalement en faisant vibrer l'œsophage. On connait ce principe. mais chez lui c'était assez invraisemblable. Maintenant pour les rapports entre inconscient et conscient dans la formation de cette volonté de communiquer ?... Il me vient l'idée que c'est un développement de l'inconscient et du conscient et donc l'enrichissement des rapports entre des deux entre eux qui pourrait la forger... Je vois les animaux... Ils ont une volonté aussi. Et un certain besoin de communiquer. Et ils y arrivent ! Mais ils communiquent des choses très simples qui touchent à leur vie; à leurs besoins mêmes... C'est la complexité des choses à communiquer qui pousse vers un langage complexe. Dans tous les cas une... nécessité. Vitale pour commencer... Le commencement du langage est... instinctif ! Ca doit sortir tout seul ! Il faut ensuite apprivoiser les "commandes" et les rendre volontaires. (Etablir de nouveaux circuits, de nouvelles lignes de commande neuronales ? Je parle au cours de l'évolution. Pour que l'animal -nous- décide de parler.) Dans un certain sens, le langage est "économique" -en énergie- par rapport à la possibilité de mimer son désir ou son besoin ? Le chat ou le chien qui veulent sortir, quand ils veulent sortir (car cette volonté ils l'ont) une fois qu'ils ont réussi à capter ton attention, se dirigent vers la porte puis te regardent pour voir si tu as compris. Tous les éléments du langage sont là ! Sauf le langage !!! La petite chienne vient me gratter la jambe, pour attirer mon attention, puis fait même "ouaf ! ouaf" : un pas de plus vers le langage ! Pour en revenir au sujet, tout cet enchaînement est parfaitement rationnel à tous les niveaux jusqu'à ce que j'ouvre la porte.... Du coup je me demande si nous nous n'avons pas développé énormément le langage parlé pour justement qu'il puisse s'ouvrir sur l'irrationnel, sur l'incontrôlable, sur l'inconscient et permette à cet inconscient de s'exprimer "à notre raison défendante" ? Bon d'accord, il se trouve que c'est l'évolution qui nous a permis de développer le langage et non pas nous qui voulions faire "sortie" l'inconscient. Mais IL SE TROUVE qu'en se développant, le langage permet aussi à cet inconscient de s'exprimer. On pense par exemple pour rester simple, et c'est presque un pont aux ânes aux "lapsus révélateurs". Quand la complexité se développe (notre langage) on en arrive nécessairement à ne pas tout maîtriser. Il serait intéressant d'étudier globalement et comparativement les complexités des langues dans leurs évolutions... Le latin était-il plus complexe que le français ? l'anglais est-il plus simple que le français ? Et quid du sumérien ?
  14. Engardin

    Philosophons

    On peut aussi penser qu'il existe deux modes d'exister opposés. Un mode essentiellement "positif" comme celui que tu décris : "soleil me voici !" En accord avec ce qui nous entoure. Et un autre plutôt négatif qui fait exister comme en réaction, en s'opposant... Tu dis "se battre pour exister". Les deux semblent aussi largement imaginaires, construits, inventés mais dénotent des comportements, des façons d'être au monde opposées... Est-ce qu'on les choisit ou sont-ils le résultat de notre passé, de notre vécu, de notre "construction"? Peut-être que pour chacun, même si l'on peut passer parfois de l'un à l'autre il existe un mode d'être (un des deux) privilégier. Qui nous séduit mieux... Plus souvent qui marque ou représente mieux notre personnalité. Tu parlais de la colère qui te motivait (Parfois). Ou c'est la colère qui nous pousse ou c'est... comment définir ? Un enthousiasme ?... Si l'on tente de se juger soi-même, je dirais que pour moi, parfois c'est l'un parfois l'autre. Mais que la colère s'efface en général pour laisser la place à l'enthousiasme. La colère en tant que telle (si elle reste colère) est-elle constructrice ? La colère dénote (c'est incontestable) un "pic" d'énergie ! Il y aurait alors lieu d'utiliser cette énergie à bon escient ?
  15. Si peu ! Tu as tellement besoin d'être exceptionnel... Et surtout de le dire... Mais tu as peut-être raison. A force de le dire, tu trouveras toujours quelques uns qui te croiront. Perso, je compte surtout sur ce que je fais pour devenir plus que ce que je suis, pour "m'améliorer"... Pour me prouver que je vaux quelque chose... Mais c'est plus long... Plus incertain. C'est dans le réel qui pardonne peu. Et si la réussite y est parfois manifeste, l'échec y est toujours flagrant... Là, il ne suffit pas de dire.
  16. Engardin

    De l'existence de Dieu

    Dieu est un virus de l'esprit mais je ne sais pas comment vous en guérir...
  17. Evitons de généraliser... Bien le bonjour Hélène et Maurice ! @Ambre Agorn @Enchantant "Nous ne voulons pas entrer dans le réel pour pouvoir continuer à faire des transferts. " C'est une théorie ou une interprétation qui se veut subtile. Elle a le mérite de l'originalité. Mais il est possible que ce soit juste ton cas. Ou un cas rare. (Tu resculptes le réel ! ) Le fait assez avéré que peu de gens du forum se rencontre réellement semble signifier plus bêtement que l'anonymat des pseudos leur permette de jouer une sorte de "moi idéal"... dont il pense qu'il tomberait à l'eau suite à une rencontre réelle. Ceux qui n'hésitent pas à se rencontrer en vrai seraient alors ceux qui sont assez... "à la ville comme à la scène" ?!... Autrement dit plutôt cool ou bien dans leur peau ? C'est une hypothèse. Peut-être aussi un peu plus exhibitionnistes ? et les autres plus discrets ? Je me méfie de me/nous donner le beau rôle !
  18. "Nous ne nous parlons pas les uns aux autres nous parlons à des images que nous nous fabriquons." Waouh ! C'est sûr que si moi je crois te parler à toi mais que toi à ce moment là tu es un autre, tu peux en conclure que je parle à un autre ! Mais c'est pas moi qui voulais parler à cet autre (ce qui serait un transfert de ma part) . C'est toi qui voulais être autre. Tu veux que je te dise ce que j'ai pu IMAGINER (parfois ?) à ton sujet ? Parce que ton comportement étrange posait question, il faut le reconnaître... J'ai cru comprendre (puisque tu parles de tes origines, "crevons l'abcès" !) Que ton père était un bon français de France limite catho, (en tout cas c'est ainsi que tu semblais l'avoir identifié.) mais que ta mère était d'origine Russe et Juive. J'ai cru comprendre que tu n'étais pas particulièrement d'accord avec ton père (euphémisme) , mais plutôt avec ta mère. A ce moment là puisque à l'évidence moi j'étais un bon (un authentique) Français de France, et de plus d'un certain âge, tu m'as identifié à ton père... Dès lors tu cherchais à me blesser (le mot est amusant quand on n'est pas concerné !) par transfert (c'est précisément ça le sens du transfert) pour ressentir le plaisir de blesser ton père à travers moi. Mais il fallait que dans ton esprit tu devienne... MON FILS ! Tu te retrouvais donc devoir avoir l'âge de mon fils ! On va dire autour de la cinquantaine, alors que je penses qu'en fait tu dois avoir peu ou prou mon âge, autour des 70 ! Tu vois comme j'essaie de... t'excuser ? Je suis vraiment un chic type c'est ma nature ! Mais c'est comme une histoire de fou ! Mais moi, je suis pas fou ! Je connais bien mes fils et je n'ai jamais pensé que tu sois l'un d'eux ! Ni encore moins que je sois ton père. Puisque pas catho du tout. (Raison pour laquelle tu reviens sans cesse dans TA théorie que puisque Français bien qu'athée, je suis nécessairement chrétien (ou catho) Ce qui te permet de t'opposer A MOI TON PERE ( !) En t'inventant et t'imaginant soit Russe -donc orthodoxe-, soit Juif -donc Juif !-) Bien sûr tout ça ne me concerne pas ! C'est ce que j'ai essayé de reconstruire d'après ton comportement. Je laisse de côté ton leitmotiv assez récurent où il est question de... "saccager l'enfant". Trop lourd pour moi ! Et sans doute trop intime. A toi de voir et d'en prendre conscience. Je te dis quand même que pour moi ce sujet en particulier n'est pas d'une grande importance. Je ne pense pas avoir été saccagé enfant ni avoir saccagé des enfants. Il existe malgré tout des preuves tangibles pour savoir si on a été correct ou pas avec ses enfants, si on a été de "bons parents" : vivent-ils loin ou près de nous ? En d'autres termes ont ils éprouvé le besoin de s'éloigner de nous ?... Le reste c'est du baratin. Mais puisqu'il faut aussi que je parle de moi et de mes motivations, si je viens sur le forum, en premier c'est parce que ça me force, ça m'oblige à écrire. Et à voir la réaction des autres à ce que j'écris. Tout simplement. Et pour voir quand je donne mon point de vue, ce que les autres en pensent. Et ca m'incite à mieux formuler et même approfondir mes idées. Et parfois à apprendre des choses, et à constater, comprendre d'autres points de vue... C'est bête et simple à en pleurer ! A part quelques furieux qui viennent sans doute pour en découdre pour se défouler ; c'est je crois, le cas de la plupart des gens ici. Et aussi pour faire marrer les gens quand je peux... Ca fait trop de/du bien de rire !
  19. Tu t'en tires bien (avec un peu de mauvais foi sans doute ?!) : "C'est pire que moi." Voire !
  20. Pas de mal ! le terrain d'où je tirais ce nom s'appelle "Les Blaquières" !
  21. J'ai fait un caca nerveux parce que @January m'avait fermé un sujet ! JANUARY M'A TUER ! Blaquière
  22. Tu blagues j'espère !
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