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Dorood

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  1. Dorood

    Le Bar de ForumFr

    En voici un : P
  2. DDR, tu as fait réagir LouiseAragon par la peur... tu vois la liberté d'expression et d'opinion dans l'espace publique, ici ça en est un aussi, touche parfois les limites de ce qui peut être acceptable pour l'un et non pour l'autre. Alors tu peux concevoir que tu as pu être limite irrespectueux et si tu le vois pas, t'inquiète dans le coin gauche du miroir rhétorique je t'ai vu t'exprimer comme tu es.
  3. Cela dit mon intervention portait sur l'indécence de vos propos et non sur ce que vous ne dites pas, de ce que vous ne faites pas... Heureusement que la cour ne s'est pas exprimée comme vous au sujet de cette obsession, mais qu'elle est portée l'attention que l'on doit y porter.
  4. Vous en êtes pas moins honorable pour porter de tel propos, je trouve
  5. Dorood

    Mon post rap fr

  6. Dorood

    Deux immeubles s'effondrent à Marseille

    Laurent Mucchielli écrit "A Marseille, une mairie incompétente et un état absent" Les morts de la rue d’Aubagne, ensevelis dans l'effondrement de trois immeubles lundi 5 novembre, ne sont pas les victimes d’un coup du sort et encore moins des « fortes pluies » tombées sur la ville, scandaleuse explication avancée par la municipalité à l'annonce de la catastrophe. Ils sont le bilan tragique des décennies de laisser-faire et d'incurie de la municipalité dirigée par Jean-Claude Gaudin, élu maire (LR) en 1995. Marseille est de longue date une magnifique ville en souffrance. Son prétendu folklore, ses images clichés, ses particularités, sa pauvreté aussi, ont toujours servi d’explications et surtout d’excuses aux responsables politiques comme aux hauts fonctionnaires de l’État.
  7. Dorood

    Deux immeubles s'effondrent à Marseille

    Marseille : à quoi ressemble la vie des 1400 évacués d'urgence et toujours pas relogés ? Évacué une première fois vingt-quatre heures lors de l'écroulement des immeubles de la rue d'Aubagne, ce riverain a pu regagner son domicile quelques jours avant d'en être de nouveau évacué le 9 novembre… C’est le début d’un parcours du combattant qui continue à ce jour. Jeune prof sans le sou, il se retrouve sans possibilité de se reloger. Son témoignage relate tous les murs et obstacles rencontrés de la part des services municipaux, couplage de dédain, de condescendance, de discrimination certaine. Ce témoignage recueilli par Candice Nguyen sera en plusieurs parties. La première se concentre sur le jour de l'évacuation. Témoignage1, vendredi 09 novembre, l'évacuation La seconde raconte l’arrivée à l’hôtel Témoignage2, Marseille Horror Story : Hotel
  8. Dorood

    Deux immeubles s'effondrent à Marseille

    France Culture - Emission Les Pieds sur terre Le drame du logement à Marseille : une aubaine pour qui ? Enquête : depuis l’effondrement de deux immeubles à Marseille en novembre dernier, plus de 1 500 personnes ont été évacuées dans des hôtels. En parallèle, des experts particuliers profitent de cette situation pour faire expertiser les logements vétustes, en vue d'un éventuel rachat.
  9. Dorood

    Deux immeubles s'effondrent à Marseille

    La Provence - Article paru le 17 décembre 2018 Ces textes d'écrivains, de rappeurs et d'historiens prennent un étrange accent prophétique aujourd'hui Observateurs privilégiés d'une ville en perpétuel mouvement, ils ont trempé leur plume dans l'acide pour dénoncer la fracture sociale, la gentrification, la perte d'identité du centre ancien de Marseille. En 2013, la rappeuse Keny Arkana avait même choisi Noailles pour tourner un documentaire de vingt minutes sur la transformation de la ville. L'exploitation de la misère par les marchands de sommeil, les murs qui craquent jusqu'à s'écrouler, la colère du peuple qui gronde jusqu'à exploser, la rupture entre une municipalité et ses administrés, ces écrivains, rappeurs, historiens les ont couchés sur le papier il y a parfois des décennies. Alors depuis l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne, ces écrits exhumés, fictions ou récits appuyés sur la réalité, prennent un étrange accent prophétique. Dans les écrits de Tahar Ben Jelloun, Gilles Ascaride, Keny Arkana, la Fonky Family, Adrien Blès, que nous publions ici, on trouve une "cité de pierre brute et béton écaillé", des "balcons qui nous tombent dessus", des "esprits démolis comme ces murs qu'on a toujours tenus"... Quelques jours après la chute des immeubles, l'historien Jean-Noël Beverini et le socio-linguiste Médéric Gasquet-Cyrus ont livré leur vision tristement poétique de la catastrophe. Car le drame de la rue d'Aubagne a immédiatement traversé la sensibilité poreuse des artistes. On les croise, anonymes auprès des manifestants révoltés, citoyens dans les réunions des collectifs, généreux dans les concerts caritatifs. Valérie Manteau dit user des projecteurs que son prix Renaudot braque sur elle pour "s'en servir de porte-voix" et "aider" les sinistrés de Noailles. Dans l'urgence de la crise, des photographes, vidéastes, peintres, chanteurs et écrivains immortalisent déjà à travers leur art, la souffrance et la rage qui s'emparent du peuple. L'expression artistique pour conjurer le sort. Extrait : "Des murs et des maisons, ils ont fait des décombres" Ces visages ont été dévastés par la main humaine Ces ruines ne sont pas asthme de la terre Ni tremblements des pierres souterraines Ces ruines sont l'ouvrage des hommes Des murs et des maisons ils ont fait des décombres Comme s'entassent les pierres et les portes Les jours s'éloignent des hommes Est-ce la terre ou le ciel qui craquelle sous les bris de verre Ces ruines se sont entassées là comme le soir Juste un bruit sourd et gris comme un matin d'insomnie Marseille n'est plus un port ni une foire foraine Ce n'est plus une place pour les soirs d'été C'est une ombre épaisse et sans faste où l'étranger exile l'étranger. (...) Est-ce une ville qu'on outrage ou est-ce la nuit qui ensevelit ses ruelles souterraines ? Cet homme vend du sable et des mots à peine s'il se souvient de son nom Son pays ce sont ses mains Elles sont lourdes et parfumées de terre Sa maison ce sont ses savates C'étaient les princes de la ville des gitans, des soldats, des résurrections, des pirates sans épée, C'était cela l'ombre de l'exode. Extraits de "Marseille, comme un matin d'insomnie", de Tahar Ben Jelloun, photos de Thierry Ibert, Le Temps parallèle éd., 1986
  10. Dorood

    Deux immeubles s'effondrent à Marseille

    C’est le centre de la ville. Ici, le centre est à la marge : des routes le contournent, les pouvoirs l’ignorent et l’ignorance finit toujours par être criminelle. C’est le centre de la ville, les murs sont sa mémoire, ils sont même sa loi. Ici, chaque immeuble repose sur un autre et lui-même sur un autre ; ainsi jusqu’au dernier. Cette loi fait de cette ville un poing fermé, un corps organiquement composé par son histoire. Alors quand l’un tombe, tous cèdent. Voici pour la loi. Quant à l’ignorance criminelle, elle est doublement coupable : sous les décombres, on finira par retrouver fatalement des corps qu’on comptera pour peu. Ils n’auraient pas dû être là, diront ceux vers qui les micros se tendent ; on leur avait bien dit, ajouteront-ils comme on crache sur un cadavre ; ce serait tant pis pour eux, finiront-ils par lâcher, en comptant non pas les corps, mais les voix qui manquent pour la campagne à venir. Qui dira le nom de ces corps ensevelis ? Ces corps sont l’autre image de la ville, sa réalité de chair. Il manquera toujours la vieille geste des poètes, les tombeaux qu’autrefois on écrivait. Aujourd’hui, les tombeaux de ces corps sont les pierres de la ville, les murs sur lesquels ils avaient adossé leur vie. Un immeuble qui tombe sans cause véritable, ni incendie ni tremblement de terre, mais après quelques pluies et de nombreuses années d’ignorance et de mépris, c’est impensable ; un immeuble qui tombe parce qu’on l’oublie, c’est insensé. Non pas un, mais deux immeubles mêmes, et trois, peut-être dix bientôt, cent, mille, puisque dans cette ville, tout s’élève ensemble, et tombe ensemble. C’est l’autre loi de la ville, impensable, insensée. Peut-être qu’on vivait dans le premier immeuble, parce que lui proposait un toit au lieu de la rue. Peut-être qu’on ne saura jamais qui vivait dans le premier. Peut-être qu’on trouvera un chien là dedans que les pouvoirs prendront pour un homme ou un enfant, ou inversement. Ce sont des jours sales sur lesquels la pluie tombe aussi lourdement qu’un immeuble. Il y a par dessus la tristesse, comme des pierres sur un corps, de la rage. À quelques rues seulement, les mêmes pouvoirs dépensent les milliers jamais consentis ici pour lever des murs : l’ironie est un autre crachat sur les morts. Les murs qu’ils dressent autour de la Plaine, ces mêmes murs jamais posés pour étayer les immeubles effondrés se bâtissent finalement pour la même raison : nettoyer, trier, contrôler les populations. S’ils ont laissé les murs pourrir sur place, c’était peut-être pour mieux faire fuir les hommes, les femmes. Les hommes et les femmes sont restés. Où aller ? Les murs ne tomberont pas. Les murs sont tombés. Et maintenant ? On n’aura même pas eu besoin d’abattre les immeubles, ils ont eux-mêmes offert la place pour les hôtels de standing, les casinos, les parkings, les places larges avec des bancs où il serait impossible de s’allonger – pensez, si un homme avait l’idée d’y dormir, une nuit de désespoir. Dans l’effondrement du soir, il y a une autre leçon. Nous vivons vraiment dans un monde qui s’effondre, et qui produit lui-même les conditions de son effondrement. Les hommes et les femmes sur qui s’effondre ce monde ne réclament ni un poème ni un tombeau, mais qu’on ne leur crache pas dessus comme de leur vivant. Qu’à l’ignorance succède ce que la rage sait parfois lever : l’organisation des colères, le renversement des forces. Ce sont des jours sales, infâmes et qui font honte : que la honte change de camp. Arnaud Maïsetti, article du 06 novembre 2018
  11. Dorood

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