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Engardin

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Tout ce qui a été posté par Engardin

  1. Engardin

    un jour... un poème

    Sur la table de macron il y avait paraît-il un bouquin de Pablo Neruda. (plus un soldat de plomb de Napoléon !). J'avais pas remarqué !... et comme je connaissais pas du tout, j'ai cherché. Il était chilien d'origine mais aimait bien la langue française... Je tombe sur ça qui a été écrit en français: Le Jour se Lève sur la Fontaine des Innocents Cendres sur les toits du matin Lorsque la dernière putain Va se coucher de guerre lasse l.'aube efface d'un jour déteint Les réverbères dans les glaces Les hommes de ciel et de boue Portent à leurs yeux de hiboux La suie et la sueur des paumes Par le square aux dormeurs debout Un instant de fatigue chôme Dans le petit soleil absent Pour qui ce temple renaissant Alexandrie ou Rome Athènes De deux charniers des Innocents Il n'est resté qu'une fontaine Depuis bientôt quatre cents ans Figures qu'on voit l'eau puisant Pourquoi font-elles simulacre D'attendre au puits leurs courtisans Revoici le temps des massacres Paysannes sans horizon À la margelle des maisons Samaritaines idéales Marchandes des quatre saisons Nymphes que hâle l'air des Halles Diront-elles si leurs cœurs sont De pierre comme est le frisson Qui froisse leurs robes de pierre Ces échansonnes sans chanson Sans pleurs sans pluie à leurs pau (peau ?) Ici la rue a goût de sang Où sur des diables les bœufs s'en Vont fleurir l'ombre par centaines Des deux charniers des Innocents Il n'est resté qu'une fontaine Mais de la Saint-Barthélémy Nul n'a gardé mémoire hormis Les longues filles en chemise Qui virent périr leurs amis D'où Jean Goujon les avait mises Étrange tour de nos tourments Il faut bâtir un monument En qui survivent nos batailles Dans le marbre éternellement Et que Paris trouve à sa taille À la taille de ses barreaux À la honte de ses bourreaux Le monument du haut vouloir À la gloire de nos héros À la gloire de notre gloire Arche du ciel Marche d'encens La nuit qui poursuit les passants A l'aurore devient châtaine Des deux charniers des Innocents Il n'est resté qu'une fontaine Arche fontaine ou mausolée Le monument dont j'ai parlé Emprunte aux ailes du martyre Les frémissantes envolées Des Marseillaises quand on tire Il est fait de feu songez-y Et mille salves de fusils Éclairent ses architectures À la terrible poésie De l'échafaud grandeur nature Au cri de France jamais tu Que l'on torture ou que l'on tue A la mort comme à la parade Et jusqu'aux lèvres des statues Je reconnais mes camarades Leur cri sera le plus puissant L'avenir en garde l'accent Parfums perdus haines lointaines Des deux charniers des Innocents Il n'est resté qu'une fontaine. C'est décidé je vais voter Macron !
  2. J'ai écrit ça dans les années... 70... -En français au dessous... LO RACISTO ( ò a cadun sa "còpi"! ) Lei negres, son pas blancs ! lei "Chinoas" an un er de pas li arribar... leis arabes 'no testo a si cochar defoero leis Ameriquèns son de marchands de cròio lei Rússous1, de sauvages leis Anglès... son anglès leis Alemands, espés lei jueis : "vèngue de pié" ! lei Francès son pas rèn e si crèson de mestres, lei babis, de rapians eila sus l'autro ribo dau Ròse son jalóus dins lei despartaments d'a costat vivon como de foeles dins lei autrei cantons sabon pas monte van au vilage d'apres son toteis ensucats... Erosament, l'a nautres ! ...Encar, au quartier bas semblon pas ben ciuclats ni mai au cartier aut e per coeifar lo viage mei vesins son madurs e ma fremo impossiblo... Fin finalo, de ben sus la terro, cu l'a ? Iéu ! 1* 1Prononcer : [jiw] Bellaud de la Bellaudière (XVI ème siècle) écrivait déjà: « you » sans le « e ». 1['KY su] LE RACISTE ( ou à chacun son fait ! ) Les noirs ils sont pas blancs ! Les Chinois, ont un air de pas y arriver les arabes une tête à coucher dehors les Américains, des bouffons ! les Russes, des sauvages ! les Anglais... sont anglais les Allemands, balourds les juifs : pognon et compagnie les Français sont nuls et se prennent pour des maîtres, les ritals, des radins ! là-bas sur l’autre rive du Rhône ils sont jaloux dans les départements voisins ils vivent comme des fous dans les autres cantons Ils ne savent pas où ils vont au village d'après ils sont tous débiles, Heureusement qu’on est là ! ...Encore, au quartier bas ils sont pas bien malins. Au quartier haut, pas mieux et pour couronner le tout1 mes voisins sont tarés et ma femme impossible... Finalement, de bien sur la terre, Qui y a ? Moi ! 1"Couronner le tout" ou en provençal, « coiffer le voyage » ! Une expression paysanne... Quand on rentre sa récolte au village, il convient de mettre les plus beaux produits sur le dessus : on « coiffe » le voyage ! Je me souviens d'avoir écrit ça après la fameuse phrase de Le Pen qui disait préférer ses parents aux voisins, ses voisins à ceux d'un autre village, ceux-là à ceux d'une autre région... etc. Mon "principe moral" étant qu'en dehors de vraiment les parents proches, limite par devoir biologique, si mon voisin est un gros con, je lui préfèrerait Beethoven qui est allemand ou Einstein qui est juif s'il fallait les défendre !... Et pas forcément un français parce qu'il est français. C'est vrai que ça mérite d'être réfléchi...
  3. Engardin

    Lolita..

    Maintenant il faudrait que vous nous dévoiliez quelques uns de ses échanges... On se rendrait mieux compte...
  4. Engardin

    Je viens de comprendre..

    Je vais filer la bonne humeur comme une métaphore. Le hasard parfois nous aide / Je lis ta réponse ai l'écran pour une raison ou une autre était réduit si bien qu'il affichait : Et quand j'arrive au bout de la ligne, je complète machinalement le Cul-de-JATTE ! Une fraction de seconde compte tenu de la phrase qui précédait j'ai pensé : MAIS C'EST IMPOSSIBLE ! Bonne aprèm à toi... T'en fais pas trop...
  5. Engardin

    Je viens de comprendre..

    Avant que tu me botte le cul, je n'avais jamais réfléchi ! MERCI ! E&E est là et la connerie s'en va ! Il faut comprendre que c'est selon l'humeur du moment... Quand t'es furieux et que les autres rigolent, c'est peut-être aussi parce qu'ils préfèreraient te voir rigoler. Après des fois ça tombe à plat... On peut monter sur se grands chevaux ou pas : My kingdom for a smile !
  6. Je connaissais pas ! Je connaissais le "pimpan" une pierre attachée à un ficelle qui pend contre une porte et avec une autre ficelle, on la tire de loin et on fait le "pimpan" ! les gens regardent par la fenêtre et ils ne voient personne ... et on recommence ! je vais essayer ton pimpoou !J'AI L'ARGILE !
  7. Pour le pitchat, certains disaient le "pitchet' je viens de trouver cette signification anglaise : pitch verbe (pitched, pitched) lancer v The baseball player pitched the ball very fast. Le joueur de base-ball a lancé la balle très rapidement. @tison2feu
  8. Engardin

    Je viens de comprendre..

    La vache ! il est énervé, lui ! Donc, relisons le texte qui dit l'essentiel : Tu es douée pour rêver l'amour, tu l'es beaucoup moins pour le vivre. La raison est que les réalités t'ennuient. Surtout quand elles viennent contrarier tes élans. Les deux premières lignes sont cohérentes et vont ensemble, s'expliquent l'une l'autre. Mais la troisième apporte quelque chose de nouveau, une autre idée. Presque a contrario. Des élans hors de la réalité ? Qui ne s'appliquent pas sur elle ? Des élans de rêve seulement ? Pour continuer dans le sens des deux premières lignes. Je lirai alors "quand elles viennent contrarier tes faux élans". Là je suis d'accord ! Je sais un peu ce que cela signifie de préférer le rêve, la fiction (comme une " série télévisée" par exemple) totalement bidon à la réalité vraie que l'on vit. J'ai aussi eu l'occasion de le constater... C'est profondément attristant. Incompréhensible. Quand on sait que le réel est tellement plus fort et plus beau qu'une fiction superficielle et caricaturale... Il faut être amoureux du réel être capable de l'être ! Il s'agit peut-être pour ceux qui en sont "coupables" de se protéger des sentiment trop forts que l'on sait ne pas être capable de maitriser. (Peut-être parce qu'on ne les ressent pas ?) On préfère rester à la surface... des choses.
  9. C'est ça ! C'est pour ça que j'en ai parlé ici. Après on jouait aussi à d'autre jeux, comme le.. Pitchat, le "Peach at" ? C'était un pompon en laine et on y jouait avec les pieds, sur deux camps comme le tennis mais des camps qui faisaient deux mètres carrés chacun ! ou encore à la pelote contre le mur du lycée... c'est plus connu ça, ou quand ils taillaient les platanes, on se faisait des échasses et on marchait avec... à 1 m de hauteur ! les petits devenaient plus grands que les grands !
  10. Peut-être ou peut-être pas. Quand j'écris en français la "pimpé" on le lit ['pEmpe] comme le grec πέμπω et c'est comme ça qu'on le prononçait. alors que le provençal "pimpé" se prononce ['pimpe]... Je dois quand même pas être le seul en France à se souvenir de ce jeu et de ce nom ! On n'a pas dû l'inventer au Lycée Raynouard... à Brignoles ? !!!
  11. Ce qui est sûr c'est qu'en provençal, la... "pampeto" c'est... le pucelage ! et se "pimpa(r)" c'est ce faire belle...
  12. je l'ai envoyé vite car je devais ouvrir le magasin, je suis en train de le relire !
  13. Mis à part ça, maintenant ce serait interdit ce genre de jeu parce que trop dangereux. Ca finirait par un gamin éborgné ! Pourtant je me souviens pas d'avoir vu un seul gamin qui se fasse mal...
  14. Oui, mais tout est dans le geste ! On tape le petit bâton par le bas du grand en... en... en... LEVANT LE COUDE !
  15. le jeu de la... πέμπε J'ai hésité, mais je crois que ce sujet a sa place ici dans... Littérature ! C'est un jeu de potache et on y jouait quand on était en sixième et cinquième. Il me semble bien quand même avoir vu des "grands" y jouer encore... On appelait ça "jouer à la Pimpé" 'Bien sûr avec l'accent tonique sur le "im" ! On y jouait avec des bâtons. Un grand bâton de 80 cm et un plus petit d'une vingtaine. On tenait le grand bâton vertical d'une main par un bout avec la plus grande partie vers le bas et la petite qui dépassait du poing vers le haut. On plaçait le petit en croix (à l'horizontale) sur le bout du grand qui dépassait du poing. Pour lancer le petit bâton, on l'envoyait légèrement en l'air et en levant d'un coup le bras, on le frappait quand il retombait avec le grand côté du grand bâton qu'on relevait d'un coup à l'horizontale devant soi. Je vous ai fait un dessin : C'était un geste classe parce qu'inattendu ! Un geste de spécialiste ! Après le reste du jeu c'était comme le baseball (dont on n'avait jamais entendu parler) ! L'équipe adverse essayait d'attraper le petit bâton au vol s'ils y arrivaient le lanceur était éliminé si non un joueur de l'équipe du lanceur commençait à tourner de plot en plot sur un grand cercle et les autres essayaient de renvoyer le bâton au plus vite à un de leur équipe qui était resté au centre et qui devait toucher la "marque" derrière le lanceur. et le lanceur essayait encore de protéger cette "marque" avec son bâton (comme au baseball avec la batte) s'il arrivait à l'attraper et l'envoyer encore en l'air ceux de son équipe continuaient à tourner d'un plot à l'autre. Mais dès que le bâton retouchait la marque derrière le lanceur, ils devaient s'arrêter plus avancer de plot en plot . Si l'un était entre deux plots à ce moment il devait repartir du début... etc Le nombre de tours complets de la marque à la marque, "marquait" le nombre de points pour l'équipe. C'était donc je crois à peu près comme le Baseball. En tout cas ça y ressemble. Mais c'est le nom qui est intéressant. "la Pimpé". Je ne trouve pas d'autre origine que le grec ancien : πέμπω = envoyer ou lancer !... Est-ce qu'on y joue depuis l'antiquité en Provence ? C'est peu probable, mais ça dit quand même qu'autrefois, les hellénistes étaient suffisamment "au niveau" et le grec suffisamment compris des élèves pour donner des noms grecs à leur jeux... Peut-être que je rêve ?
  16. Engardin

    Je viens de comprendre..

    J'ai raté une réponse grandiose : "Je l'avais au bout de la langue mais j'ai pas osé ..." @Enchantant
  17. Engardin

    Je viens de comprendre..

    Pas faux ! C'est quand même curieux comme façon d'envisager l'amour : tu vas me détruire... Et pourquoi pas... "me construire" ? Je crois que les deux sont possibles... et pourquoi pas... successifs ?... dans un sens ou/et dans l'autre ?
  18. Engardin

    Je viens de comprendre..

    J'ai pas osé !
  19. Engardin

    Je viens de comprendre..

    Tu vas me détruir' Et il va t'en cuir' Mon fouet est en cuir Et il va t'instruir' ! Et ça va te cuir' Tu n'as plus qu'à fuir ! Ou tu vas t'évanouir ! Fallait pas me séduir' ! Ca va être bien puire Que ce que t'a soufruir' J'arrête là mes soupuirs Je trouve plus de ruim' ! Et ma muse est en ruin' !
  20. Engardin

    La femme de porcelaine

    Pour ce qui est des rêves, ça m'arrive si souvent, ce matin même, d'avoir un vague souvenir qu'il s'y est passé quelque chose et en quelques secondes tout s'efface... Et je me dis... mais pourtant je m'en souvenais... il y a quelques secondes, c'était là.. et... plus rien ! Et d'autres fois trop rares, je me réveille et d'un coup tout ce qui se passait est encore frais... quand c'est au milieu de la nuit, souvent, je le révise mon rêve !!! je me le reraconte ! Mais comme je suis réveillé il passe alors du côté de la mémoire normale. ce qui fait que parfois je peux m'en souvenir... le matin... Oh mais c'est tout un travail !!! C'est comme si la mémoire consciente n'était pas efficiente, n'était pas "branchée" pour les rêves. Il faut que ça passe du côté plus ou moins inconscient (?) du rêve au côté conscient de la vie normale. Entre les deux il y a comme une frontière, une barrière. On arrive parfois à la passer et parfois non...
  21. Engardin

    La femme de porcelaine

    Sans compter que j'ai construit ma maison dans les années 80 et que donc... à cette époque j'avais des mains... des cals, un épiderme de maçon... Et ma femme pouvait me dire alors que les mains de potier (traitée à l'argile douce et non au ciment corrosif) étaient nettement ... PLUS DOUCES !
  22. Engardin

    La femme de porcelaine

    Merci ! Mille fois merci ! Sans m'en rendre compte, j'ai "inventé" ou créé une véritable allégorie ! C'est pour cela que j'aime écrire mes rêves dès que je m'en souviens. C'est pas vraiment moi l'auteur : c'est (mon) inconscient. Un inconscient que nous avons tous ! Et qui est sans doute un peu le résultat et la somme de nos expériences (depuis notre naissance) Là c'est du bricolage (je ne me fais pas d'illusions ! Mais il est à mon sens probable que les (vrais) artistes ou/et poètes ont cette faculté (que nous n'avons pas souvent ou pas beaucoup) de permettre à leur inconscient d'empiéter ou de débarquer facilement, couramment sur l'espace de leur vie "normale" de leur conscience. C'est ce qu'on appelle l'inspiration je crois. Et qui correspond plus à un vrai processus (rationnel et théoriquement explicable) qu'à un don divin (et un peu surnaturel) comme disait Platon. "Les poètes étant des êtres divins"! Une phrase du cours de grec dont je me souviens...
  23. Bon pour le moment je laisse de côté la reproduction... Mes héros qui sont bien sûr sur une autre planète -je suis en pleine SF ! où tout est différent, ils traversent une forêt équatoriale... tellement différente elle aussi... Autour d’eux, la végétation était foisonnante : des lianes serpentaient ici aussi entre les arbres (elles étaient leurs amies !), des fougères géantes ondulaient sous la brise comme des troupeaux verts galopants ; des fleurs vives – rouges, jaunes ou bleues – parsemaient les tapis de mousse fraîche, étoilée. Des fruits inconnus pendaient en grappes : pangues dorées, mamayes vertes, coix de nono, acacas...
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