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Engardin

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Tout ce qui a été posté par Engardin

  1. Engardin

    Michel Sardou

    Un champ de vigne. Où nous sommes. Sont-ce les vendanges ? Sans doute... Le fait est que Michel Sardou est là... On l'a engagé pour faire les vendanges ?!!! Et voici qu'un automobiliste fou me double et me fait une queue de poisson ! Toujours dans le champ de vignes. -- C'est pas possible d'être aussi taré m'écrié-je ! Pensant gagner ainsi facilement l'assentiment dudit Michel. Qui n'a pour l'heure pas la moindre réaction. Survient alors l'heure médiane du déjeuner. -- Venez donc manger avec nous !" que je propose au chanteur. Ma femme me fait des gros yeux de reproche. --Mais enfin pourquoi tu l'invites ? -- c'est la moindre des choses puisqu'il fait les vendanges avec nous ! Pour être sûr je lui demande : -- Quelqu'un vous attend pour le repas ? -- Non ils sont trop loin. De plus je sais que sa femme est institutrice dans un autre village... Et que pour la pause déjeuner il n'aura pas le temps de la rejoindre. Arrivés à la maison je débarrasse quelques chaises autour de la grande table de ferme pour que nous prenions place. Sur l'une d'elles, une guitare. -- Nous pourrons chanter si nous voulons après le repas ! Je pense alors que ce n'est pas très malin de l'avoir invité. Car après tout, Une grande vedette... ça fait toujours son petit effet auprès des femmes ! Il vaudrait mieux éviter d'être trop expérimental dans ce domaine... Bon, on verra bien ! Ce que je tiens à lui dire à Michel Sardou c'est qu'il en va pour moi de son Connemara comme pour d'autres de la mort de Kennedy ou du 11 septembre ! Je me souviens exactement d'où j'étais la toute première fois que je l'ai entendu !!! ça lui fera plaisir ! Là il me répond : -- Moi je lui fais un doigt d'honneur ! Et il joint le geste à la parole en dressant bien ostensiblement le majeur de sa main droite selon le geste consacré. Parle-t-il du Connemara ? Cette chanson ne lui plairait-elle pas ? NON ! Je crois qu'il en est encore resté à la queue de poisson de l'automobiliste du début ! ... Du coup je le regarde mieux... Il est tour jeune et ne ressemble pas le moins du monde à Michel Sardou ! Même pas un air de famille ! En fait ce n'est pas lui du tout ! C'est quelqu'un d'autre !... Qui doit se faire passer pour lui ? Un homonyme ! ...
  2. Engardin

    Le bon terme...

    Oui, c'est ce qu'on dit... Pour Laurence d'Arabie. ... Les turcs ?... Mon grand père s'est battu contre eux dans les années 20... Théodore Aubanel --le poète provençal-- a écrit un fameux poème "Lou capitàni grè(c)" un capitaine sensé être son ancêtre. J'y relève : " Vint ans chaplet lei turs, raubet lei sarrazinos... " Son espaso au solèu lusissié cremesino..." ("Vingt ans il massacra les turcs, enleva des sarrasines" Son épée au soleil, luisait cramoisie...) J'ai en projet d'enregistrer ce poème... Un jour... ?
  3. Engardin

    Le bon terme...

    Et les Iraniens sont pas à la fête !
  4. Engardin

    Le bon terme...

    Oui !... mais NON ! (Sans oublier qu'il peut y avoir de la légèreté ou même du cynisme à débattre des sens comparés des mots sanglant et sanguinaire au moment où les Iraniens risquent effectivement leur vie...) Je dirai simplement que les deux n'ont pas le même sens. Sanguinaire pointe l'intention, la propension voire le plaisir qu'il y aurait à verser le sang alors que sanglant qualifie un Fait une réalité sanglante (qui l'est ou qui ne l'est pas). Ainsi la dite répression pourrait être sanguinaire -dans son intention- et finalement ne pas être sanglante comme elle pourrait être sanglante par accident (imaginons une mitrailleuse qui se déclenche par accident et fasse un massacre dans la foule) sans avoir nécessairement été sanguinaire, sans avoir eu l'intention de verser le sang. Ce qui importe finalement c'est donc qu'elle soit sanglante ou qu'elle ne le soit pas. (et non pas sanguinaire.) La dire sanguinaire pointe alors non un fait mais une condamnation morale a priori. (De ceux qui l'exécuteraient.) J'imagine bien d'ailleurs ces Mollah déclenchant une répression sanglante, persuadé quant à eux de ne pas être sanguinaires ou de l'être malgré eux, de verser le sang non par plaisir mais de le verser par amour d'Allah... (Tout en étant quand même effectivement sanguinaire inconsciemment ce qui est un autre problème.) Ce mot de sanguinaire, me fait là, penser à cette "ivresse du sang", cette ivresse du massacre telle qu'elle avait été mise en scène dans le film "Laurence d'Arabie"... Avec le regard halluciné de Peter O'Toole...
  5. Engardin

    Le bon terme...

    Question de point de vue ! (Vous faites rien que de m'énerver !) Sanguinaire à mon avis s'emploie pour un être (vivant ?) comme l'a d'ailleurs précisé @Phylou (sous entendu qu'il y a une "volonté" d'être sanguinaire). Or une répression n'est pas un être. Ceux qui appliqueront, qui mettront en œuvre la répression seront donc sanguinaires, oui, mais pas la répression elle-même qui ne peut être que sanglante. Mais n'a pas de volonté propre. Il s'agit d'une personnification de la répression ce qui n'a pas de sens. Je l'ai déjà dit : c'est parce que "sanguinaire" (3-4 syllabes) s'appliquant à une être absolument mauvais (genre Satan !) semble avoir plus de poids et plus apte à choquer plus profondément les spectateurs que le simplement "sanglant" (2 syllabes seulement !). A mon avis. J'en conclurai que tout ceux qui pensent que ce terme de sanguinaire est ici bien employé sont eux mêmes sanguinaires et sont potentiellement très dangereux DONC potentiellement des tueurs en série ! SERIAL KILLERS ! (en français dans le texte ! )
  6. Engardin

    Le bon terme...

    Merci j'y avais pas pensé à celui-là ! Mais non : c'est exactement ça ! Enfin à mon avis ! Ce qui a pu pousser ceux qui on écrit "sanguinaire" au lieu de "sanglant" je crois que c'est ce besoin à la mode d'être toujours plus... excessif ! Le besoin de toujours battre des records ! Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain ! Sanglant c'était trop banal, et sanguinaire mieux méchant ! Et ceux qui dirigent l'Iran doivent être très très très méchants ! (certes je le pense aussi ! )
  7. Sanguin ? Sanglant ? Sanguinaire ? Titre vu il y a quelques minutes à la télé : IRAN : CRAINTE D'UNE REPRESSION SANGUINAIRE !
  8. Engardin

    Ecrits féministes

    J'ai voulu en savoir plus :
  9. Engardin

    Jalousie...

    Ici encore il me semble que le noyau du problème relève de l'identité. L'identité ou le sentiment, l'impression d'identité qui n'est qu'imaginaire. On a une existence physique, physiologique, mais aussi et surtout une existence psychique. Quasiment virtuelle. Et qui compte. On est ce que l'on est mais aussi ce que l'on imagine ou croit ou voudrait être. On entend souvent dire (à propos des musulmans par exemple) qu'on ne s(attaque pas aux individus mais aux principe de cette religion. Que c'est elle qu'on ne respecte pas et non les 'fidèles". C'est absurde : l'identité d'un croyant se confond avec sa religion. On pourra dire que c'est illégitime, que ça ne devrait pas être mais c'est un fait... Il s'agit d'une forme de transfert ? L'important n'est pas ce qui est mais ce que l'on croit qui est, ce que l'on voudrait qui soit. C'est le non-être qui est, qui advient. Le symbole, le virtuel qui prend le pas sur le réel. Qui devient le réel : on en construit des temples colossaux et des pyramides ! Et l'on sait bien que derrière il n'y a que du vent ! Jupiter ? Isis ? Où sont-ils ? Transfert, déplacement... Hier je suis allé cherché mon petit fils au collège. A Brignoles pour être précis. Et sur la route, à un endroit, sur un parapet qui longeait la route étaient peinte les trois couleurs, bleu blanc rouge ! l'ensemble faisait un mètre de long... et tranchait sur le reste du parapet... ça m'a fait comme un petit plaisir ! J'ai trouvé ça, joli, sympathique ! Et j'ai réalisé en même temps combien j'étais conditionné ! Bleu blanc rouge ? "le Roi prisonnier de Paris?!!!" Franchement en quoi cela me concerne ?!!! Ce drapeau ces trois couleurs sont une partie de mon identité ! Une identité usurpatrice (comme toutes les identités) mais bien ancrée et bien réelle ! Une partie de moi ! JE EST UN AUTRE ! De l'ordre du conditionnement ! Pavlov ! Bis repetita placent ! Des "structures" imprimées dans... nos neurones ? De telle sorte que la rencontre (accidentelle au cours de notre "progression") de cette même structure qui vient bien se superposer à elle, qui vient bien s'emboiter sur ce schéma incrusté nous procure du plaisir. Ou un apaisement. C'est une des caractéristiques de notre esprit... qui fonctionne ainsi. Crainte instinctive de la nouveauté ? Et/ou de la différence ? Satisfecit à la norme ?! L'esprit (ou l'intelligence) contiennent ainsi leur propre antidote ! Sont même composés de ce qui leur est contraire. : Des "identités remarquables" qu'il nous revient d'appliquer. Les rituels de l'esprit...
  10. Engardin

    Jalousie...

    Vous vivez sur quelle planète ?
  11. Engardin

    Jalousie...

    ça peut être comme une crise... paroxystique () qui tourne à la folie... qui fait perdre les pédales ! En comprendre les fondements ? ça doit prendre racine dans des complexes primordiaux, (des origines), peut-être ? N'est-ce pas à cause de ça qu'on a construit la notion de "crime passionnel" ? J'ai essayé d'imaginer ce que ça peut donner... Pour l'avoir au moins en partie ressenti... C'est comme un mur au delà duquel on ne voit plus. Il suffirait de se dire "je m'en fous!" et/ou le fameux : "un/e perdu/e dix de retrouvé/es" mais ça ne marche pas ! C'est un blocage ! Ca doit avoir un rapport avec l'identité, le moi imaginaire/idéal ou un truc du genre... (Comme "l'Amour-fou" ?)
  12. Engardin

    Jalousie...

    Bien sûr et c'est pour ça qu'il va se sentir coupable et... se punir ! Enfin, je dis ça : j'improvise ! EN VERITE, je ne sais pas s'il l'avait oubliée ou pas, mais comme je prends l'histoire en cours de route, j'en conclue qu'il l'avait oubliée jusque là, mais en fait, je sais pas ! Ô tempora, ô tempetus !
  13. Engardin

    Jalousie...

    Ce texte devrait être écrit en lettre rouges... Rouge sang, comme la Jalousie !... ... Il réalisa soudain qu'il n'avait plus vu Marjorie depuis le début de la soirée... Où était elle passée ? Ils étaient pourtant venus ensemble à cette soirée. Et il l'avait oubliée ! Jusqu'à présent. Il se mit alors à sa chercher. Peu à peu, son imagination enflait ! Qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire pendant tout ce temps ? Il passa toutes les pièces en revue. Tous les couloirs... Toujours pas de Marjorie. Aux même endroits, encore et encore ce qui accroissait sa colère. Il repassa dix fois aux mêmes endroits, les couloirs, les alcôves. Toutes les pièces. Et l'angoisse et la fureur en lui se matérialisaient, se cristallisaient. Devenaient comme une sphère de pierre dure qui grossissait dans son estomac, son ventre. "Mais là j'ai déjà vérifié ! Elle n'y est pas !" Et encore une autre fois... Et puis, il finit par l'apercevoir ! Elle était toute emmitouflée, cocoonée, dans une douce fourrure sur un canapé contre le mur un sourire béat sur les lèvres. Cet endroit qu'il avait pourtant visité plusieurs fois sans la trouver... -- Mais où étais-tu passée ? -- Oh là, là, on s'est bien amusé, mais bien amusé ! Il pensa : Et tout ça SANS moi ? Et je ne suis pour rien à son plaisir ? Je ne l'ai jamais vue aussi heureuse, aussi illuminée ! -- Mais où était-ce ? -- Dans le cabanon du jardin ! Et lui ne savait même pas que ce cabanon existait ! Il fallait qu'il y aille et qu'il se rende compte sur place ... En effet au milieu du jardin, une pelouse en fait, se trouvait une modeste cabane en planches à un étage, pourtant. Il y alla, entra, grimpa l'escalier jusqu'au premier étage... Là assis à une table au milieu de la petite pièce était le copain Claude ! Claude qui représentait en quelque sorte tout le contraire de ce qu'il pensait être lui ! Et qu'il trouvait lourd, vulgaire, épais, simpliste... Alors, Marjorie... Etait là... AVEC LUI ? Ce qui l'avait mise en joie ? Et moi, je suis quoi ? Je deviens quoi ? Son sang se mit à bouillir, sa vue se troubla,.. Mais il tenta un temp de garder son calme : Il voulait TOUT SAVOIR ! -- Tu étais avec Marjorie ? -- Oui on a discuté, on s'est bien marrés ! (Se marrer avec CLAUDE ! Il rêvait !) -- Vous avez discuté ? -- Ben oui ! -- Et c'est tout ? -- Oui ! -- Et vous ne vous êtes pas embrassés ? A cette idée comme une envie de vomir le prit. Il imaginait les douces lèvres de Marjorie s'écrasant contre les lèvres grasses de Claude... Une brute... Ses lèvres de Marjorie, de SA Marjorie, des lèvres à lui : Douce, tendre Marjorie. Traitresse Marjorie ! Il les voyait, ses lèvres sur celles de Claude et ce ne pouvait qu'être vrai ! Insupportable mais évident ! -- Tu mens ! VOUS VOUS ÊTES EMBRASSéS ! Il voulait que ce soit vrai pour encore plus souffrir... pour justifier sa souffrance abominable. Il n'était plus que cette souffrance ce désespoir, le ciel s'écroulait sur lui, le monde entier basculait, s'embuait, se rétrécissait. Il n'était plus que cette boulle de démence brulante dans son ventre avec un goût de sang dans la bouche. Il tomba à genoux, comme pour expulser sa douleur, rechercha sa respiration, puis il bondit en hurlant ! Il descendit l'escalier en courant, se heurtant aux parois, il renversa un grillage près de l'entrée et il arriva dans le jardin comme un projectile. Là deux amis le stoppèrent facilement et sans le moindre effort. Il n'était plus qu'un mannequin sans vie, sans volonté... en chiffon de papier... dans leurs mains... Moi qui ai pu regarder toute la scène de son arraisonnement par les deux amis depuis la fenêtre, j'ai été le premier étonné qu'une telle fureur s'apaise si vite, sur le champ... Mais aussi soulagé : ce n'était pas moi, au moins ! Toute cette histoire NE ME CONCERNAIT PAS !
  14. Con-Gourd ? "Ah ça ! C'est un peu gourd, jeune homme !... On pourrait- rire (odieux) bien des chausses en chaume ... " @Black3011 Je me reconnais assez bien dans ton idée... Et pour les droits d'auteur ?...
  15. L'avion ça va, et même pour mettre la tête sous l'eau avec un bouchon, si je reste près de la surface, ça va ! L'essentiel c'est de pouvoir s'amuser avec les petits dans l'eau ! Si j'allais plus profond peut-être qu'en "décompressant" en compensant, en soufflant come tu dis peut-être ça irait ? Je préfère m'en abstenir si je suis pas obligé !
  16. Non ! Et je le regrette ! quand j'étais jeune, un toubib m'a mal troué un tympan pour une otite et depuis quand je mets simplement la tête sous l'eau j'ai une douleur terrible ! Alors, la moindre profondeur... impossible !
  17. Fais un peu de footing pendant quelques jours pour reprendre ton souffle : à ton âge ça va vite revenir ! Il faut reprendre un peu d'élasticité et ce sera suffisant ! Pour un peu je m'y verrais et j'ai 78 ans !
  18. Pas faux ! mais ils doivent croire en moi plus que moi-même !
  19. Engardin

    Impressions

    Il serait peut-être intéressant que tu nous dises ce que tu en attendais de la philosophie ?...
  20. Pour rendre mon aventure un peu plus littéraire je j'ai pensé à un truc en me relisant : J'en étais à : "C'était une eau noire, profonde, une eau qui vous tire vers le fond !" et j'ai eu ce flash que je rajoute (rien que le titre !): "Oceano Nox" ! Oceano Nox Victor Hugo Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ? Combien ont disparu, dure et triste fortune ? Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l’aveugle océan à jamais enfouis ? Combien de patrons morts avec leurs équipages ? L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d’un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée, Chaque vague en passant d’un butin s’est chargée ; L’une a saisi l’esquif, l’autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus Oh ! que de vieux parents qui n’avaient plus qu’un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s’entretient de vous parfois dans les veillées, Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées, Mêle encore quelque temps vos noms d’ombre couverts, Aux rires, aux refrains, aux récits d’aventures, Aux baisers qu’on dérobe à vos belles futures Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande: « Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont’ ils délaissés pour un bord plus fertile ? » Puis, votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L’un n’a-t-il pas sa barque et l’autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l’orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encore de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l’étroit cimetière où l’écho nous répond, Pas même un saule vert qui s’effeuille à l’automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? O flots ! que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous ! Victor Hugo Les Rayons et les ombres, 1840
  21. Ô tempora !... Ô... Moralès !
  22. Ils viennent de me mettre cette image au démarrage de l'ordi : J'ai reconnu au coup d'œil : c'est 'l'Algarve' ! Au Portugal... Ca vous dit rien à vous ? Moi mon cœur n'a fait qu'un bond ! C'EST LA QUE J'AI FAILLI ME NOYER ! Vous avez devant vous le type le plus couillon de la création : MOI ! Nous étions tous sur la plage adjacente : Frau Engardin, Nico, ma Belle Fille, les "petits", Cy. et U. et Bibi. (Ju -sacrifié- était resté au pays pour Garder le magasin !...) U. trop petit restait sur la plage mit Frau... Mais Nico avait décidé d'emmener Cy (8 ans) jusqu'à la grotte (sus photographiée sur la gauche immédiate de notre plage à bord d'un magnifique kayak JAUNE GLONFABEU ! Et voilà qu'Isa décide de les suivre à la nage... Moi vous me connaissez ? ECCE HOMO ! Aucun barbecue ne me fait peur ! Ni aucune vaguelette ! Alors qu'est ce que je dis --à ma Belle Fille (une gamine )-- ? JE VIENS ! Pour un peu je l'imaginais défaillante et moi la sauvant !!! Peuchère ! Donc on y est allé jusqu'à la grotte. Je crois que le vent qui nous poussait a facilité cette première partie du voyage... Nico et Cy. avaient déjà accosté sur le sable de la grotte avec le kayak depuis un bon moment quand je suis arrivé. Ils s'apprêtaient donc à ressortir de la grotte en kayak pour retourner sur la plage à notre camp de base... Je suis sorti de l'eau... J'avais les jambes qui tremblaient... elles me tenaient à peine... Nico et Cy remirent donc leur kayak à l'eau, Isa rigolait avec eux... Et moi, il me fallait repartir illico ?!!! Eh oui ! Mais voilà qu'au sortir de la grotte (le Katak était déjà loin avec Isa qui le suivait...) un vent en pleine figure m'empêchait d'avancer... Je perdais mon souffle. Je me rapprochais dangereusement de la falaise de droite totalement verticale, faite de rocher déchiqueteurs... Il n'était même pas question que je m'y accroche à ces rochers.... Que vouliez vous qu'il fît ? (Je) Qu'il se Noyât ! J'ai bien failli ! J'ai un peu tenté de reprendre mon souffle en faisant la planche... En théorie c'eût pu, mais vus les clapotis, ce ne fut point ! Il fallait absolument que je dépassasse la falaise... Moi j'étais épuisé, au bout du rouleau. Et les rouleaux des vagues, eux s'en donnaient à cœur joie ! Et c'était pas la mer d'ici, hein ? Celles qui vous soutient que certains même y ont marché dessus, paraît ! Non ! C'était une eau noire, profonde, une eau qui vous tire vers le fond ! C'était déjà difficile de rester en surface, alors, avancer... Et le vent dans le nez ! Après une brasse une autre... Et encore une autre... Et encore une... Le vent de face m'envoyait des écumes salées dans les yeux. C'est pas la tasse que j'ai bue : de pleines bolées ! Et les autres qui étaient déjà loin ! Moi, j'étais là à nager sans arriver à avancer vraiment, épuisé et.. MINABLE ! J'ai finalement, à bout de toutes mes forces réussi à dépasser le coude rocheux sur la droite qui me séparait de la plage... Là la mer était moins noire. on apercevait le soleil sur le sable... J'eusse pusse me noyasse ! Mais quel con ! Depuis, j'ai pu constater que ma Belle Fille nage vraiment comme un poisson ! Le temps de vous retourner elle te vous fait 40 ou 50 longueurs de bassin facile ! ... A mon arrivée, titubant sur la plage, Frau Engardin : -- Tu nous a fait peur !" -- JE SAIS NAGER QUAND MÊME ! (Tout juste !)
  23. ll faut tenter de relire Céline en le détestant !... S'il a parfois ... "raison" (?) à quel moment bascule-t-il ? Quand il méprise le militaire ? Quand il méprise le peuple ?... Ou toujours ?... (Est-il toujours faux ?)
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