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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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Si j'avais manqué d'espoir, vos mots m'auraient reboostés! J'aime bien savoir qu'il reste quelques illuminés du ciboulot quelque part sur cette bonne terre! Après le vertige, vous avez peur du noir?
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Je ressens beaucoup de choses quand j'écris, mais parfois j'ai 'impression, à la relecture, que ce n'est pas moi qui ai écris certaines phrases, comme si, perdue dans l'effort d'écriture, une partie de moi se manifestait sans que je n'y prenne garde. Cela vous est-il déjà arrivé? En tout cas parfois je me dis que je suis incapable d'écrire et je suis toute étonnée lorsqu'une volonté plus forte que moi se met au clavier pour dire. J'ai déjà essayé de m'entrainer, de tenter d'écrire, mais ma propre volonté ne suffit pas, et rien n'est bien quand il n'y a que moi qui écris (oui je sais ça me paraît étrange, mais je ne crains pas de passer pour une folle ou une illuminée...tant que je peux encore écrire!)
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Je ne comprends pas toujours ce que vous dites. Je suis curieuse de savoir où vous sentez poindre cette question de l'agir?... La rencontre fut des plus ordinaires, la rupture fut des plus houleuses. Je suis moi-même étonnée quand quelqu'un ressent quelque chose à la lecture de ce que j'écris: à croire que ce n'est pas vraiment moi qui écris quand bien même je tape sur les touches du clavier.
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Je suis une autre non-philosophe, parce que je n'y comprends rien en général, mais il est quelque chose du domaine du défit qui me sourit... Et des textes, je veux bien en fournir si un problème d'éthique ou de fonctionnement vous en empêche!
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Tu n'as jamais voulu comprendre qu'il n'y avait que toi et toi dans ton monde. Tu t'es accroché à moi en pensant que j'étais celle qui pourrait te sauver. Tu as cru que j'étais cette poupée bien docile et belle que tu pouvais mettre sur un piedestale et adorer sans retenue. Tu as misé ton espoir en moi. Mais l'espoir n'est qu'illusion, et ton amour était bien mal placé. Ce n'était pas moi que tu aimais, ce n'était que le reflet trop brillant que mon miroir te renvoyait. Tu ne me voyais pas. La lumière de l'idole que tu as créé m'a éclipsé à tes yeux et tu t'es détourné de moi avant même de m'avoir vu. Tu t'es imaginé créer avec moi un nouveau monde pleins de rêves. Mais tu étais le seul dessinateur, le seul architecte, le seul à brasser l'air de ton cerveau. Toi et ton idole m'aviez à tout jamais exclu de ta vie. A trop vouloir m'adorer, tu m'as enchaîné comme une vache à lait pour alimenter ton mythe. Tu ne laissais passer de moi que ce que tu voulais bien voir, que ce que tu pouvais accepter. Ce qui se dessinait de moi en toi n'était qu'un pâle reflet de ton imagination, même si c'était moi qui la stimulait. Tu n'as jamais su t'ouvrir à moi, tu voulais seulement me posséder. Tu distribuais ton histoire au compte-goutte pour me laisser plus assoiffée que si je n'y avais rien goûté. Je n'avais pas demandé cette drogue et pourtant tu me l'as refilée en me promettant que jamais tu ne me toucherais. J'ai eu confiance et j'ai bu à ton fiel, j'ai pleuré et je me suis noyée dans ton océan de malheurs. Tu avais gagné, et j'en demandais plus, le croyais-tu vraiment? Pourtant tu le savais que j'étais naïve, que je ne voulais pas, mais encore et toujours tu m'abreuvais à ta source, cette source que tu prenais soin de noircir à l'infini pour m'attendrir. Encore aujourd'hui, tu continues de me faire vivre en toi que pour confirmer que tu as raison d'être malheureux et de te laisser aller. Je suis la personne responsable à tes yeux de ton malheur incurrable. Tu as voulu me faire culpabiliser, tu as cru bon de me faire porter le poids de ta déchéance, tu m'as jetté à la figure ton malheur. Tu m'as condamné parce que je ne voulais pas rentrer dans ton jeu. Tu m'as suppliée et maudite. Tu m'as désirée et recrachée. Tu t'es servi de moi et tu m'as asservi quand je ne savais plus me défendre. Je me suis accusée de tous les péchés et je me suis maudite pour n'avoir plus rien à regretter. J'ai tenté de me perdre pour pouvoir me retrouver, mais tu ne faisais que me maintenir la tête sous l'eau en me montrant combien tu étais dépendant de moi et que tout ce qui t'arrivait n'était que la conséquence de ce que je ne voulais pas, de ce que je ne pouvais pas franchir. Tu m'as perdu dans les méandres de la morsure incessante du doute. Je ne servais que de serpillère pour ton cœur. J'ai culpabilisé, j'ai pleuré, j'ai serré les dents, j'ai cru perdre pied. J'ai appelé la mort. Et je suis morte quelque part. Je suis morte dans le cœur le plus pure qui m'ait été donné de rencontrer. Il m'avait tout donné de lui, et moi je n'avais rien vu. J'ai tout pris et tout saccagé. Mes yeux n'étaient pas encore ouverts pour le voir. Plus tard ma fille me dira que mes yeux n'avaient pas écouté le silence. J'étais aveugle et aveuglée par ma propre importance lumineuse. Je n'avais de cesse que de le briser et, une fois fait, j'ai compris la futilité de tous les combats que j'avais pu mener. J'ai compris l'arrogance qui me faisait croire que j'avançais quelque part. Quand je vis le rien que j'étais, je fus obligée de choisir . La mort que j'avais appelé vint me frapper sur l'épaule, et je su que ce n'était pas elle que j'avais appellé. Après l'avoir regardé dans les yeux, une seule chose me restait à faire: vivre parce que rien n'avait de sens. Vivre, au contraire de ce que j'avais fait jusqu'à aujourd'hui. Vivre comme si j'allais mourir ici et maintenant. Et ne plus me comporter comme un ballon de baudruche, enflée au point d'oublier que je ne suis que du vent. La vue de ma condition, au lieu de m'achever en soulignant mon inutilité, me redonna une impulsion. Ma mort ne vint pas me chercher, mais elle se proposa en conseillère. Je t'ai donc arraché de moi pour ne plus m'enfler à perte de vue. Tu n'es plus qu'un souvenir qu'il faut que je revive pour le rendre au monde, ainsi l'a demandé ma mort. Je te libère, là où j'avais cru être enchaînée. La promesse d'une personne vide à une autre n'est que du vide, et je remets à sa place mon ballon pour sortir de mon rêve. Tu n'es qu'un rêve, et là est la vie que tu as choisi, plus la mienne. Mon cœur pur ne m'avais jamais abandonné, et je l'ai retrouvé à mes côtés le jour où j'ai vu et où j'ai appris le silence. Le silence, pour moi, est si fragile, mais pour lui, c'est son lot depuis si longtemps qu'il est devenu fort. Là où je croyais avoir anéanti son cœur, je n'avais fait que me mutiler méthodiquement. Le seul chemin possible m'était enfin visible. Ce n'est pas la paix que j'ai trouvé, mais la guerre, une guerre sans fin...
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Tu ne fais que mettre en valeutr la face inverse de ma question. Ma question n'était pas de savoir pourquoi nous étions divisés ou pas, mais plutôt pourquoi l'on vit des divisions là où il n'y en a pas? Comme tu dis, le cerveau n'est pas divisé, mais on s'en sert que de façon divisée: la raison et l'"irraison". Nous cultivons, je ne dis pas à tord, la raison, mais il me semble que la "folie" nous fait peur et donc nous la séparons de notre quotidiens, elle est comme mise en quarantaine. Je comprends très bien qu'il y a des séparations, toutes sortes de séparations même, d'ailleurs un banc de poisson, même s'il se comporte comme une entité totale n'en demeure pas moins une multitude d'individus séparés. Je pense qu'essayer de savoir ce qu'est l'esprit revient à séparer l'esprit et l'analyser avec la vue de la raison.Nous travaillons avec des outils, des outils qui fonctionnent très bien, mais qui ne sont pas maniés par une entité qui saurait prendre les intérêts de chaque outils pour un bénéfice qui dépasse ces mêmes outils. Vouloir analyser une portion de notre totalité en ne se basabt que sur un résultat obtenu avec un seul outil est innéficace pour avoir une vue d'ensemble. De plus ces résultats ne peuvent que nous induirent en erreur, car même si l'outil nous fait entrevoir une face de vérité, qu'une façon de voir et nous maintient dans cette façon de voir. Nous nous emprisonnons à force de rationnaliser chaque portion de notre monde. Nous sommes des magiciens et nous nous sommes enfermés dans notre magie parce que nous ne pouvons plus imaginer autre chose rationnellement. Nous avons l'immense pouvoir de faire de l'illusion une réalité, mais notre magie s'est arrêtée là, parce que nous avons aimés l'ordre de la raison. Aujourd'hui, nous ne savons plus quoi faire pour nous sortir de notre pétrin, mais nous n'arrivons pas à imaginer quelque chose de nouveau, parce que nous avons perdu le savoir de nous servir de la folie (ou désordre ou sentiment).
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Comment le corps est arrivé sur l'esprit? Si l'esprit est une entité formé de champs magnétiques, cela veut dire qu'il a"inventé" un monde physique pour...pour quoi en fait? A quoi lui sert ce corps? Pourquoi et comment les champs magnétiques (ou ondes ou électricité, je ne sais pas trop comment les appeller) ont eu recours à ce "stratagème"? Disons que le comment ne nous intéresse pas vraiment, mais que ce qui nous intéresse serait: qu'est-ce que ça apporte à ces ondes/champs magnétiques, qu'est-ce que ça change pour elles d'avoir un corps physique? Sans nul doute la réponse serait l'éxpérience. Mais alors que font-elles de cette expérience? Auraient-elles eu recours à la forme physique pour pouvoir évoluer? Avec nos cerveaux, du côté de nos corps, on cherche à savoir comment se représenter l'esprit, savoir ce qu'il est. Tout ça parce que notre raison n'est pas sorti de son propre cocon. Peut-être que l'esprit ne peut pas s'imaginer avec la raison. Pour pouvoir faire cet "exploit" il faudrait que la raison s'élargisse à l'esprit. Mais comment y parvenir, comment élargir notre conscience (je ne sais pas si c'est le bon terme)? En fait quand nous parlons, nous dissocions le corps et l'esprit, nous dissocions le côté gauche du côté droit du cerveau, nous dissocions nos sens, nous dissocions chacun de nos membres, nous nous issocions de notre entourage, nous dissocions tout. Peut-être que la clée se trouverait dans la réunification de tous ces éléments épars. Peut-être que c'est justement ce que l'esprit à commencé à faire (réunifier des morceaux libres) et a, ainsi, "conçu" un corps, mais que le "travail" n'est pas fini, oue ne tout cas toujours à faire évoluer, et qu'il faut pour cela une volonté du corps, de la raison. Il faudrait une impulsion qui viendrait du corps, une volonté d'unifier le corps et sa raison à l'esprit qui le dépasse totalement. Peut-être faut-il que nous perdions notre notion d'unité séparée de tout le reste (reste= les autres unités qu'elles soient humaines, animales ou végétale ou même minérales). Peut-être pas la perdre, mais la faire évoluer suffisemment pour concevoir une unité réelle tout en restant irréelle, en tout cas qui ne serait plus la même représentation qu'on s'en fait actuellement. Ce serait comme imaginer notre unité formé de millions d'unités (facile à imaginer notre corps fait de millions de cellules), et reporter cette unité indivisible, et pourtant totalement séparées et séparables les unes des autres, et la reporter à un plan beaucoup plus immense. Bien que ceci doit être déjà le cas: nous sommes sans aucun doute à l'intérieur d'un amalgame qui nous englobe dans son fonctionnement. Ca veut dire que quelque part nous sommes bien conscient que nous ne sommes pas fini à nos limites physiques, et pourtant on fait tout comme si c'était le cas. Qu'est-ce que ça changerait si nous cessions de nous vivre comme être fini par nos limites?
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Je repasse ce qui a été écris, et je me suis arrêtée à ceci. Les deux volontés dont parle Blaquière, seraient-elles la raison et le sentiment? Le cerveau droit et le cerveau gauche? Mais alors nous ne pouvons que nous heurter à un mur si nous nous cantonnons à la raison pour appréhender le cerveau/esprit en entier. Visiblement, si l'on n'utilise que la raison , on arrive à un mur, @Annalevine l'a fait de façon très méthodique. Pour arriver à sortir de la raison, il faut laisser place au sentiment qui peut peut-être nous lancer pleins de pistes que la raison serait alors capable d'analyser et rejetter ou garder. Le sentiment c'est ala partie folle et désordonnée du cerveau. @Blaquière pense que les "deux volontés s'ignorent", mais pour moi je pense que la raison, hyper développée dans notre culture, ignore ou en tout cas veut ignorer la folie et le désordre. Mais je ne crois pas que le cerveau gauche ignore le cerveau droit. Pour moi cette partie du cerveau est juste beaucoup trop délaissée au profit de la raison, et mériterai d'être un peu mieux exploitée. Le fait que le cerveau ait deux compartiments (je n'exclue pas qu'il y en ait d'autre, mais pour le moment je n'en conçois que deux), permet que ce qui est perçu par l'un soit "régulé" par l'autre et vice versa. Nous avons sur-développé la raison, et j'ai l'impression que le sentiment fait peur, qu'il donne une impression d'insécurité. Il ne peut que donner cette impression, car le cerveau n'est pas régulé par sa partie "folle". Et pourtant certaines personnes sont plus enclines que d'autres à cottoyer la folie, le désordre, la déstructuration. Je pourrai faire une liste de ces personnes inscrites sur le forum, mais je ne ferai que montrer une chose flagrante. Et certaines autres personnes sont très "carrées", logiques, méthodiques, etc. Ces deux types de personnes sont l'illustrations que certaines seraient plus à l'aise pour explorer la partie gauche de leur cerveau et les autres plus facilement à l'aise dans la partie droite. Les "vrais" scientifiques dont parle Annalevine, c'est qu'ils avaient sans doute une capacité à utiliser leurs deux partie cérébrales. Ils devaient arriver à "lâcher" leur raison pour visiter le désordre et être capable d'en retirer des éléments leur permettant d'apporter de nouvelles données pour la raison.
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Oui! Vous mettez le doigt sur plein de choses. Je suis raison, et je suis sentiment. Pour vous parlez à vous personnellement, il faut que j'actionne ma raison, ici sur ce sujet. "La raison n'a pas de monde", j'avais écrit: " notre raison ne peut supporter autre chose que son monde", par là j'entendais que la raison ne peut être utile que pour raisonner. Le sentiment, c'est à dire ce qui est perçu par le "sentir", mais non pas par les sens. Le sentir, c'est quoi? C'est une impression, une conscience de quelque chose qui n'entre pas dans le champs d'action de la raison. Pourquoi est-ce qu'Annalevine est si sensible au fait que le sentiment me guide? Apparemment le sentiment s'apparenterait pour elle au désordre. Elle a raison, ce qui n'est pas la raison peut sembler désordonné. Non, je ne peux pas accéder à la conscience, la conscience est aussi un outil, un outil utile pour quoi? Elle est comme la raison (et c'est là que j'avais laissé place au désordre) une faculté, un outil que l'on peut aiguiser, entrainer et dont on augmente la capacité. Ces deux outils servent à quoi? Qu'est-ce qu'on cherche à atteindre avec ça? Bon là n'est pas le sujet.
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Je ne sais pas, cela me semble contradictoire.
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Le passé est un fantôme, un monstre, un serpent venimeux qui paralyse tous les possibles!
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Je suis désolée, je suis tout embrouillée! Peut-être puis-je te retourner la question que tu m'avais faite?: C'est possible que tu répondes à cette question toi-même pour que je puisse y voir plus clair? -
Je me suis sans doute mal exprimée. J'ai en effet pensé à valeurs universelles, mais je pensais vraiment que nous manquons de but à atteindre ensemble. Chacun va de sa petite guerre, mais rien ne nous rassemble. Dans ce que vous dites, il a l'air évident que lorsqu'il y a un bien commun à défendre, une idée derrière laquelle presque tout le peuple se range, un travail qui est le même pour tous pour le bien de tous, etc et bien les Français s'unissent et se voient comme un peuple. Alors ce qui nous manquerait serait un élément suffisemment extrême pour que nous soyons tous concernés et que nous nous battions pour la survie du peuple. Je manque peut-être d'imagination, mais le seul élément suffisemment extrême pour avoir cet effet, il n'y aurait que la guerre, non? Et encore, la guerre chez nous, parce que je ne crois pas que ce serait suffisant la guerre à côté de chez nous! On n'a plus de frontières à défendre à cause de l'Europe. Et là vraiment qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse avec de telles frontières? J'ai l'impression que pus on élargit la surface d'une patrie, plus elle est difficile à concevoir dans la tête de chaque représentant du peuple. Les Corses s'en sortent bien, parce qu'ils ne se considèrent qu'en tant que Corse, et non pas en tant que Français. Les Suisses aussi sont très patriotiques et n'on jamais accepté de faire parti de l'Europe (j'espère juste que mes infos sont toujours à jours! )
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Les Corses parlent du peuple corse dans son ensemble, en effet. Mais les Basques parlent aussi du peuple basque de la même façon, non? Juste une question: si les Français ne se sentent plus Français en tant que peuple, ne serait-ce pas parce qu'il n'existe plus vraiment les valeurs qui faisaient autrefois la France? J'ai l'impression que les Français se sentent plus de leur région ou vilage, de leur cartier avant d'être Français, je me trompe? Cela ne vient-il pas du fait des énormes différences qu'il y a entre les classes sociales? Comment se sentir le même français que ceux qui vous lynchent et vous parquent dans des cités pour avoir la paix ailleurs? La politique aujourd'hui totalement répandue dans chaque individu est: d'abord soi, puis la famille, puis les amis, etc et tout ça contre tout les autres. On est prêt à se taper sur la tête dès que les intérêts personnels sont jugés comme étant bafoués. Mais tout nous pousse à réagir ainsi, car c'est ainsi que le gouvernement maintient une sorte d'esprit d'insécurité permanente. Chez nous, nous avons tenté de nous écarter de cette voie en nous mettant sciemment à l'écart du monde en général. Les habitudes sont tenaces, mais il m'est devenu totalement clair que le contexte favorise ce que l'on veut déclencher chez les individus. Personne n'oblige ou décide si une personne venant doit rester ou partir, c'est le milieu qui l'aspire et l'oblige à s'intégrer ou à partir. L'individu qui arrive chez nous est obligé de se "tenir droit", non pas parce que nous le lui disons, mais parce qu'il le sent sans pour autant pouvoir l'expliquer. Même si chacun de nous semble bien imparfait, le fait d'être ensemble nous oblige à toujours tenter de nous dépasser pour rester dans le milieu. Si je voulais transposer ce qui se passe chez nous à ce qui se passe en France, je dirai en effet que l'individualisme à fait perdre aux Français une appartenance à un groupe qui serait la France ou tout simplement tout le peuple français. Je serai tentée de dire qu'il n'y a plus de but commun, plus de valeur à "protéger", il n'y a plus que des individus tirant la couverture à eux. Ce qui faisait de la France une nation quelque part un peu phare, c'est qu'elle défendait des valeurs, se sentait unie derrière un gouvernement qui la représentait véritablement et qui la maintenait unie.
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et qui a peur, selon vous? C'est quelle partie du cerveau? Moi je dis que c'est a raison, parce que la raison est ce qui fait des rapprochement avec les souvenirs, et procure un sentiment d'insécurité si l'événement a déjà été vécu de façon mauvaise selon lui, ou parce que l'inconnu ne peut rentrer dans son champ de calcul et de comparaison. C'est la raison qui nous it de fuir et elle a...raison! Mais nous pouvons, en effet, choisir, suivant la force que nous possédons, de ne pas écouter cette même raison et aller tout de même de l'avant. Parfois on se trompe et parfois on est bon!
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Le passé est un fantôme, un monstre, un serpent venimeux qui paralyse tous les possibles!
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Je n'ai pas bien compris la question, mais je suis sûre de pouvoir y répondre si tu conscentais à la simplifier pour moi. Je peux quand même commencer à te dire ceci: je ne suis qu'un apprenti pour rendre mon passé tel que je l'ai vécu, mais ma position, pour pouvoir m'y consacrer entièrement exige de moi que justement je m'y consacre entièrement, donc le but à atteindre est une étape, et pour arriver à cette étape, je dois croire comme si c'était la simple réalité. donc mon passé est rendu, et, à chaque fois que je réagis à un stimulis du passé, je corrige pour m'ajuster à la vérité. Après avoir écrit ceci, il me semble mieux cerner le sens de ta question et tu me diras si ce qui suit rentre comme réponse à ta question. J'ai brisé mes parents, en quittant définitivement et radicalement la religion dans laquelle ils m'avaient éduquer pour vivre ma vie comme je l'entendais malgré toutes les peurs et les doutes qui me rongeaient. J'ai tenu bon, sans pour autant leur tourner le dos, ni à eux ni à mes frères et sœurs. J'adore mes parents et juste avant de dire ma décision, je ne m'en croyais pas capable. Je savais tout le mal que j'allais leur faire, mais je savias aussi tout le mal que je me faisais à rester ainsi contonnée dans leurs idées. Je sais tout le mal qu'ils m'ont fait sans le vouloir, juste par ignorance ou juste par faiblesse, mais depuis que j'ai effacé mon passé, je ne peux pas leur en vouloir, par ce que je n'ai plus aucun grief contre eux. -
Non, je dis que la raison à appris de façon accadémique ce qui est beau ou plutôt ce qui est esthétique. Quand on suit des cours pour apprendre à jouer d'un instrument, nous apprenons avec la raison. D'ailleurs il est une habitude qui arrive casiment à tous les apprentis, c'est celle de regarder jouer des personnes douées, et comparé à leur niveau, penser qu'ils n'y arriveront jamais. C'est que la raison ne peut pas ou ne veut pas sortir de son confort et amorcer tout un système qui va lui demander de lâcher prise pour l'inconnu. Et puis petit à petit, à force de faire travailler le corps, la raison en fait son parti. Mais si nous nous cantonnons à raisonner la musique, elle ne résonnera jamais! Traverser la route les yeux fermés, la raison vous fera croire que ce n'est pas raisonnable, car ça ne l'est pas en effet. Par contre la raison dit que ce n'est aps raisonnable parce que ça briserait ses propres routines. Une personne devenant aveugle mettra un moment à briser sa raison et oser traverser la route en faisant confiance à son corps. Sa raison finira par trouver que traverser la route les yeux éteinds n'est pas si déraisonnable que ça. La raison est timorée et empêche l'action qui n'est pas une habitude ou un acte connu. Il faut souvent se faire violence, faire violence à sa raison pour accepter ce qui sort de son ordinaire. Pourtant le corps est tout à fait capable, vu qu'il sait et apprend avec joie. Le corps aime apprendre, d'ailleurs on éprouve souvent une plénitude à sentir son corps faire sans pour autant que la raison s'en mêle.
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Je conçois totalement qu'il a fallu apprendre. Bien que la façon dont j'ai appris n'est en aucun cas la seule, ni la meilleure. Mais la méthode d'apprentissage n'est utile que dans un but tout à fait commerciale ou estéthique. Mais là où ça devient intéressant, c'est que le corps à l'air de continuer à apprendre sur une lancée du cerveau peut-être, mais il continue bel et bien à apprendre là où le cerveau à déconnecté. Et j'ai fait quelques expériences pour cottoyer les limites de ma raison... ou juste pour rire. Quand j'écris de la musique, je le fais au piano et parfois ce que je joue est totalement juste pour mon cerveau (les accords sont classiques et/ou non dissonnants) mais pourtant je sais quand "ça colle" ou pas. Je sens une dimention qui n'est pas explicable par les sens et les mots, mais je sais que ça ne va pas. Autre contexte, autre lieu et peut-être que "ça collerait", mais parfois ça ne fait pas. Et parfois c'est l'inverse: un contexte me dicte un son qui peut-être totalement dissonnant aux oreilles et pour le cerveau qui a appris de façon accadémique, et pourtant je sais que c'est la bonne réponse au bon endroit. Et je sais que ce n'est pas un produit de ma raison: c'est quand elle fait place que tout devient possible.
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C'est exactement ça qui m'a fait partir sur cet essais de "raisonnement" (une première pour moi!) sur tout le plat que l'on fait du cerveau, de l'esprit et toutes ses fonctions hyper développées! Un jour je me suis dit: je suis à l'étroit dans ma tête, parce que quand je "l'éteinds", mes actes sont plus fluides, plus rapides et plus justes. Alors oui, je pense que notre cerveau nous fait "ramer". Cela dit, je pense aussi que nous n'utilisons pas notre cerveau de façon optimum. La raison (je ne sais pas si c'est le bon terme pour dire ce que j'y vois) nous fait brûler tellement d'énergie que nous nous y arrêtons et nous cantonnons à ce que nous savons faire. Je sais jouer du piano, mais dès que j'essaye d'analyser ce que font mes doigts, il m'est impossible de jouer car mon cerveau bride mon corps et mes doigts qui courrent bien plus vite que ma capacité à analyser. Mes doigts savent jouer, mon intellect on en est incapable, ou alors, si je persiste à vouloir suivre avec la raison, je deviens rouge et je fini par "exploser", ou je ne joue plus ou mal
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Et si j'essayais de prendre le problème sous un autre angle. L'autre jour je suivais la conversation entre mon voisin et un étudiant en..(.je ne sais pas quoi en fait!). Pour mon voisin, 99% de ce que nous percevons est pareil pour tout le monde, humain et animaux. Pour l'étudiant, c'était seulement 1%. En les écoutant j'ai accpeté le fait que ce ne pouvait être que le 99% qui était plus proche de la réalité, parce qu'en effet ils parlaient tout les deux de la réalité. Si nous ne nous accordions sur seulement 1% de notre réalité individuelle, il y auait tellement d'accidents; nous ne pourrions même pas vivre. Mais si j'accepte 99% (à quelques poucentages prêt) de réalité partagées entre tous, j'accepte donc 1% qui est propre à chacun. Ce 1% représente pour moi les possibilités d'évolution. Quand j'ai étudié les "débuts" de l'apparition des végétaux sur terre, il m'a été flagrant que la vie n'est possible que lorsqu'il y a de la conscience. Les molécules vivant séparément dans l'eau ont su (on en revient au savoir que je nomme conscience) qu'il fallait évoluer pour survivre. Il m'a semblé que la colonisation par les végétaux en mer et sortant de la mer, n'a été possible que parce que chaque cellule emmagasinait de la connaissance (donc de la conscience) pour la restituer à leur mort (on pourrait dire aussi à leur multiplication) à une "masse de conscience" qui enregistrerait tout les "petits morceaux" de consciences que chaque cellule à récolté. Tout les 99% de réalité qui leur étaient communes ne faisaient que renforcer la réalité totale, et le 1% qui était propre à chacune concrétisait l'évolution. Ainsi nous ne sommes que la continuité de ce "travail", à savoir celui de vivre 99% de réalité pour la maintenir, et 1% d'expériences personnelles pour contribuer à l'évolution. Cette même évolution n'étant possible que si notre conscience est "stockée" (pas au sens littéral, ce cerait assez réducteur) et "redistribué" pour maintenir la réalité et continuer l'évolution. Nous travaillons donc tous à enrichir un conscient collectif que chacun enrichit à sa manière pour le restituer aux générations suivantes. Alors cet arbre que l'on voit avec nos yeux, mais dont aucune représentation physique n'est visible sur un tableau dans notre cerveau, peut-être que sa seule réalité est l'arbre que l'on voit. L'arbre est enregistré tel quel et rendu au conscient collectif qui, par cet enrichissement, rend l'arbre toujours réel. Si tout le monde cessait de voir l'arbre tel que nous le percevons, il cesserait d'exister tel quel.
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J'aime le mot conscience. Il m'ouvre des possibilités insoupçonnées. Ce qui me frappe le plus c'est quand je me suis dit que, à la vue de son étymologie, la conscience que nous possédons n'est que partielle, même je dirai vraiment minimement partielle. J'accorde de la conscience à tout ce qui nous entourre. En effet, si tout est onde, tout est conscient, car tout est "sciences". Sciences venant de "scientia" la connaissance. Donc la conscience est la connaissance. Et quand on cherche un tant soit peu de connaissance, plus nous progressons et plus l'évidence que nous ne savons pour ainsi dire rien, me laisse à penser que notre conscience est minime, ou en tout cas minimement utilisée. J'ai induit qu'une partie de la conscience était inconnue, en tout cas non utilisée. Donc nous aurions la possibilité d'accéder à plus de conscience. Comment accéder à cette partie de la conscience qui nous fait parfois penser qu'un autre mone existe? Quand nous écoutons de la musique, quelque chose en nous réagit, mais ce n'est pas forcément des émotions. Nous faisons intervenir les émotions, car nous n'avons que ça pour nous racrocher à la raison, pour traduire ce que nous ressentons, car notre raison ne peut supporter autre chose que son monde.
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L'esprit est pour moi assez vague au final. Selon son étymologie, spiritus dérivé de spirare, respirer, esprit est donc juste la capacité de respirer. Il y a donc un esprit pour les animaux et les plantes, etc. l'esprit pour moi n'est donc pas ce "truc" qui nous ren sensible aux ondes justement. J'aurai plutôt envie de mettre le mot conscience. La conscience, suite à ce que j'écris plus haut, on n'a qu'une partie de "la" conscience. La conscience serait donc plus importante que ce que nous pouvons percevoir de façon ordinaire avec nos sens, eux-même bridés par notre cerveau, je dirai même notre cerveau qui englobe la raison. J'ai souvent entendu dire que notre cerveau est ivisé en deux, voire trois partie et que nous nous servons en général, avec un très gros pourcentage, du cerveau dit "cerveau droit". Et ce même cerveau droit est donc celui qui nous limite car la raison a l'air d'être un logiciel qui demande beaucoup d'énergie. Là où, @Blaquière, tu parles de la musique et de l'art (en poterie particulièrement pour tes exemples), c'est que justement pour progresser dans ces domaines, nous nous servons de notre cerveau gauche, celui qui n'a pas de raison, mais qui perçoit bien mieux avec les ondes. Alors oui, il y a toujours une partie de la musique ou de l'art qui est imagé et donc réelle, par ce que nous n'arrivons pas nous affranchir totalement de notre cerveau droit. Mais quand nous tentons de décrire la musique ou ce que produit une œuvre d'art sur notre corps, on est vite bloqué ou alors nous parlons par métaphores, par concepts qui se rapprochent de ce qui est vécu, mais il n'y a pas de description rationnelle parce que que ce n'est pas du domaine de la raison.
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Donc, si je suis ma route, le corps sans esprit ne peut plus se mouvoir et tout s’arrêtre en lui. Tout étant ses fonction matériels et ses fonctions spirituelles. Sans souffle, plus de mouvement. Je comprends bien ce que deviennent ses fonctions matérielles, mais qu’advient-il de ses fonctions spirituelles ? Selon les religions, une vie après la mort arrange tout sur cette question, mais pour moi c’est beaucoup trop simpliste et totalement inintelligent soit donc non rationnel et non « affective ». Plus haut il est dit que rien de ce que nous percevons de réel n’est réel et ne sont que des ondes (Alain Boudet, docteur en sciences physiques). Donc notre corps est un amalgame d’ondes, ainsi que tout ce que nous percevons de matériel, ainsi que notre esprit, car si nous le concevons avec notre cerveau, il acquiert une certaine réalité. Ce que nous percevons étant des ondes, c’est que l’image que nous en faisons se mute quelque part en nous. S’il y a mutation, c’est que nous ne sommes pas capables de « concevoir » autre chose et donc nous adaptons les ondes pour vivre. Nous ne voyons les ondes qu’en images, nous ne percevons qu’une partie des sons qui sont aussi des ondes, nous avons du goût dans notre bouche et nez quand nous mengeons..des ondes, et nous ressentons les ondes en toucher plus ou moins prononcés. Donc il y a bien un lien avec les cinq sens. Ces cinq sens ont l’air limités et transforment les ondes en matériel réel pour pouvoir être utiles. Mais utiles à quoi ? Et ne serait-ce pas juste notre cerveau qui est limité et n’arrive pas à imaginer autre chose que ce qui est déjà imaginé ?
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Il y a plusieurs mots que je veux définir : Le corps, l’esprit, la raison, l’âme, la conscience. Le corps : c’est un élément physique, réel, palpable et définissable par nos cinq sens L’esprit : spiritus en latin, dérivé de spirare respirer. Cela donne une dimention tout à fait innattendue qui concerne le souffle. Si le souffle est relié à l’esprit, où cela va-t-il me mener ? La raison : du latin ratio, qui signifie compter, mais aussi calcul, et prend vite le sens mesurer et comparaison. Faculté de notre cerveau de classer, répertorier, décider, faire des déductions, créer des rapports et tout cela en se servant de l’intelligence et de la mémoire. Sa capacité réside dans son pouvoir de s’extraire des émotions, pulsions et instincts. C’est la partie du cerveau qui fait face à la parole qui elle, se rapporte plutôt à la partie affective du cerveau. L’âme : du latin anima, souffle et respiration (encore le souffle). Il n’y a pas l’air d’avoir de différences, mis à part celle des religions, entre l’esprit et l’âme. Pourtant l’âme comporte une distinction au niveau de la différence qu’elle incluse entre les animeaux et les humains, mais là encore j’ai l’impression que ce n’est qu’une distinction religieuse. Pour la suite, je vais supprimer ce mot pour n’utiliser que celui de l’esprit qui, pour moi à le même rôle d’ « animateur » du corps. La conscience : c’est là où j’ai le plus de mal. La conscience est un mot qui à l’air d’englober beaucoup de choses et est parfois utilisé comme « fourre-tout ». Cela vient peut-être que même son étymologie n’apporte pas beaucoup de piste : littéralement découpé en cum sciencia, avec science. Pour moi cela ne m’éclaire pas beaucoup, il va donc falloir que je creuse par moi-même. J’ai le sentiment que la conscience n’est pas totalement accessible par nous même dans son ensemble (nous n’avons pas accès à l’ensemble de la science, mais bien une partie, même minime) Le corps contient-il l’esprit, la raison et la conscience ? Pour moi elle contient en effet la raison et l’esprit, et donc, au moins une partie de la conscience. Mais si j’accepte que la conscience puisse être en partie à l’extérieure de nous, où se trouve-t-elle aussi ? J’aurai tendance à dire partout, mais cela me semble vraiment peu, et je l’étendrai sans doute à tout ce qui nous est inconnu (l’inconnu me paraît déjà infini!) et tout ce qui est inconnaissable (tout ce que nous n’avons pas la capacité de nommer, concevoir ou expérimenter). Je nomme inconnu tout ce que l’on pourrait concevoir, « découvrir », inventer, évoluer jusqu’à notre total développement en tant qu’humain, et inconnaissable tout ce qui dépasse totalement ce qui est connu et inconnu.
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Le passé est un fantôme, un monstre, un serpent venimeux qui paralyse tous les possibles!
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Philosophie
Je ne suis pas aussi pointue que toi sur les mots...alors ta super réponse aurait sans doute été un peu perdue s'il n'y avait que moi à la lire! Si elle n'est pas venu s'inscrire ici, c'est qu'elle ne devait pas s'y trouver, non? Mais du coup, vu que c'est une affirmation sur notre passé à nous, je te dis que pour moi mon passé n'existe plus et n'agit pas sur mon présent, parce que je lui ai coupé les pieds: je l'ai rendu comme on le rend à notre mort, et ainsi je peux rire. -
...et pourtant: j'ai lu!
