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Tout ce qui a été posté par Fraction
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Bonjour, Lorsqu'il est victime d'une injustice, l'esprit a tendance à douter de son environnement, de la vie en général, sans discernement. L'interprétation du traumatisme devrait plutôt circonscrire le phénomène, l'objectiver pour mieux le marginaliser, comme pour un exorcisme protocolaire. Un homme qui doute de son environnement, de sa moralité, de sa justice, se sent comme une proie dans l'estomac d'un monstre. Parce qu'aucun homme ne peut déclarer la guerre à son environnement, il est nécessaire de croire en sa bienveillance, de croire que le bien est dimensionnel et naturel, et que le mal est corpusculaire et accidentel, et donc "refoulable". Cordialement, Fraction
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Bonjour, Suite à cette émission, Monsieur Finkielkraut dénonce la fin du second degré. Rappelons que le second degré n'est pas censé être drôle. C'est seulement un effet de style, comme l'euphémisme ou l'hyperbole, qui consiste à dire une chose qui en signifie une autre. Apparemment, certaines féministes rigoristes, tout comme certains vegan ou certains antiracistes ne connaissent pas le second degré, et ils voudraient censurer ceux qui le pratiquent. Autant je peux comprendre qu'on censure une chaîne familiale à une heure de Prime-Time, autant la 2ème partie de soirée s'adresse à un public averti et mature. Quel esprit simpliste aurait bien pu prendre le discours de Monsieur Finkielkraut au premier degré ? Quel imbécile violera après avoir entendu ces propos, est-ce que cet imbécile existe dans l'absolu ? Allons jusqu'au bout de l'idée : si un téléspectateur commet l'irréparable après avoir entendu ces propos, l'orateur en serait-il responsable, ou alors le responsable n'est-il pas l'incurable bêtise humaine ? Cordialement, Fraction
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France : la banalisation de la violence
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Société
Bonjour, Le modèle Gaullien est en péril. La fiscalité ne parvient plus à le financer. Pour sauver ce modèle, nous devons nous discipliner. Personnellement, je crois profondément à l’hybridation public-privé : comme une retraite mixte répartition-capitalisation, ou comme pour la santé, privatiser la bobologie, etc... Désolé, mais je vais être un peu cynique : Lorsqu’on place un cancre dans une classe de surdoués, ça n’accélère pas le cancre, et ça décélère la classe. Une certaine interprétation des principes thermodynamiques pourrait même me paraphraser. Libérons plutôt l’accélération, et ponctionnons-la a posteriori, pour mieux en redistribuer la valeur ajoutée. La société collectiviste est un échec historique : nous ne pouvons partager que les richesses dont nous avons permis la création. Mieux vaut ponctionner les bénéfices a posteriori plutôt que s’approprier collectivement les moyens de production, plutôt que les contraindre par une fiscalité prohibitive. Les génies n’aiment pas recevoir des ordres en amont, ça les dévitalise, ils préfèrent un cahier des charges ou une obligation de résultat, en aval. C’est une révolution administrative qui va, comme d’autres, changer notre rapport au temps. Cordialement, Fraction -
France : la banalisation de la violence
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Société
Bonsoir, Si vous avez interprété un jugement moral ou pragmatique de ma part, cela signifie peut-être que je me suis mal exprimé. Je me voulais le plus factuel possible, mais effectivement, le mot "subtiliser" est susceptible d'évoquer un procès d'intention. Sur la neutralité des écrans, je serais plus mesuré que vous. Permettez-moi d'être un peu léger : Si vous cliquez aléatoirement sur Youtube de liens en liens, pendant plusieurs heures, pensez-vous que votre parcours sera aléatoire, ou qu'il vous conduira vers des attracteurs caractérisés ? Dans le meilleur des cas, ce protocole vous conduira vers la popularité, et dans le pire des cas vers la violence et la pornographie intellectuelles, mais rarement vers des conférences philosophiques. En d'autres termes : le champ des possibles est-il plat (neutre) ou vallonné (partial) ? En outre, les médias ne sont pas neutres dans la mesure où ils ont l'âme de leur format : L'audiovisuel a une âme différente de la radio, en vertu de ce format. Les médias ont aussi une âme en vertu de leurs répertoires, leurs références : l’événementiel et le formalisme sont naturellement péjorés, et donc le JT est naturellement anxiogène, même quand tout va bien. Je ne fais pas le procès du net, et mon diagnostic se rapproche du vôtre. Mais je dirais plutôt que le net est un catalyseur neutre : Internet rend les sages encore plus sages, et les fous encore plus fous. Les IA modératrices futures auront du pain sur la planche. Le temps mental n'est pas objectif dans la mesure où c'est la concentration et la focalisation de l'esprit qui accélèrent ce temps et qui permettent la pénétration. Et là, c'est vraiment le référentiel (le sujet) qui choisit. Cordialement, Fraction -
France : la banalisation de la violence
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Société
Bonjour, Je trouve vos réactions d’une simplicité expéditive disproportionnée. Je n’y réagirais que sur l’aspect éducationnel. Oui, je confirme : c’est le temps de cerveau disponible des enfants qui pérennise la culture et la civilisation. Or, ce temps a beaucoup évolué en quelques siècles. L’Etat a d’abord subtilisé le temps mental de l’enfant à la famille. Puis, plus récemment, ce sont les écrans qui ont subtilisé ce temps mental à l’Etat. Cela signifie, entre autres, une consumérisation du temps mental, et donc une confiscation de la demande et une déflation de l’offre. La conséquence la plus fondamentale met en scène notre rapport au temps, et lorsque je dis que « les enfants finissent par choisir leurs parents », c’est volontairement excessif, mais cela illustre cette permutation possible de ce rapport au temps. Idem lorsque les lycéens finissent par choisir leur programme scolaire : le vecteur éducationnel devient bilatéral, et pour ma part, je pense que c'est un possible progrès. Cordialement, Fraction -
France : la banalisation de la violence
Fraction a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans Société
Bonjour, La jeunesse est-elle décadente ? Ça fait 1000 ans qu’on nous dit que la nouvelle génération est pire que l’ancienne. Et pourtant, il n’y a toujours pas de rupture flagrante. Au 20ème siècle, l’Etat a subtilisé l’éducation des enfants au détriment des familles. Aujourd’hui, ce sont les médias qui sont en train de subtiliser l’éducation au détriment de l’Etat. Cela signifie que les enfants finissent par choisir leurs parents. Et là, il peut y avoir deux écoles : Est-ce à l’enfant de s’adapter strictement à la Tradition, ou est-ce à l’Institution de moduler son éducation en fonction des besoins objectifs comme des aspirations subjectives ? La violence n’a pas de sens, la violence s’oppose au sens. Ne cherchons pas la philosophie des Black Blocs, car il n’y en a pas. Cherchons plutôt l’indignité parent-enfant qui a suscité tant d’entropie, tant de désordre. Nos enfants auront-ils à assurer et assumer notre insolvabilité, notre niveau d’énergie criminel, et pourquoi pas nos rêves infinançables ? La rupture générationnelle n’a pas émergé en 68, ce n’était qu’un relativisme culturel, qui a libéré la droite autant que la gauche, le libéralisme autant que le libertarisme. Nous évoluons dans un système où la confiance est la relation à la fois élémentaire et matricielle. Lorsqu’on commence à douter de l’objectivité des médias, de la sincérité politique, de l’honnêteté commerçante, il peut y avoir un risque de dissociation et de rupture. Or, si la rupture est sollicitée par certains, l’esprit de révolution est en parfaite contradiction avec l’évolution et la réforme. La révolution est un meurtre, alors que l’évolution et la réforme sont une métamorphose. Cordialement, Fraction -
Les Restos du ♥ créent-ils de la misère sociale ? Ma réponse est :...
Fraction a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Société
Permettez-moi une certaine méfiance qui est partagée : Si les Restos du Coeur étaient organisés par l'Etat, ils ne connaîtraient pas un tel succès. La charité maternelle et paternelle soulève davantage de fonds privés que la solidarité fraternelle. Nous sommes tous doués d'un instinct paternel, et les Restos du Coeur font appel à cet instinct, alors que l'Etat et sa fiscalité sont beaucoup moins fédérateurs. Cordialement, Fraction -
Les Restos du ♥ créent-ils de la misère sociale ? Ma réponse est :...
Fraction a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Société
J'ai du mal à comprendre où vous voulez en venir. Voudriez-vous que les Restos du Cœur soient davantage financés par l'état, pour mieux garantir la qualité de leurs don, ou êtes-vous opposé à leur initiative ? Lorsque la solidarité nationale ne suffit pas, c'est à la charité, chrétienne, musulmane ou athée, de prendre le relais. De quelle arrogance, ou de quelle inhumanité vous nourrissez-vous pour condamner cette charité ? Cordialement, Fraction -
Les Restos du ♥ créent-ils de la misère sociale ? Ma réponse est :...
Fraction a répondu à un(e) sujet de Guillaume_des_CS dans Société
Lorsqu'un clochard tombe à terre, il ne faut pas l'aider à se relever, sinon cela va inciter les autres clochards à tomber. Non ! Il y a des limites à au libéralisme, qui est lui aussi idéologique et naïf, par certains de ces aspects. Les restos du cœur ont servi des millions de repas à des personnes qui n'ont pas choisi leur condition. Cessons de confondre notre devoir d'encourager les pauvres à travailler, et notre devoir à assister nos frères, à qui nous devons assistance en dépit de leurs mauvais choix. Cordialement, Fraction -
Je ne lirai pas, et vous le savez, votre référence littéraire : Varoufakis Mais mon discours vous invite à une réflexion sur nos élus et nos élites, qui nous sont bien plus intimes et complaisants que vous ne l'envisagez. Soutenir nos élus et nos élites est une façon de nous affirmer nous-mêmes, en dépit de nos intérêts particuliers. Nos élus et nos élites ont le pouvoir de changer, non pas le monde, mais le monde qui est capable d'échanger avec nous, de nous faire devenir, et que nous avons le pouvoir et le devoir de changer à notre tour. Cordialement, Fraction
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C'était le témoigne complice de Najat Vallaud Belkacem lors d'une interview chez Bourdin, ou un autre je ne sais plus. Mais je le prends à mon compte en invoquant votre bon sens : Dans un ministère quelconque, ne pensez-vous pas que le plus incompétent, c'est le Ministre lui-même ? Par exemple, Monsieur Castaner est un bon ministre de l'Intérieur, mais pensez-vous qu'il a étudié les dossiers de l'Intérieur toute sa vie, ou pensez-vous plutôt qu'il a été parachuté par ses copains ? Nous devons nous déniaiser un peu : nos élus sont nos idoles, mais en soi, ce sont des Miss France qui jouent aux échecs contre des champions du monde. Cordialement, Fraction.
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L'Etat n'est privatisable que par lui-même, que par ses intérêts propres : c'est une récursivité inhérente à toute personne morale inaliénable : L'Etat n'a pas d'actionnaires, seulement des créanciers, l'actionnaire c'est lui. Je vous suis : aucun homme politique n'a le droit de privatiser l'Etat, même si le Chef de l'Etat a droit à quelque caprices personnifiés, c'est bien la moindre des choses, sinon pourquoi la Cinquième République ? Vous dénoncez la main-mise de quelques personnalités sur l'exécutif, mais je ne vois pas la même chose que vous. Je vois un état affaibli par le vœu de pauvreté, d'humilité, de consensualité, qu'on veut lui faire supporter. Les hauts-fonctionnaires initiés n'ont pas de projet révolutionnaire, ils ont la lourde tâche d'initier à leur tour les élus et les ministres. Que vous voyiez en ces derniers des voyous accapareurs du pouvoir n'engage que vous, mais moi je crois que les élus et les ministres acceptent leur subordination tant informationnelle que décisionnelle. Si vous visitez un ministère, et que vous cherchez l'employé le moins compétent du site, il faudra prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage, et cela les ministre en ont bien conscience et en font amende honorable. Cordialement, Fraction
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Mais le carriérisme répond du même droit à l'égoïsme : En quoi un homme politique n'aurait-il pas le droit d'être carriériste et opportuniste, tant on sait que la carrière d'un homme politique est précaire, et que le suffrage ne lui fait aucun cadeau ? Le droit à l'égoïsme devrait être la règle corporatiste dont la déontologie serait l'exception juridique, c'est mon point de vue. Cordialement, Fraction
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L'Etat a-t-il encore le droit d'avoir des intérêts privés, accompagnés de quelques dérogations symboliques de fonctionnement ou de quelques largesses d'esprit interprétatives ? C'est de moins en moins vrai : vous êtes dans le mouvement, alors que ma pensée est plutôt marginalisée. Mais géopolitiquement, et même politiquement, que vaut un Etat qui ne sait pas défendre ses intérêts privés et qui n'a pas le droit d'être égoïste ? Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Ne confondons pas le louvoiement malhonnête et la contextualisation conceptuelle, qui est ma spécialité. Que Monsieur Benalla soit intrinsèquement un voyou , à vos yeux, ou plutôt un voyou de circonstances, aux miens, peut faire débat. Personnellement, toute cette pantomime institutionnelle a eu le mérite de me divertir, mais ce n'est pas la première ni la dernière fois qu'un agent de sécurité privée se prend pour un super-héros. Cordialement, Fraction
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J'ai regardé cette vidéo avec attention, et curieusement j'en ai tiré une leçon bien différente de la vôtre. On ne connait pas mieux que la concurrence et la sous-traitance pour stimuler rentablement un secteur d'activité immature. En quoi, par exemple, la sous-traitance organisée des laboratoires pharmaceutiques, et de leur système des brevets internationaux, vous posent-elles problème ? C'est au contraire un bon moyen de libérer les énergies, même si leur finalité est d'intérêt général. L'administration idéale ne se fait plus en amont, par des directives, mais en aval, par un cahier des charges, car les génies n'aiment pas trop recevoir des ordres : ça les dévitalise. Cordialement, Fraction
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Bonjour, L'économique est notre moteur. Le gouvernement, libéral ou non, est un code de la route plus ou moins arbitré. Que l'Amérique conteste la légitimité de l'OMC, ça oui, c'est de la servitude envers les multinationales. A force de perdre ses procès à l'OMC, l'Amérique va peut-être décider d'assassiner l'arbitre, et de jouer au football américain alors que les autres joueurs sont soumis à la règle du jeu du football anglais. Les entreprises du CAC40 sont un accélérateur très puissant de l'économie, surtout rapporté à leur responsabilité sociale, qui n'est pas si volumineuse. Les caresser dans le sens du poil n'est pas si préjudiciable que cela pour la société. Cordialement, Fraction
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Bonjour, Etre anti-système ça veut dire quoi ? 1 _ Ça veut dire être contre le gouvernement, les élus, et les corps intermédiaires ? 2 _ Ça veut dire être contre la loi de l'offre et de la demande et du capitalisme sauvage ? La loi de l'offre et de la demande est notre matrice. Le gouvernement est, au contraire, une force de libération vis-à-vis de cette maldonne initiale. Etre "anti-élite" ou "anti-gouvernemental", c'est se tirer une balle dans le pied. Trop de gens croient que la politique est notre matrice, alors qu'elle n'en est que la lunette correctrice. Prenons conscience que cette lunette correctrice est obligée de se compromettre et de compromettre ses idéaux, de se subordonner aux lois naturelles, pour être la plus efficace possible. Cordialement, Fraction
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Bonjour, Il est vrai que le discours de Julie Graziani frôle l'obscène : le divorce n'est pas un caprice, et il est souvent vécu avec une grande douleur comme un déchirement organique, une ablation. Mais le fond du discours n'est pas si inapproprié que cela. Car même si le système est injuste, l'Etat est le premier à le déplorer, et l'échec personnel est souvent la conséquence de mauvais choix : Crédits à la consommation, maison individuelle, passoire énergétique, éloignement, temps partiel insolvable, fécondité incontrôlée, ... L'Etat n'est pas responsable des échecs personnels de chacun, et je pousserais l'outrance jusqu'à dire que l'Etat n'a pas vocation à rendre les citoyens heureux, mais seulement à leur offrir des opportunités : il a en cela une obligation de moyens. Ceux qui ont fait de mauvais choix dans leur vie devraient envisager toutes les possibilités avant de s'en remettre à l'Etat, car bien souvent, des possibilités s'offrent à nous sans que nous en ayons conscience. Les aides sociales de l'assistanat devraient être conditionnées par une certaine tutelle a maxima, ou un certain coaching a minima. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Comme je le disais à Frunobulax : c'est lorsque la sécurité est assurée par des faibles qu'elle est brutale. Et c'est d'abord dans la tête qu'on est faible. Avoir peur des représailles, des émeutes, est déjà une preuve de faiblesse. Dans un rapport de force de type manifestation, on est souvent spectateur de la réciprocité, c'est-à-dire d'une loi du Talion improvisée. La loi du Talion est le comportement dissuasif, corporatiste, limite mafieux, d'un dispositif sécuritaire submergé ou peureux. Elle ne consiste pas à réprimer leurs coupables mais à venger nos innocents : " si tu frappes mes innocents, alors je frapperai les tiens", mais les coupables des deux parties ne se rencontrent jamais. L'IGPN a des moyens d'investigation indépendants, même si politiquement, c'est encore l’exécutif qui examine la police dans une récursivité contestable. Rêvez-vous d'une société idéale où la légitimité de la magistrature combinée aux moyens d'investigation des médias puisse compromettre structurellement le Ministère de l'Intérieur ? Ontologiquement, c'est le droit qui précède l'ordre. Mais chronologiquement, c'est l'inverse. Cordialement, Fraction
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Il ne s'agit pas d'interdire le droit de manifester. Mais c'est toujours pareil : c'est tout le peuple qui paye pour 0.001% de criminels. Et plus ces criminels ont une puissance de feu conséquente, et plus le peuple paye de sa liberté. C'est maintenant aux enquêteurs d'enquêter et aux interventions d'intervenir, pour que l'état de droit puisse rétablir une liberté de manifester et de se comporter dignes et démocratiques. Cordialement, Fraction
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Il suffirait qu'un barbu déséquilibré s'insinue dans une manifestation, plutôt familiale et festive, pour que le gouvernement en soit accusé pour sa passivité et sa faiblesse. Ce n'est plus de l'ordre de la paranoïa, aujourd'hui c'est devenu de l'anticipation. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Merci pour cette correction. J'ai appris que la peur pouvait, linguistiquement, avoir une explication subjective sans avoir de justification objective. Mais je dirais plutôt que le subjectif est un coefficient pondérateur ou multiplicateur de l'objectif. Sur le fond, je pense que la France est dans un état de déficit sécuritaire, plutôt que dans son excès. Mais le goulot d'étranglement le plus préjudiciable est dans la Justice : elle est débordée de partout. Autant il est difficile pour la police d'interpeller un manifestant euphorisé, qui a confondu la révolution fratricide avec une fête populaire. Autant il est difficile pour la Justice de condamner un délinquant, mineur ou grave, sachant que les prisons sont surpeuplées, et que le système manque d'alternatives. Le suréquipement policier que dénonce François Sureau n'est pas à interpréter comme offensif, mais comme une proportionnalité de la puissance de feu face à un adversaire qui peut prendre n'importe quelle forme. Cordialement, Fraction.
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A la lecture de votre rire sournois, je vais devenir border-line, voire transgressif : La sécurité de l'Etat ne connait pas de limites de moyens, alors que la sécurité publique en connaît. La France a plus de mille ans d'âge, et elle en a vu passer des fomenteurs, des conspirateurs, des rebelles et des révolutionnaires. Et pourtant, la France est restée la France. Ne confondons pas la sécurité de l'Etat avec la sécurité publique. La sécurité de l'Etat ne souffre d'aucune limite, pas même celle des accords de Genève. Cordialement, Fraction.
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Je ne poursuivrai pas ce débat stérile, je préfère répondre à votre douleur justifiée. Lorsque la Justice est rendue par des faibles, elle est inique. Lorsque la sécurité est assurée par des faibles, elle est brutale. C'est parce que la Justice et la sécurité manquent de moyens que nous vivons dans un système chaotique, où les transgressifs peuvent se prendre pour des victimes. La Justice et les forces de l'ordre ont vocation à faire respecter la loi du peuple et de ses représentants. Mais lorsqu'elles manquent de moyens, la Justice et la Sécurité choisissent la facilité, comme tout le monde. On matraque parce qu'on n'a pas les moyens d'éduquer, on condamne parce qu'on n'a pas les moyens de civiliser. Aux Etats-Unis, il y a 2 millions de prisonniers. Faut-il les suivre, ou l'Europe doit-elle inventer un nouveau modèle civilisateur ? Cordialement, Fraction.
