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Tout ce qui a été posté par Fraction
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Macron n'aurait pas du s'énerver contre ce policier israélien. Tous ceux qui connaissent l'art dramatique ont vu que son jeu était faux. Personnellement, je suis un benêt repenti, et je n'ai toujours pas réussi à devenir suffisamment méchant pour le dissimuler. Quand on n'a pas d'autorité naturelle, il ne faut pas surjouer, il faut la jouer cool et soft-power. Macron a une âme authentique, mais c'est une âme d'ange, il serait peut-être opportun de le déniaiser un peu, à la Fonzie, pour le rendre plus compatible. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, On dit que l'habit ne fait pas le moine. Mais est-ce si sûr, ou du moins si absolument sûr ? Il est étrange de constater autour de soi, avec un tant soit peu d'intuition, que les gens ont la gueule de ce qu'il sont. Difficile en effet, d'envisager le moral de Patrick Sébastien avec le physique de Michel Drucker, et vice-versa. Ou alors, dites-moi si je me trompe, si mon intuition est falsifiée, si vous ne voyez pas la même chose que moi. Le premier réflexe qui me vient à l'esprit, lorsque j'envisage l'intrication "esthétique morale / esthétique physique", c'est sa conséquence morale : Est-ce que la laideur physique est intriquée avec la laideur morale ? A cela, je réponds qu'il faut absolument distinguer LA morale et LE moral. Ma femme est belle, mais pourtant, elle peut être cruelle, intolérante, vicieuse, capricieuse ... On pourrait faire le même constat avec Marion Maréchal : une beauté monstrueuse et impitoyable. Faut-il en conclure que nos critères esthétiques innés et acquis sont en corrélation avec la noblesse prédatrice ? En effet, LA morale prohibe la prédation, mais LE moral la promeut. C'est en partie ce que je pense, mais je vais approfondir et relativiser. Pourquoi les abdominaux proéminents sont-ils à la mode chez les hommes, alors que la graisse superflue était à la mode il y a quelques siècles ? J'ai une lecture particulière à ce sujet : _ La graisse était à la mode jadis parce qu'elle était un signe d'abondance, et que la condition humaine n'était faite que de rareté et de pénurie. _ Les abdominaux sont à la mode aujourd'hui parce qu'ils sont le résultats d'une autodiscipline. En effet, la nourriture ne manque plus, on ne gère pas l'abondance comme on gère la rareté, et nos critères esthétiques évoluent en fonction de notre condition, par le phénomène d'autosuggestion collective. Ce n'est donc pas la prédation qui est sollicitée, mais la discipline et la valeur rare et chère, dans toutes ses dimensions. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Vous demandez : faut-il être un génie pour comprendre ? A priori, j’ai envie de vous faire une réponse de normand : Tout dépend du système que vous étudiez. Dans la théorie des jeux, par exemple, il n’y a pas de limite de complexité. Mais la complexité est-elle systématiquement synonyme de pertinence ? En cela, il faut distinguer la complexité structurelle de la complexité fonctionnelle : Par exemple, l’administration française est souvent décrite comme « complexe pour rien », c’est-à-dire qu’elle est complexe structurellement pour une complexité fonctionnelle moindre. Qu’en est-il alors des systèmes les plus fonctionnels ? On pourrait citer la neurologie, l’IA, la biologie, l’économie, … M’est d’avis, ésotérique par manque de temps, que la notion de rentabilité est le dénominateur commun de ces systèmes : _ En effet, on pourrait parler de la rentabilité tautologique ou subjective concernant le jugement. _ Comme on pourrait parler de rentabilité énergétique et structurelle pour la biologie. _ Comme on pourrait parler de rentabilité financière pour l’économie. _ Etc… Or, l’équation de la rentabilité est à la portée de tous, dans sa forme la plus réduite. On la retrouve dans la combustion, par exemple : La combustion crée de la chaleur, puis la chaleur crée de la combustion, et la chaleur produite est supérieure à la chaleur nécessaire. Nul besoin d’être un génie pour réduire la notion de rentabilité, qui est la matrice de la complexité fonctionnelle. Mais c’est alors dans l’étude de l’immanence de cette rentabilité que se situent l’enjeu et la performance intellectuels : Comprendre que l’esprit est cognitivement rentable est une évidence, mais c’est dans l’étude du « comment » et du « pourquoi » de cette rentabilité cognitive (ou plutôt néguentropie locale) que l’intelligence se fait la plus indispensable. Cordialement, Fraction
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Bonjour, Les réseaux sociaux souffrent d’une réputation parfois légitime, mais pas toujours. Les médias traditionnels aiment les critiquer, mais on pourrait suspecter un positionnement corporatiste de leur part. En effet, la valeur marchande d’une minute de publicité est en chute libre, et l’aigreur se fait indirectement sentir. Monsieur Macron a tenu un discours à charge envers les réseaux sociaux, en invoquant un statut magique de l’information, peut-être pour mieux caresser ses contre-pouvoirs dans le sens du poil. On accuse les réseaux sociaux de désinformation, mais on oublie que certains "lanceurs d’alerte amateurs" y pratiquent une information off intéressante. Le défaut majeur des médias traditionnels, familiaux, c’est leur excès de pudeur qui confine souvent à un hygiénisme informationnel aseptisé. Or, sur les réseaux sociaux, le niveau de pudeur est moindre, ce qui permet une certaine liberté jusqu’à son excès, d’où la nécessité d’une modération. Mais par-dessus tout, ce qui fait la légitimité et la vertu des réseaux sociaux, c’est leur qualité d’éveil. C’est l’éveil moteur. Alors que la télévision n’est qu’un éveil représentatif, illustratif, comme un infantilisme qui se subit, ou qui se focalise seulement. Apprendre à construire un argumentaire, à répondre à la contradiction, est un exercice moteur indispensable dont les réseaux sociaux n’ont pas d’équivalent. Le reproche majeur que j’oppose aux réseaux sociaux, c’est leur pessimisme et leur dominante anxiogène. Le pessimisme systématique est une paresse intellectuelle, un désamour trop facile pour être pertinent. Depuis le monopole de l’ORTF, les médias n’ont cessé de se démocratiser jusqu’à un sentiment d’anarchie qui ne demande qu’à être encadré. Monsieur Macron emploi l’argument d’autorité des journalistes et des experts, et il n’a pas forcément tort concernant l’information factuelle. Mais sur le registre interprétatif et conceptuel, il ne faudrait pas en conclure que seuls les mathématiciens auraient le droit de parler de mathématiques, alors que les autres n’auraient que le devoir d’écouter. Cordialement, Fraction.
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Ces humains vénéré par des humains.....
Fraction a répondu à un(e) sujet de massartchristian2@gm dans Philosophie
Bonsoir, Outre votre exposé scatologique très descriptif, j'ai envie de répondre sur le fond. Pourquoi idolâtrer, pourquoi adorer, pourquoi être fan ? Je dirais que c'est une réponse à un besoin de transcendance qui nous a été transmis par des millénaires de vie sociale, et par notre format spirituel. Accepter que quelque chose nous dépasse est une preuve de sociabilité indispensable. La transcendance joue également un rôle de modèle : les idoles diffusent un mimétisme sous forme d'esthétique morale, ou encore de philosophie plus ou moins formelle. Un homme qui ne connait pas la transcendance peut pourrir par égoïsme ou déchéance. La transcendance participe à notre virginité, à notre régénération vitaliste, même lorsqu'elle a été corrompue par l'épreuve de réalité. Personnellement, je ne me laisse pas transcender par des personnes accidentelles, mais par des valeurs nécessaires : Mon dieu a créé le Bien, puis le Bien a tué Dieu, et Dieu que c'était bien. Cordialement, Fraction. -
Le nazisme est exécrable pour tous ceux qui sont nés en 60-70-80, parce que nos profs d'histoire nous ont initié à cette apocalypse idéologique. Mais pour la génération à venir, j'ai peur que tout ne soit à refaire. L'antisémitisme est redevenu conventionnel, par l'apport culturel musulman et l’antisionisme qui cache mal son idéologie fondatrice. Si vous souhaitez parler du peuple juif, je peux converser avec vous pendant des heures. Mais le peuple juif a compris depuis longtemps que parler de lui, en bien ou en mal, est systématiquement préjudiciable. Aussi, j'ai moi-même appris à me taire. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Vous et vos idéaux n'empêcheront jamais les autres d'avoir d'autres idéaux. Qu'il existe des policiers nazis est intellectuellement régulier, et même prévisible. Cela ne compromet pas la déontologie policière. Ce qui compromet cette déontologie, c'est l'accaparation de la mission du service d'ordre par certain élément brutaux, et je dirais même abrutis. C'est au Ministère de l'Intérieur de faire régner sa méthodologie sécuritaire au sein de ses troupes. Mais la sécurité publique souffre d'un manque de moyens, comme toutes les administrations, et la contestation sociale a pris des proportions que la 5ème République n'avait jamais envisagé. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Qu'il existe des policiers nazis est pour moi un tabou légitime. En quoi les opinions et les idéologies des policiers vous intéresse-t-elle ? Les policiers ne sont pas là pour avoir des opinions, ni pour penser, mais pour obéir. Les policiers n'ont même pas le droit de participer à un jury populaire, sans doute parce qu'on estime leur jugement trop partial. Les violences policières que vous avez déjà dénoncées ne sont que des dérives individuelles multipliées par la massivité et l'arrogance du mouvement "Gilets jaunes". Quand la sécurité est assurée par des faibles, elle devient injuste. Mais n'érigeons pas cette injustice en système, faute de malhonnêteté intellectuelle. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Vous semblez voir la société avec un prisme très conflictuel. Lutte des sexes ? … Et pourquoi pas lutte des classes ? Lutte des ethnies ? Ne pensez -vous pas plutôt que nos convergences d’intérêts précèdent nos divergences ? Que nous sommes dans le même bateau malgré quelques antagonismes secondaires ? Les destins sont interdépendants, et lorsque je remplis mon panier, il peut m’arriver d’avoir des partenaires chinois et des concurrents français, des partenaires féminins et des rivaux masculins. M’est d’avis que la guerre des sexes soit une guerre impossible, pour la simple raison que l’autre sexe nous est consubstantiel et pas seulement co-existentiel. Toute tentative de civilisation est impossible ainsi, et si nous assistons actuellement à une distanciation homme-femme, il faut avoir conscience que son opposé, la fusion, n’est pas souhaitable non plus, faute de satellisation aliénante de l'autre. En outre, pour abattre une idée reçue largement répandue : les luttes genrées sont majoritairement endogènes. Il n’y a pas plus anti-machiste qu’un homme, et il n’y pas plus misogyne qu’une femme. Les catholiques ont été bien plus impitoyables envers les protestants qu’envers les musulmans, idem entre les sunnites et les chiites. Les classes sociales, ouvriers et cadres sont aussi symbiotiques que ne le sont le travail et la décision ; ils ne s’opposent pas, en revanche les décisions peuvent aisément s’opposer entre elles. On a vu beaucoup de blancs tuer des blancs, de noirs tuer des noirs, de jaunes tuer des jaunes, mais reconnaissons, avec le recul, que les guerres interraciales sont largement minoritaires. Les luttes sont majoritairement endogènes et Darwin lui-même déclarait que la pire menace pour le membre d’une espèce, c’est cette espèce elle-même, puisqu’elle lui est transcendantale par induction. Opposer les catégories entre elles est l’hérésie et l’ineptie du 20ème siècle, et leur manichéisme sous-jacent est aussi dangereux que la victimisation qui justifie ce manichéisme. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Je vais dire quelque chose de transgressif qui n'a que peu de rapport avec le sujet. _ Admettons que je viole une femme. _ Puis admettons que j'arrive à la faire jouir et à susciter son consentement, a posteriori. _ Puis nous nous mariâmes et eûmes beaucoup d'enfants. Est-ce un viol ? Pour le procureur c'est un viol. Mais pour la partie civile ça n'en est pas un. Est-ce au procureur de faire la loi, sachant sa dépendance hypocrite envers l'exécutif ? Ou est-ce à la partie civile de faire respecter ses droits ? Le rôle du procureur est de vociférer, mais ce n'est pas lui qui instruit le chef d'inculpation. Le décibel plaintif n'a pas vocation à être proportionnel au verbe curatif. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, L'Etat s'est substitué à la famille au 20ème siècle. C'était alors gagnant-gagnant, car la famille n'avait pas la compétence nécessaire pour éduquer convenablement ses enfants. Puis l'Etat est devenu financièrement déficitaire, et politiquement ingouvernable, et l'administration n'a pas trouvé de solution alternative à ce défaut de solvabilité ni à cette carence autoritaire. Nous en sommes là. La famille existait avant l'Etat, et elle existera après lui. La première des institutions naturelles c'est la famille. Et la dernière personne morale à qui on demande secours, c'est aussi la famille. Que l'Etat boude la famille est un déni de réalité, et une ingratitude historique et ontologique. Il existe des sagesses populaires qui valent bien mieux que la masturbation intellectuelle des élites. Cordialement, Fraction
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Est-il possible de philosopher sans un minimum de culture philosophique ?
Fraction a répondu à un sujet dans Philosophie
Bonjour, La culture philosophique, avant d’être une culture des idées, est une culture des mots et des concepts. C’est étonnant comme la découverte d’un nouveau mot peut faciliter la pensée et économiser nombre d’associations et de propositions. Le problème, c’est que l’utilisation outrancière de mots savants limitent leur transmissibilité, pour finir dans l’entre-soi. Certains mots savants associent ou composent trois ou quatre concepts à la fois. Après, tout dépend du choix de sa cible : souhaite-t-on une grande « quantité » d’audience ou plutôt une grande « qualité » d’audience ? On ne peut pas avoir, à la fois, la quantité d’audience de TF1 et la qualité d’audience d’Arte, il faut choisir. L’art de la vulgarisation n’est pas un infantilisme, c’est une réelle valeur ajoutée qui accroît considérablement l’audience potentielle. Connaître l’histoire de la philosophie est du même ordre que la culture conceptuelle : elle permet d’aller beaucoup plus vite. C’est un peu comme en programmation informatique : les acquis des anciens nous évitent d’avoir à réinventer la roue. Mais dans l’absolu, il n’est pas nécessaire de posséder une immense culture, si l’on compense par le temps mental et son accélération. Connaitre l’histoire de France est très utile pour comprendre la politique, par exemple pour ne pas reproduire l’erreur parlementariste des constitutions antérieures. Mais la culture historique n’a pas vocation à définir la notion du Bien, et l’on peut être inculte tout en possédant une grande sagesse, même informelle et majoritairement intuitive. Cordialement, Fraction. -
Là, vous élargissez la notion de "travail" au concept physique newtonien. Evidemment, si vous cherchez expressément à dériver les mots que j'utilise, on va y passer la nuit. Cordialement, Fraction
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Étymologiquement, le travail vient du "trident", un instrument de torture. Ça nous vient d'une époque révolue où l'on ne choisissait pas son destin. Mais plutôt que de demander au politique de changer le destin, chose dont il est incapable, pourquoi ne pas plutôt lui demander des outils et du temps ? Cordialement, Fraction.
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Avez-vous conscience que nous vivons dans un pays qui nous interdit de travailler à notre gré ? Que vous soyez malheureux au travail n'engage que vous. Mais pour moi, le travail n'est pas une aliénation, mais plutôt une libération. La durée légale du temps de travail est peut-être libératrice pour vous, mais pas pour ceux qui aiment travailler et qui aspirent à faire des projets. Cordialement, Fraction
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Bravo, très loyal de focaliser sur mon introduction. Pour vous, le défaut de paiement des grecs n'est pas la cause de la brutalité qu'ils subissent ? Comment concevez-vous le défaut de paiement ? Est-ce la faute du mafieux qui vous casse le pouce par vengeance, auquel cas une poubelle n'excuse pas l'autre ? Ou bien est-ce la faute du peuple grec qui a vécu au-dessus de ses moyens pendant près d'un siècle et qui a triché envers l'Europe quant à sa solvabilité ? Cordialement, Fraction
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Les grecs ne sont pas à plaindre : ils ont voté pour des dépensiers outranciers, voire pour des voyous et des menteurs. Le capitalisme est susceptible de reconnaître qu'il n'est pas infaillible, notamment en matière d'écologie, parce que le capitalisme brut a du mal à reconnaître le coût de ses externalités. Mais les choses sont en train de changer, et les géants vont finir par payer ce coût. Mon approche n'a rien de mystique, elle est conceptuelle et analogique. La France souffre d'un déclassement progressif à l'international. Mais la réponse ne peut pas être dirigiste et d'un protectionnisme aveugle. Car quand un pays se dissocie du monde, il perd l'accélération du monde. Nous devons absolument gagner en compétitivité, mais il n'est pas indispensable que ce soit les plus précaires qui y perdent. La formation professionnelle, les gains de productivité, la libéralisation du temps de travail, peuvent rompre la fatalité du déclassement sans faire payer les plus modestes. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Le capitalisme crée du stress, de l’exploitation, ainsi qu’une certaine violence. Mais le livre noir du capitalisme est considérablement plus vierge que celui de ses concurrents. _ Le stress est inhérent à la finitude du temps : il existera tant que le temps aura une valeur. _ L’exploitation est inhérente à la faible valeur ajoutée des ouvriers, qui induit un effet d’abondance (d’où la nécessité impérieuse de reconnaître collectivement le mérite intime). _ La violence est un effet d’échelle marginal, qui résulte de la puissance décisionnelle d’un tiers à la fois subordonnant et méprisant. L’homme n’a décidément rien inventé : Les centrales nucléaires sont abondantes dans la nature, les oiseaux volaient bien avant Louis Blériot, et les baleines narguent les sous-marins par leur hyper-motricité, … Et ce n’est sans doute pas l’homme non plus qui a inventé le commerce, mais le cerveau. Rappelons que votre conscience ce n’est pas vous, mais votre grammaire cognitive, et que votre esprit ce n’est pas vous non plus, mais votre macrocosme. Qu’est-ce qu’une idéologie ? C’est une doctrine culturelle qui, compte tenu de sa forte contrainte envers les lois naturelles, est imputable d’entropie, de pénurie, de désordre civilisationnel, et de brutalité. Or le capitalisme est vraisemblablement l’ordre socio-économique le plus exempt de brutalité et de contrainte. C’est un peu comme la démocratie selon Churchill : « le pire des systèmes à l’exception de tous les autres ». Le capitalisme n’est pas une idéologie : c’est une reproduction plus ou moins fidèle des fonctionnements cérébraux, et le libéralisme est un homothétique de la plasticité cérébrale. La contractualisation de la société est un progrès notable qui a historiquement réussi à contrecarrer les intérêts mafieux, corporatistes, et égoïstes des états. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Permettez-moi de digresser un peu. La nature et la culture méritent-elles d’être opposées ? En partie oui : puisqu’elles ne sont pas équivalentes, elles recèlent probablement des oppositions et même des intervalles d’incompatibilité. Mais cette opposition conceptuelle et notionnelle est à relativiser : ce qui unit la nature et la culture précède ce qui les désunit. Bien souvent, on a la culture de sa nature, comme on a l’histoire de sa géographie. Et je dirais même que la culture rétroagit symbiotiquement sur la nature : Je vais prendre un exemple institutionnel. La sexualité et l’amour sont naturels, mais le mariage est culturel. Doit-on en déduire que le mariage est contre-nature ou pervers ? Evidemment non. Ici, la nature offre un champ de possibilités que la culture focalise et accélère. Et pour des raisons vraisemblablement sociologiques, hygiéniques et institutionnelles, le contrat de mariage a conquis l’ensemble de la planète. Et in fine, l’institution familiale rétroagit sur le patrimoine génétique, par voie de sélection culturelle. La relation en devient quasi-circulaire, ne formant plus qu’une seule et même entité ontologique. Pour ce qui est de la perversité, il est souvent constatable que la perversité morale ou mentale est parallèle à la vertu. Par exemple, l’ingénierie nucléaire est capable du meilleur comme du pire. De la même manière qu’il est constatable que la perversité mentale des primates est concomitante à leur intelligence. Et il n’existe pas de bon chasseur sans perversité. D’une manière générale, je dirais que la perversité péjorative est un court-circuit opportuniste de la vertu, le choix de la facilité, en somme. Mais là encore : la facilité n’est pas étrangère à l’économie, elle lui est même consubstantielle : on parle d’économie pragmatique du moindre effort. Le tout est de savoir si la facilité est moins « entropique » que la difficulté, c’est-à-dire si elle a une réelle valeur ajoutée a posteriori. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Vous avez raison, mais un micro-trottoir n'est pas censé être représentatif, en soi. Les chaînes de télévision ont une ligne éditoriale qui est instruite tantôt par leur libre arbitre tantôt par leurs actionnaires. C'est à chaque journaliste de réviser sa déontologie et d'exercer, ou non, une pression inverse sur la ligne éditoriale. Mais, rassurez-vous, les téléspectateurs sont de plus en plus critiques. A trop abuser de la naïveté des téléspectateurs, c'est à chaque coup miser sa crédibilité sur le tapis vert. Et il arrive un moment critique où la confiance rompt et où ladite crédibilité ne vaut plus rien. Cordialement, Fraction
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"Mentir, c'est moche" : des parents racontent pourquoi ils ne font pas croire au père Noël à leurs enfants
Fraction a répondu à un(e) sujet de raison pratique dans Société
Bonjour, La Vérité est-elle bonne à dire ? On sait depuis longtemps que le faux est plus séduisant que le vrai. Le faux remplit les salles de cinéma, alors que les conférences philosophiques sont désertées. Les politiciens communiquent sur Twitter, alors que Wikipédia fait la manche pour survivre. Les enfants ont besoin de rêver, ils comprendront plus tard que les rêves ont un coût. Leur épreuve de réalité peut attendre, et la durée de maturation peut s'allonger pour une plus grande plasticité cérébrale. Mais en ce qui concerne les adultes c'est différent : "_ Monsieur le Président, l'Assemblée Nationale vient enfin d'interdire la malhonnêteté intellectuelle, selon vos souhaits. _ Très bien, mais qui diable a éteint la lumière ? _ C'est la loi, Monsieur le Président." Il n'y aucune ambiguïté : _ Soit notre cosmologie est digne et la Vérité doit être dite. _ Soit notre cosmologie est indigne et la Vérité accélérera son pourrissement. Derrière chaque vice se cache une mafia, derrière chaque ignorance se cache une secte, et derrière chaque secret d'état se cache une milice. La transparence est une hygiène élémentaire et l'épreuve de vérité fait fondre les indignes, comme la lumière du jour fait aux vampires. Cordialement, Fraction. -
Bonsoir, Notre époque est critique. La violence surgit de partout, et mon père comme ma mère, baby-boomers, ne parviennent même pas à cerner cette violence, ni à l'intellectualiser. La différence entre la violence d'aujourd'hui et la violence d'hier, c'est que la violence d'aujourd'hui est inepte et gratuite. Elle ressemble à un mal dépourvu de toute rationalité, et de tout argument. Au 20ème siècle, l'argument de puissance des nations s'est perverti en argument de nuisance. Les Alliés ont réussi à contenir cette nuisance pendant un demi-siècle. Mais aujourd'hui, ces occidentaux ont même du mal à contenir leur propre population. Mais tout ceci est à relativiser objectivement. 1914-1918 a compté 18 millions de morts. Alors que le djihadisme 2000-2018 n'a causé la mort que de 1800 européens, soit 10 000 fois moins. La différence, c'est que notre civilisation s'est hyper-médiatisée. Le monde est-il décadent, ou n'est-ce pas plutôt notre perception du monde qui est devenue hystérique ? Cordialement, Fraction.
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La discussion et la communication sont concomitantes. La question est de savoir laquelle des deux précède l'autre. Si le débat se veut loyal et posturalement horizontal, alors c'est la discussion qui précède la communication. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Il y a la contradiction discussionnelle, et il y a la contrainte communicationnelle. Personnellement, ce n'est pas la contradiction qui m'agace, mais la contrainte communicationnelle (posture, disqualification, injure...). La contradiction est protéiforme et combinée, alors que la contrainte n'est que balistique. Cordialement, Fraction
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Bonjour, Rigoureusement, discuter consiste à échanger un ensemble de signifiants dont l’association est censée exprimer un ensemble de signifiés cohérents. Les signifiants, donc les mots, sont un peu comme des cylindres par lesquels le fil du signifié, le sens, doit passer pour que l’expression soit consensuellement compréhensible. L’espace entre ce fil et ces cylindres, c’est la marge interprétative, plus ou moins rigoureuse ou perverse. C’est donc un exercice difficile, tant les contradicteurs peuvent être exigeants dans le choix de vos mots, selon leur compétence ou leur esprit de contradiction. Comme diraient les Inconnus, il y a le bon et le mauvais contradicteur. Le bon contradicteur est plutôt tolérant à l’égard du choix de vos mots, parce qu’il est animé par la volonté d’en comprendre le sens intentionnel. Le mauvais contradicteur, comme le mauvais journaliste, a tendance à dissocier les mots, à les décontextualiser, pour mieux les dériver et en pervertir le sens intentionnel. Le bon contradicteur induit la dimension naturelle de votre discours. Le mauvais contradicteur a plutôt tendance à essentialiser autoritairement votre discours, voire votre essence propre et donc votre légitimité de discuteur. Le bon contradicteur est un explorateur à la fois humble et vigilant de votre esprit. Le mauvais contradicteur sait déjà ce qu’il va conclure avant que vous ne parliez, notamment en fonction de vos appartenances présumées. En outre, à trop lire entre les lignes, on risque souvent de n'y trouver que soi-même. Cordialement, Fraction
