tison2feu
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Tout ce qui a été posté par tison2feu
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Merci de ton attention @jeremie974. Ce que je constate, une fois de plus, c'est le retard avec lequel les infos arrivent ici, en métropole. De source sûre, les incidents ont commencé dès jeudi dernier... La question du mode de scrutin reste capitale aux yeux de la majorité des Kanaks... et des non Kanaks.
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Grosse erreur de formulation. Il fallait écrire "depuis au moins 10 ans", ce qui n'est pas du tout la même chose...
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Émission La grande Librairie : topic hebdomadaire
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Crève dans Littérature
Rectifications: Dominique Eddé, libanaise (et non palestinienne). Sinon, j'ai assisté à la rencontre tendue entre ces deux femmes de caractère. Ouverture à l'Autre purement théorique et illusoire. Bol d'air avec le visage plus épanoui de Rachida Brakni. Par chance, j'ai échappé à Christine Angot. -
Comme bien souvent dans la mythologie grecque, le mythe nous met en garde contre toute forme d'hybris (= démesure). La sagesse consistera à ne pas tomber dans les excès de Narcisse, à savoir l'amour excessif de soi-même.
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Merci beaucoup, January, pour cette contribution référencée. Cela confirme mon intuition selon laquelle le narcisse risque bien d'être tout autre chose, aux yeux des Grecs, qu'"une fleur au coeur d'or, symbole de réussite" (sic)
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Ce qui m'aurait intéressé, ce ne sont pas les sempiternelles généralités émises sur Internet quant au symbolisme de telle ou telle fleur à travers le monde, mais de savoir quel était le véritable symbolisme de la fleur de narcisse pour les Grecs, en s'appuyant sur des exemples tirés de la littérature grecque. A défaut, la racine du mot « narcisse » est bien le grec narke, qui signifie « engourdissement », « stupeur » ou « sommeil », mais en aucun cas il est question de "symbole de réussite" (sic), pour reprendre le mot des deux auteurs mentionnés plus haut.
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Ce n'est pas une raison pour falsifier le mythe d'Ovide, jusqu'à preuve du contraire.
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Cette citation extraite de Dans Les séparations parentales conflictuelles, par Jean-Émile Vanderheyden et Armand Mabille n'est pas conforme au mythe d'Ovide. Ces auteurs oublient de préciser que Narcisse, ne pouvant assouvir sa passion, finit par se donner la mort, et juste avant de mourir, Ovide décrit Narcisse comme étant "privé de bon sens". Narcisse lui-même maudit sa "misérable folie". Même après sa mort, en enfer, il continuera de contempler son image, ce qui montre à quel point son cas était désespéré. Ces auteurs évoquent un supposé symbolisme du nénuphar chez les Grecs - "symbole de réussite" - qu'il conviendrait de prouver. Pour une lecture du texte original d'Ovide: http://bcs.fltr.ucl.ac.be/METAM/Met03/M03-339-510.html
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Je n'apprécie pas quant à moi l'humour dont le fond de commerce est basé sur l'ignorance et la déconsidération. Le titre de ce topic est une imposture car il fait passer les expressions et dictons de la langue française pour ce qu'ils ne sont pas.
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La plupart de ces expressions et dictons te semblent "stupides" parce que tu ignores tout de leur histoire. Tu t'imagines que ces expressions n'ont aucun sens et sont bizarres parce que tu n'as jamais eu la curiosité d'en savoir plus à propos de leur origine et du contexte social dans lequel elles sont apparues. Par exemple, dans l'expression « Chacun voit midi à sa porte », pourquoi mélange-t-on la notion d’heure et de pas de porte pour signifier le fait que chacun puisse juger une chose selon son propre point de vue ? Dans les campagnes, les cadrans solaires étaient installés au-dessus des portes de maison. Mais, ces derniers n’étant pas toujours réalisés par des cadraniers avertis, il était fréquent que les habitants aient des indications d’heures différentes d’une maison à l’autre. Ainsi, quand le soleil était au zénith, les cadrans de chaque porte n’indiquaient pas tous midi. Autre exemple, l'expression « un nom à coucher dehors avec un billet de logement» désigne le mode de réquisition pendant une guerre (et ce dès l'époque napoléonienne), qui impose à un habitant de loger le soldat porteur du document et demandant refuge. Quant à l'expression "un nom à coucher dehors" : Au Moyen Âge et jusqu’au début du XIXe siècle, le patronyme reflétait presque toujours le rang social. De fait, il servait aux aubergistes à classer leurs clients. Ceux qui avaient un nom indiquant l’appartenance de son titulaire à la noblesse ou à une fonction sociale importante étaient placés en tête de liste, les autres à la suite. Lorsque la capacité d’accueil du lieu était dépassée, les derniers de la liste n’étaient pas accueillis ; ils devaient dormir dehors ou aux écuries. Pour en savoir davantage sur l'histoire des autres expressions, il te suffit de faire des recherches sur Internet ou de te procurer un bon dictionnaire des expressions et locutions françaises. En taxant de "stupides" de telles expressions, tu t’achètes une bonne conscience en te croyant subversif mais tu ne fais que mettre en scène ton inculture crasse et ta propre stupidité.
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Je cherche un roman de Douglas Kennedy, en anglais : c'est ainsi que nous vivrons [Fly Over]
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Crève dans Littérature
Tu auras eu malgré tout quelques réponses à tes questions initiales: "1000 questions fusent : le roman est-il interdit aux U.S.A. ? Est-ce vraiment Douglas Kennedy qu'il l'a écrit, ou un écrivain fantôme français, auquel les éditeurs ont mis un nom connu d'Américain pour mieux le vendre, et qu'en fait il n'existe pas en anglais ?" -
Je cherche un roman de Douglas Kennedy, en anglais : c'est ainsi que nous vivrons [Fly Over]
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Crève dans Littérature
Voilà ! Lorsqu'on est passionné, il ne faut pas hésiter ! Pour avoir une réponse éventuelle, cela peut prendre plusieurs jours, donc patience à toi ! -
La femme occidentale n'est plus satisfaite/ Vrai ou faux ?
tison2feu a répondu à un(e) sujet de ANO 2000 dans Amour et Séduction
Et surtout toujours la petite moralité finale (comme dans une fable de La Fontaine) qui vient chaque fois montrer la fragilité des réponses apportées, surtout lorsque la question de départ est assez douteuse: "Enfin, il convient de noter que ces observations sont basées sur des généralisations et des perceptions sociales qui ne capturent pas la diversité des expériences individuelles. Il est essentiel de reconnaître que chaque relation et chaque expérience sexuelle est unique, et que la satisfaction sexuelle dépend de nombreux facteurs, y compris la communication, le respect mutuel et la compréhension des besoins et des désirs de chaque partenaire". En clair, des observations basées sur un biais de généralisation hâtive ne valent pas grand-chose. (Je n'ai toujours pas chatGPT, mais c'est ce que j'ai retenu des réponses données par chatGPT à certains forumeurs). -
Je cherche un roman de Douglas Kennedy, en anglais : c'est ainsi que nous vivrons [Fly Over]
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Crève dans Littérature
Eh bien pourquoi ne pas envoyer un mail à Chloé Royer afin d'en savoir plus ? -
Je cherche un roman de Douglas Kennedy, en anglais : c'est ainsi que nous vivrons [Fly Over]
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Crève dans Littérature
Bonjour, J'ai cherché qui a traduit Fly over; il s'agit de la traductrice Chloé Royer (qui a traduit également les 3 tomes de La Symphonie du hasard). Tu pourrais éventuellement la contacter par mail afin de savoir comment se procurer le manuscrit en anglais. https://atlf.org/repertoire-des-traducteurs/royer/ Ou en contactant la maison d'édition : Belfond. Ou encore en contactant directement Douglas Kennedy afin d'en savoir plus sur les raisons de la non publication, en anglais, de Fly over. -
Salut D-U J’avoue être parfois beaucoup trop long à la détente. Cela a l’inconvénient de m’empêcher de voir venir les dangers aussi vite que toi ou @FROD à la seule vue de cette matrice. Alors oui, en y regardant de plus près, je suis bien obligé de reconnaître qu’il y a un réel problème lié à la contextualisation (ou plutôt à sa quasi absence), et aussi par le fait de recourir à des valeurs de vérité pour décrire des phénomènes aussi subjectifs que les principes comportementaux et moraux. D’où l’aspect forcément réducteur d’une telle approche philosophique dite « analytique ». De toute façon, ce recours au formalisme logique et mathématique me donne le vertige et je me sens aux antipodes d’une telle tournure d’esprit philosophique. Mais comme il en faut pour tous les goûts, je laisse le dernier mot à Paul Franceschi : « Pour ma part, j’ai découvert pour la première fois les problèmes de la philosophie analytique à travers les articles de Jean-Paul Delahaye publiés dans la revue Pour la Science. Je me souviens encore avec quel émerveillement j’ai découvert alors une façon d’appréhender la philosophie jusque-là ignorée, qui correspondait à la tournure d’esprit qui, de manière naturelle, était la mienne ». Bien à toi, Tison
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Bonsoir D U, Je te réponds à chaud tant il me semble nécessaire d'apporter bon nombre de rectificatifs et de précisions. Mon intention était en effet de te couper l'herbe sous le pied, humblement, parce que mon daïmon m'a rappelé à l'ordre au sujet de la mission que je me suis fixé, comme tu sais, dans un tout autre domaine que la philosophie - là où je me sens plus à l'aise (l’important dans la vie, c’est de trouver ce pour quoi l’on est doué !). Et puis je ne voulais pas plomber le topic d’Ambre. C’est réussi ! Lorsque je parle d'antinomie, c'est seulement à propos de la relation entre deux concepts tels que courage + et lâcheté - , ou encore prudence + et témérité -. La présence de ces exemples montre que la relation antinomique dont je parle n’a donc rien à voir avec ce qui, à tes yeux, est antinomique, à savoir la dimension théorique d'une telle approche et son éloignement supposé de tout contexte. Et lorsque j’ai signalé l’existence de « problèmes » que pouvait soulever cette théorie, ce n’est pas mon avis personnel que je donne mais celui de P. Franceschi en personne, lequel recense à plusieurs reprises des questions de logique formelle. Sinon, en effet, dans l'élaboration de cette matrice, l'intuition joue un très grand rôle. L'intuition de départ de P. Franceschi, c'est que les discussions relatives aux contraires polarisés ont porté jusqu'à présent sur des concepts usuels, lexicalisés, c'est-à-dire pour lesquels il existe un mot correspondant dans le langage propre à une langue donnée; cette manière de procéder n’est pas sans engendrer de nombreux inconvénients: ces concepts peuvent varier d'une langue à une autre, ils peuvent être connotés avec des degrés de nuances difficiles à apprécier, etc.; il y a même des concepts qui, dans une langue, ne sont pas lexicalisés du tout (nous n’avons pas de mot en français pour dire « temps relatif au climat », contrairement à l’anglais qui a weather). Si bien que P. Franceschi s'est proposé de construire des concepts de manière abstraite, sans considération du fait que ces concepts soient lexicalisés ou non. Et je comprends que cela puisse te chagriner, cher D U. Mais poursuivons. A noter d’abord qu’il est question de « matrice de concepts », et j'attire ton attention sur le mot "concepts" qui est bien plus large que celui de vertus/vices. Le travail de P. Franceschi porte en effet sur des classes de concepts philosophiques/ scientifiques, aussi bien abstraits que concrets, même s'il donne de nombreux exemples relatifs aux principes comportementaux. On peut concevoir cette matrice de concepts comme une alternative au paradigme actuel de la philosophie enseignée en France aux élèves de première et terminale (plan dialectique du type thèse-antithèse-synthèse). Si l’élève est convié à disserter sur le courage en suivant le paradigme traditionnel, cela ne signifie en rien qu’il doive porter sa réflexion sur des abstractions hors contexte sans jamais se référer à des expériences concrètes et personnelles. Eh bien avec la matrice de P. Franceschi, conçue comme un plan dialectique, il en va exactement de même. Cette matrice de concepts n’est rien d’autre qu’une sorte de plan de travail, et tu peux apporter tous les exemples concrets ou personnels que tu veux lorsque tu « philosophes » sur le courage. J’ajouterai que chaque fois qu’une question philosophique porte sur un seul concept - comme c’est le cas bien souvent dans le mode de pensée occidental -, cette matrice laisse toujours entrevoir la possibilité d’une dualité conceptuelle à la lumière de laquelle vont s’ouvrir de nouveaux horizons. Cette matrice peut aussi être d’un grand secours pour analyser toutes sortes de maximes, proverbes, etc. Avec ton repère cartésien, j’ai comme l’impression, sauf erreur de ma part, que cela ne reflète pas vraiment la réalité de la matrice de concepts. Je m’étais aussi amusé à procéder comme toi, mais à l’aide d’un cône, etc ! Etant donné que cette matrice de concepts m’apparaît comme un assemblage de deux justes milieux aristotéliciens, la schématisation qui me semble la plus simple et la plus parlante est la suivante (à l’aide de l’exemple du courage): Prudence & Courage △ △ Lâcheté △△△△ Témérité Témérité △△△△ Lâcheté Si tu souhaites en savoir plus sur cette matrice de concepts, voici deux articles de P. Franceschi: "Une classe de concepts" : https://shs.hal.science/halshs-00003159/file/Une_classe_de_concepts.pdf "Le plan dialectique : pour une alternative au paradigme" : https://web-archive.southampton.ac.uk/cogprints.org/7163/1/Le_plan_dialectique.pdf Bien à toi, Tison
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Je n’ai hélas aucune compétence en logique et encore moins en mathématiques, pour appréhender les questions que tu soulèves, cher D U. Tout ce que je peux dire, c’est que dans la description de sa matrice de concepts, P. Franceschi est parfaitement conscient des nombreux problèmes que soulève sa théorie et qu’il formule sous forme de questions laissées sans réponse. Néanmoins je trouve intéressante cette matrice parce qu’elle permet de générer des concepts duaux complémentaires, parfois antinomiques (par exemple courage + et lâcheté - , ou encore prudence + et témérité -), laissant prévoir des conflits à la clé qu’il faudra parvenir à résoudre au moment d’agir, c'est-à-dire en contexte bien évidemment, dans une quête d’harmonie.
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Dans une multitude de langues, le coeur (mais aussi le foie) est le siège des émotions. Cela doit remonter à la nuit des temps. Le rapport à la virilité que j'ai mentionné est beaucoup plus rare, mais sûrement également très ancien. Tout cela renvoie à la préhistoire et il semble alors impossible d'en savoir davantage.
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Cette analyse du fragment de Pascal m'est précieuse à plus d'un titre et je vous en suis recconnaissant. Plusieurs éléments m'échappaient jusqu'à présent et je me suis sans doute trop attarder sur l'opposition duale opérée d'entrée de jeu par Pascal entre ces deux vertus. Oublions donc ma référence à Pascal qui n'a plus lieu d'être ici.
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Pour essayer de clarifier les choses et d'apporter des éléments que je n'avais jamais signalés à l'époque, cher D U, je te propose de partir de la matrice proposée par P. Franceschi. Tu noteras que les deux concepts duaux (ou expressions) qui sont situés au milieu de la matrice sont accompagnés d'un "0", car considérés comme neutres, c'est-à-dire purement descriptifs et nullement prescriptifs: 0 Propension à prendre des risques . Propension à ne pas prendre de risques 0 En revanche, dans les deux autres séries, les concepts sont accompagnés de signes "+" ou "-" selon qu'ils sont connotés méliorativement ou péjorativement, en tant que jugements moraux: + Courage . Prudence + - Témérité . Lâcheté - A ma décharge, je reconnais que si je remplace (- témérité) par (- Inhumanité), il va falloir modifier toute la matrice. Idem si je remplace (Prudence +) par (Patience +). Au final, je préfère conserver la traditionnelle dualité courage / prudence. Mais un problème subsiste à mes yeux dans le fait d'accorder la primauté à la notion de risque (et d'évitement du risque), alors que le courage sera aussi parfois la capacité à souffrir sans se plaindre et donc sans rapport avec cette notion de risque. De toute façon ce genre de matrice est forcément réductrice, donc à utiliser avec beaucoup de souplesse.
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Bonsoir Frod, Voici la citation de Pascal à laquelle je faisais référence: "Je n'admire point un homme qui possède une vertu dans toute sa perfection, s'il ne possède en même temps dans un pareil degré la vertu opposée : tel qu'était Épaminondas, qui avait l'extrême valeur jointe à l'extrême bénignité ; car autrement ce n'est pas monter, c'est tomber. On ne montre pas sa grandeur, pour être dans une extrémité ; mais bien en touchant les deux à la fois, et remplissant tout l'entre-deux. Mais peut-être que ce n'est qu'un soudain mouvement de l'âme de l'un à l'autre de ces extrêmes, et qu'elle n'est jamais en effet qu'en un point, comme le tison de feu que l'on tourne. Mais au moins cela marque l'agilité de l'âme, si cela n'en marque l'étendue."
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Bonjour Bouddean, Ce schème de pensée consistant à opposer deux vertus est pratiquement absent de toute la philosophie dite "occidentale". Je ne l'ai rencontré qu'une fois chez Blaise Pascal et, plus tard, chez le philosophe français Paul Franceschi (philosophie analytique) qui en a fait un système de pensée encore plus sophistiqué (1) ! A noter qu' il s'agit là d'un mode de pensée typiquement chinois (taoïste) qui consiste à harmoniser des forces opposées mais complémentaires, selon le principe dynamique Yin Yang. Oui, le terme découragement évoque l'impatience, d'où la possibilité d'une opposition complémentaire entre courage et patience. Dans le même ordre d'idées, tu peux également chercher le vice potentiel pouvant se cacher dans une vertu, ou à l'inverse chercher la vertu potentielle qui se cache dans un vice. « Nos vertus ne sont, le plus souvent, que des vices déguisés » (célèbre épigraphe aux Maximes de François de La Rochefoucauld, 1665) _______________ (1) A titre d'exemple, voici la matrice de concepts élaborée par P. Franceschi à partir du concept de courage versus prudence:
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Merci D U pour ces précisions concernant le rôle du cortex cingulaire antérieur, dont il n'est pas fait mention en effet dans le volume récapitulatif d'O. Houdé Comment raisonne notre cerveau (2023, 2e édit. mise à jour) que je me suis également procuré. Cet article de Pour la Science serait donc bienvenu dans mes archives ! Sur la question de l'accès à la conscience, cette étude de W. De Neys montre en effet que la zone de détection de conflit (cingulaire antérieur) était activée même lorsque les gens raisonnaient de manière stéréotypée. Et puis il y aurait aussi à découvrir et à tirer profit des multiples travaux du grand spécialiste de la "conscience d'accès" Stanislas Dehaene...
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Bonjour DU (encore moi ! ), Comment savoir avec certitude s'il y a "simplement et essentiellement réaction - de l'organisme psychosomatique - à des stimuli menaçants et/ou nocifs" ? Ne doit-on pas également prendre en compte le rôle de la fonction d'arbitrage S3 mise en évidence par Olivier Houdé et son équipe, étant donné que ces travaux portent précisément sur le raisonnement et la prise de décision ? Physiologiquement, cet « arbitre interne » agit au moyen de neurones qui sont capables d’envoyer des ordres inhibiteurs et/ou activateurs à S1 (système 1: raisonnement intuitif, hyper rapide et qui ne doute de rien) en introduisant une dose de doute lorsque la stratégie rapide s'avère erronée. La question que je me pose, c'est de savoir si, au moment où nous agissons, nous prenons conscience de l'envoi de ces ordres ayant la capacité d'inhiber les automatismes de pensée intuitifs et erronés. S'il n'en est rien, alors cette capacité d'envoyer des ordres d'une partie du cerveau à une autre ne peut qu'être éduquée en amont, bien avant de se trouver en situation réelle d'agir courageusement.
