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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Parfois, tu as juste besoin de te poser et de réfléchir. De repenser à tout ce qui est arrivé, à tout ce qui a fait que tu en es là, maintenant. Tu penses, tu penses, tu penses. Tu te souviens. A ces trucs qui obsèdent ta cervelle, à ce que tu crois avoir vécu mais n'a jamais su si tu l'as réellement vu. T'aimerais que tout ça soit justifié, donc tu creuses pour trouver des raisons. Tu creuses. Tu creuses, pour ne rien déterrer. Pas de quoi comprendre, en tous les cas. Est-ce seulement possible ? Et préférable ? Certains parlent d'une nature. D'une chose, sorte de malédiction, que tu portes en toi depuis ta naissance. Y a-t-il des gens qui naissent heureux ? J'ai donc dû naître avec la mémoire courte. Je ne sais plus même ce que je comptais écrire. Une qualité, possiblement. Pourquoi tant de mélancolie, si je ne connais la raison de celle-ci ? Enfin ! Inutile de s'étaler. Les mots ne réparent pas les faiblesses d'une âme. Pas davantage les maladresses d'un corps. A peine quelques tristesses. Pas suffisamment longtemps pour les ranger à côté, cependant. Alors tu t'endors. Tu fermes les yeux, fermes ton coeur. Tous les mauvais vents passent et s'en vont. Il suffit d'attendre. De le laisser détruire plus loin, dans l'inconnu. Ah ! Nous aimerions bien nous en convaincre, mais nous ne parvenons pas même à nous persuader de nous y intéresser, à ce qui vient s'écraser sur le pauvre voisin ratatiné. Nous souffrons, un jour, deux jours, et mettons le pied en avant. Et voilà, la machine est relancée. Les sourires reviennent, la joie fleurit. Sauf que ma mémoire a flanché. Vide, lessivée. Ce qui y rentre dès à présent est l'orogenèse de regrets ineffables. J'aurais aimé, oui, que ces maux ne soient que des fables, que le masque de ces pupilles dilatées me viennent d'un passé mal traité. Mais il n'en est rien. Rien qui puisse s'offrir à la pitié, à la raison de celui qui tenterait d'y pénétrer les secrets. Je ne me connais pas et ne me connaitrai jamais. L'unique explication que je puisse formuler est celle d'une naturelle inanité. Ma peau est ce coffre, cet obstacle à toute vérité. Un voile déposé sur ce visage : celui d'un enfant gai, s'oubliant à des jeux niais. Loin, très loin, des couleurs de l'apathie et des saveurs de la morosité. Loin, très loin, de cette incapacité à se faire accepter et d'échapper aux cailloux des déceptions. Il en faut peu, pour glisser. Il en faut peu, pour profondément se blesser.
  2. Si si, Long Nao, sur 20 minutes :D
  3. Non, c'est sympa de ta part !

  4. Eh bien ton passage me fait plaisir, alors !

  5. Que me vaut l'honneur de cette visite tardive? :)

  6. Haha, ce n'est rien.

  7. Je tenais simplement à te dire que pour ton âge, tu fais encore jeune.

  8. Bonsoir ! Et désolé pour la non réponse de tous sur le tchat. Tout le monde était à fond dans son truc :/

  9. Je ne faisais que reprendre l'exemple de Dompteur de mots. Je ne connais pas cette personne.
  10. Tiens, tu tombes bien, toi. Tu peux m'expliquer le problème qu'ils ont tous ? J'ai l'impression d'avoir agressé un type et de me faire lyncher pour l'avoir caché.

  11. Jedino

    Les meilleurs conseils

    Je me suis mal exprimé. Pour vivre, ils ont besoin l'un de l'autre. Le corps est un organisme, rien n'est inutile là-dedans. Mais effectivement, chacun est en mesure de "survivre" quelques temps sans l'autre. On parle là d'un temps très bref. Le coeur est peut-être l'organe le moins dépendant du cerveau, notamment parce qu'il aurait lui-même des cellules nerveuses. Non, le corps humain ne peut se passer de conscience. Comment fait-il pour se nourrir, sinon ?
  12. Jedino

    Les meilleurs conseils

    Je ne fais pas l'amalgame entre conscience et âme. Donc pour ta première question, clairement non. La conscience a besoin du corps. Tu peux très bien imaginer que le coeur puisse battre tout seul ou le cerveau survivre seul, mais ce n'est pas le cas : ils ne sont pas dépendants, ils sont interdépendants entre eux. Pour ce qui en suit, comme je te l'ai dit, tu es libre de le penser comme tu l'entends, mais je ne le penserai pas. Pour tes expériences de "near death", je te dirais que toutes les personnes qui connaissent une expérience de dépersonnalisation en connaissent une qui semblent assez similaire. C'est bien pour cela que nous sommes amenés à le nommer derrière un concept. Maintenant, qu'est-ce qui me prouve que ces expériences ne sont pas du même ordre que celui des hallucinations? Autrement dit, qu'ils sont réels parce qu'ils ont une forme de réalité pour le sujet, mais qu'ils ne le sont pas vraiment parce que ce n'est finalement qu'une chose imaginée. Il y a une différence entre avoir foi en quelque chose, et prouver qu'elle existe. Une expérience qui paraît commune ne suffit pas à prouver que cette chose existe et est réelle. Cela reviendrait à dire que parce que toutes les tomates que j'ai vu sont rondes, toutes les tomates sont rondes, et toutes ces tomates existent. Or, rien ne me prouve ni qu'elle existe, ni qu'elles existent toutes. Il faut pour cela en faire l'expérience, et ceci, de manière consciente. Je dirais même que tout le monde doit pouvoir la faire. Maintenant, ce qui est réel, ce qui ne l'est pas, c'est un débat qui existe et qui n'est pas clair car le terme de "la réalité" n'est en lui-même pas clair et pas juste. Et là-dessus, je te suis. Ma question n'était pas de savoir s'il y avait au-delà : je t'ai dit que je ne traitais pas de métaphysique puisque je n'aime pas spéculer sur ce que j'ignore totalement. Ma question était : est-ce que la vie est plus que cela ? En outre, la question que tu me poses peut supposer qu'il existe aussi un en-deçà. Ce qui est à la fois vrai et faux : "la" réalité que nous connaissons et expérimentons n'est qu'une réalité parmi d'autres : le monde quantique en est une autre, le monde à l'échelle de l'univers, une toute autre. Quant à te dire si la vie a un au-delà, c'est-à-dire si après la vie, il existe autre chose, dans la mesure où je ne peux que ne pas le savoir, j'attendrai ma mort pour en savoir plus, ou non. Sans vouloir t'offenser, c'est faux puisque le soleil est différemment positionné selon que tu sois en France ou en Sibérie, et midi n'a pas du tout le même dans les deux endroits dans la mesure où les journées ne sont absolument pas les mêmes (Je dirais qu'il y a du progrès !)
  13. Avant toute chose, il faudra m'excuser si je réponds à côté (plus que d'habitude, quoi) ou semble répéter quelque chose. N'étant plus dans le sujet depuis pas mal de temps, il m'est sorti de la tête, et particulièrement concernant notre discussion au sein de celui-ci. Je te donnerais raison dans le premier paragraphe si tout ne se faisait que selon une seule variable que serait la beauté. Maintenant, tu touches juste dans le sens où le choix, comme en amour par exemple, te pousse à devoir départager les gens pour en trouver une. Mais tu sais aussi bien que ce "choix" n'est pas toujours celui que nous penserions faire : ce n'est pas toujours la plus belle, la plus capable des personnes, etc, mais c'est celle qui semble nous attirer le plus, pour des raisons qui nous échappent ou non. C'est là qu'entre à mes yeux le rôle du processus de nature organique dont tu parles. Seulement, tout cela n'implique pas de trier : tu peux estimer que toute personne est égale pour toi, d'égale intérêt, quand bien même elle l'est différemment, et tu peux être amené à choisir l'une d'elle sans avoir à hiérarchiser en terme de valeur tout ce beau monde. C'est d'autant plus facile à montrer que cela n'est justement pas dépendant de la raison : s'il trouve beau un autre corps, il le trouve beau parce qu'il est attiré par une/des choses chez celui-ci, et non parce que celui-ci l'est davantage que d'autres. Je me rends compte néanmoins que c'est ce que tu sembles exprimer dans la première phrase de ton deuxième paragraphe. Mais effectivement, là, comme ça à froid, je ne vois aucune autre issue, même si j'irais plus loin pour la deuxième solution puisque je ne séparerais pas le jugement de mon corps avec le mien. Je suis mon corps ou, plutôt, mon corps est moi. Tes propos concernant le jugement d'Hitler paraissent en apparence assez irréfutables. J'y vois un "défaut" : celui de confondre les faits avec le jugement fait de lui. Par extension, confondre ce qu'il est (un homme) avec mon jugement (un meurtrier). Penser ainsi peut, à terme (mais pas nécessairement, en tout cas personnellement), te mener à penser que Hitler n'était plus un homme, mais un meurtrier. Autrement dit, tu crées une séparation entre deux choses (qui a peut-être en effet du sens, je ne le nie pas), mais qui amène assez inévitablement à une division. Ce serait oublier que derrière ce nom, Hitler, se cache un homme, mais aussi d'autres hommes, certains fanatiques, certains "normaux", et tous étant amenés à commettre des actes horribles. Hitler n'est pas un meurtrier, c'est un homme qui a commis des meurtres. Je joue peut-être exagérément sur la nuance ici, mais j'ai l'impression que nous donnons des qualificatifs devenant des catégories trop souvent, allant jusqu'à penser qu'il existe des barrières. Si je disais que personne ne pouvait véritablement en juger, c'est, il me semble, non parce que nous sommes incapables, mais parce que nous en sommes trop capables. J'ai beau aimer l'idée du corps et ses processus, je ne vais pas jusqu'à tout justifier avec cela. Le jugement n'est absolument pas corporel. Le corps ne fait pas des choix, il choisit. Il ne s'embarrasse nullement de critères qui lui sont extérieurs. Là, nous sommes d'accord (j'ai presque envie de dire que ça mérite de se fêter). Tu donnes l'impression, peut-être à tort, de penser que considérer toutes les choses à même niveau empêche le choix. En cela, tu aurais raison puisque notre "raison" a besoin de critères pour départager un élément parmi de nombreux autres. Mais, le corps s'en passe très bien. Il n'a pas besoin de critères, et s'il en a, nous les ignorons de toute façon. Je peux très bien m'intéresser à tous les domaines scientifiques et me passionner pour l'une. Tu me répliqueras peut-être qu'en ce cas, je juge l'une meilleure que les autres. Je te dirai alors que je ne conçois pas l'intérêt pour une chose comme le gage de sa plus grande valeur d'un point de vue personnel. L'intérêt n'est justement pas un jugement. Je te suis parfaitement pour le premier paragraphe. Il me semble même avoir un jour ou l'autre écrit quelque chose de semblable à ce que tu exprimes dans la première de tes phrases. Quoi qu'avec le temps, j'ai presque tendance à penser que la haine est une forme d'amour. Va falloir excuser mon exemple, mais c'est je crois cela qui m'en a donné l'idée, de ça un moment : je parle là de la relation entre Batman et le Joker dans the Dark Knight. Le Joker dit, lors de son interrogatoire, que "Je ne veux pas te tuer ! Qu'est-ce que je ferais sans toi ?" à Batman, montrant par là que ce que Batman ressent envers lui, de la haine, n'est qu'une mauvaise compréhension de ce qu'il devrait comprendre, à savoir que l'un comme l'autre, ils ont besoin de l'autre. C'est ce que tu décris exactement avec NJ et votre inimitié, si je comprends bien : même si vous êtes en différends, durs entre vous, cette contradiction amène chacun de vous deux à aller plus loin et donc à en apprendre d'une quelconque façon sur un quelconque sujet. Bref, à grandir. De même, un oppresseur cherchera probablement à défendre sa liberté, mais il ne le pourra que face à quelqu'un ou quelque chose : un combat n'a de sens que s'il est fait contre quelqu'un. Tu as donc raison lorsque tu parles d'une proximité forte entre amour et haine : c'est une forme de relation, et comme toute relation, chaque personne a besoin de l'autre pour exister (je simplifie sans doute, mais nous rattachons souvent notre amour ou notre haine au "but" de notre existence, à ce qui lui permet d'avoir du sens). Globalement, il me semble, j'en arrive aux chrétiens. J'aurais tendance à penser et comprendre que le fait de tendre l'autre joue est un moyen de montrer à l'autre qu'il nous aime "mal", actuellement. Je ne pense pas (et je peux me tromper, je ne suis pas vraiment spécialiste de la question, là) du coup qu'ils cachent une haine derrière un amour, je dirais qu'ils font de la haine de l'amour. Autrement dit, tu ne hais pas NJ, et NJ ne te hais pas. Je dirais plutôt que vous vous aimez, et bien assez pour aller vous jeter dessus vos contradictions. Enfin, j'ai du mal à concevoir un quelconque dialogue dans une relation de haine véritable, c'est-à-dire de mésentente totale. A mon avis, vous avez dépassé ce stade-là si tu admets que tu as gagné à discuter ainsi avec cette personne. Ah mais si ta vie te convient, et si celle-ci ne martèle aucunement celle d'un autre, libre à toi. Soit. Si j'ai dit ça, je m'en excuse. J'ai parfois tendance à m'emporter, comme tu le sais. Il me semble pourtant que le but d'une démonstration est précisément d'exclure toute forme de jugement. Maintenant, là où tu n'as pas tort, c'est qu'une démonstration peut être faite pour tout et n'importe quoi dès lors que les axiomes, postulats, etc, ne sont pas communs. Ca questionne du coup la pertinence véritable d'une démonstration en philosophie. Ce n'est pas forcément inintéressant, mais je crois qu'en débat philosophique, nous sommes davantage amenés à déconstruire une démonstration adverse et à tenter de forger une démonstration sans faille personnelle. Le problème majeur restant que sans base commune, est-ce que cela a vraiment un intérêt réel ? Mais je me rends compte que c'est ce que tu dis par la suite, même si je ne te suis toujours pas sur ta conclusion qui voudrait faire du sentiment un jugement de valeur. Tant que tu restes sur la graduation en terme de valeur, tu restes dans la logique de l'amour et de la haine. Il n'y a qu'en dépassant cela, en comprenant comme tu la fais avec NJ, que l'intérêt se trouve partout, que sortiras de cette logique, aussi pascalienne puisse-t-elle être.
  14. Jedino

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    Ah mais ta question est intéressante ! L'infini est-il vraiment plus vaste que le fini? :cool:
  15. Jedino

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    Non, en effet, je suis un abruti fini qui ne comprend jamais rien à rien. Mais, juste histoire de rire un peu, je vais m'y ridiculiser un peu : Un trou noir ? Objet fascinant que celui-ci. En rien paradoxal avec les théories qui sont actuellement en vogue. Et, j'ai lu pas plus tard qu'en fin d'après-midi qu'une théorie venait d'être exposée sous le nom de "trou blanc" pour peut-être expliquer différents problèmes encore inexpliqués, à l'exemple de rayons cosmiques ayant une énergie très importante, mais aussi pour expliquer ce qu'il advient de ces objets cosmiques à leur fin. Etc. Je ne vois pas vraiment ce que tu veux interroger ici, la réalité est telle qu'elle est. Utiliser l'exemple du monde quantique aurait été peut-être plus adapté pour piéger quelqu'un sur ce qu'est la réalité. Le comateux n'a rien d'un fait inexplicable dans ma tête puisqu'il faut diviser le fonctionnement du corps de la conscience, qui en est une fonction particulière. Le corps peut fonctionner indépendamment de la conscience que nous avons de ce corps (c'est vrai du rêve, par exemple). Là encore, je ne vois pas le problème. Pour les quatre suivants, c'est question de croyance. Ce n'est pas à moi de juger de ce qui est vrai, ou non. J'ai mes convictions, qui ne sont absolument pas en accord avec tout ça, mais cela ne veut pas dire que j'ai raison, ou que j'ai tort. Mais pour te répondre, certains sont vus comme de la mythologie (le mythe étant par définition quelque chose qui n'a aucune réalité au sens où nous l'entendons, même si les Grecs croyaient en la réalité de leurs dieux), les autres sont religieux, ce qui pour moi ne fait pas grande différence. Je ne connaissais pas l'expression anglaise pour le dernier. En revanche, je n'irai pas sous-estimer l'imagination et sa puissance, et encore moins chez quelqu'un qui a foi en des choses qui me semblent de cette ordre. Mais, entre-nous, ces expériences ne me semblent pas plus irrationnelles et étonnantes que d'autres comme la dépersonnalisation ou la démultiplication de cette dite personnalité dans les TDI. Et si vous voulez un conseil, en toute amitié, pour votre question initiale, vous devriez vous demander : 1) Si le sens du mot "vie" a réellement le même sens lorsqu'il est utilisé une première fois ou une deuxième fois. 2) Si ce n'est pas une boutade, ou une provocation assez innocente. 3) Si le mot n'est justement pas opposable à des antagonismes (mot que vous semblez apprécier). 4) Si la vie se résume sincèrement à elle-même. 5) Si ce n'est pas peut-être une tautologie. 6) Et j'en passe et des meilleures. Je respecte votre éventuelle foi et votre capacité à croire, donc, en des choses qui me semblent parfaitement insensées, mais il faudra plus qu'un élan de provocation et de basse critique pour me convertir à toute cette métaphysique.
  16. Jedino

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    A vous de me le dire. Et, ce n'est en rien une citation.
  17. Jedino

    Les meilleurs conseils

    C'est le Philosophe en moi qui parle, que veux-tu. Chaque mot que j'exprime est dès lors sublimé :blush:
  18. Bonsoir !

    Va falloir me laisser du temps pour reprendre, je vois que tu viens de relancer notre discussion de mai.

  19. Parce que la testostérone, notamment, a pour effet de développer pas mal notre force musculaire. Mais, avec de l'entrainement, s'il n'en fait pas, tu peux plus ou moins compenser.
  20. Jedino

    La clef dans la serrure

    Peut-être que tu aimeras, un jour !
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