Aller au contenu

Jedino

Membre
  • Compteur de contenus

    48 064
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Jedino

    Le libre arbitre

    Si tout est déterminé, notre pensée, notre raison, ou ce que tu veux, n'a aucune raison de ne pas l'être aussi. Donc, notre choix n'en est pas un, puisqu'il est déterminé également selon notre intérêt, notre besoin, etc... Autrement dit, lorsqu'on dit faire un choix entre deux situations, ce n'en est pas un, puisque tu choisiras nécessairement celle qui sembles t'arranger. Certes, tu exclues l'une plutôt que l'autre. Si ce n'est que tu choisiras nécessairement la première par rapport à la seconde, parce qu'elle t'arrange. Et, faire un choix sans une totale objectivité, ce n'en est pas un, pour moi. Mais, c'est pas tout à fait pertinent et évident, nous sommes d'accords. Avoir conscience du champ des possibles ne changent pas le déterminisme de nos choix. Nous ne voulons jamais que selon des conditions/besoins propres guidant notre dite volonté. Bref, quand tu veux ça ou autre chose, ce n'est pas complet, puisqu'il faudrait dire que tu veux ça parce que ça m'apporterait ça ou que ça m'éviterait ça, voir que ça apporterait quelque chose à lui ou à elle. Donc, tu as beau savoir que tu as mille choix à faire, tu en feras un, et qu'un, parce que celui-là est le plus logique de tous. Si tu étais un être dénué de logique, prenant des chemins qui n'ont rien de pertinent, je commencerais à croire en notre capacité à choisir. Mais c'est fort du café, oui :D
  2. Le soir, ouverture à l'obscurité du monde et des coeurs, m'offre quelques raisons que j'ignore. Le feu du désespoir brûle les dernières joies. Tout est cendre. Tout se vide. Il n'y a d'existence que pour les âmes égarées, celles-là même cherchant vainement la lumière d'un espoir. Ce serait tellement mieux de raconter des choses positives, des choses qui me tiennent à coeur et dont j'apprécierais partager l'histoire. Mais comment faire si je ne peux qu'avoir honte de moi-même? Comment parvenir à écrire cela? Si je m'y suis essayé, une ou deux fois, ce n'est pas sans un effort énorme, sans prendre trop de temps qu'il n'en faudrait. Et puis, cette horrible impression d'écrire du vide, du raté, du mauvais, d'en recevoir un écho tellement faux. Comment changer ma plainte inutile en un texte beau? Ce discours est futile, puéril, et j'en passe. Au fond, il nous est difficile de décider de comment nous allons écrire, et de quoi nous allons raconter. Ou peut-être que si. Je n'en sais rien. Et cela importe peu. Du coup, il y a ce sentiment de répétition, de dire ce qu'on a déjà dit mille fois. Les mots changent. Les idées, plus rarement. Parlons sérieusement : je ne suis pas vous, vous n'êtes pas moi. Vous n'êtes pas non plus lui ou elle. Pourtant, cet homme, cette femme, cet enfant, toutes ces personnes que vous croisez, apercevez, connaissez, ignorez, imaginez, sont à la fois une part de vous-mêmes, et une part de ce que vous auriez pu être, ou ne jamais être. Il y a une part de vérité en ce que sont les autres. Nous avons beau réfléchir, philosopher, creuser livres et maximes, rien ne remplace le secret que porte chacun de nous. Mais trop nombreux sont ceux qui croient qu'explorer l'autre, c'est le blesser : il y a tant à faire sans déchirer l'âme de celui qui donne. Le principe consiste non pas à simplement prendre ou donner, mais surtout à échanger. Nous avons plus à apprendre d'un inconnu qu'on ne le pense. Aussi repoussant soit-il. "Je" veut ce qu'il n'est pas. Il veut rendre lui ce qui ne lui appartient pas. S'il pouvait aspirer un corps, il le ferait. Il s'échappe, s'enfuit, se retrouve. Et si nous n'étions jamais un esprit? Si celui-ci, ce "Je" que nous semblons être, n'était jamais le même le lendemain? Se pourrait-il que nous ne soyons jamais ce que nous paraissons être : un et équilibré? Pourrions-nous être, malgré nos souvenirs, nos ressentis toujours similaires, un autre, c'est-à-dire, tout le monde? Une sorte de puzzle construit à partir de chaque pièce rencontrée. Un ami, un amour, un étranger. Je ne suis donc pas moi. Je ne suis pas non plus un français. Je suis ce que j'ai vécu, ce que j'ai connu, ce que j'ai ressenti, perçu ou déchu. Je suis l'amour de l'un, la haine de l'autre. L'espoir, l'indifférence, le sourire, les cheveux blonds, la chaleur, le tissu. Un amas infini de petites choses formant un tout que je sens comme un. Cependant, je ne suis pas rien, car je ne suis pas vide. Personne ne l'est. Le plus insensible des hommes n'a d'insensible que le nom. Jamais il ne peut être sans un ressenti, sans une once de ces perceptions qui font notre essence. Et pourtant, je ne suis pas "moi". Je ne suis pas cet esprit, cette entité étrange et complexe que je ne sais décrire que par la raison, puisque la raison n'est, elle, que la connaissance et la jonction de tout ce que je suis. Voilà pourquoi un homme n'est homme que parmi les hommes. Comment pourrait-il le devenir s'il ne recevait pas ce qui fait de lui ce qu'il sera? Cessons-là ces bêtises. Je ne suis pas. Je ne serai pas. Les mots ne sont bons qu'à nous tromper. Jouez avec, et vous comprendrez. Vous comprendrez pourquoi la fausseté se trouve partout, tout le temps, inlassablement. Elle nous envahit, nous pourrit. Nous votons pour ça, nous réfléchissons sur ça. Les autres font ce que nous sommes. Mais nous ne sommes pas les autres. Pas exactement. Donc, nous pouvons refuser cela. Nous pouvons retourner l'apprentissage, l'utiliser contre lui-même. Et ceci, c'est notre liberté. Il n'y a d'homme libre qu'au sein de la rébellion. Mais une société de rébellion est-elle libre pour autant? Tenez-vous en à ce que vous voyez, car je ne saurais vous aider. Moi, je suis aveugle, aveugle d'avoir trop mal regardé.
  3. Signature : Schopenhaueur + Baudelaire.

    Rien que là, les gens comprennent tout! Un misogyne misanthrope + un drogué mélancolique, ça fait une sacré sauce aux épinards! C'est pas avec ça qu'on pécho d'la meuf, crois-en mon expérience de génie incompris!

  4. Plus je lis des mots compliqués, plus je me sens bête. M'enfin! C'est vrai! Si ce n'est qu'il manque quelque chose au présent que le passé a englouti. Comme un ventre dans lequel ne ressort que trop rarement ce qu'on y met! Et, sans doute. J'y songerai, au prochain mariage, alors!
  5. Meuh naaan!

    "Jeune et con", sur Virgin radio.

    Et oui, pauvre de moi :/

  6. Jedino

    Le libre arbitre

    Ce n'est pas faux, mais choisir cela plutôt qu'autre chose n'est-ce pas une chose déterminée, voir déterminable, aussi?
  7. Jedino

    Le libre arbitre

    Tout étant déterminé du début à la fin, le libre arbitre de l'homme n'a aucun sens, puisqu'il ne prend pas de décision de lui-même, mais en fonction des causalités qui le déterminent et l'entourent. Cela ne réfute donc pas l'idée de Dieu, mais du libre arbitre.
  8. Jedino

    Le libre arbitre

    Ma foi, je n'y crois pas. Sur ce coup-là, je suis complètement spinoziste. Voilà
  9. N'empêche, tu me rends presque nostalgique! Ca sonne bien. Fût un temps, j'y arrivais presque aussi bien aussi. Vraiment, de peur de dire n'importe quoi, je n'irai pas commenter à nouveau, mais c'est good
  10. Je ne saurais pas te dire là, désolé^^'
  11. Jedino

    La pathologie du sacrifice

    Si j'ai bien saisi, tu appelles "pathologie du sacrifice" le fait de penser que Jésus s'est sacrifié pour nous, et une sorte de conséquence inéluctable issue du pêché originel? Ce que je trouve curieux, c'est le terme de pathologie, comme si croire en cela, c'est être malade. Ou alors, c'est un effet de style, je ne sais pas. Je crois que j'ai pas tout saisi parfaitement.
  12. Jedino

    un jour = une histoire

    Un homme, mille visages. La vie forge son amour et ses émotions. Les coups portés lui apprennent à cicatriser. L'enseignement est essentiel. Mais parfois, un de nos visages apparaît. Nul ne le connaissait. Dès lors, comment réagir? Le méconnu attise la peur, que cela soit en soi, ou autour de soi. Cela peut venir de nombreuses choses : une blessure qui devient plaie, un silence qui passe à la colère. Si la colère ne plaît à personne, elle est d'autant plus terrible chez ceux qui ne le sont jamais. Tout est affaire d'habitude, d'équilibre. L'angoisse devant un saut dans le vide est à son paroxysme. Se contrôler se ressent comme la difficulté insurmontable. Il y a en nous tous ce potentiel à détruire malgré nous, une force inimaginable qui permet de le faire avec indifférence. Si vous avez connu la véritable colère, vous comprendrez cela : ne dit-on pas que la vérité sort d'autant mieux lorsque nous sommes énervés? En cela, un homme qui tue, la folie de cet homme qui tue, ne se résume qu'à la monstruosité libérée qui nous habite. En douter, c'est refuser notre nature. Un prédateur se veut impitoyable face à sa proie. C'est dans l'ordre des choses. Cela se substitue à un ensemble qui semble plus complexe, parce que mêlée à la notion de morale, de justice. Mais le schéma reste le même. Sauf que rares sont ceux qui tuent pour manger aujourd'hui. Ce que je souhaite dire par là, c'est qu'imposer un tel contrôle sur soi à tout le monde amène nécessairement quelques personnes à craquer. Demandait à un artiste de faire de la politique : il ne pourra pas. Et, s'il le fait, il le fera maladroitement, parce qu'il n'en a pas le choix. D'où l'idée que le devoir tend à être absurde. Elle a effectivement une valeur dans une société où doit régner paix et confiance. Il n'empêche, elle va contre ce que nous sommes, et cela devrait suffire à comprendre que ces gens-là, bien qu'ils ne soient pas en droit, sont dans leur inéluctable rôle.
  13. Jedino

    un jour = une histoire

    J'aime beaucoup le poème. Et, en effet, nous y sommes tous prédestinés, tôt ou tard.
  14. Jedino

    Qu'écoutez-vous en ce moment ?

    C'est mon p'tit amour du moment :
  15. Jedino

    un jour = une histoire

    En un sens, oui. Mais, ce qui me dérange, c'est qu'il est entièrement dépendant. Et, un corps dépendant, s'il n'a plus cette aide, ne tient plus en place. Donc, l'esprit non plus, non?
  16. Comme pas mal de monde te le dit, si tu ne limites pas les intervenants, même si ça serait cool dans l'idée, ça deviendra ingérable. Le tchat peut être un support pour ce type de discussion. Je n'en doute aucunement, et j'ai déjà eu des discussions plutôt intéressantes là-dessus sur des sujets moins évidents que les raviolis. Mais, ça n'intéresse pas tout le monde à la base, et si trop de monde y participe, cela se transforme en mini-débat à deux ou trois, en général, dans une même enceinte. Ce qui peut être est déjà pas mal, remarque. Après, libre à toi d'organiser la chose. Je te donne simplement mon avis sur la question, sachant que je suis parfois un acteur un peu, disons, embêtant du tchat (mais si si, je sais me tenir)! Bouarf, ça n'empêcherait pas une discussion en privé sur le tchat. C'est tout de même différent, même si le forum est assez instantané ici. Mais, oui, c'est très différent malgré tout.
  17. Jedino

    Ma gonzesse est une p...

    En effet, j'ai tout compris à l'envers.. :D Autant pour moi.
  18. Jedino

    Ma gonzesse est une p...

    C'est vulgaire Cela dit, c'est tourné tout autrement que ce qu'on pourrait penser. Enfin, je trouve. Parce qu'en fait, tu ne parles pas d'une p... (n'est-ce pas?) à proprement parler, mais une p... (n'est-ce pas aussi?) qu'on pourrait dire, disons, d'esprit.
  19. Jedino

    un jour = une histoire

    Sandy8, ton histoire (?) est poignante et triste.
  20. Jedino

    un jour = une histoire

    Nous sommes d'accords. Mais là, il y a assistance extérieure. Et, je pense qu'on est d'accord sur le fait qu'il n'aurait jamais pu survivre sans ça. Moi, je ne parle pas de l'aide extérieur, ici. Mais sinon, oui. M'enfin, oui, je ne savais pas que son état allait si loin, à vrai dire. Et, je le connaissais de nom. Un grand de chez les grands, cet homme-là, oui.
  21. Jedino

    un jour = une histoire

    Par corps en état, je n'entendais pas nécessairement un corps sain, mais un corps en mesure de répondre à l'essentiel, à savoir se nourrir plus ou moins, boire, respirer, ou n'importe quoi touchant directement à la survie du corps en lui-même. Stephen Hawking peut en effet manger, boire et dormir sans mal. Mais, autant pour moi. Je n'étais peut-être pas suffisamment clair. Et, je ne sais pas exactement ce que Stephen Hawking a, donc je dis ça sans vraiment en être absolument certain. C'est en fait le même cas pour le coma. L'esprit fonctionne toujours, non le corps. Mais on remarque que toutes les fonctions premières à la survie sont encore là. Il respire, il parvient à manger (même s'il faut le perfuser parce qu'il ne peut pas avaler), et boire. Etc. Après, peut-être existe-t-il un contre exemple? Je ne sais pas.
  22. Jedino

    un jour = une histoire

    Regarde ce paysage lointain et beau. Qui vois-tu? Des arbres? Des tours? Des routes? Des personnes? Non. Ce que tu vois, c'est la courbure des choses, la forme dont prend chaque être, chaque chose, au milieu d'un espace qui se veut vide. La tour n'est que cette forme rectangulaire que l'on place là où, auparavant, il n'y avait "rien", c'est-à-dire autre chose occupant déjà l'espace de moins imposant. De l'herbe, des arbustes, peu importe. Mais regarde mieux. Regarde, et tu verras qu'il n'y a effectivement rien, rien sinon ce que tu crois qu'il se trouve là où porte ta vision, là-bas. Si tu t'approches, tu les sentiras, les toucheras. Mais, existe-t-elle à travers ta simple traduction visuelle? Non, elles ne sont que forme. Ce qui existe doit s'opposer à nous. La nature du corps n'a aucune importance. Voilà pourquoi personne ne ressent ce truc qui fait qu'on existe quand une personne nous regarde. Il n'y a que l'expression de son regard, expression qui vient d'ailleurs, de son âme-même, qui soit en mesure de nous en donner le sentiment. En soi, voir n'est rien, sinon échanger entre ce qui tend à exister pour nous, et ce qui tend à nous faire exister.
×