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Violences sexistes et sexuelles : « Le faible nombre de condamnations incite à trouver de nouvelles façons de travailler »

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Axo lotl

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Axo lotl Membre 19 195 messages
Maitre des forums‚
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Il y a 3 heures, arwena a dit :

La majorité des viols ont le droit à des "non lieux" et "non lieu" ne veut pas dire que la personne est innocenté...il y a juste un "manque de preuve" et pour beaucoup en plus il est question de prescription
Navrée mais oui majoritairement les hommes publics accusés de viol vivent leur vie tranquille et sans conséquence ce qui n'est absolument pas le cas de leur victime

J ajoute que si de base les accusations de viol étaient prises au sérieux au niveau judiciaire, il n y aurait pas ces accusations publics

Oui il y a des femmes qui partagent tes préoccupations, et? un certain nombre de femme estime que la tenue justifie le viol etc. ça s'appelle la misogynie interiorisée...Ou être une "pick me" ^

 

Dernier avis perso : la présomption d'innocence est une notion JURIDIQUE . Je ne suis ni juge, ni jurée, juste citoyenne et femme et vu la considération de la justice envers les VSS, autant te dire que cette notion là, je m'en contrefous. Les fausses accusations sont rares en france, on ne gagne rien financièrement avec ça et ce peut être même très violent pour la/le plaignant(e) quand la personne accusée est public

Sur quoi vous basez vous ? 

Quand une personne est accusée de viol et que c'est infondé car oui ça arrive les fausses accusations. Ça détruit aussi la personne, son entourage. Avec les réseaux sociaux, elle est poursuivie pendant toute sa vie ça lui colle à la peau. Voir ça entraîne des drames comme des passages à tabac ou des meurtres. 

Moi je reste convaincu, que la justice ne devrait jamais être rendue publique, étalée sur les réseaux sociaux qu'il s'agit de gens connus ou inconnus.ce n'est pas à la foule de mener les enquêtes , ni les procès, ni de rendre justice. Simplement parce que la foule est incompétente pour le faire. Alors oui les fausses accusations sont sans doute très inférieures aux vraies. Est ce pour ça qu'on doit sacrifier des innocents sur la place publique. Est ce qu ils doivent payer pour les coupables ?ce serait ça la justice du futur, on punit tout le monde pour être sûr de ne rater aucun coupable ?

La justice devrait se reformer pour que les plaintes soient toutes prises au sérieux, pour que les enquêtes soient plus rapides et que leurs traitements soient plus rapides. Mais la justice comme tous les services de l'État manque de budget, de personnels....alors il y a des manquements, nombreux, qu'elle est atrocement longue. Et que c'est injuste pour les victimes, c'est insoutenable pour les accusés innocents. Est ce qu il y a une solution ? Non probablement pas.

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Membre, 52ans Posté(e)
CAL26 Membre 7 647 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 16 heures, Mórrígan a dit :

Il y a parfois des objections réactionnaires à la suite des prises de parole médiatiques des victimes. La liberté d'expression des victimes n'est pas confinée aux prétoires. Nous vivons désormais dans une ère où les victimes sont plus écoutées et cette parole sera accueillie -je l'espère- avec plus en plus de bienveillance. Il n'y a nonobstant pas de sacralisation des victimes. On ne peut pas empêcher les lecteurs des médias, les internautes d'avoir une opinion sur telle ou telle affaire voire un parti pris pour une partie ou pour une autre, et pour peu qu'une plainte vise une personnalité qu'ils apprécient... Vous ne pouvez en tout état de cause leur demander le respect de certains principes de rigueur dans les prétoires. 

Ma position est celle du juge dans l'affaire Baupin (confer supra) et bien d'autres je respecte la liberté d'expression tant qu'il n'est pas jugé qu'elle est nuisible. S'agissant des victimes, cette libération de la parole est salutaire, elle participe au processus de réparation. 

Effectivement le tribunal médiatique est tout aussi irrationnel au détriment des accusatrices, mais je ne considère pas que ça équilibre une balance.

Donc je le répète le problème de la violence est un problème d'abord sociétal et il est donc celui de la population toute entière. Mais nous abordons un sujet délicat et si une évolution dans les moeurs était nécessaire, et reste encore nécessaire, il convient de prendre conscience qu'elle passe aussi par une violence symbolique qui fait aussi des dégâts : des accusatrices ne sont pas respectées et des accusés dont une partie (qu'il est très difficile de quantifier) sont innocents subissent aussi une grande violence symbolique.

Alors certes des actes commis réellement ne sont pas punis et c'est tout à fait regrettable. Mais au nom de cela il est également violent de considérer comme négligeables les accusations à tort quand bien même elles seraient minoritaires. Il n'y a pas d'autre solution que de laisser la justice faire son travail tout en conservant ses principes et c'est aller trop vite en besogne que de considérer que si une minorité des plaintes déposées aboutit à une condamnation, c'est nécessairement parce qu'elle néglige les violences sexuelles et sexistes.

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Membre, 71ans Posté(e)
jacky29 Membre 40 501 messages
Maitre des forums‚ 71ans‚
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Le 16/05/2024 à 00:41, anoésiotomie a dit :

notamment le fameux "borderline"

en psychiatrie, ce terme désigne un état de confusion psychotique entre dépressions profondes et prémices à des schizophrénies mais rien n'est tranché... cela peut aboutir sur une maladie mentale ou pas. je suis toujours surprise quand on use de terme médicaux pour un tout autre sujet.  

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Membre, Posté(e)
anoésiotomie Membre 468 messages
Forumeur alchimiste ‚
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Le 17/05/2024 à 08:53, jacky29 a dit :

en psychiatrie, ce terme désigne un état de confusion psychotique entre dépressions profondes et prémices à des schizophrénies mais rien n'est tranché... cela peut aboutir sur une maladie mentale ou pas. je suis toujours surprise quand on use de terme médicaux pour un tout autre sujet.  

Ce terme n'est qu'emprunter par la psychiatrie qui n'en a ni le monopole ni l'apanage. De la même manière qu'on parle d'écosystème aussi bien en économie qu'en médecine ou en sécurité, sans que ça ne recouvre les mêmes concepts et usages.

Pire : on ne parle pas de "borderline" mais de "trouble de la personnalité borderline" en psychiatrie. Et encore c'est de plus en plus "emotionally unstable personality disorder (EUPD)", le terme "borderline" faisant de plus en plus polémique parce que... "the term reflected historical notions referring to borderline insanity and later described patients on the border between neurosis and psychosis. These interpretations are now regarded as outdated and clinically imprecise." (https://en.wikipedia.org/wiki/Borderline_personality_disorder)

Par contre dans n'importe quel dictionnaire (par exemple le Cambridge https://dictionary.cambridge.org/dictionary/english/borderline) :

"between two different conditions, with the possibility of belonging to either one of them:

  • borderline case Only in borderline cases will pupils have an oral exam.
  • She was a borderline candidate for the job."

Dans le cas du porno, c'est +/- légal selon les législations -- entre les pays chez qui tout est OK du moment que ce sont des dessins, tu peux voir les pires saloperies immondes par treize à la douzaine ; et ceux où rien que le porno dans son entièreté est illégal, et les pays plus flous avec un curseur quelque part entre les deux (dont les pays de l'UE, les USA, la Russie, etc). Mais en langage courant, le porno borderline, c'est celui où tu dis "bordel dans la vraie vie ça vaudrait condamnation" quelle que soit la condamnation.

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Membre, 71ans Posté(e)
jacky29 Membre 40 501 messages
Maitre des forums‚ 71ans‚
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Il y a 2 heures, anoésiotomie a dit :

Ce terme n'est qu'emprunter par la psychiatrie qui n'en a ni le monopole ni l'apanage. De la même manière qu'on parle d'écosystème aussi bien en économie qu'en médecine ou en sécurité, sans que ça ne recouvre les mêmes concepts et usages.

Pire : on ne parle pas de "borderline" mais de "trouble de la personnalité borderline" en psychiatrie. Et encore c'est de plus en plus "emotionally unstable personality disorder (EUPD)", le terme "borderline" faisant de plus en plus polémique parce que... "the term reflected historical notions referring to borderline insanity and later described patients on the border between neurosis and psychosis. These interpretations are now regarded as outdated and clinically imprecise." (https://en.wikipedia.org/wiki/Borderline_personality_disorder)

Par contre dans n'importe quel dictionnaire (par exemple le Cambridge https://dictionary.cambridge.org/dictionary/english/borderline) :

"between two different conditions, with the possibility of belonging to either one of them:

  • borderline case Only in borderline cases will pupils have an oral exam.
  • She was a borderline candidate for the job."

Dans le cas du porno, c'est +/- légal selon les législations -- entre les pays chez qui tout est OK du moment que ce sont des dessins, tu peux voir les pires saloperies immondes par treize à la douzaine ; et ceux où rien que le porno dans son entièreté est illégal, et les pays plus flous avec un curseur quelque part entre les deux (dont les pays de l'UE, les USA, la Russie, etc). Mais en langage courant, le porno borderline, c'est celui où tu dis "bordel dans la vraie vie ça vaudrait condamnation" quelle que soit la condamnation.

ce mot fut défini par la psychiatrie et je n'ai pas pris toute la locution car je n'en vois pas l'utilité... pour moi, un écosystème est spécifique à l'écologie, voir son étymologie... et je ne te comprends toujours pas... pourquoi vouloir compliquer un texte alors que ce serait si simple de l'énoncer en français? excuse-moi mais j'ai eu tant de mal à apprendre le français que je tique toujours un peu quand je vois des termes référents à des maladies mentales ou non être galvaudés alors que cela recouvre tant de douleurs pour les sujets atteints et leurs familles.  

De l'anglais ecosystem , mot créé en 1935 par le botaniste britannique Arthur George Tansley (1871-1955) en contractant ecological system (« système écologique »). 

 

Le trouble de la personnalité borderline est une affection mentale caractérisée par un schéma omniprésent d'instabilité dans les relations, l'image de soi, ...
Modifié par jacky29
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Membre, Posté(e)
anoésiotomie Membre 468 messages
Forumeur alchimiste ‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, jacky29 a dit :

ce mot fut défini par la psychiatrie l'image de soi, ...

Tout faux. Demandez-vous pourquoi on parle de "personnalité bordeline" et pas juste de "borderline". C'est la psychiatrie qui a emprunté ce terme à la vie courante, pas l'inverse. CQFD.

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 034 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
Le 16/05/2024 à 17:22, jacky29 a dit :

excusez-moi, Morrigan, mais quand on me calomnie, moi et ma famille; qu'on envoie des menaces de mort, c'est pour moi qui suis la cible, des faits graves de là, mon intervention. la justice a classé sans suite... ok! RAS. 

J'entends tout à fait que l'on puisse être en colère contre la Justice, lorsque l'on se sent ignoré par cette même Justice. C'est le cas de la majeure partie des personnes qui dépose plainte pour viol, au regard des témoignages. Ajoutez à cela la tristesse, l'exaspération, la lassitude, l'incompréhension...

S'agissant des menaces de mort, est-ce qu'elles ont été rétirées et/ou matérialisées par écrit, image ou tout autre objet (article 222-17 NCP) ? 

Le 17/05/2024 à 07:55, CAL26 a dit :

Effectivement le tribunal médiatique est tout aussi irrationnel au détriment des accusatrices, mais je ne considère pas que ça équilibre une balance.

Donc je le répète le problème de la violence est un problème d'abord sociétal et il est donc celui de la population toute entière. Mais nous abordons un sujet délicat et si une évolution dans les moeurs était nécessaire, et reste encore nécessaire, il convient de prendre conscience qu'elle passe aussi par une violence symbolique qui fait aussi des dégâts : des accusatrices ne sont pas respectées et des accusés dont une partie (qu'il est très difficile de quantifier) sont innocents subissent aussi une grande violence symbolique.

Alors certes des actes commis réellement ne sont pas punis et c'est tout à fait regrettable. Mais au nom de cela il est également violent de considérer comme négligeables les accusations à tort quand bien même elles seraient minoritaires. Il n'y a pas d'autre solution que de laisser la justice faire son travail tout en conservant ses principes et c'est aller trop vite en besogne que de considérer que si une minorité des plaintes déposées aboutit à une condamnation, c'est nécessairement parce qu'elle néglige les violences sexuelles et sexistes.

Ces personnes sont insultées et cyberharcelées à la suite de leur témoignages. Traitées d'affabulatrices et de vouloir soutirer de l'argent, d'être vénales ce qui motiverait cette prise de parole. C'est également le cas lorsqu'elles n'ont pas témoigné via les médias et que l'on sait qu'elles vont ester en justice. Dans certains milieux, toutes les portes se ferment à la suite de ces révélations. Libérer la parole est d'abord une très grande prise de risques pour elles. 

La liberté d'expression, corollaire de la liberté d'opinion, a été consacrée en France par le Conseil constitutionnel, idem pour la liberté de la presse, qui existe depuis 1881. Il s'agit de libertés fondamentales, à valeur constitutionnelle. La seule limite pouvant leur être opposée est le droit à l'honneur et à la réputation au moyen d'une action en diffamation. 

J'ai souvenir d'une affaire où une jeune fille accusait un homme de l'avoir agressée ou violée. L'homme a agi en diffamation, il a été mis en lumière une volonté de nuire de la jeune fille. Le juge a fait droit à la demande du plaignant et ce dernier a ainsi réhabilité son honneur. L'action en diffamation existe, il est également possible de faire appel d'un jugement puis de se pourvoir en cassation. Une personne qui s'estime accusée à tort a les moyens juridiques de se défendre. Si elle n'a pas les moyens financiers pour ce faire, une aide juridictionnelle peut lui être allouée. Ces cas minoritaires peuvent donc être pris en compte et l'honneur bafoué, réhabilité au moyen de cette action. 

Il faut savoir raison garder. Il n'est pas possible de demander une application stricte des principes juridiques qui font loi dans les prétoires, aux réseaux sociaux ou aux médias, plus en général, en raison des libertés fondamentales susmentionnées. Tout le monde a un avis sur tout, tout le monde l'exprime plus ou moins, sans nécessairement que tout le monde soit violent. Nous commençons à condamner le cyberharcèlement, avec le concours nonchalant des réseaux sociaux.

Le 16/05/2024 à 00:41, anoésiotomie a dit :

Jetons un pavé dans la mare...

Il y a de nombreuses études scientifiques (et pas que du micro-trottoir amélioré) qui tendent à démontrer que + d'accès au porno = + de déviance, notamment le fameux "borderline" (c'est-à-dire toutes les saloperies innommables).

Il y a aussi des études qui tendent à démontrer un effet nul voire négatif de la fameuse "catharsis". Par contre son opposé, dit le principe de familiarité (parfois aussi "effet de simple exposition"), y'a des tombereaux d'études et méta-études qui n'en finissent plus de démontrer sa réalité très vérifiable et très concrête.

Et il y a les djeuns' qui veulent avoir l'air +++ coolesque que le plus mieux des gens qui font le buzz. Que ce soit des vidéos tiktok de gamin(e)s s'affichant crânement avec des jouets pour adultes ou tout fiers de commenter des vidéos pornos avant même d'avoir fini de perdre leurs dents de lait. Et pas du porno "conventionnel" à papa de ce qu'on voit/lit sur les aggrégateurs de mangas scantradés. Mais surtout ça dure depuis assez longtemps pour même avoir des études scientifiques sur ces mêmes gamins, qui débutent leur vie sexuelle avec des comportements déséquilibrés (pathologiques) et en particulier avec chosification du partenaire.

Autant dire que les mentalités tout comme la condamnation effectives des délits sexuels, ça pourrait bien empirer...

Tout à fait. Il y a manifestation une banalisation voire une normalisation d'une sexualité dégradante et violente portée par la pornographie, entre autres. Plus de la moitié des garçons de 12 ans se rendent sur des sites dits pour "adultes", ce qui est très alarmant (en page 17 il y a un diagramme plutôt édifiant) http://chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.arcom.fr/sites/default/files/2023-05/La_frequentation_des_sites_adultes_par_les_mineurs - Etude_Arcom_0.pdf

Le "porno" véhicule très largement le fantasme du viol. L'actrice dit non, puis finit par céder. Céder ce n'est pourtant pas consentir. Le message envoyé au consommateur de porno est que s'il insiste, il peut obtenir qui il veut, à l'usure, dans les conditions qu'il souhaite, avec les moyens qu'il juge acceptables. 

Il est urgent de réfléchir à la société que l'on souhaite avoir : est-ce que l'on souhaite avoir des relations homme-femme fondées sur le respect et la réciprocité, ou bien est-ce que l'on trouve acceptable, enviable qu'une autre personne soit humiliée et dégradée de la sorte ? 

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Membre, 71ans Posté(e)
jacky29 Membre 40 501 messages
Maitre des forums‚ 71ans‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, anoésiotomie a dit :

Tout faux. Demandez-vous pourquoi on parle de "personnalité bordeline" et pas juste de "borderline". C'est la psychiatrie qui a emprunté ce terme à la vie courante, pas l'inverse. CQFD.

eh non!

Il y a 7 heures, Mórrígan a dit :

S'agissant des menaces de mort, est-ce qu'elles ont été rétirées et/ou matérialisées par écrit, image ou tout autre objet (article 222-17 NCP) ? 

oui, par mail... cela n'a pas suffit.  

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Membre, Posté(e)
anoésiotomie Membre 468 messages
Forumeur alchimiste ‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, jacky29 a dit :

eh non!

Aw poor puppy so not knowledgeable about english :default_biggrin:

Vous pouvez faire tous les dictionnaires (Wikitionnaire, Cambridge, etc), c'est exactement ce que je dis.

Aller, un autre pour la route ? https://www.oxfordlearnersdictionaries.com/us/definition/english/borderline_1

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Membre, 71ans Posté(e)
jacky29 Membre 40 501 messages
Maitre des forums‚ 71ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, anoésiotomie a dit :

Aw poor puppy so not knowledgeable about english :default_biggrin:

Vous pouvez faire tous les dictionnaires (Wikitionnaire, Cambridge, etc), c'est exactement ce que je dis.

Aller, un autre pour la route ? https://www.oxfordlearnersdictionaries.com/us/definition/english/borderline_1

désolée mais que veux-tu, je ne supporte pas les détournements des mots. 

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Membre, aventurière petit format, 47ans Posté(e)
arwena Membre 9 552 messages
47ans‚ aventurière petit format,
Posté(e)
Le 15/05/2024 à 07:41, Anachel a dit :

Reconnaitre des conséquences néfastes à un phénomène ayant par ailleurs des effets positifs n'est en rien une négation de ces derniers. C'est faire un constat global en prenant de la hauteur. La réalité accepte des nuances auxquelles nos esprits consentent parfois difficilement.

Vous déplorez donc que Besson et Abittan puissent encore travailler ou avoir une vie publique, lors même qu'ils ont bénéficié d'un non-lieu ? Autant alors se passer d'un procès et condamner directement toute personne accusée de viol.

Croyez vous réellement que ces dénonciations publiques soient sans conséquences ? Que ces hommes travaillent ou vivent comme ils en avaient l'habitude ? Que la multitude ne partage pas à leur égard le même mépris que vous affichez quand bien même ils n'ont pas été déclarés coupables ?

Il y a peu de stigmates sociaux qui soient désormais plus difficiles à porter que celui de violeur, ce qui par ailleurs est parfaitement justifié, mais l'associer à un individu avant qu'un procès réel ne l'ait reconnu coupable au risque de jeter l'anathème sur un innocent me semble parfaitement détestable.

Assimiler le respect de la présomption d'innocence et le souci des méthodes utilisées pour défendre une cause à un refus d'écouter les femmes quant aux violences subies est un amalgame courant, bien que parfaitement infondé. Toute attitude ne partageant pas cette radicalité aveugle à la nuance est désormais interprétée comme complice. Savez vous qu'il y a des femmes qui partagent publiquement mes préoccupations ? Leur attribuez vous également des motivations malveillantes ? Les supposez vous mêmement insensibles à la parole des autres femmes ou pensez vous qu'il soit éventuellement possible qu'une personne ne partageant pas vos vues ne soit pas un monstre d'indifférence mais quelqu'un d'aussi bien intentionné que vous exprimant simplement un désaccord sur des méthodes qu'il trouve contestables ?

 

Je ne déplore rien, je pose un constat!

Les dénonciations publiques ne concernent que les personnes publics. Or navrée de te l'apprendre mais oui ces personnes là vivent très majoritairement comme avant et je te rassure ils sont aimés et applaudis. Ils continuent leur boulot et tout va bien

"il y a peu de stigmate social plus difficile que celui du violeur" mais laisse moi rire, ce que tu dis est parfaitement faux!

Beaucoup de victimes se retrouvent isolée, diffamées, harcelées même surtout quand il s'agit de victimes de personnes connues. Elles ne sont pas crues, sont soupçonnées d'être interessée, vénale (ce qui est une blague en france )

 

@Axo lotl je me base sur le fait que je cite : "seuls 0.6%des viols ou tentatives de viols ont donné lieu à des condamnations en 2020

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/10/05/violences-sexistes-et-sexuelles-le-faible-nombre-de-condamnations-incite-a-trouver-de-nouvelles-facons-de-travailler_6144436_3232.html

Citation

Ça détruit aussi la personne, son entourage. Avec les réseaux sociaux, elle est poursuivie pendant toute sa vie ça lui colle à la peau. Voir ça entraîne des drames comme des passages à tabac ou des meurtres.

Les fausses accusations sont de l'ordre de 2 à 10% donc autant dire rare et j ajoute que si tu écoutais et te renseignais sur les victimes tu saurais que majoritairement c'est la victime qui est mise au ban, pas l'accusé
J aimerai bien voir tes stats sur les "faux accusés passés à tabac"...J ai cherché, y'en a pas!

 

Après oui je te rejoins sur un point les accusations ne devraient pas être publiques. Mais demande toi pourquoi elles le sont?
Je peux te donner un élément de réponse, voir 2 :
D'une il y a eu plainte ou tentative et celle ci n a pas été reçue ou très prise à la légère
De 2 il y a quelques années à peine le viol "n'existait pas", on n'en parlait pas, "la victime l avait cherché" etc. Porter plainte était inenvisageable pour beaucoup. Or cet état de fait a détruit beaucoup de femmes/hommes et le rendre public est parfois le seul moyen d'être reconnue comme victime
et je pense qu'il y en a plus....

J ai vécu cette "silenciation". J ai dénoncé sur le coup mais on m'a fait taire. L'homme accusé était coutumier du fait et c'était connu, il a vécu sa meilleur vie comme beaucoup. Par contre une de ces victime c'est suicidée, une autre a finit alcoolique et moi ben je tente de surnager avec mes traumas....je ne suis pas un cas isolé

 

Alors déso mais non je ne peux pas m’apitoyer sur des accusés très souvent avérés qui s'en sortent tranquille pépouze même quand il y a condamnation


 

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Membre, Posté(e)
Axo lotl Membre 19 195 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 30 minutes, arwena a dit :

Je ne déplore rien, je pose un constat!

Les dénonciations publiques ne concernent que les personnes publics. Or navrée de te l'apprendre mais oui ces personnes là vivent très majoritairement comme avant et je te rassure ils sont aimés et applaudis. Ils continuent leur boulot et tout va bien

Ah bon ? De mémoire, Cauet n'a plus le droit à l'antenne. Le film d'un réalisateur a été déprogrammé. Bien sûr que les dénonciations publiques ont des répercussions. C'est une des raisons pour lesquelles elles sont faîtes attirer l'attention sur l'accusé et le punir avant même qu'il y est procès et surtout s'il n'y a pas procès.

 

il y a 30 minutes, arwena a dit :

"il y a peu de stigmate social plus difficile que celui du violeur" mais laisse moi rire, ce que tu dis est parfaitement faux!

Ah. Vous avez discuté avec beaucoup de personnes accusées de viols pour être si certaines, avec leur famille conjointe, leurs enfants ?

il y a 30 minutes, arwena a dit :

Beaucoup de victimes se retrouvent isolée, diffamées, harcelées même surtout quand il s'agit de victimes de personnes connues. Elles ne sont pas crues, sont soupçonnées d'être interessée, vénale (ce qui est une blague en france )

C'est tout à fait exacte et c'est le cas aussi des victimes d'anonymes, l'entourage qui ne croit pas, qui demande de ne pas faire de vague surtout si l'accuse est un ami de la famille ou pire quelq'un de la famille. Certaines victimes sont virées des familles.

il y a 30 minutes, arwena a dit :

 

@Axo lotl je me base sur le fait que je cite : "seuls 0.6%des viols ou tentatives de viols ont donné lieu à des condamnations en 2020

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/10/05/violences-sexistes-et-sexuelles-le-faible-nombre-de-condamnations-incite-a-trouver-de-nouvelles-facons-de-travailler_6144436_3232.html

Les fausses accusations sont de l'ordre de 2 à 10% donc autant dire rare et j ajoute que si tu écoutais et te renseignais sur les victimes tu saurais que majoritairement c'est la victime qui est mise au ban, pas l'accusé
J aimerai bien voir tes stats sur les "faux accusés passés à tabac"...J ai cherché, y'en a pas!

J'ai pas tellement les pourcentages. Surtout lorsqu'on commence à dire c'est rare. 2 à 10% ça fait combien de personnes dont la vie est broyée ? 

Je côtoie des victimes. Et je côtoie des gens qui ont été accusé. Je lis des actualités. Par exemple un jeune homme accusé de viol dans son bahut par une gosse vexee qui la rejette.des mecs de ce bahut ont joué les justiciers, ils l'ont attendu, passe à tabac et laisse moitié mort. Il a survécu, traumatisé et perdu un œil. Tous les accusés ne passent pas dans les journaux. 

Les victimes ne sont pas traitées correctement, c'est un fait établi.

Est ce que lyncher des accusés à la foule et détruire leur vie sans procès c'est la bonne méthode pour bien traiter des victimes ? J'espère bien que non.

il y a 30 minutes, arwena a dit :

 

Après oui je te rejoins sur un point les accusations ne devraient pas être publiques. Mais demande toi pourquoi elles le sont?

 


Je peux te donner un élément de réponse, voir 2 :
D'une il y a eu plainte ou tentative et celle ci n a pas été reçue ou très prise à la légère

Non c'est faux. Exemple dans l'affaire miller, les trois premières femmes ont témoigné dans elle avant de porter plainte de mémoire. Et je ne pense que ce n'est peut-être pas un cas isolé 

Mais il certain qu'il n'est pas normal que des femmes se voient refuser leurs plaintes, voir se fasse humilier par des flics. J'en ai vu plusieurs. C'est insupportable. Tout comme il est insupportable de voir une plainte déposée et attendre des mois et des mois qu'il se passe quelque chose sachant que la victime est terrorisée à l'idée de croiser son violeur et c'est le même problème pour les femmes victimes de violences. Y compris quand il s'agit de victimes mineurs , les temps de réactions et d'action sont bien trop longs.

il y a 30 minutes, arwena a dit :


De 2 il y a quelques années à peine le viol "n'existait pas", on n'en parlait pas, "la victime l avait cherché" etc. Porter plainte était inenvisageable pour beaucoup. Or cet état de fait a détruit beaucoup de femmes/hommes et le rendre public est parfois le seul moyen d'être reconnue comme victime
et je pense qu'il y en a plus....

Quelques années ? Merci pour tous les professionnels qui bossent auprès de victimes de viols, qui se battent depuis des décennies. Et on remporté des victoires.

Les combats ne se mènent pas que dans les réseaux sociaux. Il y a le terrain et curieusement beaucoup de gens viennent donner leur certitude sur un terrain qu'ils ne connaissent pas en vérité.

il y a 30 minutes, arwena a dit :

J ai vécu cette "silenciation". J ai dénoncé sur le coup mais on m'a fait taire. L'homme accusé était coutumier du fait et c'était connu, il a vécu sa meilleur vie comme beaucoup. Par contre une de ces victime c'est suicidée, une autre a finit alcoolique et moi ben je tente de surnager avec mes traumas....je ne suis pas un cas isolé

Non vous ne l'êtes pas et vous en voyez désolé pour vous sincèrement.

Mais la justice et le droit ne gagneront pas à ce que la Foule remplace un tribunal. Après oui lorsque j'écoute des victimes me raconter leurs viols , les violences, parfois lorsqu'elles ou qu'ils étaient gosses, les émotions l'emmènent sur d'autres voies de pensée. Mais si un jour là justice se passe des tribunaux alors il n'existera plus de société.

 

il y a 30 minutes, arwena a dit :

Alors déso mais non je ne peux pas m’apitoyer sur des accusés très souvent avérés qui s'en sortent tranquille pépouze même quand il y a condamnation


 

C'est votre vision en tant que victime. Il m'est impossible d'échanger avec vous sur ce propos  ce ne serait pas entendu le par vous. Ce que je comprends.

 

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